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Par Shaarilla, le 15/06/2010
Fees Dans la Ville de
ActuSF
Des hommes en bleu sortent d'un fourgon à l'allure martiale et entrent au pas de course dans l'édifice. Des cris retentissent dans le matin, faisant s'ouvrir les fenêtres du voisinage et ralentir les usagers du métro. La jeune fille à la guitare et plusieurs autres musiciens sont poussés sur le trottoir, suivis de gens plus âgés entourés de policiers, puis vient finalement le grand-père, que trois hommes traînent de force au dehors. Le vieil homme pleure à chaudes larmes en prononçant des mots inintelligibles pour les forces de l'ordre, qui de toute façon n'en ont cure.
"Le Mur des Lilas"
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Par TwiTwi, le 11/01/2012
Utopiales 2011 : Anthologie de
ActuSF
J'ai établi plusieurs grands principes aggravant la procrastination.
- la branlette
- le pétard
- Wikipedia / Twitter
- Les jeux vidéos
- La douche
- Dormir.
Je me demande ce que je vais sacrifier en premier.
[Pragmata, David Calvo]
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Par Shaarilla, le 20/06/2010
Fees Dans la Ville de
ActuSF
- Au fond, on s'en tape d'où il vient le mioche ! Ce que je veux savoir moi, surtout, c'est : qu'est-ce qu'on fait ?
Le sourcil parfaitement épilé s'arrondi à nouveau, railleur, nettement railleur :
- "On" ?
- Ouais, bon, vous m'avez compris, bougonne Alphonse. Il peut pas rester là ! Vous comprenez, on a une vie, Tafa et moi. On peut pas pouponner !
- Et ?
Alphonse sent bien qu'elle voit où il veut en venir, mais qu'elle ne l'aidera pas le moins du monde à y arriver :
- C'est plutôt pour une frangine, 'voyez ?
- Ne pas avoir de vie ?
Elle rigole franchement là.
- Mais vous comprenez bien ce que je veux dire, bordel !, rugit-il, et comme le sourcil s'arrondit encore à la sortie du juron, il reprend d'un ton plus mesuré : on n'est pas qualifiés, Tafa et moi !
- J'entends bien, se moque Deborah. Pourtant, jusque-là il me semble que vous vous êtes bien débrouillés tous les deux...
- C'est pas la question, grommelle-t-il. On est pas plus manchots que d'autres, non plus. Faites pas semblant de pas comprendre.
- Oh, je comprends fort bien que vous essayez de me refiler le bébé, si j'ose dire ! Mais il n'en est pas question mon cher. J'ai passé l'âge de prendre en charge le résultat des fredaines d'autrui depuis belle lurette.
Alphonse se décompose. Son plan lui avait paru parfait, il remettait le problème entre des mains compétentes et il s'en lavait les siennes. Apparemment, c'est foutu. Il s'effondre à son tour sur un bidon, pour un peu il sangloterait, mais du diable s'il se laisse aller devant Elle !
"Le Sceau d'Alphonse"
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Par Shaarilla, le 22/06/2010
Fees Dans la Ville de
ActuSF
Peu de gens le savent, mais il n'y a rien de plus calorique que les appareils électroménagers et audiovisuels. C'est devant la télé qu'on grossit le plus vite, c'est bien connu, et les chips n'ont en fait rien à voir la-dedans.
Georges (ndlr : un dragon qui mange des télés) avait une façon plus directe d'être téléphage, et le résultat était d'autant plus spectaculaire. Il passa de quatre à vingt kilos en trois semaines.
"Je veux un dragon !"
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Par Shaarilla, le 20/06/2010
Fees Dans la Ville de
ActuSF
Alphonse s'est levé, il toise tout le monde de son sourcil olympien et de ses larges épaules assorties. Il en a marre, il tient à le faire savoir. Deborah lui lance un doux sourire qui le fait rétrécir de plusieurs centimètres puis approuve :
- Vous avez raison mon ami (ce "mon ami" a pour effet d'envoyer le vieil homme se rassoir comme s'il avait pris en coup en pleine poitrine.) mais Sarah ici présente me donnait d'inestimables renseignements...
- Ah ouais ? Ca va nous aider beaucoup dans le cas qui nous préoccupe de savoir si la grand-mère de l'une d'entre vous a batifolé avec le grand-père de l'autre ?
Pas son genre à Alphonse de s'avouer vaincu parce qu'une bergère de soixante-quinze balais lui fait un effet inattendu. Le sourire de Deborah s'élargit, elle s'apprête à répondre en collant le vieux rebelle au tapis une bonne fois, mais Sarah s'interpose : chez elle, on ne claque le beignet aux garçons que lorsqu'ils divaguent franchement.
"Le Sceau d'Alphonse"
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Par Shaarilla, le 20/06/2010
Fees Dans la Ville de
ActuSF
Les livres sont faits des mots des hommes. Pas des mots de Dieu. N'écoutes pas les paroles de ceux qui n'y écrivent que ce qui flatte leur orgueil, qui n'y retiennent que ce qui leur est nécessaire pour asservir le monde et assouvir leurs désirs morbides. La vénalité, l'orgueil, sont les plumes les plus volubiles. Les vérités, elles, sont dans les confidences du vent, les absences du désert, les stridulations des dunes. Et, parfois, dans les mots des hommes, quand ceux-ci parlent sans se prendre pour des dieux...
"L'Histoire commence à Falloujah"
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Par Shaarilla, le 22/06/2010
Fees Dans la Ville de
ActuSF
Et bien sûr, comme tout dragon d'Europe qui se respecte, Georges crachait le feu. Il s'en servait couramment pour ramollir les tôles les plus épaisses avant de les avaler. Le brasier ardent qui régnait en lui dégageait régulièrement des fumées qui s'échappaient de ses naseaux.
Si Saint Georges avait regardé son homonyme reptilien dans les yeux, ces yeux de serpent brillant d'intelligence et gros comme des assiettes à dessert, il aurait immédiatement choisi la tranquillité de la vie monastique et renoncé à la béatification.
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Par Shaarilla, le 07/07/2010
69 de
ActuSF
C'est inévitable, écoute une femme parler, n'importe laquelle, même un discours comptable, on en revient au sexe, fatalement, au bout de quelques minutes, dès qu'on se déconcentre.
"Descente"