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Par gill, le 26/03/2012
Histoires de l'an 2000 de
Anthologie de la Science Fiction
L'an 2000 : combien de fois a-t-on évoqué son millésime ? Depuis la fin du siècle dernier, et même bien avant, cet an 2000 apparaît comme le seuil d'un monde différent, en particulier dans le domaine de la technologie et de ses effets sur la vie quotidienne, et en même temps comme un avenir assez proche, en continuité avec le nôtre, pensable, concret.
Il abrite des horreurs ou des merveilles qui ne sont pas encore réalisées mais dont on croit pouvoir dire qu'elles seront presque certainement réalisées.
Il y a de la certitude dans ce millésime-là, comme une façon de dire demain...
(extrait de "L'an 2000 et ensuite : les scénarios de l'inacceptable" préface de Gérard Klein insérée en début de volume de l'édition de poche parue en 1985)
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Par gill, le 26/03/2012
Histoires de rebelles de
Anthologie de la Science Fiction
Pénétrer dans ce silence - celui de la ville à huit heures d'une soirée brumeuse de novembre -, fouler l'asphalte gondolé des rues, marcher sur l'herbe qui avait poussé entre les fissures et, les mains dans le poches, s'ouvrir un chemin à travers les silences environnants, c'était la plus grande joie de M. Léonard Mead.
Il aimait s'arrêter à un croisement, scruter dans quatre directions les longues avenues éclairées par le clair de lune, décider du chemin à prendre (ce qui à vrai dire n'avait que peu d'importance : dans ce monde de l'an 2052, il était un homme seul, ou peu s'en fallait) puis, la direction choisie, se mettre en marche à grands pas et lancer devant soi de grandes bouffées d'air glacé, semblables à la fumée d'un cigare...
(extrait de "Le promeneur" de Ray Bradbury)
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Par Spilett, le 15/04/2011
Histoires de science-fiction de
Anthologie de la Science Fiction
... comme son intelligence était nettement au-dessus de la normale, il portait à l'oreille un petit handicap sous forme de récepteur radio que la loi ne lui permettait pas d'ôter. Il était branché sur un émetteur du gouvernement qui, toutes les vingt secondes environ, envoyait un bruit quelconque dans les sons aigus pour empêcher les gens de profiter injustement de leur intelligence aux dépens des autres.
(Pauvre surhomme, Kurt Vonnegut)
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Par gill, le 26/03/2012
Histoires de voyages dans le temps de
Anthologie de la Science Fiction
On demande "Hommes, 21-40, préf. célib., spéc. mil. ou tech., bonne santé, pour travail bien rémun., voyages loint. Soc. d'Entrep. Méc. 305 E. 45, 9-12 § 2-6."
"Vous comprenez qu'il s'agit d'un travail assez inhabituel, dit M. Gordon. Et confidentiel. Je pense que vous savez garder un secret ?
- Oui, en temps normal, fit Manse Everard. Cela dépend évidemment de la nature du secret".
M. Gordon sourit. Un sourire bizarre, une courbe serrée des lèvres qui ne ressemblait à rien que connût déjà Everard. Il parlait un américain courant et portait un complet d'affaires tout ordinaire, mais il se dégageait de lui une impression d'étrangeté qui ne venait pas uniquement de son teint bistre, de ses joues imberbes ou de l'incongruité de ses yeux mongols, effilés de part et d'autre de son nez mince d'homme blanc. C'était difficile à définir.
"Nous ne sommes pas des espions, si c'est à cela que vous pensez", dit-il...
(extrait de "La patrouille du temps" par Poul Anderson)
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Par Spilett, le 15/04/2011
Histoires de science-fiction de
Anthologie de la Science Fiction
Il y a plus de mystères dans une pierre que dans le crâne d'un philosophe.
(Pour servir l'homme, Damon Knight)