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Par marina53, le 22/05/2012
Les Diaboliques de
Barbey d` Aurevilly
L'égalité, cette chimère des vilains, n'existe qu'entre nobles.
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Par marina53, le 22/05/2012
Les Diaboliques de
Barbey d` Aurevilly
La beauté est une. Seule la laideur est multiple.
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Par sabina, le 21/05/2012
Une vieille maîtresse de
Barbey d` Aurevilly
C'est du sang aussi que des larmes! dit-elle avec une passion surhumaine, forte comme Dieu même, car elle me fit reculer jusque dans ce passé qui ne nous appartient plus et qu'elle ralluma.
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Par sabina, le 21/05/2012
Une vieille maîtresse de
Barbey d` Aurevilly
Jamais le souvenir de l'amour n'avait plus ressemblé à l'amour; de toutes les réalités de l'existence, la plus puissante, c'est la chimère du passé.
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Par Andarta, le 21/05/2012
Les quarante médaillons de l'Académie de
Barbey d` Aurevilly
« Il fait, en histoire, des pensums avec plaisir, et le lecteur seul est puni. Talent de la couleur de celle de papa. Fusionniste politique, fusionniste en tout, qui fait fusionner la religion et la philosophie. N’étant en rien que pour les quasi-choses, comme son père pour la quasi-légitimité, et n’ayant qu’un quasi-talent. »
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Par Malaura, le 02/04/2012
PoussiÃ..res de
Barbey d` Aurevilly
Je vivais sans cœur, tu vivais sans flamme,
Incomplets, mais faits pour un sort plus beau ;
Tu pris de mes sens, je pris de ton âme,
Et tous deux ainsi nous nous partageâmes :
Mais c’est toi qui fis le meilleur cadeau !
Et j’aime tes bras… tes bras mieux qu’une aile ;
Car une aile, hélas ! sert à nous quitter :
L’ange ailé s’en va, lorsque Dieu l’appelle…
Tandis que des bras servent à rester !
Porte-Maillot, Jeudi Saint 1852.
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Par Malaura, le 05/04/2012
PoussiÃ..res de
Barbey d` Aurevilly
Dis-moi ce que tu sais… De ta pâleur livide,
Que des tempes jamais tes mains n’arracheront
Et qui semble couler d’une coupe homicide
Que le Destin railleur renversa sur ton front ;
De ton sourcil froncé, de l’effort de ton rire,
De ta voix qui nous ment, de ton œil qui se tait,
De tout ce qui nous trompe, hélas ! et qu’on admire,
Ah ! Fais-moi jaillir ton secret.
Dis tout ce que tu sais… Rêves, douleur et honte,
Désirs inassouvis par des baisers cuisants,
Nuits, combats, voluptés, souillures qu’on affronte
Dans l’infâme fureur des échevèlements !
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L'Ensorcelée de
Barbey d` Aurevilly
Qui ne sait le charme des landes ?... Il n’y a peut-être que les paysages maritimes, la mer et ses grèves, qui aient un caractère aussi expressif et qui vous émeuvent davantage. Elles sont comme les lambeaux, laissés sur le sol, d’une poésie primitive et sauvage que la main et la herse de l’homme ont déchirée. Haillons sacrés qui disparaîtront au premier jour sous le souffle de l’industrialisme moderne ; car notre époque, grossièrement matérialiste et utilitaire, a pour prétention de faire disparaître toute espèce de friche et de broussailles aussi bien du globe que de l’âme humaine. Asservie aux idées de rapport, la société, cette vieille ménagère qui n’a plus de jeune que ses besoins et qui radote de ses lumières, ne comprend pas plus les divines ignorances de l’esprit, cette poésie de l’âme qu’elle veut échanger contre de malheureuses connaissances toujours incomplètes, qu’elle n’admet la poésie des yeux, cachée et visible sous l’apparente inutilité des choses.
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Par Bibalice, le 26/08/2010
Les Diaboliques de
Barbey d` Aurevilly
L'Empire perdu, la Révolution écrasée par cette réaction qui n'a pas su la tenir sous son pied, comme saint Michel y tient le dragon, tous ces hommes, rejetés de leurs positions, de leurs emplois, de leurs ambitions, de tous les bénéfices de leur passé, étaient retombés impuissants, défaits, humiliés, dans leur ville natale, où ils étaient revenus “ crever misérablement comme des chiens ”, disaient-ils avec rage. Au Moyen Age, ils auraient fait des pastoureaux, des routiers, des capitaines d'aventure ; mais on ne choisit pas son temps ; mais, les pieds pris dans les rainures d'une civilisation qui a ses proportions géométriques et ses provisions impérieuses, force leur était de rester tranquilles, de ronger leur frein, d'écumer sur place, de manger et de boire leur sang, et d'en ravaler le dégoût ! Ils avaient bien la ressource des duels ; mais que sont quelques coups de sabre ou de pistolet, quand il leur eût fallu des hémorragies de sang versé, à noyer la terre, pour calmer l'apoplexie de leurs fureurs et de leurs ressentiments ?
(A un dîner d'Athées)
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L'Ensorcelée de
Barbey d` Aurevilly
C’étaient toutes les deux ce qu’on appelle de ces langues bien pendues qui lapent avidement toutes les nouvelles et tous les propos d’une contrée et les rejettent tellement mêlés à leurs inventions de bavardes que le Diable, avec toute sa chimie, ne saurait comment s’y prendre pour les filtrer.