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Par Orphea, le 25/05/2010
Le barbier de Séville de
Beaumarchais
FIGARO ( Il aperçoit le comte. ) -- J'ai vu cet abbé-là quelque part. ( Il se relève.)
LE COMTE, à part. -- Cet homme ne m'est pas inconnu.
FIGARO -- Eh non, ce n'est pas un abbé ! Cet air altier et noble...
LE COMTE -- Cette tournure grotesque...
FIGARO -- Je ne me trompe point ; c'est le Comte Almaviva.
LE COMTE --Je crois que c'est ce coquin de Figaro.
FIGARO -- C'est lui-même, Monseigneur.
LE COMTE -- Maraud ! si tu dis un mot...
FIGARO -- Oui, je vous reconnais ; voilà les bontés familières dont vous m'avez toujours honoré.
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Par Stouph, le 18/08/2010
Le mariage de Figaro de
Beaumarchais
Noblesse, fortune, un rang, des places, tout cela rend si fier! Qu'avez-vous fait pour tant de biens ? Vous vous êtes donné la peine de naître et rien de plus. (FIGARO, V, 3)
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Par Orphea, le 25/05/2010
Le barbier de Séville de
Beaumarchais
FIGARO -- C'est mon bon ange, Excellence, puisque je suis assez heureux pour retrouver mon ancien maître. Voyant à Madrid que la République des Lettres était celle des loups, toujours armés les uns contre les autres, et que, livrés au mépris où ce risible acharnement les conduit, tous les insectes, les moustiques, les cousins, les critiques, les maringouins, les envieux, les feuillistes, les libraires, les censeurs, et tout ce qui s'attache à la peau des malheureux gens, achevait de déchiqueter et sucer le peu de substance qui leur restait ; fatigué d'écrire, ennuyé de moi, dégoûté des autres, abîmé de dettes et léger d'argent ; à la fin, convaincu que l'utile revenu du rasoir est préférable aux vains honneurs de la plume, j'ai quitté Madrid, et, mon bagage en sautoir, parcourant philosophiquement les deux Castilles, la Manche, l'Estramadure, la Sierra-Morena, l'Andalousie ; accueilli dans une ville, emprisonné dans l'autre, et partout supérieur aux événements ; loué par ceux-ci, blâmé par ceux-là ; aidant au bon temps, supportant le mauvais ; me moquant des sots, bravant les méchants ; riant de ma misère et faisant la barbe à tout le monde ;vous me voyez enfin établi dans Séville et prêt à servir de nouveau Votre Excellence en tout ce qu'il lui plaira m'ordonner.
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Par Orphea, le 19/05/2010
Le barbier de Séville de
Beaumarchais
FIGARO : Aux vertus qu'on exige dans un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets ?
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Par milgoul, le 12/07/2010
Le mariage de Figaro de
Beaumarchais
"Ne regarde pas d'où tu viens, vois où tu vas : cela seul importe à chacun", acte III scène 16, propos de Marceline
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Le barbier de Séville de
Beaumarchais
En amour le cœur n'est pas difficile sur les productions de l'esprit.
La difficulté de reussir ne fait qu'ajouter a la necessite d'entreprendre.
Quand on cède a la peur du mal on ressent déjà le mal de la peur.
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Par Orphea, le 21/04/2010
Le barbier de Séville de
Beaumarchais
FIGARO- Voilà précisément la cause de mon malheur, Excellence. Quand on a rapporté au Ministre que je faisais, je puis dire assez joliment, des bouquets à Chloris, que j'envoyais des énigmes aux jounaux, qu'il courait des madrigaux de ma façon ; en un mot, quand il a su que j'étais imprimé tout vif, il a pris la chose au tragique, et m'a fait ôter mon emploi, sous prétexte que l'amour des Lettres est incompatible avec l'esprit des affaires.
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Par Stouph, le 18/08/2010
Le mariage de Figaro de
Beaumarchais
Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur ; et (...) il n'y a que les petites hommes qui redoutent les petits écrits. (FIGARO, V, 3)
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Le mariage de Figaro de
Beaumarchais
-Les domestiques ici... sont plus longs à s'habiller que les maîtres !
-C'est qu'ils n'ont point de valets pour les y aider.
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Par chartel, le 28/05/2010
Le barbier de Séville de
Beaumarchais
Je me presse de rire de tout de peur d’être obligé d’en pleurer.