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Par Couperine, le 26/10/2010
L'Amitié de
Cicéron
Sachez-le tout d'abord, mon opinion est qu'il ne peut y avoir d'amitié qu'entre gens de bien; je ne prends pas le mot dans un sens trop radical comme le font ces philosophes qui développent à ce sujet des considérations subtiles; peut-être ont-ils raison, mais ce qu'ils disent n'a guère d'application à la vie, car ils nient qu'à moins d'être un sage on puisse être homme de bien. Je le veux bien, mais par sagesse ils entendent une perfection que nul mortel n'a jamais possédée, tandis que nous, nous avons en vue des mérites adaptés à la pratique de la vie ordinaire et non une perfection qui n'existe que dans l'imagination ou qui n'est qu'un idéal inaccessible.
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Par Couperine, le 26/10/2010
Discours, tome 11. Pour Murena - Pour Sylla de
Cicéron
Romains, le jour où, après avoir pris les auspices, je proclamai, dans les comices assemblés par centuries, L. Muréna consul, je demandai aux dieux immortels, suivant l'usage établi par nos ancêtres, qu'un tel choix eût d'heureux résultats pour moi, pour la charge, que j'exerce encore et pour tous les ordres de l'État. J'adresse aujourd'hui les mêmes prières aux dieux, et leur demande pour le même homme le maintien de ses droits de consul et de citoyen. Je leur demande que l'accord de vos opinions et de vos sentiments avec les intentions et les suffrages du peuple romain, vous assure, ainsi qu'à la république, la paix, la tranquillité, le repos et l'union.
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Par Couperine, le 26/10/2010
Cicéron. Des Supplices : EDe Supliciise. Traduit par Michel Malicet de
Cicéron
Que faire ? de quel côté diriger mes efforts ? A toutes mes attaques on oppose, comme un mur d'airain, le titre de grand général. Je connais ce lieu commun ; je vois la carrière qui s'ouvre à l'éloquence d'Hortensius. Il vous peindra les périls de la guerre et les malheurs de la république ; il parlera de la disette des bons généraux ; puis, implorant votre clémence, que dis-je ? réclamant votre justice, il vous conjurera de ne pas souffrir qu'un tel général soit sacrifié à des Siciliens, et de ne pas vouloir que de si beaux lauriers soient flétris par des allégations d'avarice.
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Par Couperine, le 26/10/2010
Pour T. Annius Milon de
Cicéron
Juges, il est honteux peut-être de trembler au moment où j'ouvre la bouche pour défendre le plus courageux des hommes; peut-être, lorsque Milon, oubliant son propre danger, ne s'occupe que du salut de la patrie, je devrais rougir de ne pouvoir apporter à sa cause une fermeté d'âme égale à la sienne; mais, je l'avoue, cet appareil nouveau d'un tribunal extraordinaire effraye mes regards : de quelque côté qu'ils se portent, ils ne retrouvent ni l'ancien usage du forum, ni la forme accoutumée de nos jugements.
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Par brigetoun, le 22/01/2012
Devant la souffrance de
Cicéron
C'est donc l'essence même du mot qui met en lumière la réalité que nous cherchons à définir, sa nature comme ses propriétés : si le mot "sain" s'applique forcément à un esprit qu'aucune émotion de type morbide ne vient troubler, il faut logiquement appliquer le terme contraire à celui qui en est affecté (sanus-insanus) et c'est là que l'on voit la supériorité du latin courant, qui nous fait dire des gens dont le désir ou l'agressivité sont effrénés qu'ils n'ont plus la maîtrise d'eux-mêmes - quoique l'agressivité soit elle-même incluse dans le désir, puisqu'on peut la définir comme un désir de vengeance.
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Par gaillard1, le 26/09/2010
Le bonheur dépend de l'âme seule : Tusculanes, livre V de
Cicéron
Les arts ont besoin de témoignages de considération; la soif de reconnaissance donne à tous de l'ardeur au travail alors qu'on abandonne vite une activité qui ne rencontre pas l'adhésion.
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Par brigetoun, le 22/01/2012
Devant la souffrance de
Cicéron
Car tout doit être mis en oeuvre pour venir en aide à l'individu qui, en situation de détresse, voit son moi s'effondrer sans possibilité de le reconstruire.
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Par brigetoun, le 22/01/2012
Devant la souffrance de
Cicéron
Presque tous les êtres ont en eux une tendance naturelle à la mollesse, au laxisme, à la bassesse, à l'impuissance en quelque sorte, et à la lâcheté ; s'ils n'étaient formés que de cela, l'âme humaine serait au comble de la laideur ; mais il y a aussi la raison, qui règne sur nous, nous dirige et nous permet d'accéder à la vertu par des efforts et des progrès constants.
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Par brigetoun, le 22/01/2012
Devant la souffrance de
Cicéron
Il faut toujours revenir à cette vérité première qu'aucune souffrance n'atteint le sage parce que toute souffrance est vaine, parce qu'il ne sert à rien de s'y abandonner, parce qu'elle n'est pas le fruit d'une réalité mais d'une représentation, d'une subjectivité, d'une sorte de contrainte que nous nous imposons quand nous avons décidé qu'il devait en être ainsi.
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Pensées de Cicéron de
Cicéron
Autrefois la Justice n'était réglée nulle part : elle ne l'est pas même aujourd'hui en tous lieux ; et dans les lieux où elle l'est, on la trompe souvent. Mais la vraie punition d'un scélérat, c'est sa conscience. Il est agité, il est poursuivi, non par des Furies avec des torches ardentes, comme dans les tragédies, mais par de cuisans remords, effets du crime.