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Par gill, le 20/05/2012
César et Cléopâtre histoire de
George Bernard Shaw
Prologue
L'entrée du temple de Râ à Memphis. Profonde obscurité. Lentement les portes s'ouvrent. A travers l'obscurité, dans le temple, s'aperçoit une statue assise, un homme à la tête d'épervier.
La statue prend vie.
Elle se lève avec majesté, sort du temple, jette un regard de haut en bas sur l'auditoire français contemporain et finalement lui adresse les paroles suivantes :
- La statue de Râ
Silence !...Ecoutez-moi, ô vous, bizarres petites gens !... Prêtez l'oreille, vous, hommes d'occident à la poitrine couverte de papier blanc, sur lequel rien n'est écrit - pour signifier l'innocence de vos esprits. -
Ecoutez-moi, vous femmes, qui vous adornez d'alliciante façon et cachez vos pensées à vos hommes en leur faisant accroire que vous les jugez merveilleusement forts et supérieurs, alors qu'en réalité vous les considérerez, au fond de vos coeurs, comme de simples enfants sans jugement.
Regardez ma tête d'épervier ; et sachez que je suis Râ, qui jadis fut un Dieu puissant en Égypte...
(extrait du prologue inséré en début de volume paru aux éditions "Montaigne" en 1928)
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Par gill, le 20/05/2012
César et Cléopâtre histoire de
George Bernard Shaw
En Egypte, sur la frontière de Syrie, vers la fin de la XXXIII° dynastie, l'an 706 de l'ère romaine, et l'an 48 avant J.C. selon le calcul des chrétiens.
Une nuit d'octobre.
A l'orient apparaît un large rais d'argent, l'aurore d'une nuit lunée. Les étoiles et le ciel sans nuage sont ceux de notre époque. Ils sont alors de dix-neuf siècles et demi plus jeunes que nous ne les voyons maintenant ; mais à leur aspect, nul ne le devinerait. Sous le ciel, deux des grosses horreurs de la civilisation : un palais et des soldats.
Le palais, un vieux bâtiment syrien, bas, fait de boue blanchie, n'est pas si laid que le palais de Buckingham.
Les officiers, une douzaine environ, qui sont dans la cour, sont infiniment plus civilisés que les officiers contemporains : ainsi par exemple, ils ne déterrent pas les cadavres de leurs ennemis morts comme ceux qui le firent pour les cadavres du Madhi et des tonkinois.
Ils forment deux groupes.
L'un suit attentivement le jeu du capitaine Belzanor, un guerrier de cinquante ans, qui, sa lance à côté de son genou, sur le sol, est penché pour jeter des dés, car il joue avec une jeune recrue perse à l'air rusé.
Les autres entourent un garde qui finit précisément de raconter une histoire obscène (habitude encore courante dans les casernes) dont tous rient avec grand bruit....
(lever de rideau du volume paru aux éditions "Montaigne" en 1928)
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George Bernard Shaw
Etre bigame, c'est avoir une femme de trop. Etre monogame aussi, d'ailleurs.
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Par Aela, le 14/02/2011
Pygmalion de
George Bernard Shaw
Le grand secret, Eliza, ce n'est pas d'avoir de bonnes ou de mauvaises manières, ni toute autre espèce de manières, mais de réserver les mêmes manières pour chaque créature humaine.
The great secret, Eliza, is not having bad manners or good manners, but having the same manner for all human souls.
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Par hotaru, le 11/12/2011
George Bernard Shaw
L'homme raisonnable s'adapte au monde. Celui qui est déraisonnable persiste à vouloir adapter le monde à lui-même. Aussi tout progrès dépend de l'homme déraisonnable.
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Par Aela, le 14/02/2011
Pygmalion de
George Bernard Shaw
Autrefois je vendais des fleurs. Je ne me vendais pas. Maintenant que vous avez fait de moi une femme du monde, je ne ferai rien d'autre.
I sold flowers. I did'nt sell myself. Now you've made a lady of me I'm not to sell anything else.
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Par Aela, le 14/02/2011
Pygmalion de
George Bernard Shaw
Mrs Higgins - Mais enfin que mon fils vous-a-t-il donc fait?
Doolittle - Ce qui'l a fait ? Il m'a conduit à ma perte. Il a réduit mon bonheur à néant. Il m'a livré, pieds et poings liés, à la merci de la morale bourgeoise.
Mrs Higgins - But what has my son done to you, Mr Doolittle?
Doolittle - Done to me! Ruined me. Destroyed my happiness. Tied me up and delivered me into the hands of middle-class morality.
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Par hotaru, le 12/12/2011
George Bernard Shaw
La lecture est un stratagème qui dispense de réfléchir.
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Par hotaru, le 11/12/2011
George Bernard Shaw
Si les Anglais peuvent survivre à leur cuisine, ils peuvent survivre à tout.
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Par gaillard1, le 30/09/2010
Sainte Jeanne de
George Bernard Shaw
On lui donnerait n'importe quel âge entre dix-huit et cinquante-ans, car il appartient à cette catégorie d'hommes qui ne se flétrissent jamais, car ils n'ont jamais eu de floraison.