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Par nadejda, le 13/08/2012
Karitas, l'esquisse d'un rêve de
Kristín Marja Baldursdóttir
Linge étendu au lever du soleil, 1924 huile sur toile
Le soleil émerge de la mer.
La surface de l'océan est rouge acajou.
Le ciel violet foncé.
Les deux couleurs s'illuminent, si lentement que nous ne le percevons pas, mais nous sentons combien notre esprit devient de plus en plus clair à chaque minute, jusqu'à ce qu'il nous abandonne, aspiré par un rayon qui s'est formé sur la mer étale, se précipite à une vitesse vertigineuse dans cette boule d'or rouge en fusion.
Le bonheur emplit nos coeurs.
(...) Le matin est doux et délicieux.
Puis le soleil se lève, majestueux, comme un prince de conte de fées qui s'éveille d'un enchantement.
Le fjord et les montagnes deviennent des pierres précieuses.
Nous sommes comme hypnotisés, osons à peine respirer tant que se déroule ce somptueux spectacle de création du monde.
Enfin je bouge la tête, regarde la campagne vers l'intérieur du fjord, vois la citadelle des elfes flamboyer, notre maison orange près de l'estuaire et mon linge sur les fils, jaune doré et enjoué.
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Par Moan, le 01/05/2013
L'art de la vie : Karitas - Livre II de
Kristín Marja Baldursdóttir
L'art ne demande jamais où en est le temps.
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Par litolff, le 03/12/2010
Karitas, l'esquisse d'un rêve de
Kristín Marja Baldursdóttir
Tu partiras vers l'art. Il t'a appelée. Ce sera un long voyage, et sur ta route se trouveront trolls et embûches. Et lorsqu'enfin tu atteindras la montagne bleutée qui s'élève, magnifique, au milieu des autres massifs bleu-noir, tout se refermera derrière toi et tu seras prisonnière à vie. Mais cette captivité t'apportera souvent plus de bonheur que la liberté.
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Par litolff, le 04/12/2010
Karitas, l'esquisse d'un rêve de
Kristín Marja Baldursdóttir
Elle mourait d'envie de parler, les mots se bagarraient en elle les uns avec les autres, mais elle ne flancha pas, il pouvait bien dire quelque chose, l'homme, puisque c'était lui qui l'avait emportée comme un cheval fougueux là-haut sur le coteau.
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Par Aifelle, le 21/11/2011
Chaos sur la toile de
Kristín Marja Baldursdóttir
"Il y a quelque chose dans ses tableaux que je ne saisis pas, dit Pia, je m'y connaissais plutôt bien en art fut un temps et je sais qu'elle est très capable sur le plan technique mais bien qu'elle peigne ainsi de l'abstrait il y a une maudite intonation dans ses oeuvres qui me met mal à l'aise, comme si elle blâmait l'individu, riait même de lui. Et Karlina qui n'était jamais venue à une exposition de tableaux dit : je me demande si ce n'est pas seulement son effroyable expérience qui éclate dans ses tableaux. Elle a perdu un enfant en bas âge et en avait presque perdu aussi la raison, puis sa soeur est partie dans le Nord avec un des jumeaux et son mari, mon cousin, n'en fichait pas une rame, ce démon à image d'homme, il était juste toujours en mer, imagine-toi, et puis il a trahi mon Thorfinnur".
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Karitas, l'esquisse d'un rêve de
Kristín Marja Baldursdóttir
Mais dans le salon des invités, Skarphédinn, le fils voyageur et instruit, lisait à haute voix des anciennes sagas islandaises pour les garçons dans le but de leur inculquer la virilité ou c'est du moins ce qu'on faisait croire, car en vérité le jeu était fait pour Hallur qui s'était pétrifié chez sa sœur comme un troll au soleil par manque de candidature au mariage au sein de la campagne, et la lecture se déroulait ainsi, Skarphédinn lisait à haute voix un bon chapitre, puis se taisait subitement en regardant Hallur qui se raclait alors la gorge un temps convenable et enchainait alors la suite sans livre, souvent mot à mot si ça se présentait, en regardant constamment le plancher pendant ce temps-là.
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Karitas, l'esquisse d'un rêve de
Kristín Marja Baldursdóttir
L'école primaire fut fermée et la vie économique se paralysa à cause du froid et de la maladie qui suivait dans son sillage.
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Par missoizo, le 03/04/2012
Karitas, l'esquisse d'un rêve de
Kristín Marja Baldursdóttir
Des hommes et des femmes pouvaient-ils être de véritables artistes si leur esprit n'était pas constamment au pouvoir de l'art?
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Karitas, l'esquisse d'un rêve de
Kristín Marja Baldursdóttir
Le pays était blanc et glacé. Dans le silence immobile, on entendait distinctement le craquement des icebergs lorsqu'ils se détachaient lourdement à la sortie du fjord.
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Par litolff, le 03/12/2010
Kristín Marja Baldursdóttir
La pluie enserre la maison dans ses bras, les vitres pleurent.