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Par brigetoun, le 04/03/2010
Lycophron et Zétès de
Lycophron
Ob-scurus», c'est ce qui se tient là, devant, toujours déjà : devant. C'est ce qui se tient là, devant, comme en forêt, le couvert des feuilles plus loin et de telle sorte : l'éclaircie, la clairière. Obscur comme toujours de l'air, des lèvres au voeu d'un tutoiement.... Obscur comme en saillie et Dit du retrait même, littoral toujours déjà franchi dévastant la Terre la soulevant en Monde : les lèvres d'une plaie. Obscur de tous côtés et nulle part en deçà. Rien qu'ici : déjà-ourlet de la bouche de la voix et des mots avant toute parole en excédant le pli.
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Par brigetoun, le 04/03/2010
Lycophron et Zétès de
Lycophron
Là : parfaitement calme,
- du creux des rocs que la mer ronge
les marins jaillirent, ils tranchèrent qui les maintenaient au rivage
les cordes. La mer, qu'on tète et celle qui tue les vierges,
les filles scolopendre la frappèrent, filles aux beaux yeux du plat des rames
filles bateaux du mont Chauve, les filles blanches-noires, écumes-coraux, cigognes
au delà des Kalydnes paraissaient les voiles qui brillaient
en poupe la figure liée et les bras étendus, les étoffes
planantes par les souffles qui viennent du nord suivant le monde des étoiles, de la violence d'un vent qui brûle. C'est à ce moment là -
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Par brigetoun, le 04/03/2010
Lycophron et Zétès de
Lycophron
Le mot de baguette, le mot de jambon n'arriveraient plus à franchir mes lèvres après tant de silence, après tant de mots morts, exceptés, tronçonnés, déshabillés, épluchés, après tant de supplices infernaux, tant de héros qui s'enlisaient dans l'eau stagnante de l'Achéron, tant de fantasmes que je repoussais parce que je n'étais pas capable de les mettre en oeuvre alors, tant d'ombres impuissantes à remonter du monde noir, à s'agripper au silence, à hisser la tête en s'accrochant aux racines des arbres et aux arêtes tranchantes des pierres..
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Par brigetoun, le 04/03/2010
Lycophron et Zétès de
Lycophron
Il retiendra le lion hors du festin, il réprimera la possibilité de son empreinte, son pied sera tressé noué par les tiges flexibles l'osier
afin que n'adviennent pas au visible l'arrachement de l'épi jusqu'à la racine
et la tonsure et la moisson par ses dents sa mâchoire déchirante.
Je vois, il y a si longtemps la dissémination dans l'enroulement de la spirale, des navires malheur qu'on tire pour descendre à la mer..