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Par Luniver, le 19/05/2012
Y a-t-il un Français dans la salle? de
San-Antonio
- Expliquez-moi, murmure-t-il, voyons : je vous ai fait une vacherie, en outre, je suis venu pour essayer de vous escroquer de l'argent et vous me donnez cette preuve de confiance absolument inouïe.
- Ce n'est pas une preuve de confiance, répond le Président. Mais à qui pourrais-je demander une telle saloperie si ce n'est à un salaud, mon garçon ? Soyez logique.
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Par Luniver, le 20/05/2012
Y a-t-il un Français dans la salle? de
San-Antonio
L'épicier qui est un brave type voudrait la consoler. Il est gêné. Rien n'intimide plus un homme que le chagrin d'une femme, en dehors de ses règles.
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Par Luniver, le 17/05/2012
Y a-t-il un Français dans la salle? de
San-Antonio
Des larmettes humectent les cils inférieurs de Ginette. Ce qu'il est grand, cet homme ! Combien sublime de simplicité, d'humanité vraie ! Elle se permet de poser sa main froide sur celle du Président. Lui regarde comme s'il s'agissait d'une fiente de pigeon tombée du ciel.
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Par Luniver, le 15/05/2012
Y a-t-il un Français dans la salle? de
San-Antonio
Le Président pète, comme tous les présidents lorsqu'il fait matin et qu'ils sont seuls.
Flûte ! Juan-Carlos était encore là, dans l'embrasure de la fenêtre, à se débattre avec les multiples cordons des rideaux.
Ennuyé pour son standing, le Président remue sa tasse sur le plateau dans l'espoir de trouver un bruit plus ou moins similaire, mais la rime est pauvre.
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Par lecassin, le 16/03/2012
Deuil express de
San-Antonio
Je descends au poste de garde et je demande après Bérurier. On me répond qu'il va revenir. En effet, il sort des gogues, la braguette ouverte comme les portes d'un stade un dimanche après-midi, les bretelles battant ses talons, un journal à la main. L'image de la vie animale dans toute sa déprimante cruauté.
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Par lecassin, le 10/05/2012
C'est mort et ça ne sait pas de
San-Antonio
La résignation c’est la force des humbles, des ratés, de ceux pour qui la vie ne se donne pas la peine de truquer. En général il n’arrive jamais rien d’extraordinaire (comme un assassinat) à ces gens là. Ils cannent de la vésicule, à la guerre ou dans un accident de moto… Un point final, c’est tout ! Pas de destin hors série. Le leur vient d’Uniprix, et ils en font bon usage, les chéris… Ils l’habillent chez Elders, le chaussent chez André, l’emmènent au ciné le samedi soir, et au terrain de camping de Villennes le dimanche après-midi… Et pourtant, Triffeaut, le doux, le tendre bricoleur, a eu une mort mystérieuse, une mort qui a fait sensation et a justifié sa bouille sur deux colonnes à la une du « Parisien Libéré ».
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Par lecassin, le 10/05/2012
C'est mort et ça ne sait pas de
San-Antonio
Un vrai jeu de puzzle. Et ça s’emboite, les gars, ça s’emboite comme des sardines.
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Par lecassin, le 10/05/2012
C'est mort et ça ne sait pas de
San-Antonio
Comme dit cette grosse enflure de Bérurier : la différence qu’il y a entre une chaude-piste et une hirondelle, c’est qu’on peut pas attraper une hirondelle !
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Par Luniver, le 14/03/2012
Si queue-d'ane m'etait conte ou la vie sexuelle de berurier de
San-Antonio
On était dans un monde renversé, comprends-le bien, ma poupée. Çui qui possédait r'fusait l'droit d'êt' normal à çui qui n'possédait pas. Il l'estimait indigne d'vivre et y f'sait casquer chèrot sa pauvreté, c'qu'est paradossal. Y s'croilliait béni des dieux, le grossium, comme s'il aurait t'nu son pognozof du Seigneur. Son gambergement était l'suvant : j'sus riche, donc j'ai d'la chance, si j'ai d'la chance, c'est qu'Dieu l'veut et, d'ce fait j'sus son représentant su' la terre et j'enc... les pauves. Car si les pauves sont pauves, c'est qu'Dieu leur pisse contre. Donc, y sont méprisabes. Tout aurait fonctionné d'la sorte, si y'avait pas eu deux os majors : premièrement, les pauvres étaient pauvres, mais pas nécessair'ment cons ; deuxio, y z'étaient bien plus nombreux qu'les riches. La loi du nombre, c't'un vrai chiendent cont' quoi tu n'peux pas grand-chose. Quand l'nombre s'rebiffe, il a grain d'courge. Toujours.
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Par Luniver, le 13/04/2012
On liquide et on s en va de
San-Antonio
Sans perdre de temps, je ligote le chauve à poils ras avec les moyens du bord, comme chaque fois dans mes polars à la noix de cajou, que t'auras beau chercher parmi les douze mille que j'aurai écrits, pas un qui se comporte un mec ligotté avec : des cordons de rideau, du fil électrique, des bretelles, des ceintures, du câble de vélo, des liens conjugaux, des attaches sentimentales, du fil à retordre, de la corde à piano, des courroies de transmission, des brides sur le cou et des bandes de cons. Mais chacun sa méthode, et pas tant de discours, comme le clamait Descartes avant d'être biseauté.