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Par TwiTwi, le 20/02/2011
Utopiales 2010 de
Utopiales
[Le vieux cosmonaute et l'ouvrier du bâtiment rêvent de Mars, Iain McDonald] Hé ! C'est votre monde. Vous avez tous votre mot à dire. Si vous ne parlez pas, cette partie de l'histoire ne sera jamais dite. Vos mots construisent l'univers, vos histoires le disent. Écoutez : la réalité quantique, c'est de l'information, pure et simple. Le langage définit ce qui est réel : c'est la même chose pour les IA que pour les humains. Au plus profond des choses, tout est une histoire. Nous sommes tous des récits. Dites-moi. Dites-moi vos histoires. Nous avons un monde à construire, et nous devons le faire bien.
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Par TwiTwi, le 18/02/2011
Utopiales 2010 de
Utopiales
[Reviens, Carol ! , Larry Niven] Mais je continuais à penser au vieux concept, sans doute encore présent dans toutes les religions. Le dieu ou les dieux frappent instantanément quiconque montre assez d'orgueil pour les outrager. Jéhovah empêcha les hommes, par la confusion des langages, d'élever jusqu'au ciel la tour de Babel. Les quatorze enfants de Niobé furent tués en un jour et une nuit quand elle osa se targuer de sa progéniture à la divine Latone, qui n'avait que deux enfants. Vouloir rivaliser avec les dieux est toujours le premier et le plus grand des crimes.
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Par TwiTwi, le 02/02/2011
Utopiales 2010 de
Utopiales
[Miroirs du ciel, Vincent Gessler] - [...] Pourquoi nous attaquez-vous ?
Le chef des Arghaïs se tourne vers lui :
- Vous tuez nos morts.
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Par Bartimeus, le 07/03/2011
Utopiales 2010 de
Utopiales
Tous mourront : chanceux et malheureux. Certains plus tôt d'autres plus tard, dansant partout et toujours la ronde du temps du temps et de l'espace. Passant du bruit au silence, de la vie à la mort, de la veille au sommeil. Le moment, le passage, qui peut le retenir ? Quand commence un bruit ? Qui peut s'endormir indéfiniment ? Accepte ta naissance comme l'idée de ta fin.
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Par TwiTwi, le 20/02/2011
Utopiales 2010 de
Utopiales
[Le vieux cosmonaute et l'ouvrier du bâtiment rêvent de Mars, Iain McDonald] Achetez des choses. Regardez des choses. Les constellations de ce cyberspace ne produisent ni lumière, ni émerveillement. Elles ont la forme des logos de Coca et de Nike. Il n'y a pas en elles de scintillement que ton œil puisse refléter. Elles ne t'appellent pas hors de chez toi.
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Par TwiTwi, le 20/02/2011
Utopiales 2010 de
Utopiales
[Les rivages extrêmes de la mer intérieure, Justine Niogret] Il ne savait pas. Mais il régla sa virole et quitta la pièce des cristaux. Il avait décidé.Il avait décidé la jour où il avait voulu entendre les histoires des creuseurs. Il trouverait la surface, parce qu'il n'y avait rien d'autre à faire. Parce qu'il fallait qu'il la voie de ses propres yeux.
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Par Bartimeus, le 11/03/2011
Utopiales 2010 de
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Mam', j'avais envie de t'appeler pour te dire que je t'encule, mais je t'ai tellement torchée ces derniers mois qu'en fait j'espère plutôt que tu es morte, ton ventre énorme plein de gaz de merde fermentée, tes yeux pleins de vers, ta gorge bouchée par de grosses mouches vertes. Tu sens cette chaleur qui monte, qui te tue ? J'ai pris ton fric, mon ordinateur portable. J'ai foutu en l'air ta si précieuse clim'.
Il vide le Coca d'un trait. Rote bruyamment.
- Une pute mexicaine sur les genoux, ses longs cheveux noirs sur mes couilles, je vais l'écrire mon putain de livre sur le rêve américain, et Hollywood en fera un film que tes yeux dévorés par la vermine ne verront jamais, avec Colin Farrell dans mon rôle, John Voight dans celui de papa, et une grosse truie blonde fatiguée, une vieille clocharde dans le tien. Je te chie dans la bouche. Adiós mamá.
Mesquin.
Mais qu'est ce que c'était bon.
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Par TwiTwi, le 02/02/2011
Utopiales 2010 de
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[préface, Pierre Bordage] L'imaginaire a ceci de merveilleux qu'il est, en principe, sans limite.
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Par Bartimeus, le 11/03/2011
Utopiales 2010 de
Utopiales
De toute façon, tu n'auras notre pleine confiance que quand tu l'auras violée et tuée devant nous. C'est notre rite de passage. Personne n'y échappe.
- Quand j'en aurais fini avec elle, il n'en restera plus rien. Je lui couperai les seins, je lui mettrai les mains dans le moulin et je la baiserai pendant que ses os craqueront et qu'elle se videra de son sang.
Itzuli se fend d'un sourire tordu, équivoque.
- Une âme noire, comme je les aime. Cela dit, nous ne te laisserons pas souiller notre moulin avec du sang, mais il y a d'autres moyens. Beaucoup d'autres... Mi casa es tu casa.
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Par TwiTwi, le 11/02/2011
Utopiales 2010 de
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[La Chose, Peter Watts] Je partageais ma chair avec un cancer pensant.