-
Par marina53, le 15/05/2012
La tristesse du samouraï de
Victor Del Arbol
La haine a besoin de patience pour devenir une émotion utile.
-
Par marina53, le 15/05/2012
La tristesse du samouraï de
Victor Del Arbol
La tradition japonaise de s'ouvrir le ventre était réservée à la haute noblesse, à ceux qui considéraient que leur vie ne pouvait s'achever que de leurs propres mains, de façon cruelle et douloureuse, mais volontaire. C'est ainsi qu'ils montraient honneur et courage. C'était la tristesse suprême du samouraï.
-
Par marina53, le 12/05/2012
La tristesse du samouraï de
Victor Del Arbol
Les yeux de Marta brillaient en silence. Comme toujours, on aurait pu croire qu'ils étaient au bord des larmes. Rien n'était plus envahissant que ce regard.
-
Par marina53, le 14/05/2012
La tristesse du samouraï de
Victor Del Arbol
Ne pleure pas sur ton père, mon garçon. Les héros n'existent pas. Et ceux de l'enfance encore moins que tous les autres.
-
Par marina53, le 14/05/2012
La tristesse du samouraï de
Victor Del Arbol
Son père était mort. Et même si dans son enfance ce fut un malheur qu'il pensait ne jamais pouvoir surmonter, le monde avait quand même tourné pendant toutes ces années.
Quand un homme meurt, justement ou pas, il ne se passe rien de particulier. La vie continue. Le paysage ne change pas, il n'y a pas plus de place dans le monde, sauf peut-être un peu plus de douleur chez ceux qui ont vécu cette mort de près.
-
Par marina53, le 13/05/2012
La tristesse du samouraï de
Victor Del Arbol
Rappelle-toi la devise du samouraï: L'honneur ou le déshonneur ne sont pas dans l'épée, mais dans la main qui l'empoigne.
-
Par marina53, le 15/05/2012
La tristesse du samouraï de
Victor Del Arbol
On pouvait ignorer une offense, l'ignorer ou la pardonner, mais on ne pouvait jamais l'oublier.
-
Par marina53, le 14/05/2012
La tristesse du samouraï de
Victor Del Arbol
Il prit alors l'enfant dans ses bras et revint lentement vers la maison des Mola. Un jour, quand Andrès serait grand, il faudrait qu'il lui explique pourquoi les choses s'étaient passées de cette façon, et comment fonctionnaient les règles complexes des adultes. Il essaierait de lui montrer la réalité absurde où les sentiments ne pèsent rien face aux raisons d'une autre nature. Le pouvoir, la vengeance et la haine étaient plus forts que tout, et les hommes étaient capables de tuer ceux qu'ils aimaient et d'embrasser ceux qu'ils haïssaient, si cela pouvait les aider à réaliser leurs ambitions.
-
Par marina53, le 13/05/2012
La tristesse du samouraï de
Victor Del Arbol
Peu d'êtres humains supportent leur propre regard, car les miroirs déclenchent un phénomène curieux: vous regardez ce que vous voyez, mais si vous traversez la surface, vous avez l'impression désagréable que c'est le reflet qui vous regarde avec insolence. Il vous demande qui vous êtes. Comme si l'étranger, c'était vous et pas lui.
-
Par marina53, le 12/05/2012
La tristesse du samouraï de
Victor Del Arbol
Aucune de ses maîtresses ne le comblait au-delà de l'instant infime de l'orgasme, car aussitôt la glace remontait dans ses yeux. Dans son âme. Le sexe n'était pas différent des autres activités physiologiques, manger, excréter, dormir...