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Passion et repentir de
William Wilkie Collins
Mais que dites-vous ? Les Journaux seraient responsables de la guerre ?
- Entièrement responsables. Vous ne voyez donc pas clair dans l’époque qui est la nôtre ! est-ce que quiconque fait quoi que ce soit de nos jours- y compris se battre- sans souhaiter que cela soit mentionné dans la presse ?
Je souscrit à une œuvre de bienfaisance ; vous recevez un témoignage d’estime ; il fait un sermon en chaire ; nous subissons une injustice ; vous faites une découverte ; ils vont se marier à l’église.
Et je, il, nous, vous,, ils, tout le monde veut une seule et même chose : que cela figure dans les journaux. Les rois, les militaires, les diplomates, font- ils exception à la règle commune à l’humanité ?
Que non pas ! Je vous le dis tout net : si les journaux européens avaient tous décidé de ne pas faire le moindre cas de la guerre entre la France et l’Allemagne, j’ai la ferme conviction qu’il y a beau temps que cette guerre se serait arrêté faute d’encouragements.
Que la plume cesse de faire de la réclame pour le glaive, et je vois d’ici le résultat : pas de comptes rendus, pas de combats.
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Armadale de
William Wilkie Collins
« Quand vous dites non à une femme, monsieur, dites-le toujours en un seul mot. Si vous lui donnez des raisons, elle croit invariablement que vous voulez lui dire oui. »
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Par MissAlfie, le 21/01/2011
La dame en blanc de
William Wilkie Collins
Je laisse courir ma plume sur le papier, et je m'éloigne de ce qui m'intéresse réellement. Il est certain que ce n'est pas seulement avec politesse et amabilité, mais avec affection, que sir Percival m'a répondu quand je lui ai timidement proposé de vivre à Blackwater avec Laura et lui. Et je suis sûre qu'il n'aura aucune raison de se plaindre de moi, dans les dispositions où je suis. J'ai déjà dit qu'il était bel homme, très courtois, très bon et généreux envers les malheureux, et plein d'égard pour moi. Je l'avoue ici, je me reconnais à peine dans mon nouveau rôle d'amie très cordiale de sir Percival.
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Par Couperine, le 23/07/2010
Iolani ou les maléfices de Tahiti de
William Wilkie Collins
Le vallon était putride et désolé, et ses versants - raides et irréguliers - étaient formés de masse de roches décolorées, de bandes d'herbe et d'amas de feuilles mortes. Un marécage sombre et envahi par les herbes recouvrait le fond de la dépression. Dans la partie la plus profonde, la pluie tombée durant la nuit avait formé une mare d'eau stagnante où des feuilles flétries flottaient au milieu des vapeurs pestilentielles. Cet endroit ne connaissait ni les rayons du soleil ni la chaleur humaine, car de toutes les parties de la forêt, c'était celle où la végétation était la plus dense et où les hommes s'aventuraient le plus rarement. Les indigènes nommaient ce lieu "le vallon de l'homme sauvage". En effet, quelques années auparavant, des voyageurs passant par là par hasard avaient aperçu l'un de ces parias hantant ce funeste lieu.
Le prêtre s'approcha encore plus près du bord et, détachant ses yeux de l'enfant, s'arma de courage pour accomplir son dessein criminel. L'aspect effrayant du lieu ne l'affectait en rien. L'état de terreur où il se trouvait était bien trop réel et intense pour cohabiter avec une chose aussi indéfinie et floue que la superstition. En cet instant, il ne ressentait ni pitié ni remords, et pourtant il était incapable de jeter l'enfant dans le précipice. Il ne comprenait pas bien ce qui le retenait ; il n'arrivait pas à percevoir l'origine de la peur qui le tenaillait... mais il restait immobile, fixant la mare d'eau comme s'il était en train de rêver.
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Par MissAlfie, le 21/01/2011
La dame en blanc de
William Wilkie Collins
Là, derrière moi, au milieu de la route déserte qui se détachait plus claire dans la nuit, se tenais une femme sortie de terre comme par miracle ou bien tombée du ciel. Elle était tout de blanc vêtue et, le visage tendu vers moi d'un air interrogateur et anxieux, elle me montrait de la main la direction de Londres. J'étais bien trop surpris de cette soudaine et étrange apparition pour songer à lui demander ce qu'elle désirait.
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Par itzamna, le 23/07/2011
Sans nom de
William Wilkie Collins
C'était une soirée monotone et sans air. La mer se taisait à l'est, majestueuse et grisâtre, dans un repos absolu. La ligne de l'horizon se noyait, invisible, dans les profondeurs brumeuses du ciel ; immobiles sur l'onde paresseuse, les nefs oisives prenaient je ne sais quels airs de fantômes ; au sud la haute muraille bordant la tranchée maritime, et la massive tour ronde perchée sur le monticule herbu, opposaient aux regards une barrière sombre et lui fermaient toute perspective. A l'ouest, une traînée rouge du soleil couchant faisait resplendir l'extrême limite des cieux, norcissait la silhouette des arbres qui frangeaient les marges lointaines du grand marécage intérieur et changeait ses petites flaques d'eau brillante en flaques de sang.
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Par itzamna, le 23/07/2011
Sans nom de
William Wilkie Collins
Il n'était nullement affecté par la physionomie sévère et le langage acéré de Miss Garth. La proposition qu'elle lui adressait le soulageait, tout simplement ; il le laissait voir avec la plus engageante franchise. Cette fois, l'oeil vert prit l'initiative et incita l'oeil brun à exprimer, lui aussi, un retour de sérénité. Le coin des lèvres se retroussa de plus belle ; par un mouvement rapide, l'homme glissa son parapluie sous son bras et tira de son habit un gros portefeuille noir démodé. Il en sortit un crayon et une carte de visite, hésita, réfléchit un instant, puis traça rapidement quelques mots sur la carte qu'il remit aussitôt à Miss Garth, avec l'empressement le plus civil.
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Par itzamna, le 24/07/2011
Sans nom de
William Wilkie Collins
En apparence, mon système peut sembler compliqué ? poursuivit le capitaine. A tout prendre, pourtant, c'est la simplicité même. Je me borne à éviter les erreurs dans lesquelles tombent les praticiens vulgaires. Cela revient à dire que je ne plaide jamais pour moi-même et que je ne m'adresse jamais aux gens riches, deux fatales méprises, que commettent en permanence les praticiens de second ordre. Les gens modestes peuvent avoir parfois de généreuses impulsions en matière d'argent ; les gens riches jamais.
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La dame en blanc de
William Wilkie Collins
Cette histoire montre avec quel courage une femme peut supporter les épreuves de la vie et ce dont un homme est capable pour arriver à ses fins.
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Par litolff, le 31/08/2010
Pierre de lune de
William Wilkie Collins
Pas davantage que Rachel, je ne saurais expliquer l'extraordinaire rapidité de notre réconciliation. Le lecteur n'a qu'à se reporter aux périodes de sa vie où il fut lui-même le plus passionnément épris pour comprendre ce qui arriva quand Ezra Jennings eut fermé la porte et nous eut laissés seuls.