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Par Sharon, le 17/05/2013
En quête du rien de
William Wilkie Collins
Ma femme n'admet qu'un guide : le petit carnet où elle a consigné les instructions de la facultés. Elle a en conséquence décidé que le seul moyen de s'assurer de mon absolue tranquilité et de ma complète oisiveté est de m'emmener dans un joli village isolé et de m'y loger dans une petite auberge de campagne, frugale et sans apprêts.
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Secret absolu de
William Wilkie Collins
« Toutes les vieilles maisons ont quelque part un roman. » (p. 116)
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Armadale de
William Wilkie Collins
« Quand vous dites non à une femme, monsieur, dites-le toujours en un seul mot. Si vous lui donnez des raisons, elle croit invariablement que vous voulez lui dire oui. »
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Armadale de
William Wilkie Collins
« Ici encore, comme dans toutes les autres aventures humaines, les éléments discordants du grotesque et du terrible se trouvèrent mêlés par cette inévitable loi des contrastes qui régit tout ici-bas. » (p. 527)
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Par LydiaB, le 23/07/2010
Iolani ou les maléfices de Tahiti de
William Wilkie Collins
Le vallon était putride et désolé, et ses versants - raides et irréguliers - étaient formés de masse de roches décolorées, de bandes d'herbe et d'amas de feuilles mortes. Un marécage sombre et envahi par les herbes recouvrait le fond de la dépression. Dans la partie la plus profonde, la pluie tombée durant la nuit avait formé une mare d'eau stagnante où des feuilles flétries flottaient au milieu des vapeurs pestilentielles. Cet endroit ne connaissait ni les rayons du soleil ni la chaleur humaine, car de toutes les parties de la forêt, c'était celle où la végétation était la plus dense et où les hommes s'aventuraient le plus rarement. Les indigènes nommaient ce lieu "le vallon de l'homme sauvage". En effet, quelques années auparavant, des voyageurs passant par là par hasard avaient aperçu l'un de ces parias hantant ce funeste lieu.
Le prêtre s'approcha encore plus près du bord et, détachant ses yeux de l'enfant, s'arma de courage pour accomplir son dessein criminel. L'aspect effrayant du lieu ne l'affectait en rien. L'état de terreur où il se trouvait était bien trop réel et intense pour cohabiter avec une chose aussi indéfinie et floue que la superstition. En cet instant, il ne ressentait ni pitié ni remords, et pourtant il était incapable de jeter l'enfant dans le précipice. Il ne comprenait pas bien ce qui le retenait ; il n'arrivait pas à percevoir l'origine de la peur qui le tenaillait... mais il restait immobile, fixant la mare d'eau comme s'il était en train de rêver.
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Par litolff, le 04/08/2012
Passion et repentir de
William Wilkie Collins
Vous ne voyez dont pas clair dans l’époque qui est la vôtre ! Est-ce que quiconque fait quoi que ce soit de nos jours - y compris se battre - sans souhaiter que cela soit mentionné dans la presse ? Je souscris à une œuvre de bienfaisance ; vous recevez un témoignage d’estime ; il fait un sermon en chaire ; nous subissons une injustice ; vous faites une découverte ; ils vont se marier à l’église. Et je, vous, il, nous, vous, ils, tout le monde veut une seule et même chose : que cela figure dans les journaux. Les rois, les militaires et les diplomates dont-ils exception à la règle commune de l’humanité ? Que non pas ! Je vous le dis tout net : si les journaux européens avaient tous décidé de ne pas faire le moindre cas de la guerre entre la France et l’Allemagne, j’ai la ferme conviction qu’il y a beau temps que cette guerre se serait arrêtée faute d’encouragement. Que la plume cesse de faire de la réclame pour le glaive, et je vois d’ici le résultat : pas de comptes rendus, pas de combats.
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Par emi13, le 06/02/2013
L'hôtel hanté de
William Wilkie Collins
Aussitôt un frisson la parcourut, la peur lui serra le cœur dans une étreinte de glace.
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Par MissAlfie, le 21/01/2011
La dame en blanc de
William Wilkie Collins
Là, derrière moi, au milieu de la route déserte qui se détachait plus claire dans la nuit, se tenais une femme sortie de terre comme par miracle ou bien tombée du ciel. Elle était tout de blanc vêtue et, le visage tendu vers moi d'un air interrogateur et anxieux, elle me montrait de la main la direction de Londres. J'étais bien trop surpris de cette soudaine et étrange apparition pour songer à lui demander ce qu'elle désirait.
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Par MissAlfie, le 21/01/2011
La dame en blanc de
William Wilkie Collins
Je laisse courir ma plume sur le papier, et je m'éloigne de ce qui m'intéresse réellement. Il est certain que ce n'est pas seulement avec politesse et amabilité, mais avec affection, que sir Percival m'a répondu quand je lui ai timidement proposé de vivre à Blackwater avec Laura et lui. Et je suis sûre qu'il n'aura aucune raison de se plaindre de moi, dans les dispositions où je suis. J'ai déjà dit qu'il était bel homme, très courtois, très bon et généreux envers les malheureux, et plein d'égard pour moi. Je l'avoue ici, je me reconnais à peine dans mon nouveau rôle d'amie très cordiale de sir Percival.
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Armadale de
William Wilkie Collins
À dix heures, le lendemain matin, Mr. Neal, qui attendait la visite médicale fixée par lui-même pour ce moment-là, jeta un regard à sa montre et découvrit, à sa grande surprise, qu'il attendait en vain. Il était près de onze heures lorsque la porte s'ouvrit et livra passage au docteur.
— J'avais pris rendez-vous pour dix heures, dit Mr. Neal. Dans mon pays, un médecin est un homme ponctuel.
— Dans mon pays, répondit le docteur, sans mauvaise humeur, le médecin est comme les autres hommes, à la merci des accidents. Je vous prie d'accepter mes excuses, monsieur, pour avoir été si long. J'ai été retenu par un cas grave, celui de Mr. Armadale, dont vous avez rencontré hier la voiture.
Mr. Neal leva sur son interlocuteur un regard plein d'une aigre surprise. Il y avait de l'anxiété sur la figure du docteur, un embarras dans ses manières, qu'il ne s'expliquait point. Les deux hommes se regardèrent un moment en silence, deux types bien tranchés : l'Écossais long, maigre, dur et régulier; l'Allemand corpulent, bonhomme, tout en courbes imprécises. Le premier semblait n'avoir jamais été jeune; le second paraissait ne devoir jamais vieillir.
— Me permettrai-je de vous rappeler, fit Mr. Neal, que le cas qu'il s'agit d'examiner en ce moment est le mien, et non celui de Mr. Armadale?
— Certainement, répondit le docteur, hésitant encore entre le malade qu'il venait de quitter et celui qu'il avait à présent devant lui. Vous paraissez souffrir d'une légère claudication? Permettez-moi d'examiner votre pied.La maladie de Mr. Neal, quelle que fût l'importance que lui-même y accordait, ne présentait rien d'extraordinaire d'un point de vue médical. Il avait un rhumatisme à la cheville. Les questions nécessaires furent posées, on y répondit et les bains nécessaires furent prescrits. Au bout de dix minutes, la consultation se terminait, et le patient attendait, dans un silence significatif, que le médecin prît congé.
— Je ne puis me dissimuler, dit ce dernier avec hésitation en se levant, que je vais être indiscret, aussi vous prierai-je de m'excuser, mais je suis obligé de revenir au cas de Mr. Armadale.
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