Critiques de William Wilkie Collins


Classer par:       Titrecroissant     Datecroissant     Les plus appréciéescroissant
    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 01/04/2012


    Secret absolu Secret absolu de William Wilkie Collins

    Dans un manoir en Cornouailles, la maîtresse de maison se meurt. Sur sa couche d’agonie, elle confie dans une lettre un odieux secret, un secret qu’elle exhorte sa servante de dévoiler à son époux, le maître du manoir. Mais la promesse arrachée à la servante reste incomplète et la domestique fuit la maison dès la mort de sa maîtresse, après avoir dissimulé la lettre, et bien décidée à ne jamais ouvrir les lèvres sur cette terrible histoire.
    Quinze ans après, un jeune couple marié s’apprête à rejoindre le manoir de Porthgenna, en Cornouailles. Leur chemin croise celui d’une étrange femme qui fait son possible pour les dissuader d’entrer dans une des chambres de la maison. Abritant en ses murs quelques fantômes, le vieux manoir sur la lande a de quoi effrayer les plus timorés. Le secret qui y est caché ne doit jamais être découvert. Pourtant, il ne saurait rester celé : « toutes les vieilles maisons ont quelque part un roman. » (p. 116) Et celui de Porthgenna Tower ne demande qu’à être lu, après tant d’années au secret.
    Si je donne si peu d’indications, si peu de noms et si peu de détails, c’est pour ne pas déflorer le plaisir des lecteurs qui passeront par ici. Même si je l’avais percé dès les premières pages, le secret n’est pas révélé avant les trois quarts du roman et je refuse de vous priver de sa découverte ou de la rencontre avec les protagonistes de cette histoire. Wilkie Collins nous balade avec maestria dans une intrigue très efficace qu’agrémentent de nombreux contretemps qui repoussent sans cesse la révélation. S’il faut des nerfs solides pour suivre la lecture ? Oui, un peu. Et ne pas avoir peur de lire jusqu’au bout de la nuit. Vous voulez un secret ? Vous ne pourrez pas reposer le livre avant de l’avoir achevé !
    J’ai retrouvé dans ce roman quelques ficelles que l’auteur utilisera dans Armadale, 11 ans après la rédaction de ce roman. La plume est sûre et déterminée : là où l’auteur veut nous emmener, il le fait avec fermeté et talent. Entre secret de famille, ambiance un brin gothique et roman à suspens, Secret absolu porte dès son titre l’affirmation que le secret ne saura rester intact. Au lecteur d’être patient limier : les descriptions, la galerie de personnages secondaires, les réflexions sur l’homme et tant d’autres choses méritent qu’on leur accorde une lecture attentive et tout aussi passionnée que celle qui est donnée à la résolution du mystère. Ouvrir un roman de Wilkie Collins, c’est comme ouvrir un roman d’Émile Zola : la certitude d’une lecture qui haletante, la certitude de tenir un excellent morceau de littérature, la certitude d’en avoir pour sa lecture !

    Critique de qualité ? (22 votes positifs)


    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 22/02/2012


    Armadale Armadale de William Wilkie Collins

    Tout commence en 1832, dans une station de bain allemande. Un homme agonisant souffle son histoire dans une lettre lettre qui devra être remise à son fils quand il aura atteint sa majorité. La missive dissimule un secret terrible aux conséquences fâcheuses et multiples. Le mourant s’appelait Allan Armadale. Mais il existait un autre Allan Armadale. L’homonymie n’est point le fruit du hasard et le destin funeste des pères se poursuit en la personne de leurs fils qui portent le même et unique nom. Ainsi, il y a deux Allan Armadale dans la génération suivante. Ce nom en héritage a tout d’une odieuse malédiction. « Je vois les vices qui ont souillé les pères se transmettre à ses fils et les contaminer ; je vois la honte qui a déshonoré le nom du père retomber sur sa descendance et la flétrir. » (p. 62)
    Il est à craindre que les deux Allan Armadale se rencontrent et n’achèvent l’infâme querelle de leurs pères. Mais les deux jeunes gens nouent de solides liens d’amitié. L’un d’eux, qui sait tout de l’inavouable secret, dissimule son identité et se fait appeler Ozias Midwinter. Gentleman en dépit des avanies que l’existence lui a fait connaître, Midwinter veut racheter les fautes de son père, mais il ne peut se départir d’un esprit fiévreux soumis aux rêves. « Mon père m’a laissé en héritage sa croyance superstitieuse en la destinée. » (p. 123) Même s’il lutte contre cette crainte chimérique, Midwinter sent peser sur lui l’ombre du crime de son père. « Ainsi, comme une exhalaison malsaine sortie de la tombe du père, l’influence paternelle venait troubler l’esprit du fils. » (p. 156)
    La vengeance des pères s’incarne en la personne d’une femme à la robe de soie noire et au châle de Paisley rouge. Cette perfide créature, agent du malheur des premiers Allan Armadale, déploie désormais son ombre et ses pièges sur la route des fils Armadale. Les deux jeunes hommes vont succomber à ses charmes et à ses manigances, peut-être jusqu’à l’inconcevable. Le domaine de Thorpe-Ambrose, héritage du jeune Allan Armadale, est au cœur des convoitises. Et le jeune propriétaire, impulsif et quelque peu niais, ne devine pas la moitié des embûches qu’on lui évite. « Le côté faible de tous les hommes, c’est le côté féminin. » (p. 701) Dans le cas d’Armadale, cette sentence s’applique à plusieurs reprises et les ressources de la perverse imagination de l’aventurière manquent de bien peu de triompher de l’insolente chance et de la bonhomie balourde du jeune squire.
    Le récit s’articule autour de confidences, de récits rapportés, d’intrusions dans un journal intime et d’échanges de lettres dans lesquelles éclatent les vraies personnalités. La multiplicité des points de vue n’est pas pour rien dans la confusion qu’entretient l’auteur. L’homonymie noue les premiers fils d’une trame compliquée et les machinations odieuses de l’aventurière complètent le travail délicat d’un ouvrage complexe. « Ici encore, comme dans toutes les autres aventures humaines, les éléments discordants du grotesque et du terrible se trouvèrent mêlés par cette inévitable loi des contrastes qui régit tout ici-bas. » (p. 527)
    Une galerie de personnages secondaires très fournie permet à l’auteur de disposer toujours du ressort nécessaire pour relancer ou entraver l’action. Qu’il s’agisse des notaires Pedgift et fils, du régisseur Bashwood, de la famille Milroy ou de la mère Oldershaw, il y en a toujours qui, pensant faire le bien, ouvre les portes du mal et d’autres qui, persuadés de commettre le dernier des forfaits, ménagent des issues favorables. Tous ces personnages se croisent et se manquent dans un superbe ballet réglé avec minutie. Que le train parte à l’heure ou qu’un rideau tombe au moment opportun et voilà que l’action aurait pu être tout autre. Mais tout concourt à nouer le plus solidement possible une intrigue tortueuse. La destinée apparaît toujours fermement résolue à suivre son cours et elle se moque des tentatives des hommes pour la contrer. Ici n’existent ni les coïncidences, ni le hasard : tout est soumis à une fatalité qui marche à grands pas vers sa réalisation.
    Ce volumineux roman ne souffre d’aucun temps mort. Le lecteur est entraîné d’un personnage à un autre, il pressent tous les malheurs et assiste impuissant à leur inexorable réalisation. William Wilkie Collins signe une œuvre tortueuse et aux ressorts pervers : le lecteur devient complice des vilenies de Miss Gwilt, il est l’œil indiscret qui parcourt les missives néfastes et il est le témoin silencieux des agissements coupables des uns et des autres. Ainsi poussé dans la foule des coquins, le lecteur ne peut se départir d’un certain cynisme et d’un goût accru pour le malheur.
    Ce roman est un pavé dans la mare de la littérature du 19° siècle. Nous sommes loin des simples affaires de cœur des sœurs Brontë. Wilkie Collins convoque tout ce que la femme a de mauvais pour le concentrer en un seul personnage qui devient digne des plus grands méchants de la littérature. J’ai dévoré ce roman et je ne peux que vous conseiller de ne pas vous laisser effrayer par son nombre de pages : vous ne les verrez pas défiler !

    Critique de qualité ? (18 votes positifs)


    • Livres 3.00/5
    Par Missbouquin, le 05/05/2012


    Secret absolu Secret absolu de William Wilkie Collins

    Publié en 1857 (soit trois ans avant La Dame en blanc), Secret absolu est mon premier roman de Collins, le grand romancier rival de Dickens, redécouvert par Michel Le Bris et publié chez Phébus.

    Difficile de parler de l’intrigue sans en dire trop : en Angleterre, sur la côte de Cornouailles, on découvre une ancienne et honorable famille, mais aussi un secret lourd à porter qui explosera une génération après.

    C’est un roman qui se dévore, et qui se lit d’un seul trait, même si l’on se doute plus ou moins du secret dès les 50 premières pages. Un bon roman, servi par une très bonne écriture, mais qui ne m’a finalement pas vraiment transporté… Il est plutôt centré sur des péripéties que sur une véritable psychologie des personnages, et j’avoue que la fin m’a semblé presque mièvre. J’avais envie d’en finir tellement elle m’a paru attendue.

    Peut-être qu’à force d’en entendre parler, je m’attendais à plus / mieux ? En tout cas, je ne démissionne pas : j’ai déjà acquis La Dame en blanc, son meilleur roman paraît-il, et j’ai hâte de m’y plonger !


    Lien : http://missbouquinaix.wordpress.com/2012/05/03/rdl-5-les-livres-dont-je-nai-p...

    Critique de qualité ? (17 votes positifs)


    • Livres 5.00/5
    Par Stemilou, le 09/08/2010


    L'hôtel hanté L'hôtel hanté de William Wilkie Collins

    Premier roman de Wilkie Collins lu dans le cadre du Challenge « English Classics », l’hôtel hanté est un roman à la fois psychologique et fantastique, où se mêle intrigues et crimes.

    On entre dans ce roman par la porte d’un médecin que la comtesse Norona est partie consulté dans le cadre de ses peurs obsédantes, elle pense être devenue folle. Le médecin l’examine et ne détecte rien, il lui pose alors la question : pourquoi pense t’elle être folle ? La comtesse lui raconte qu’elle va bientôt se marier avec un homme, lord Montbarry, qui était déjà fiancé avant de lui demander sa main, un jour elle rencontre l’ex-fiancée et là la comtesse ressent un malaise vis-à-vis de cette femme si gentille sans aucun ressentiment, elle croise son regard et là elle se fige persuadée qu’un malheur va arrivé.

    Quittant sa « malade » le médecin se rend à son club où il pose certaines questions aux différents membres pour connaître le tenant de l’histoire, et c’est des dizaines de ragots qui vont s’enchaîner sur le compte de la comtesse Norona, mais le futur mari n’est pas en reste puisque toute sa famille lui tourne le dos pour avoir abandonné Agnès son ex-fiancée et aussi cousine.

    Un mariage et une lune de miel à Venise ou le marié va mourir d’une bronchite, c’est en tout cas ce que les médecins ont constatés. Mais c’est également la disparition du courrier Ferraris qui va mener à la vérité.

    Là où le fantastique entre en scène est lorsque que le palais, où le lord Montbarry est mort, est transformé en hôtel et où tous les membres de sa famille ressente des troubles différents une fois entré dans la chambre du défunt.

    Beaucoup de questions dès le début de l’histoire alors on s’accroche surtout que le style est assez clair pour lire rapidement, des personnages au caractère bien différents qui résigné, introverti, sage ou bien aventurier nous baladent entre Londres et Venise.
    Des actions savamment dosées qui entraine le lecteur vers un dénouement heureux certes mais original voire inattendue.
    Une lecture passionnante car l’auteur ne laisse pas le lecteur s’endormir, des interrogations fusent à chaque pages, un va-et-vient entre deux personnages la comtesse Norona, que tout le monde déteste, et Agnès Lockwood, qui se fait largement plaindre par son entourage, jeune femme bafouée. Très bon roman excepté ces petites phrases en fin de chapitre qui annonce la suite, un style qui a peut être fait des admirateurs au temps jadis mais qui, je pense, est superflus aujourd’hui.


    Lien : http://www.stemilou-books.com/article-l-hotel-hante-wilkie-collins-55163254.html

    Critique de qualité ? (10 votes positifs)


    • Livres 5.00/5
    Par Kittiwake, le 28/06/2011


    Sans nom Sans nom de William Wilkie Collins

    Tout semble idéal lorsque nous faisons connaissance avec Madeleine et Norah Vanstone, jeunes filles issues d'une famille aisée et cultivée, et promises à un avenir sans nuage. Un secret dans le placard va venir faire surface et bouleverser ce paysage idyllique, et ce sera le début d'une descente aux enfers pour nos héroïnes.

    Le talent de Wilkie Collins est tel que l'on se plonge avec passion dans ce roman fleuve (900 pages !) : on ne s'ennuie pas une minute, tant l'auteur maitrise l'art du suspens. L'histoire se déroule à une rythme insensé, il n'y a pas de page qui ne vous tienne en haleine : une apparente accalmie dans les péripéties sera suivie d'un rebondissement qui transforme les destinées des personnages (et ce de façon toujours crédible)

    L'étude des personnages est minutieuse et parfaitement en accord avec l'intrigue : point de fatalité ni de prédestination : le destin des jeunes filles est moins le fait des événements extérieurs que la conséquence de leurs faits et gestes. On s'attache dès le début à Madeleine, sur qui repose l'histoire : sa vivacité, son anticonformisme sont d'emblée séduisants. Puis sa pugnacité et sa volonté sans limite nous font croire en elle, et espérer même lorsque tout espoir semble perdu.

    Un mot sur le contexte : le roman témoigne de hiérarchisation figée des milieux sociaux de l'Angleterre victorienne, aussi rigide que le système des castes en Inde. Le point de vue est un peu moins étroit que chez Jane Austen, qui ne décrit que son milieu, et l'on pressent que l'auteur est plutôt en désaccord avec cette conception de la valeur humaine fondée sur la naissance plus que sur le mérite



    C'est un sujet en or pour un film. Je n'ai pas réussi à incarner Madeleine sous les traits d'une actrice connue : peut-être en raison de la précision du portrait….

    Téléchargé sur http://gallica.bnf.fr/

    Lu sur Sonyreader PRS 505

    Lecture commune de l'été sur http://www.bibliofolie.com/


    Lien : http://kittylamouette.blogspot.com

    Critique de qualité ? (6 votes positifs)


    • Livres 5.00/5
    Par Couperine, le 20/07/2010


    Iolani ou les maléfices de Tahiti Iolani ou les maléfices de Tahiti de William Wilkie Collins

    Qui pourrait croire, en lisant ce roman, qu'il s'agit d'une oeuvre du XIX° siècle ? Premier roman de cet écrivain victorien, je m'attendais à trouver un style riche, empreint de phrases ampoulées - et parfois lourdes - caractéristiques de l'époque. Or, il n'en est rien et le style, admirable, quoique simple, procure une certaine fluidité dans la lecture. De ce fait, Iolani peut se lire aisément en quelques heures.
    La suite sur mon site: http://livresetmanuscrits.e-monsite.com/rubrique,collins-wilkie,1114543.html


    Lien : http://livresetmanuscrits.e-monsite.com/rubrique,collins-wilkie,1114543.html

    Critique de qualité ? (6 votes positifs)


    • Livres 0.00/5
    Par Ori, le 31/07/2009


    La dame en blanc La dame en blanc de William Wilkie Collins

    La dame en blanc de Wilkie Collins, Labyrinthes
    Au XIXème siècle, le jeune William Hartright est engagé comme professeur de dessin de deux jeunes filles de la famille Fairlie, Laura et Marian. La veille de son départ, lors d'un retour de nuit, il est abordé par une jeune femme vêtue de blanc, qui lui demande son aide. Cette dernière semble effrayée et peu saine d'esprit, mais William décide de l'aider à échaper à ses poursuivants. Ce n'est que plus tard, à Limmeridge, que Wiliiam découvrira l'étrange ressemblance entre la dame en blanc et Laura Fairlie, dont il tombe éperdument amoureux. De machinations en complots, les pièges semblent se refermer sur l'innocente Laura Fairlie.
    Présenté comme le père du roman policier anglais, j'avoue que je ne connaissais pas Wilkie Collins, mais cette découverte fut très agréable. J'ai dévoré les aventures rocambolesques de William et Laura dans l'atmosphère surannée du XIXè siècle. Evidemment comme d'habitude, les moeurs de cette époque m'ont rendue folle, Laura qui se voit obligée d'épouser un homme qui a le double de son âge et qu'elle ne connaît pas, Marian qui est dénigrée parce que laide et sans argent alors que franchement, son personnage est bien supérieure à cette nunuche de Laura et tous ces moeurs désuets et oppressants.
    L'intrigue est très bien menée, je reprocherais juste la lourdeur des introductions de changements de narrateur à l'auteur. Je n'ai pas deviné le secret de l'affreux Percival avant la fin, et j'ai juste regretté ne pas le voir mourir dans d'atroces souffrances (l'incendie ce n'est pas assez!), mon côté revanchard je pense.
    Ce fut une excellente découverte donc.

    Critique de qualité ? (6 votes positifs)


    • Livres 5.00/5
    Par soukee, le 11/09/2011


    Pierre de lune Pierre de lune de William Wilkie Collins

    Pierre de lune est le premier roman de Wilkie Collins que j'ai lu. Et quelle découverte ! Je me suis laissée happer par cette intrigue à tiroirs. L'idée de génie de Collins est de confronter son lecteur à un crime - le vol de la Pierre de lune - et de ne pas proposer une narration surplombée par un narrateur unique mais de faire se succéder plusieurs narrateurs.
    En effet, ce sont les membres de la famille Verinder et leurs proches qui racontent tour à tour ce qu'ils ont vu au moment des faits et prennent en charge le récit. Or, en lectrice assidue de romans policiers, je ne suis jamais certaine de ce que je lis quand il s'agit d'un personnage qui raconte des faits dont il a été témoin. Tout le monde est suspect. Le doute s'installe pour ne jamais repartir et la lecture s'étire en amenant toujours plus de questions. Où s'arrêtent les faits, où commencent les mensonges ? Et qui se dissimule derrière un masque ? Mystère...
    Wilkie Collins entraîne son lecteur dans cette histoire de vol riche en rebondissements portée par une plume protéiforme très intéressante. Selon le personnage qui prend en charge le récit, Collins lui attribue plus ou moins d'humour, de facilité à raconter, de digressions, etc. ce qui dynamise grandement la narration.
    Il y en a trop à dire, et pourtant, c'est difficile de ne pas gâcher la découverte de ce texte... Pierre de Lune est un roman vraiment extraordinaire, que certains considèrent comme précurseur du roman policier moderne, dans lequel on se plonge avec délice. Impossible de reposer ce livre tant son pouvoir hypnotique vous happe dès les premières pages. Attendez-vous à du grand, à du très grand, si vous ouvrez ces pages.


    Lien : http://bouquinbourg.canalblog.com/archives/2011/09/10/21961296.html

    Critique de qualité ? (5 votes positifs)


    • Livres 4.00/5
    Par jostein, le 08/09/2011


    Sans nom Sans nom de William Wilkie Collins

    Sans nom et sans héritage, c'est ainsi que demeurent deux jeunes soeurs anglaises, Norah et Magdalen. La loi et la réalité de la vie les laissent ainsi dépossédées de leurs biens.
    De caractères différentes, les deux soeurs vont réagir différemment, sans jamais mettre en cause l'amour mutuel qu'elles se vouent.
    Wilkie Collins va ainsi nous raconter avec force de détails, la façon dont chacune va prendre en main son destin.
    En alternant les récits et les intermèdes où l'on peut lire des échanges de correspondance entre les protagonistes, Wilkie Collins dépeint la vie londonienne de la fin du XIXe tant du côté des bourgeois que de la misère de la rue.
    Ses personnages sont assez typés avec Mr Wragge, le scélérat bonimenteur, Noël Vanthome, le fils disgracieux, malingre et ingénu ou la mégère Virginie Lecount.
    J'ai un peu retrouvé l'atmosphère du théâtre de Molière, la société anglaise de Jane austen ou la misère de Dickens.
    L'auteur excelle dans le détail et dans les successions d'évènements. Le hasard fait souvent bien les choses et l'on s'étonne de certains détails. Mais la longueur et la précision du texte permettent de s'attacher à la personne de Magdalen, mi-ange, mi-démon. Quoique l'on tente, le destin s'accomplit.
    Sans regretter la lecture de ces 800 pages, parce que l'on passe un bon moment avec suspense, joies et peines, il reste toutefois peu de choses de cette lecture si ce n'est une pittoresque peinture de la société anglaise du XIXe.


    Lien : http://surlaroutedejostein.over-blog.com/article-sans-nom-83708447.html

    Critique de qualité ? (5 votes positifs)


    • Livres 2.00/5
    Par liratouva2, le 09/09/2010


    Iolani ou les maléfices de Tahiti Iolani ou les maléfices de Tahiti de William Wilkie Collins

    Dire que j’ai aimé ce roman serait exagéré. J’ai été déconcertée par un récit un peu trop lent à mon goût où le narrateur s’interrompt parfois pour revenir en arrière ou suivre un autre personnage. Il nous avertit alors de ses intentions, un peu à la façon d’un conteur populaire. Je ne suis pas non plus une adepte des trop longues et trop nombreuses descriptions, même si les lieux sont paradisiaques, comme ici. Le seul véritable intérêt de la lecture de ce roman aura été pour moi de mieux connaître l’auteur dont je n’ai lu encore qu’un seul livre: "Cache-cache"


    Lien : http://liratouva2.blogspot.com/2010/09/iolani-ou-les-malefices-de-tahiti-de.html

    Critique de qualité ? (5 votes positifs)


    • Livres 5.00/5
    Par BoulieBouffeTout, le 22/07/2010


    La dame en blanc La dame en blanc de William Wilkie Collins

    Le style ampoule m'a laisse perplexe au début... Puis, je dois bien avouer que le style approprie je me suis régalée de l'énigme, des personnages, des intrigues !
    Très surprenant comme roman, vous laissant une impression de savoir ce qui va se passer et vous bluffant en vous emmenant ailleurs...
    Une intrigue ficelée telle un saucisson de Savoie, qu'on a pas envie de terminer pour qu'il en reste encore le lendemain !!!

    Critique de qualité ? (5 votes positifs)


    • Livres 4.00/5
    Par nathalie_MarketMarcel, le 03/05/2012


    Secret absolu Secret absolu de William Wilkie Collins

    J’ai surtout apprécié l’art de Collins de faire vivre des personnages originaux et attachants comme l’oncle Joseph, le régisseur (formidable portrait) ou la bonne, les médecins… les personnages secondaires sont très réussis, vraisemblables, loin d’être des marionnettes et donnent de la vie au roman. Rosamund et Leonard m’ont moins plu – j’en suis à me demander si je ne les ai pas trouvés un peu jeunes.

    Critique de qualité ? (4 votes positifs)


    • Livres 0.00/5
    Par Well-read-kid, le 28/04/2010


    Pierre de lune Pierre de lune de William Wilkie Collins

    T.S. Eliot disait de ce livre qu'il s'agissait du premier vrai roman policier anglais. Collins, rival de Dickens, est en effet un monument de la littérature anglaise.

    Pourtant, lorsque l'on débute ce livre, avec le récit allègre et vif de Gabriel Betteredge, on oublie parfois que ce livre est sensé se passer en 1848, tant le style est plaisant et léger, du fait de la personnalité du vieux Betteredge. Un personnage tout à fait fascinant, le grand-père sympathique par excellence, qui vous abreuve de ces réflexions sur les femmes (à savoir, si votre épouse n'est pas inconstante dans ses agissements et humeurs, c'est que vous avez épousé un monstre !) et sur la vie en général.

    Avant tout, ce roman est un policier : le lecteur suspecte tout le monde (sauf le véritable coupable, évidemment) au fil de l'enquête, qu'il suit avec intérêt jusqu'à la révélation finale, étonnante. Récit à plusieurs voix, nous alternons entre le ton léger de Betteredge, le fanatisme religieux de cette idiote de Miss Clack (sa partie étant relativement ennuyeuse, je dois l'admettre) ou encore, le récit de Franklin, qui est plus ou moins le héros du livre, si l'on excepte, forcément ce maudit diamant.

    J'ai bien aimé cette lecture, en somme, bien que le livre soit parfois un peu indigeste, on a presque l'impression de passer une heure sur dix pages, seul reproche que je peux lui faire, car, entre une intrigue bien menée et des personnages hauts en couleur, le lecteur devrait être enchanté.


    Lien : http://well-read-kid.over-blog.com

    Critique de qualité ? (4 votes positifs)


    • Livres 3.00/5
    Par Lune, le 16/01/2009


    Pierre de lune Pierre de lune de William Wilkie Collins

    En tant que "premier récit policier moderne", j'ai lu ce livre avec intérêt plus qu'avec passion. La construction du roman reprenant les témoignages des différents protagonistes est originale et relance l'histoire qui peut, à certains moments, paraître longue. J'ai apprécié le témoignage de Gabriel Betteredge qui nous parle, nous prend à témoin et nous conseille! Comme dans la "Dame en blanc", on retrouve les clichés de l'époque : suprématie anglaise, idées préconçues sur "l'étranger", faiblesse féminine, honneur poussé au paroxysme, amours déchirées, retrouvailles émouvantes, justice, lieux typiques... Quant à la peur dite "hitchcockienne", je ne l'ai pas ressentie. Des évidences se font jour au fur et à mesure du récit et les scènes d'amour sont du plus haut cocasse ainsi que la nuit au laudanum... C'est donc une lecture en dents de scie que j'ai faite : certains moments prenants, d'autres moins ou d'autres encore franchement d'un autre temps. C'est en acceptant de "jouer le jeu" que je suis parvenue à mener cette lecture jusqu'au bout. Cela dit, il ne s'agit que de mon avis et je peux comprendre les amateurs du genre qui le considèrent comme un chef d'oeuvre.

    Critique de qualité ? (4 votes positifs)


    • Livres 4.00/5
    Par antigoneCH, le 07/01/2009


    La dame en blanc La dame en blanc de William Wilkie Collins

    Un petit résumé...
    Walter Hartright, jeune professeur de dessin, se voit offrir une place en or. Il s'agit d'enseigner à deux jeunes filles de l'aristocratie, dans le Cumberland, l'art de l'aquarelle. Avant de quitter Londres (avec une réticence qu'il ne s'explique pas), il fait une rencontre troublante, sur un chemin obscur, un soir, celle d'une jeune femme effrayée toute vêtue de blanc.
    Devenu l'hôte de la demeure romantique de Limmeridge, le jeune homme rencontrera l'amour et l'amitié, mais aussi le désespoir. Il lui faudra percer beaucoup de mystères et faire preuve de beaucoup de courage pour que les doux sentiments et la vérité puissent finalement triompher...

    Voici un roman, au charme suranné, qui débute sous les meilleurs auspices comme une jolie romance de Jane Austen : un amour contrarié, des silences, des pâleurs, des coeurs qui battent et se bouleversent, de jolies fermettes, de belles demeures. Et puis, avec l'arrivée de Sir Percival, le futur marié, celui-ci même qui empêche Walter Hartright et Laura de s'aimer, tout bascule dans le gothique. Surgissent alors des mystères effrayants, des fantômes du passé, de sombres demeures. Les époux se craignent, les machinations ont la part belle.
    J'ai beaucoup aimé ce roman mystérieux qui se rapproche beaucoup de certains romans de Dumas, comme le Comte de Monte Cristo par exemple. Un bien agréable - et distrayant - moment de lecture qui m'a fait ressentir angoisse et émotion comme une adolescente...



    Lien : http://antigonehc.canalblog.com

    Critique de qualité ? (4 votes positifs)


    • Livres 3.00/5
    Par Lune, le 02/01/2009


    La dame en blanc La dame en blanc de William Wilkie Collins

    Suite...
    Ma lecture a commencé sceptique (oh! le mélo!, le romantisme!) puis oubliant les 150 ans qui me séparaient de ce livre, je me suis laissée prendre au jeu. J'ai mis de côté esprit rationnel, moderniste et autre et c'est avec délectation, au point de m'empêcher de dormir, que j'ai enfourché histoire, mystère, rebondissements, fantastique, rêve que m'offrait cette lecture. Même si le livre n'échappe pas à certains clichés révélateurs de cette époque : les caractères, la société, la peur de l'étranger, les relations hommes-femmes, la lande, etc... tout est palpitant. On ne peut s'empêcher de "s'évanouir" avec Laura, de "souffrir" avec Anne, "d'exulter" avec Mariam, de "faiblir" pour Hartright, de "détester" Sir Percival et le Comte Fosco, "d'éprouver" de la répulsion pour Mme Catheric, de "se moquer" de Mr Fairlie et de ses "petits" nerfs, "d'acquiescer" devant l'honnêteté d'Elza Michelson, gouvernante, "d'imaginer" avocats, domestiques, femmes de chambre, sacristain... Malgré leurs excès, ils existent donc et nous envahissent jusqu'à l'ultime phrase et le soulagement final puisque justice est rendue (la morale est sauve!). Les intrigues sont touffues et raconter ce livre tient de la gageure tant les détails semblent importants pour l'avancement de l'histoire. Bien que je ne sois pas particulièrement attirée par ce genre littéraire, je me suis délicieusement enfouie dans ce livre.

    Critique de qualité ? (4 votes positifs)


    • Livres 3.00/5
    Par Pitchoubinou, le 23/01/2012


    Basil Basil de William Wilkie Collins

    Après avoir lu "La Dame en blanc" l'été dernier, je me suis laissée tentée par "Basil" cette fois-ci ! Un roman noir, au rythme très lent, mais qui parvient à garder son lecteur en haleine jusqu'au bout. (juillet 2011)

    Critique de qualité ? (3 votes positifs)


    • Livres 4.00/5
    Par yoshi73, le 19/01/2012


    La dame en blanc La dame en blanc de William Wilkie Collins

    Walter Hartright est professeur de dessin. Grâce à l'un de ses amis, il se fait engager pour une durée de plusieurs mois pour donner des cours de dessins à deux jeunes femmes : Marian et Laura. Ces dernières sont soeurs par leur mère. Si la première n'a pas de fortune, la seconde a hérité d'une belle somme au décès de son père. Walter tombe vite sous le charme de Laura et cette dernière éprouve les mêmes sentiments à son égard. Marian, consciente de la situation, apprend à Walter que Laura est déjà fiancée à un homme qu'elle a consenti à accepter comme mari sur le lit de mort de son père. Elle demande à Walter de partir pour ne pas faire souffrir sa soeur. Ce qu'il fait. Le mariage de Laura et de Sir Percival est célébré. Sir Percival se révèle être un homme désobligeant et détestable. Très vite, il apparaît clairement qu'il en a après l'argent de sa femme. Aidé de son ami, le comte Fosco, il va mettre en place une machination visant à s'approprier la fortune de Laura. Cette machination ne pourrait se faire sans une femme toute de blanc vêtue ressemblant étrangement à Laura. Qui est-elle et, surtout, quel secret porte-t-elle?

    Ce livre a l'originalité d'être constitué de plusieurs parties rédigées par les différents protagonistes de l'histoire. Chaque partie permet donc de découvrir des moments particuliers et constitue une sorte de puzzle qui se met en forme progressivement. J'ai beaucoup apprécié les deux premiers tiers du roman. Il y a une montée en puissance de l'histoire. Le début un peu mièvre laisse vite place à la machination qui se met en place servie par le personnage du comte Fosco qui est machiavélique. La fin de l'histoire m'a un peu déçue car je m'attendais à quelque chose de plus noir. Sans entrer dans les détails pour ne rien dévoiler, l'attitude finale du comte Fosco m'a un peu déçue. Malgré ce petit bémol, j'ai beaucoup aimé ce livre.

    Critique de qualité ? (3 votes positifs)


    • Livres 5.00/5
    Par itzamna, le 23/07/2011


    Sans nom Sans nom de William Wilkie Collins

    Lorsque je me suis engagée dans cette lecture commune proposée par Bibliofolie, je ne pensais pas en venir à bout. En tout cas pas si facilement. Les 829 pages d'une écriture dense et d'une prose des plus classiques, se sont pourtant succédées avec une fluidité stupéfiante. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas eu l'occasion de lire un texte d'une si grande qualité ! C'est là que l'on réalise vraiment l'écart avec un Mazetti ou un Foenkinos ! Je n'ai rien contre eux et j'ai pu prendre plaisir à lire ce type de littérature, mais il faut la remettre à sa place parfois. Et ce "Sans nom" de W. Wilkie Collins est une magistrale leçon ! [...]


    Lien : http://itzamna.over-blog.fr/article-sans-nom-w-wilkie-collins-79987061.html

    Critique de qualité ? (3 votes positifs)


    • Livres 2.00/5
    Par Alienor, le 30/08/2010


    Sans nom Sans nom de William Wilkie Collins

    L’action de ce roman débute en 1846, dans la campagne anglaise. La famille Vanstone mène une existence paisible et heureuse dans son domaine de Combe-Raven, se sachant à l’abri du besoin. Norah et sa sœur Magdalen ont grandi entourées de parents aimants, et sont à l’âge où l’on songe à se marier. Mais ce tableau idyllique ne va pas tarder à s’assombrir, et c’est une lettre mystérieuse qui va marquer le début d’un enchaînement d’événements qui vont bouleverser le merveilleux ordonnancement de cette vie simple et sans ombre.

    La suite sur mon blog...


    Lien : http://tassedethe.unblog.fr

    Critique de qualité ? (3 votes positifs)




Faire découvrir William Wilkie Collins par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Quiz