Par ChezLo, le 07/10/2011
Dans la vie de
Aïssa Lacheb
(...) les mecs la troussaient dans les caves, sur l’herbe, n’importe où et moi j’écrivais seul dans mon coin des «je t’aime» et je glissais ça dans sa boîte aux lettres, dans sa main même et j’attendais si c’était beau, si c’était même très beau, très très beau, et puis autre chose aussi, j’attendais qu’elle me sourie vrai et pas par pitié (oh c’était du mépris aussi, j’en suis sûr maintenant que j’y réfléchis), qu’elle dise j’en ai marre de prendre des coups, j’en ai marre qu’on me traite comme une moins-que-rien qu’on me salisse, qu’on me dise jamais des mots bien, qu’on me dise jamais rien, je veux qu’on me pare comme toi, je veux qu’on m’aime comme toi, je veux toi, c’était pas compliqué à dire «je veux toi», elle le disait pas, elle partait, j’en crevais, elle fuyait tout près de moi, même en bougeant pas elle fuyait (...)
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