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Par de, le 12/04/2012
La novlangue néolibérale : La rhétorique du fétichisme capitaliste de
Alain Bihr
En renouant avec la critique marxienne du fétichisme économique, dont la fécondité théorique est ici une nouvelle fois illustrée, il est possible de mettre en évidence l’essence religieuse de ce discours. Ce dernier n’hésite pas à proposer d’immenses sacrifices humains pour assurer la survie de la marchandise, de l’argent, du capital, du marché, de la propriété privée, etc., autant de rapports sociaux réifiés et déifiés devant lesquels il se prosterne comme devant autant d’idoles barbares (...) le roundup, l’aspartame, l’agent orange, les OGM, la dioxyne... sont à ce titre, des conspirations financières et politiques contre les peuples du monde
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Par de, le 12/04/2012
La novlangue néolibérale : La rhétorique du fétichisme capitaliste de
Alain Bihr
N’oublions jamais que les pensées de la classe dominante sont aussi, à toutes les époques, les pensées dominantes. En l’occurrence, le discours néolibéral vise non seulement à justifier les politiques néolibérales en en masquant le caractère de politique de classe, cherchant à transformer et refonder l’exploitation capitaliste, mais encore à les renforcer, tant en servant de langage véhiculaire qu’en brouillant l’intelligence de leurs enjeux pour les membres des classes dominées. C’est le langage actuel des maîtres du monde
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Par de, le 13/10/2011
La logique méconnue du de
Alain Bihr
Le capital fictif est donc le moment où la valeur semble s’émanciper totalement des contraintes et des limites du procès cyclique de reproduction du capital (unité du procès de production et du procès de circulation), où elle semble se détacher de sa propre substance, le travail social, où elle semble pouvoir mener une vie propre dans un monde à part, l’univers de la finance. » ; « Sa fiction est l’indice du degré d’abstraction concrète auquel est parvenue la valeur dans son mouvement d’autonomisation
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Par de, le 13/10/2011
La logique méconnue du de
Alain Bihr
Avec la soumission réelle du travail au capital, la loi de la valeur ne fonctionne plus seulement comme principe régulateur de la circulation des marchandises. De loi externe au procès de production, réglant a posteriori la circulation des marchandises en exigeant qu’elles soient échangées équivalent contre équivalent, elle devient une loi interne à ce procès, réglant a priori leur production en exigeant que n’y soit dépensée que la quantité de travail social nécessaire en moyenne.
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Par de, le 13/10/2011
La logique méconnue du de
Alain Bihr
La formation d’un tel taux de profit moyen implique qu’un capital quelconque ne s’approprie pas, en règle générale, une quantité de plus-value égale à celle qu’il a lui même formée. Il s’en approprie plus ou moins selon qu’il opère dans des conditions de valorisation moins ou plus favorables que celles que connaît la moyenne des capitaux
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Par de, le 13/10/2011
La logique méconnue du de
Alain Bihr
Car tant que perdurera l’inversion qui soumet les hommes à la loi des choses qu’ils ont créées et qui érige inversement ces dernières en idoles barbares exigeant des sacrifices humains comme condition de la poursuite de leur règne, il faudra en reprendre mais aussi en prolonger et en actualiser la critique, théorique et pratique.
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Par de, le 13/10/2011
La logique méconnue du de
Alain Bihr
La socialisation du procès de travail. Le véritable sujet de ce procès est désormais un travailleur collectif, constitué d’un grand nombre de travailleurs individuels rassemblés, organisés et dirigés par le capital qui, selon la formule consacrée, est plus ou autre chose que la simple somme de ces derniers.
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Par de, le 13/10/2011
La logique méconnue du de
Alain Bihr
Ainsi la valeur en procès qu’est le capital, valeur tendant à l’autonomie, ne peut pourtant pas s’émanciper totalement de la valeur d’usage de ses propre produits et, à travers elle, des besoins sociaux qu’ils doivent satisfaire, qui conditionnent directement sa reproduction en valeur
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Par de, le 13/10/2011
La logique méconnue du de
Alain Bihr
Autant dire que le taux de profit participe pleinement du fétichisme du capital pour lequel rien que le capital mais tout le capital participe à sa propre valorisation. Toute trace de la contribution essentielle du travail et de son exploitation à cette dernière a disparu.
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Par de, le 13/10/2011
La logique méconnue du de
Alain Bihr
Sous forme du capital fictif, la valeur est alors à l’image de ces personnages de dessins animés dont la course ne peut se poursuivre que tant qu’ils n’ont pas conscience qu’ils sont suspendus dans le vide.