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Par carre, le 22/06/2012
Chaque jour est un adieu : Suivi de Un jeune homme est passé de
Alain Rémond
Quoi, tu joues encore, à ton âge ? Oui, je jouais encore. Et je le plaignais, sincèrement, de ne plus savoir jouer. Après, quand on a passé la barrière, franchi la frontière, c’est fini, on ne peut plus revenir en arrière. Jamais.
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Par carre, le 21/06/2012
Chaque jour est un adieu : Suivi de Un jeune homme est passé de
Alain Rémond
Ça fait très image d'Épinal le lavoir à l'ancienne, vieille tradition de nos belles campagnes. Mais ma mère, ça ne la faisait pas tellement rêver.
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Par carre, le 21/06/2012
Chaque jour est un adieu : Suivi de Un jeune homme est passé de
Alain Rémond
Dire adieu, encore, même si c’est impossible, parce qu’on ne dit pas adieu à son enfance, on vit avec elle chaque jour de sa vie.
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Chaque jour est un adieu de
Alain Rémond
"Il y avait entre nous ce lien si fort de la tribu, il y avait ce bonheur de partager les mêmes rites, les mêmes histoires codées, la même mythologie. Mais, à cause de cette souffrance au cœur de la famille, de cette guerre entre nos parents, nous ne savions ni les mots ni les gestes de la tendresse. De l’amour. (...) Et voici que mon père, avec son sourire fatigué, sans doute aussi pour faire oublier le père lointain, étranger, qu’il avait été, trouve le courage de nous dire combien il nous aime, (…)" (p. 74 et 75).
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Chaque jour est un adieu de
Alain Rémond
Pourquoi faut-il dire adieu, dés son enfance,à tout ce qu'on aime? Pourquoi les choses se défont-elles,pourquoi tout s'en va-t-il?
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Chaque jour est un adieu de
Alain Rémond
"Dire adieu, encore, même si c’est impossible, parce qu’on ne dit pas adieu à son enfance, on vit avec elle chaque jour de sa vie." (p. 112)
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Chaque jour est un adieu de
Alain Rémond
Mais qu'est-ce que c'était, ce cafard, à côté de ce qui me rongeait jour après jour, nuit après nuit, et dont il me faudrait maintenant parler ? Tout se paie. Le bonheur à Trans, ce bonheur que j'ai bu jusqu'à la dernière goutte, était un mensonge. Il y avait à l'intérieur de ce bonheur, un malheur plus grand encore. Et je ne sais pas si je vais trouver les mots pour avancer, dire l'enfer du paradis terrestre. J'ai compris un jour deux choses, peu de temps après notre installation à Trans : mon père et ma mère ne s'aimaient plus. mon père buvait. C'était la mort de l'amour, c'était la mort à l'oeuvre.
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Les coulures du temps de
Alain Rémond
Mêmes morts, les bateaux sont les oiseaux de nos rêves.
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Les enfants habitent l'histoire de ces bateaux, leur mémoire, leurs souvenirs et leur redonnent la vie par la magie du jeu, ce sésame qui est le bonheur de l'enfance : on serait des marins, on serait des pirates, on serait des explorateurs... Instantanément ils le sont. Et les vieux bateaux qui rouillent et qui pourissent rescuscitent dans les jeux des enfants.
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Tout ce qui reste de nos vies de
Alain Rémond
Mais écrire à la main, noircir des dizaines, des centaines de feuilles de papier, c'est un bonheur physique, sensuel, dont jamais, je crois, je ne pourrai me passer. Je laisse des traces. Et ces traces sont vivantes. Rien que l'idée d'ouvrir une chemise, de faire claquer les élastiques, de glisser la main au milieu des feuilles, c'est comme sentir palpiter le coeur d'un oiseau. C'est ma vie, tellement précieuse, comme toutes les vies.
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Par gwenlaot, le 31/10/2010
Chaque jour est un adieu de
Alain Rémond
On a passé là, dans la cour, des milliards d'heures de pur bonheur. Ma mère, en venant donner à manger aux poules et aux lapins, venait voir à quoi on jouait, on lui faisait visiter, elle nous donnait des idées. J'ai appris là, avec elle, grâce à elle, à vivre avec le soleil, à l'apprivoiser, à jouir du temps, du jeu des feuilles, des avancées de l'ombre sur la terre.