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Par Mahia, le 27/08/2012
La maison devant le monde
de
Alain Vircondelet
«La maison devant le monde panse seulement les plaies ouvertes, met un peu de baume sur elles. L’exil au fond est la richesse de cette existence. Il permet de voir autrement, d’entendre autrement, d’être plus accessible à l’invisible ». Avec ces mots se termine le dernier ouvrage paru chez Desclée De Brouwer, d’Alain Vircondelet.
« La maison devant le monde » nous entraîne d’Alger à Lectoure (où il a vécu) au fil de chapitres qui s’égrènent, denses, intenses, sensuels, miniatures d’un art qui se dit et qui s’inscrit en images, en peintures, qui racontent, qui prient… : « Aimer sans mesure, apprivoiser l’exil, se relier, accueillir toutes les routes, s’ouvrir au cœur du monde… »
L’auteure est en route. Il marche à grands pas d’une rive à l’autre, largement libre dans sa foi qui rappelle comme un frère… Albert Camus. Le titre est d’ailleurs emprunté à un poème de jeunesse d’Albert Camus et le livre est dédié indirectement à ce grand frère oranais dont l’esprit imprègne la centaine de pages.
L’inaltérable source.
Alain Vircondelet est né à Alger. Il avait 15 ans lorsqu’il fut arraché à sa terre natale. Enfant de la capitale, il n’a pas eu le temps de devenir adulte chez lui. Il a dû se contenter de regarder, sentir, vibrer, recevoir des images chocs, des sensations brûlantes. Il a emmagasiné une vision sauvage de l’innocence de ces premiers matins du monde. Cette sève brouillonne d’une source inaltérable qui a alimenté nombre de ses œuvres car cet écrivain prolixe a édité une liste impressionnante d’ouvrages, romans, récits consacrés à son enfance algérienne. On lui doit également des biographies qui font référence, particulièrement celles de Marguerite Duras dont il fut un proche jusqu’au bout. Il s’est penché avec talent sur d’autres personnalités qui ont toutes en commun une relation avec l’absolu : Blaise Pascal, Charles de Foucauld, Jean-Paul II, Albert Camus, Rimbaud, Jean de la Croix… prochainement un récit consacré à Saint-Exupéry à partir de données totalement inédites devrait paraître.
Actuellement, Alain Vircondelet s’attache à relater la vie d’un autre grand homme, le peintre Balthus – de son vrai nom, Balthazar Klossowski de Rola qui vit en Suisse. Ce peintre avait réalisé les décors de « La peste » et de « L’état de siège » de Camus en 1948.
Un chant sacré.
« La maison devant le monde » est un chant secret qui monte comme une louange vers Dieu : « elle rend le chant obscur de l’enfance, restitue la plénitude des choses… ». C’est une icône : « le paysage en Dieu, l’être en Dieu. Il y a des lieux où s’écartent les tentures qui obscurcissent le monde. »
En sous-titre, l’auteur a choisi : « le désir du bonheur » et sur la couverture dans un petit carré, un détail du « Déjeuner » de Monnet : la représentation du bonheur en quelque sorte, une nappe légèrement froissée, une coupe de fruits, une tasse, la lumière… Un idéal de perfection, un instant d’éternité… Et les lignes qui suivent nous font entrer dans un sanctuaire.
Alain Vircondelet cherche à apaiser son exil par un bonheur aussi fort qui a odeur de mur, épaisseur de vie familiale : « C’est peut-être cela la vocation des maisons, apaiser les exils, aider à retrouver sa place, à connaître le bonheur de se caler dans son espace, d’y éprouver une curieuse solitude, celle d’une mémoire ancienne, sauvage, qui permet cependant de se rassembler, de se ramasser, d’être dans un état natif ou s’effacent les douleurs. »
L’écriture d’Alain Vircondelet s’enracine dans le sacré. Elle en a la sauvagerie. Rude et âpre. Elle atteint des sommets fulgurants, des embrasements qui ont les étoiles pour témoin et ses deux jeunes enfants pour héritiers. Lui-même est l’héritier d’une maman qui savait faire aimer la vie et qui lui disait de ne jamais parler de son histoire à l’imparfait : « Garde le présent, mon fils, souviens-toi toujours au présent de notre histoire, sinon tout sera mort, très vite enseveli… » et qui disait encore : « pour apprendre à aimer, il n’y a pas mieux, le ciel, la mer, les forêts, les plages, tout t’appartient. Bois, recueille, accorde ton cœur à leurs souffles. »
L’amour chante la vie.
Et le petit Alain écoute sa maman. Il boit son pays, son ciel, sa mer, ses visages multiraciaux, avec amour. Charnellement. Il faut être né « là-bas » pour sentir ainsi, aussi délicatement, puissamment, sauvagement la fête de vivre. Et même la guerre n’aura pu empêcher la source de se remplir à satiété. Il écrit : « très tôt je prends conscience du sentiment de la plénitude, j’ai le goût des choses inaugurales, des commencements. » Et ce sera comme un leitmotiv, un vent fouettant, ce goût de l’inaugural qui l’empêchera de sombrer dans la sclérose de la nostalgie. Comment pourrait-il être nostalgique ? Les senteurs de jasmin et des lantanas remontent en lui, font partie de son « chemin de vérité ». Il a englouti Alger dans son être : « retenue en moi, la ville va devenir lieu … du premier jardin, de l’enfance heureuse. Lieu sacré. » Sur le paquebot qui l’éloigne en 1962, il fait une promesse. Il a 15 ans. L’âge de l’héroïsme selon Claudel. : « Je fais le serment dans cette nuit étoilée d’être fidèle à la terre de naissance. De là chanter toujours, d’en être le fils. Je dis que je l’écrirai un jour. Qu’écrire inscrira cet amour dans le temps, qu’écrire c’est comme prier : une parole, un chant qui monte. Une avancée dans la vérité. »
Les racines du ciel.
Les lieux « ne comptent plus en apparence » pour un déraciné. Alain Vircondelet reste ce déraciné enraciné dans une patrie céleste qui dérange parfois les intellectuels incroyants mais qui ne l’empêchent pas d’exulter : « …une louange intérieure, pas formulée, s’élève qui fait jubiler d’être ici, de participer au déploiement de la grâce, à cet instant fragile du plein que rien n’altère… »
Alain Vircondelet nous fait encore des petits cadeaux avec des souvenirs en filigrane sur Jean Guitton, où Dali, mais aussi et surtout, Marguerite Duras qui lui disait : « Ecrire, c’est prendre le même large que celui des vagues, perdre de vue les rivages et partir là où l’on ne sait rien… Force les instants, ne te laisse jamais enliser, rend sacré ce qui t’entoure, ne laisse rien échapper de ce qui t’est donné, sublime la vie. »
Alain Vircondelet a enregistré la leçon : écrire, ce sera donc la mer ou les collines, à l’infini. « Car c’est de la chair vive qu’il doit surgir, le livre, de l’émotion pure, jamais des règles d’école et des académismes. »
L’incandescence son écriture se fait gloire. Avec une élégance très « vircondelienne », il fait mouche comme par inadvertance en fustigeant les modernes, « ces fouineurs de poubelles, démolisseurs d’espérance » : « la prétendue modernité se veut barbare et sauvage ; elle croit suivre Rimbaud quand elle éructe, profane, transgresse dans la complaisance. »
La maison devant le monde se tient comme un paquebot sur l’éperon de Lectoure. Le bout du voyage ? L’instant dans son éternité comme dans sa fulgurance. Et les descriptions se chevauchent, se couturent, invitent au commencement, à la virginité, au contre-courant. « Ici, dans cette Toscane gasconne, la lumière est souvent méditerranéenne ». Il fallait un auteur natif de la terre algérienne pour nouer le lien. Pour réconcilier les ciels et les lumières. Comme lui, il nous faut « retrouver l’ardeur fébrile des pionniers et des moines. Le regard des enfants. »
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Par cathe, le 02/04/2012
La traversée
de
Alain Vircondelet
Alain Vircondelet a quinze ans quand il embarque en juin 1962 avec ses parents sur le "Ville d'Alger" qui les emmène à Marseille. Avec eux, plus d'un million de Français ont choisi entre "la valise ou le cercueil". Mais pour tous ce départ est un déchirement, d'autant plus qu'ils ne sont pas les bienvenus en France. Mais avant tout ce sont les souvenirs des années heureuses qui sont dans toutes les mémoires lors de ce départ. Pour l'auteur, c'est l'occasion de revenir sur son enfance à Alger bouleversée dès le début des "troubles". Et pendant la traversée, il lit L'éducation sentimentale de Flaubert, comme si ce départ était pour lui un passage vers l'âge adulte.
Nourri de souvenirs mais aussi de références littéraires (l'auteur est un grand admirateur de Camus), ce récit est un témoignage très complet bien que très personnel sur cette période de l'histoire. On trouve souvent cette nostalgie de la vie en Algérie dans les témoignages de Pieds-noirs, mais ici le fait que l'auteur retrace ses souvenirs d'adolescent est particulièrement touchant. Il n'aura de cesse de parler de ce "paradis perdu" en écrivant sur ce sujet, tout en poursuivant une carrière d'écrivain et de biographe. Je remercie Babelio de m'avoir envoyé ce livre que je n'aurais peut-être pas lu spontanément mais qui en fait m'a permis de mieux comprendre le ressenti de ces Français d'Algérie.
Lien : http://les-routes-de-l-imaginaire.blogspirit.com/
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Par antibouille, le 12/02/2012
Albert Camus, fils d'Alger
de
Alain Vircondelet
Très belle biographie d'Albert Camus qui s'attache à l'homme plus qu'à l'écrivain.Très belles pages sur Alger et l'Algérie.On redécouvre avec beaucoup de plaisir,surtout par ces temps-ci, l'inépuisable soif de justice humaine de Camus et son amour infini de la nature...
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Par Natacha851, le 16/10/2012
Séraphine : De la peinture à la folie
de
Alain Vircondelet
Séraphine est, pour moi, une artiste qui mérite à être connue.
Je l'ai découverte grâce à l'exposition qui a eu lieu au musée Maillol, à l'occasion du film de Martin Provost, en 2008.
Ce fût pour moi une révélation.
J'ai été impressionnée et touchée par ce monde végétal si coloré et vivant, grouillant même, n'appartenant qu'à elle.
Sans aucun cours de dessin, ni de connaissance artistique, elle a réussi à créer une oeuvre riche.
Puis, je suis allée voir le film.
Peu de dialogue, nous sommes dans le contemplatif, le ressenti. Un film incroyable avec Yolande Moreau qui colle totalement au personnage. Elle ne joue pas Séraphine, elle est Séraphine.
Enfin, j'ai lu cette biographie.
Intéressante, elle permet de mieux connaître sa vie mais surtout son besoin viscérale de produire, de créer.
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Par stcyr04, le 06/08/2012
La cathédrale
de
Alain Vircondelet
“Roman” est-il le terme idoine pour qualifier cette œuvre, dont la trame narrative et les dialogues ne sont que des prétextes à l’exégèse du symbolisme chrétien? En effet, cet opus est une litanie de couleurs, de gemmes, d’architectures religieuses, de plantes, de fleurs, d’animaux, de bêtes chimériques, d’odeurs et d’essences dans leur personnification de qualités chrétiennes et de pêchés, et dans leur incarnation de personnages de la bible et de l’iconographie catholique. Cette impression de guide mystique plutôt que d’œuvre d’art est confirmée par la présence en fin d’ouvrage d’un index récapitulant les différents assertions de l’auteur. Certains épisodes restent quand même en mémoire telle l’évocation d’une prise de possession d’un siège épiscopale ou mieux encore la narration des persécutions scatologiques auxquels se serait prêté le malin sur certaines saintes. J’ai particulièrement apprécié la comparaison intéressante de l’architecture des cathédrales romanes et gothiques dans ce qu’elles dénotent des sentiments qui ont pu conduire à leur érection.
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Par brigittelascombe, le 29/08/2011
Saint Exupéry, vérités et légendes.
de
Alain Vircondelet
De la rose d'une soeur,celle de Marie Madeleine qui ne coupait pas les fleurs de peur qu'elles ne souffrent, celle de l'enfance d'un enfant roi,au regard disponible à l'émerveillement,celle des jours heureux de château en château aux côtés d'une mère aimante et aimée, salut,rempart,repère, à la rose de Consuelo "femme de coeur vive et loyale "aux quatre épines de rien du tout qui le protège du monde", qui éclaire sa vie de son exotisme, il y a celle du Petit Prince: tour à tour "Pique la lune", poète,rêveur mélancolique et solitaire qui cherche le trésor au fond de lui,"Tatane" médiocre étudiant chahuteur,dont le père mort "devenu montagne" va "s'établir au milieu des airs" pour le surpasser car "la cloture du monde est précaire et aléatoire", Saint Ex le pilote qui s'énivre "de voltiges, "sésame des mondes intérieurs " pour "renoncer aux amours qui mentent", comme d'une envie de Dieu, pour approcher les étoiles", qui veut "comprendre au delà de voler", Saint Exupéry l'écrivain dont le mal être et l'errance existentielle féconde l'oeuvre,Tonio le passionné, impatient,fougueux,impétueux qui par delà les orages,les brouilles,les infidélités et l'énigmatique E.émancipée et intellectuelle, sera l'homme d'un seul amour, Ô Consuelo,"oiseau des iles", qu'il invoquera toujours à l'image d'une Madone car elle est l'étoile innocente et naïve qui croit en Dieu et le sauve des grands vertiges.
Un reportage fouillé, un beau témoignage,un superbe livre aux photos en noir et blanc qui nous ouvre grand les portes des jardins secrets de celui qui fut un aviateur courageux (fauché par la mort en cours de mission à 44 ans) et un grand écrivain dont l'oeuvre "prône une morale de l'action et du devoir fondée sur la croyance en la grandeur de l'homme."(cf dictionnaire Hachette)
Un livre qui éclaire et touche,qui "crée des liens" comme disait le Renard du Petit Prince, qui "apprivoise", qui "partage les nuits de Bible faites d'étoiles et de vent", qui montre la voie pour "devenir vaste".
Sublime!
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Par Cularo, le 30/04/2013
Albert Camus : Vérité et légendes
de
Alain Vircondelet
Un très beau livre illustré de magnifiques photos d'Albert Camus qui permet sous la plume de Vircondelet de comprendre un peu plus la personnalité de ce grand écrivain.
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Par Niva8, le 31/01/2013
Antoine et Consuelo de Saint-Exupéry : Un amour de légende
de
Alain Vircondelet
Au cours de mes vagabondages, j'ai déniché ce joli livre, qui ne fait plus l'actualité des libraires, chez un soldeur de livres bien connu.... Plus qu'une histoire d'amour exceptionnelle, ce livre richement documenté à partir de documents trouvés dans une malle ayant appartenu au couple mythique et rassemblés par un de ses amis (dessins, photos, lettres, copies de manuscrits, aquarelles, etc..), permet de découvrir la personnalité intime d'Antoine de Saint-Exupéry, célèbre aviateur, grand reporter, et homme de lettres. En filigrane de cette lecture passionnante, apparaît toute la sensibilité et la fragilité du père du Petit Prince. Les photos noir et blanc d'Antoine et de Consuelo de Saint-Exupéry sont superbes.
Si vous avez l'occasion de lire ce livre, j'espère que vous passerez un aussi bon moment que moi
Lien : http://mescapades.canalblog.com
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Par ladyoga, le 27/01/2013
Sur les pas de Marguerite Duras
de
Alain Vircondelet
Magnifiques illustrations de Anne Steinlein, un bel ouvrage pour découvrir ou redécouvrir la vie de Marguerite Duras.
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Par Corboland78, le 25/03/2012
La cathédrale
de
Alain Vircondelet
Joris-Karl Huysmans de son vrai nom Charles Marie Georges Huysmans, est un écrivain et critique d'art français (1848-1907). Huysmans était le descendant par son père, d'une lignée d'artistes peintres hollandais. Certains tableaux du plus célèbre de ses ancêtres, Cornelius Huysmans, peintre à Anvers au XVIIe siècle, figurent aujourd’hui au Louvre et c’est pour mieux évoquer ses origines hollandaises, que Huysmans adopta le prénom de Joris-Karl.
A partir de 1876, Huysmans collabore en tant que chroniqueur d’art, à différents journaux pour lesquels il rédige des comptes rendus des Salons de peinture. Il prend la tête du combat visant à imposer l’Impressionnisme au public. Après sa conversion au catholicisme vers 1895 et relatée dans son roman En Route, il publie en 1898 La Cathédrale.
Durtal a suivi à Chartres son ami et confesseur l’abbé Gévresin qui essaie de l’aider à traverser une crise spirituelle. Là, il fait la connaissance de l’abbé Plomb avec lequel il explore la cathédrale, pas à pas, tout en menant des discussions très instruites sur l’architecture des lieux. Taraudé par l’idée de se consacrer plus pleinement à la vie religieuse mais hésitant à franchir le pas, il envisage de faire une retraite à l’abbaye de Solesmes. Quand le roman s’achève, sans que rien ne soit réellement décidé de son avenir, Durtal accepte de se rendre à Solesmes avec l’abbé Plomb pour une courte période d’essai.
Le héros du roman, Durtal, est un avatar de J.K. Huysmans qui vient de se convertir au catholicisme depuis quelques années à peine. Ses tourments sont ceux de l’écrivain qui après s'être retiré dans plusieurs monastères quittera Paris en 1899 pour s’installer définitivement dans le petit village de Ligugé, près de Poitiers dans la Vienne, où il s’est fait bâtir une demeure à proximité de l’abbaye bénédictine Saint-Martin. Là, il partagera la vie quotidienne des moines et se préparera à devenir oblat. Mais en 1901, la loi sur les congrégations vient dissoudre la communauté de Saint-Martin, poussant les moines à l’exil et obligeant Huysmans à rejoindre Paris.
Roman complexe et érudit, la cathédrale – qui donne son titre à l’ouvrage – est le centre de ce récit. C’est ici, en ses murs, que Durtal vient chercher le repos de l’âme et les réponses aux questions qui l’obsèdent sur la force de sa foi et le vide qu’il ressent au plus profond de lui-même. Protection des murs mais surtout présence réconfortante de la Vierge à laquelle la cathédrale de Chartres est dédiée.
Les longues discussions avec l’abbé Plomb sont prétextes à aborder la symbolique sous toutes ses formes, qu’elle soit architecturale ou bien envisagée sous l’aspect des couleurs, des pierreries, des vitraux, du bestiaire etc. Conversations pointues entre experts, exposition de théories esthétiques, la lecture du roman nous plonge dans un débat intellectuel et mystique de haute tenue qui m’a souvent dépassé je l’avoue. Cette avalanche de documentation et de savoir, à laquelle il faut ajouter l’utilisation de mots rares, en font un bouquin pour public averti.
Mais au-delà de cet aspect, il y a aussi cette interrogation spirituelle de l’écrivain qui le pousse à se consacrer de plus en plus complètement à sa foi sans trop savoir comment. Coincé entre son intellectualité qui le pousse à analyser froidement les faits, et la foi totale qui nécessite un abandon quasi naïf, Durtal ne sait sur quel pied danser et c’est ce qui fait toute la saveur de ce texte.
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Par Snow-White, le 24/02/2012
La traversée
de
Alain Vircondelet
Grâce au dernier Masse Critique de Babelio, j’ai donc reçu La traversée, un livre d’Alain Vircondelet qui se centre sur le voyage de l’auteur quand il avait 15 ans d’Algérie à la France à la veille de l’indépendance algérienne. Si j’avais choisi ce livre, c’est car il se trouve que mes grands-parents et mon père sont pieds-noirs, si ce n’est qu’ils sont venus en France en avion.
Premier constat : Alain Vircondelet est très nostalgique, et sa vision d’Alger et de sa vie – même en période de guerre – est alors teintée de ce filtre particulier qui est posé sur le passé et qui empêche à tout jamais de le voir clairement. Ce n’est pas aidé par son idéalisme excessif de la vie qu’il menait, et de sa façon de toujours rappeler le soleil, le parfum des orangeraies et son admiration plus que palpable (mais franchement rébarbatif au bout d’un moment) pour Albert Camus.
La traversée de Vircondelet est donc entrecoupé par son existence avant le départ, la guerre, comment le pays vivait, etc. Il se répète régulièrement aussi, et même sa façon d’écrire est teinté de cette nostalgie et de la brisure du déracinement.
J’ai donc eu beaucoup de mal à accrocher, car au départ, même quand il écrivait sur la guerre, c’était toujours contrebalancé par la façon naïve dont les pieds-noirs vivaient, avec une certaine insouciance bien que conscient de ce qui se passait - à un certain degré. L’auteur devient réellement pertinent et son ton plus incisif dans la dernière partie du livre quand il relate comment la France les a accueilli, comment les français les considéraient (mal), et comment le gouvernement les avaient traités. C’est au fond un peu dommage qu’il faille en arriver là pour que le livre devienne réellement accrocheur.
L’auteur vogue dans le temps, donnant parfois l’impression de se laisser porter par le flot des mots et au moins, et de ce côté-là, cela n’est pas trop gênant.
Le livre, en lui-même, n’est donc pas inintéressant, bien que malgré sa courte taille (269 pages), Vircondelet trouve le moyen de créer trop régulièrement un sentiment de répétition qui est plutôt néfaste et sans cela, j’aurais trouvé l’ouvrage plus captivant.
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Par Mitchka10, le 12/02/2012
Séraphine : De la peinture à la folie
de
Alain Vircondelet
Très belle biographie.
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Par Kroustik, le 26/01/2012
Sagan : Un charmant petit monstre
de
Alain Vircondelet
J'aime bcp Sagan. Encore une conséquence de mon passage en bouquinerie... (Au départ c'était pour revendre des livres !)Retour à la pal ;)
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Par Lexpress, le 09/12/2011
Les couples mythiques de l'histoire de l'art
de
Alain Vircondelet
L'histoire de l'art a ses couples mythiques. Cet ouvrage, qui se lit comme un roman, retrace le destin d'une trentaine d'entre eux.
Lien : http://rss.feedsportal.com/c/568/f/480493/s/1ac1b7cb/l/0L0Slexpress0Bfr0Ccult...
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Par Birhacheim, le 28/05/2009
Antoine et Consuelo de Saint-Exupéry : Un amour de légende
de
Alain Vircondelet
Cet ouvrage, offert pour l’un de mes anniversaires, mérite le détour pour la qualité de son iconographie… Et finalement Saint Exupéry est un personnage de l’histoire de la littérature… et de l’Histoire tout court…
Une bien belle histoire de deux êtres exceptionnels pris dans la tourmente de l’entre deux guerres et de la seconde guerre mondiale.
La personnalité écrasante de Saint-Exupéry est mise en perspective, au regard de celle qui fut son épouse légitime et qu’il aima toute sa vie même si son amour ne rimait guère avec fidélité et présence à ses côtés.
.../...
Lien : http://www.bir-hacheim.com/une-histoire-damour-sur-mon-blog,2009,05,28
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Par jpryf, le 18/02/2009
Albert Camus : Vérité et légendes
de
Alain Vircondelet
Ce livre paru en1998 aux Editions du Chêne contient de nombreuses photos tirées des albums des enfants de Camus Catherine et Jean et un trés beau texte d'Alain Vircondelet.Alain >Vircondelet est un universiataire ,né en Algérie, pays qu'il a quitté en 1962 a dix-huit ans. Il a écrit de trés beau livre sur la nostalgie de son pays: "Maman la Blanche" et " Alger l'Amour" et i sa sensibilité lui permet de trés bien comprendre Camus.