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L'Open Space m'a tuer de
Alexandre Des Isnards
Chez les consultants, on n'a pas le droit de se plaindre dans l'incertitude, surtout dans l'incertitude. L'inconfort, l'instabilité font partie du jeu. Un bon consultant doit savoir importer son stress, exporter son enthousiasme et vivre sereinement cette belle aventure pleine de rebondissements et de projets flexibles.
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L'Open Space m'a tuer de
Alexandre Des Isnards
Dans Huis clos, les personnages sont condamnés à « vivre les yeux ouverts ». En open space, les consultants doivent « vivre à visage et écran ouverts ». Tout le monde peut passer vérifier si vous êtes heureux, si vous dormez, soupirez, riez... « Détection de sourire », comme dit la pub pour Canon. Smileys sur son MSN. « Put a smile on your face and you ass on facebook. » Les moins adaptés au jeu du je-t'observe-mais-ne-te-juge-pas-mais-en-fait-si-je te-juge sont vite repérés.
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L'Open Space m'a tuer de
Alexandre Des Isnards
C'est rageant car les boîtes mises toujours sur les même profils. Dans le conseil, le genre à l'aise mais pas grande gueule. Dans la pub, le décalé alternant vannes et coups de gueule. Dans la com, le « pro » toujours « charrette ». Dans le marketing, l'enjoué malgré le stress...
Affirmez-vous...pour mieux rentrer dans le moule.
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Par pyrouette, le 31/07/2012
L'Open Space m'a tuer de
Alexandre Des Isnards
S'épanouir dans son boulot...Bel objectif. C'est vrai. Mais si on n'y arrive pas, on veut juste ne pas être forcé de le faire croire.
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Par pyrouette, le 01/08/2012
L'Open Space m'a tuer de
Alexandre Des Isnards
Accessible (tutoiement), ouvert (open-space), le nouveau management joue sur un registre plus intime, plus participatif. De l'extérieur; cela donne envie. De l'intérieur, on se rend compte que rien n'a changé : sur fond d'imposture, d'attaques personnelles et de dictature du bonheur, les rapports sont violents et les hiérarchies bien présentes.
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L'Open Space m'a tuer de
Alexandre Des Isnards
Finalement, ce livre raconte tout ce que les jeunes cadres savent mais qu'ils taisent et donc que les autres ignorent : les nouvelles formes de violence, le diktat de la bonne humeur et de la convivialité, la fausse liberté qu'offre la flexibilité, le supplice du timesheet, la folie de l'évaluation et de l'autoévalation, le manque de reconnaissance etc.
Bref, l'envers du décor de ce néomanagement qui avait tout pour plaire mais qui, à l'usage, ne consiste qu'à rendre cool cette réalité : nous sommes tous des ressources interchangeables.
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Par pyrouette, le 03/08/2012
L'Open Space m'a tuer de
Alexandre Des Isnards
Très important. Solliciter l’acceptation de l’évalué pour qu’il soit responsable de ses objectifs.
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Par alicejo, le 24/10/2011
L'Open Space m'a tuer de
Alexandre Des Isnards
L'open space ressemble à un petit village où les petits vieux observent ce qui se passent à travers des persiennes. Les petits vieux, ce sont les Vincent, Guillaume, Sonia and Co, des consultants ni langue de pute ni délateurs, mais des personnes qui jugent. Tout le monde surveille tout le monde. Tout le monde s'entend, se voit, s'épie. Des bruits de couloir, des rumeurs, des réputations se construisent peu à peu.
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Par alicejo, le 24/10/2011
L'Open Space m'a tuer de
Alexandre Des Isnards
En open space, les salariés sont mis en concurrence. Par le regard, ils se régulent les uns les autres. Mais de petites solidarités locales viennent casser le jeu de la concurrence pure et parfaite. Les camaraderie endorment la surveillance entre voisins et ça se relâche. Alors, pour réintroduire de l'émulation saine, on brasse, on ventile, on redistribue les cartes par un déménagement interne.
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Par alicejo, le 24/10/2011
L'Open Space m'a tuer de
Alexandre Des Isnards
Fin de journée, c'est parti pour le ballet des contorsionnistes. On commence à s'observer pour voir qui sort le premier. C'est normal de partir. Mais quand ? Un cadre ne compte pas ses heures.