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Par grisette, le 16/06/2010
La Couleur pourpre de
Alice Walker
Les Olinkas ne considèrent pas que les filles doivent être éduquées. Une mère à qui je demandais pourquoi, m’a expliqué :
- Une fille n’est rien en soi. Seul son mari peut lui permettre de devenir quelque chose.
- Que peut-elle devenir ? lui demandai-je.
- Pourquoi, dit-elle, la mère de ses enfants.
- Pourtant, lui ai-je répondu, je n'ai pas d'enfant, je ne suis pas mère, mais je suis quelque chose.
- Vous n’êtes pas grand-chose, dit-elle. La bonne à tout faire du missionnaire.
Il est vrai que je travaille dur, plus dur que je n'aurais jamais imaginé, je balaie l’école et je nettoie après les heures de service, mais je n’ai pas l’impression d’être une bonne à tout faire. J’ai été surprise d’apprendre que cette femme, dont le nom chrétien est Catherine, me voie ainsi.
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La Couleur pourpre de
Alice Walker
Tout ce que j’ai senti de divin à l’église, c’est moi qui l’ai amené. Et à mon idée c’est pareil pour tout le monde. Les gens viennent là pour y mettre ensemble leurs petits morceaux, de bon Dieu, comme dans un puzzle tu sais ; pas pour le trouver.
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La Couleur pourpre de
Alice Walker
Bref on a parlé de Dieu, mai moi je suis encore un peu perdue dans tout ça. J’essaie de me sortir le vieil homme blanc de la tête. Jusque là ça m’a tellement occupée de penser à lui que j’ai rien remarqué des choses qu’il a crées. Par exemple, un épi de maïs, comment il a pu faire ça ? Et la couleur pourpre, d’où ça peut bien venir ? Les petites fleurs des champs et tout.
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La Couleur pourpre de
Alice Walker
« Et alors ? S’il (le bon Dieu) ouvrait ses oreilles toutes grandes pour écouter les femmes noires, le monde ça serait quand même autre chose, c’est moi que j’te l’ dis. »