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Par EMOTION, le 11/08/2012
Femmes et fantômes de
Alison Lurie
Vous savez ce qu'on dit à propos des Navajos: la famille typique comprend un aïeul, les parents, 3.2 enfants, et un anthropologue.
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Par dbreit, le 26/12/2012
La vérité sur Lorin Jones de
Alison Lurie
S’il fallait à tout prix être amoureuse, avec tous les problèmes, toute la déraison que cela impliquait, peut-être valait-il mieux être amoureuse d’un mort ou d’une morte. En aimant une personne morte, on ne risquait pas de subir de blessures sentimentales ; quelqu’un de mort n’allait pas vous critiquer, vous trahir, vous quitter. Et on ne risquait pas non plus de lui faire du mal ; il n’y avait donc pas de culpabilité.
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Par iseure4, le 17/10/2012
La vérité sur Lorin Jones de
Alison Lurie
"Malheureusement, rien ne prouvait que ceux qui se mordraient les doigts ne sortiraient pas aussi leurs griffes."
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Par Woland, le 26/12/2007
Des gens comme les autres de
Alison Lurie
"... Quoique je ressente, quelque part dans ma tête, l'écrivain est là, qui prend des notes, enregistre le dialogue. (Comme a dit un jour Philip Roth, paraît-il, "Notre chance a nous, c'est qu'il ne peut rien nous arriver de mal. Tout est bon à écrire.") Même ici et même en présence de quelqu'un d'aussi célèbre que Teddy Berg - dans un domaine qui n'est pas le mien, c'est vrai - je continue à avoir cette sensation. ..."
... Je suis ici parce que je suis écrivain, or paradoxalement, c'est le seul endroit où je ne sois pas étiquetée comme "écrivain." Je peux être à nouveau quelqu'un d'ordinaire, au lieu de cette espèce de phénomène dangereux que j'ai été à Westford dans les six derniers mois.
Autrefois, dans ma naïveté juvénile, je croyais que ce serait merveilleux de devenir auteur. Il ne m'était pas venu à l'esprit que, si ça se réalisait, je cesserais en partie d'exister en tant qu'être humain, aux yeux de presque tout le monde. ...
... En fait, dans l'ensemble, les gens n'aiment pas vraiment l'idée qu'une femme puisse sérieusement être écrivain. Ils trouvent ça incongru. Ils préfèrent oublier l'un des deux, ou bien l'écrivain, ou bien la femme. ...
... A longue échéance, nous ne serons pas jugés sur notre vie privée, mais sur ce que nous aurons écrit. ..."
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Par Woland, le 03/09/2009
Il était une fois... et pour toujours de
Alison Lurie
[...] ... Selon Richard Abanes, l'auteur de Harry Potter & the Bible, "la série d'Harry Potter est incompatible avec le christianisme." Les livres sont "remplis de messages potentiellement dangereux exaltant l'occultisme et le relativisme moral." Richard Abanes est consterné par les nombreux parallèles entre les auteurs des livres de magie étudiés par Harry Potter et les noms d'occultistes historiques, et insinue que J. K. Rowling est peut-être bien plus impliquée dans la sorcellerie contemporaine qu'elle ne l'admet. Il parle de "la très réelle possibilité que de nombreux enfants soient si captivés par la magie et la sorcellerie qu'ils rechercheront le paganisme ou la sorcellerie disponibles dans le monde réel."
Richard Abanes se plaint aussi du fait que Harry Potter et ses amis ne sont pas des enfants modèles. Ils enfreignent les règles, désobéissent aux ordres et cachent parfois leur attitude rebelle par des mensonges. De plus, "ils sont plutôt fiers d'eux-mêmes et de leurs méfaits." Le livre contient ce qu'il appelle "d'innombrables exemples d'attitudes que des parents chrétiens ne considéreraient pas du tout comme admirables, sans parler de leur non-conformité avec la Bible." C'est assez vrai et c'est probablement l'une des raisons qui rendent Harry Potter si populaire auprès des enfants. Cette attitude s'inscrit aussi dans la grande tradition de la littérature pour la jeunesse. Tom Sawyer et ses amis boivent, fument, jurent et font l'école buissionnière. Dans Le Magicien d'Oz, Dorothée refuse d'accomplir des tâches ménagères pour la méchante sorcière de l'Ouest, et Mary Lennos dans Le Jardin Secret [roman de Frances Hodgson Bennett] désobéit aux adultes et les dupe, trouvant non seulement le chemin de la forêt défendue mais aussi celui de la chambre de Colin, son cousin invalide, dont on lui a caché l'existence. Dans ce genre de livres, les personnages d'enfants ne sont pas parfaits et obéissants, mais curieux, indépendants et pleins d'initiative. ... [...]
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Un été à Key West de
Alison Lurie
Il trouva que, par en dessous et de côté, comme il la voyait à présent, Barbie Mumpson, de même que le lamantin auquel elle lui avait fait penser, était ce que beaucoup de gens qualifierait de « mignonne » ou d’« adorable », plus que de puérile et grassouillette. Le lamatin, bien sûr, n’était pas grassouillet ; c’était seulement sa forme aérodynamique et sa couche de graisse isolante qui lui donnaient cet aspect. Mais il en allait de même pour les phoques et les pingouins, dont les photos couvraient les murs des musées et des magasins de découverte naturelle. Avec un bon tour de main et les bonnes illustrations – des dessins, pas des photos -, le lamantin pouvait probablement paraître mignon, et même adorable.
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Par Woland, le 03/09/2009
Ne le dites pas aux grands de
Alison Lurie
[...] ... Dans "The Story of The Amulet", les enfants, sans trop réfléchir, font un voeu et la reine de Babylone (...) se retrouve ainsi à Londres. Elle est fascinée par la Tour et la Tamise mais atterrée par les conditions de vie des habitants :
- "Mais comme vous traitez mal vos esclaves ! Quels pauvres diables, misérables et délaissés !" dit-elle tandis que le fiacre brinquebalait le long de Mile End Road.
- "Ce ne sont pas des esclaves, mais des travailleurs," dit Jane.
- "Bien entendu ! Les esclaves doivent être travailleurs, cela va de soi. Ce n'est pas à moi qu'il faut le dire. Vous croyez que je ne sais pas ce que c'est qu'un esclave ? Pourquoi leurs maîtres ne veillent-ils pas à ce qu'ils soient mieux nourris, mieux vêtus ? Attendez-vous à une révolte si vous continuez comme cela," reprit la reine.
- "Oh ! non," dit Cyril, "ils ont le droit de vote, vous comprenez, ça les empêche de se révolter. Ca fait toute la différence. C'est Papa qui me l'a dit.
- Le droit de vote ?" demanda la reine. "C'est quoi ? Un talisman ? Un objet magique ? Qu'est-ce qu'ils en font ?
- Je ne sais pas," répondit Cyril, harcelé par toutes ces questions. "C'est juste le droit de vote. Ils n'en font rien de spécial.
- Je vois", dit la reine. "C'est une sorte de jouet." ... [...]
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Par Woland, le 03/09/2009
Il était une fois... et pour toujours de
Alison Lurie
[...] ... Et qu'en est-il de la boîte à délices sur laquelle le vieux magicien [de "The Box Of Delights"] ne peut plus veiller et qu'il doit confier à un enfant ? A première vue, ce n'est qu'un petit rectangle plat, pas grand chose, en fait. Mais quand elle est ouverte, Kay [le héros] voit dedans "ce qu'il prit pour un livre, dont les pages étaient toutes ciselées et ornées de nombreux personnages, et cela lui fit le même effet que de regarder fixement dans une forêt." La boîte, qui révèle les unes après les autres des scènes merveilleuses et parfois effrayantes, est en fait un livre, ou plutôt l'ensemble de tous les livres. Et la personne qui possède cette boîte a le pouvoir de donner vie au monde grâce à son imagination. Autrement dit, cette personne est un écrivain ou un enfant. ... [...]
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Par Woland, le 03/09/2009
Ne le dites pas aux grands de
Alison Lurie
[...] ... [Les contes populaires] présentent aussi une autre caractéristique : ils comptent parmi les textes les plus subversifs de la littérature enfantine. Bien souvent, quoiqu'en général de manière déguisée, ils défendent contre le système en place les membres les plus désavantagés de la société : les enfants, les femmes et les pauvres. La loi et l'ordre n'y sont pas toujours respectés : le fieffé coquin dupe le comte et le pasteur, Jack tue le géant et lui dérobe son trésor. Les riches sont souvent malchanceux, malheureux et incapables ; les rois et les reines ne peuvent avoir d'enfants ou souffrent d'étranges maladies tandis que les pauvres, en pleine santé, ont pour eux la bonne fortune et l'esprit d'entreprise.
Tant que ces récits sont demeurés du domaine de la tradition orale, racontés à des publics restreints, à des gens sans importance, les institutions des mondes littéraire et pédagogique n'y ont guère prêté attention. Mais dès qu'ils se sont mis à faire surface sous forme de textes imprimés, ils ont été condamnés, avec des cris d'horreur dont l'écho résonne encore aujourd'hui.
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Par Woland, le 03/09/2009
Ne le dites pas aux grands de
Alison Lurie
Sarah Trimmer qui, à la fin du XVIIIème siècle, faisait autorité dans le domaine de l'éducation, recommandait aux parents de ne pas laisser leurs enfants écouter ou lire des contes de fées qu'elle taxait d'immoralité car ils enseignaient la violence, l'ambition, l'amour des richesses et le désir de se marier au-dessus de sa condition. "Cendrillon," écrit-elle, "peint les pires des passions qui puissent habiter l'âme humaine, celles dont les petits enfants devraient, autant que possible, demeurer totalement ignorants : l'envie, la jalousie, l'aversion à l'égard des marâtres et des demi-soeurs, la vanité, l'amour des beaux vêtements, etc ..." D'autres critiques ont déploré que ces textes manquent d'esprit scientifique et créent la confusion entre vérité et fiction : le temps passé à les lire serait, selon eux, serait plus utilement employé à apprendre bonnes manières et faits concrets, et à acquérir des compétences. ... [...]
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