Critiques de Amélie Nothomb


Classer par:       Titrecroissant     Datecroissant     Les plus appréciéescroissant
    • Livres 4.00/5
    Par liratouva2, le 19/08/2011


    Tuer le père Tuer le père de Amélie Nothomb

    Tuer le père en 151 pages peut se lire sans précipitation en moins de deux heures, d’une traite et avec entrain. Aucun temps mort. Les pages se tournent toutes seules. Dès les premières lignes j’étais intéressée, prise dans les filets de cette sorcière d’Amélie dont la principale qualité est d’être une excellente conteuse qui ne m’a plus lâchée jusqu’à la fin de son histoire où tout s’est gâché, comme d’habitude, avec mon habituelle indignation :
    "Quoi? C’est tout? C’est ainsi que ça finit? Il n’y a pas de suite? Mais c’est n’importe quoi! Elle nous laisse en plan une fois de plus! C’est pas juste! Elle a pas l’ droit … et ainsi de suite jusqu’à ce qu’enfin mon émotion s’apaise, celle de l’enfant qui réclame toujours plus à son parent lecteur du soir : et après, et après? Encore une! N’éteins pas!"

    N’éteins pas Amélie! Pourquoi ces fins toujours bâclées ou pour le moins décevantes? Ici, franchement, l’histoire méritait mieux que cette pirouette finale! Tout ça pour en arriver là? Bon, peut-être que ce dernier chapitre plaira aux autres lecteurs après tout!
    (...)

    Un moment fort du roman a lieu le 28 août 1998, lors du Burning man, à Black Rock, dans le désert où se rassemble chaque année une foule énorme façon Woodstock. Joe a dix-huit ans, tout lui est désormais permis et il va en profiter. En dire plus serait spoiler
    L’un est admirable d’honnêteté, genre mormon, l’autre n’est qu’un tricheur. Condamnés à rester ensemble, qui détruira l’autre?
    De quoi s'agit-il au juste? Tuer le père ou tuer le fils? Quel est le plus têtu des deux? Le plus joueur? Le plus fou?
    A l'année prochaine Amélie!


    Lien : http://liratouva2.blogspot.com/2011/08/amelie-nothomb-tuer-le-pere.html

    Critique de qualité ? (20 votes positifs)


    • Livres 2.00/5
    Par vincentf, le 25/06/2010


    Stupeur et Tremblements Stupeur et Tremblements de Amélie Nothomb

    Ce joli petit bouquin et sa jolie petite auteur méritent-ils leur succès planétaire ? Deux attitudes, toutes deux idiotes, tentent le commentateur, l'attaque ou la défense. Soit on adhère corps et âme, comme les milliers d'adolescentes qui ne jurent que par Amélie Nothomb, soit on rejette tout en bloc parce que quand un bouquin marche, c'est qu'il est mauvais, le peuple étant un animal qu'on n'abreuve qu'à coup de débilités. Si l'on cherche à être juste avec Stupeur et tremblements on se doit cependant, ouf, de nuancer. Le livre est agréable à béqueter. Il ne tombe pas des mains. Il séduit. Cool ! Mais force est de constater que cette petite descente comique aux enfers n'est pas renversante pour un lecteur sensible à une certaine épaisseur dans les textes. Le style Nothomb est joli, rigolo, mais jamais véritablement beau. On sourit mais on est loin de son compatriote Toussaint, dormir dans les ordures et enlacer un ordinateur étant moins drôle, sous la plume d'Amélie Nothomb, qu'arroser les plantes vertes ou jouer aux fléchettes chez Jean-Philippe Toussaint. On se surprend, en lisant, à espérer les mêmes éléments sous la plume d'un autre. On reste sur sa faim. On garde constamment l'impression de lire un bouquin, un bon bouquin même, pour adolescents. Mais on se dit aussi que c'est peut-être ça qui, justement, fait l'intérêt d'Amélie Nothomb, cette naïve simplicité adolescente dans la description d'un monde adulte pas tout à fait absurde mais en tout cas hors de portée de l'héroïne. On n'apprend certes pas grand chose sur la vie d'entreprise au Japon, mais on découvre un monde intérieur sympathique et un style un peu simplet mais néanmoins original. De là à faire de ce petit bouquin un chef-d'oeuvre, il y a un pas qu'on ne saurait cependant franchir.

    Critique de qualité ? (18 votes positifs)


    • Livres 4.00/5
    Par coquelicot5602, le 23/11/2011


    Stupeur et Tremblements Stupeur et Tremblements de Amélie Nothomb

    Amélie Nothomb, on aime ou on n'aime pas.
    Eh bien j'aime. "Stupeur et tremblements" est le 1er roman que j'ai lu d'elle, je ne savais pas trop à quoi m'attendre en commençant la lecture.
    C'est drôle, grinçant, fulgurant.
    Roman autobiographique, il retrace le parcours de la narratrice, Amélie-Chan, jeune femme fraîchement diplômée qui arrive en tant qu'interprète dans la grande firme Yumimoto.
    Toutefois, ne pas connaître les us et coutumes japonais est fatal pour elle et c'est ainsi que d'impair en impair, elle finit par se retrouver "dame-pipi" de son entreprise.
    On passe un bon moment à la lecture de ce roman! Et j'ajouterai que si vous avez un ado, par là, qui ne sait pas que lire, ça peut marcher! Je l'ai étudié avec une classe de 3ème, ils ont adhéré :)

    Critique de qualité ? (16 votes positifs)


    • Livres 5.00/5
    Par delcyfaro, le 30/05/2010


    Stupeur et Tremblements Stupeur et Tremblements de Amélie Nothomb

    Mon premier roman d'Amelie Nothomb... et le meilleur pour moi..
    L'histoire est prenante... vraiment originale... la vision du mond edu travail au Japon est vraiment etonnante..voir effrayante.
    Je me suis vraiment régalée en le lisant. le style, le ton tout est parfait, les situations sont decrites avec un melange de derison, d'humour et d'ironie..

    Critique de qualité ? (15 votes positifs)


    • Livres 4.00/5
    Par grisette, le 29/05/2010


    Les Catilinaires Les Catilinaires de Amélie Nothomb

    j'ai adoré cette histoire avec ses personnages.
    dommage que l'histoire n'ai pas durée plus longtemps...

    Critique de qualité ? (15 votes positifs)


    • Livres 3.00/5
    Par Pasdel, le 29/12/2011


    Le voyage d'hiver Le voyage d'hiver de Amélie Nothomb

    J'avais déjà lu "hygiène de l'assassin" du même auteur et ce livre m'avait laissé une sensation de bâclé ( la victoire de Nina est trop facile vu le caractère et la personnalité de TACH).
     Cette frustration m'avait jusqu'ici découragé dans lire un autre,de peur de rester à nouveau sur ma faim.
     Ce petit me réconcilie avec l'auteur:en jouant sur cet amour compliqué entre deux personnes,en prenant le lecteur à contresens avec "l'illogisme" de cet auteur autiste,Amélie Nothomb peut alors laisser libre cours à sa plume (plus rien ne peut surprendre le lecteur?).
    Un petit roman facile à lire qui nous interroge sur les relations triangulaires des personnages,quel amour est le plus important: l'amour de son prochain (Aliénor) ou l'amour "physique" (Zoîle).

    Critique de qualité ? (14 votes positifs)


    • Livres 4.00/5
    Par Pasdel, le 11/01/2012


    Le mystère par excellence Le mystère par excellence de Amélie Nothomb



    Que dire de cette nouvelle?C'est la version revu et corrigé par Amélie Nothomb du dicton l'amour rend aveugle,une nouvelle sur l'amitié et l'infidélité?un peu tout cela à la fois.

    Le style est comme toujours précis.Traiter cette histoire sous la forme d'une nouvelle permet à l'auteur de lui donner un rythme soutenu sans contrainte de temps,évitant ainsi les longueurs et les analyses qu'auraient pu susciter le sujet.

    Le résultat est assez bien réussi,même si on pouvait s'attendre à mieux!

    Critique de qualité ? (13 votes positifs)


    • Livres 4.00/5
    Par quenlore, le 21/01/2012


    Une forme de vie Une forme de vie de Amélie Nothomb

    Amélie Nothomb entretient, parait-il, une correspondance avec près de 2 000 fans. C’est ainsi que tout commence, lorsqu'une romancière nommée Amélie Nothomb reçoit une lettre d'Irak. Elle est signée d'un soldat américain, Melvin Mapple, obèse et boulimique. Intriguée, la romancière répond, entraînant une nouvelle lettre, et ainsi de suite. Melvin Mapple se raconte. Il dit à quel point la lecture des livres d'Amélie Nothomb lui a permis de trouver un sens à sa vie.
    L'histoire est abracadabrante. On y croit pourtant. Elle arrive à nous faire gober cette correspondance intense, intime, imprévue, avec un troufion téléporté du Midwest au Proche-Orient. Et même le coup de théâtre qui donne toute sa puissance au livre…

    Critique de qualité ? (12 votes positifs)


    • Livres 5.00/5
    Par Seraphita, le 30/10/2009


    Acide sulfurique Acide sulfurique de Amélie Nothomb

    Une nouvelle émission de télé-réalité fait fureur : il s’agit de « Concentration ». Elle met en scène des prisonniers (des passants enlevés), dont les conditions de détention sont proches de celles des prisonniers des camps de concentration de la seconde guerre mondiale, et des surveillants impitoyables (des candidats recrutés), encore nommés « kapos », le tout sous la férule des « organisateurs ». Amélie Nothomb se penche sur le sort de Pannonique, une prisonnière au matricule CKZ 114, victime de la kapo Zdena. Entre elles deux se tissent des relations ambivalentes, l’amour et la mort semblant très proches dans ce camp où chaque matin de nouveaux prisonniers sont tués. Très vite, grâce à des moyens tels que la parole, l’un des étais du pouvoir, CKZ 114 devient une égérie de son unité (ce qui parallèlement entraîne une progression fulgurante de l’audience), et sème le vent de la révolte.

    En forçant à l’extrême les traits des émissions de télé-réalité actuelles, ce sont tous ces styles de programme qu’Amélie Nothomb stigmatise. Elle souligne, à travers son héroïne révoltée, la complicité des téléspectateurs dans une entreprise déshumanisante et terrifiante. C’est notre regard qui engendre de telles productions, et plus le spectacle est dégradant pour le « candidat », plus notre regard devient insistant, se délectant de sa souffrance. J’ai, par ailleurs, beaucoup aimé l’analyse psychologique des relations entre Pannonique, qui en révélant son prénom s’humanise, et la kapo Zdena. Entre ces deux protagonistes, naît un sentiment trouble et cruel. Un roman au rythme aiguisé, tout comme l’est la plume de l’auteur. Un style efficace et sans concession. A découvrir à une période où fleurit la télé-réalité…

    Critique de qualité ? (12 votes positifs)


    • Livres 3.00/5
    Par OhOceane, le 20/09/2011


    Tuer le père Tuer le père de Amélie Nothomb

    Soyons clair, elle n’est pas ma tasse de thé.

    Mais… Pourtant…

    Parlons d’abord de ce que je peux bien lui reprocher. Pas grand chose en fait, si ce n’est de légèrement bâcler ses romans. C’est mon avis (et je le partage…) mais j’ai tout un gout de trop peu quand je referme ses livres. Elle a le talent nécessaire pour allumer comme des braises, puis ça s’éteint brusquement. Comme si elle ne voulait pas aller au-delà d’un certains nombre de pages. La plupart du temps, c’est vraiment l’effet que ça me fait : Amélie stoppe parce qu’il faut stopper. Alors qu’elle ouvre par ailleurs de telles possibilités d’écriture, des caractères à explorer, des failles chez ses personnages qu’elle ne creuse pas assez…

    Ce nouveau roman, Tuer le Père, est aussi court que frustrant. Frustrant parce que j’ai aimé le lire, j’ai aimé les personnages et la démarche décrite.
    Joe habite avec sa mère, une femme qui tient plus aux nombreux hommes qui passent dans son lit, qu’à son fils. Elle ne le comprend pas, ne se sent pas de liens avec lui. Joe est passionné de magie, et c’est bien la seule chose qui le tient debout. L’absence d’un père, l’indifférence de sa mère, l’incompréhension générale, il finira pas s’en débarrasser et accepter de quitter le domicile maternel sur demande de sa mère. En effet celle ci a un énième homme dans sa vie, lequel ne supporte pas Joe. Elle propose donc à son fils de quitter la maison en échange d’une petite somme mensuelle.

    Du haut de ses 15 ans, Joe va habiter à l’hôtel, et se servir de ses dons de magiciens pour gagner sa vie, de-ci delà. Un soir, il rencontre un homme, qui lui dit que des talents tels que les siens trouveront à s’épanouir avec le bon professeur, et lui parle de celui qui est le meilleur magicien de la ville et du monde.

    C’est comme ça que Joe atterrit chez Norman et Christina. Une sorte de lien va se créer, une famille même. Norman et Christina vont s’occuper de Joe, comme d’un fils. Norman lui apprendra ses tours, fera de lui le meilleur manipulateur de cartes possible. Jusqu’à la première trahison de Joe. Qui sera pardonné, car un père pardonne à son fils, lui dit Norman.

    Jusqu’à la deuxième trahison de Joe, qui sera aussi pardonné, car Norman aime Joe comme le fils qu’il s’est choisi.

    Et c’est là le nœud gordien de l’affaire. Qui est le père de Joe ? Norman ? Ou celui pour qui Joe le trahi depuis le début, comme il le lui expliquera ?

    Est-ce que Joe en infligeant à Norman de telles trahisons, en le tuant littéralement à travers ses actes, le reconnait comme père malgré ses dénégations ?

    Joe tue Norman à travers ses actes, aussi précisément qu’un enfant cherche à tuer son père. C’est ce que Norman pense, et c’est ce qui l’aide à pardonner et à continuer d’aimer Joe, malgré Joe lui-même. Pendant que l’enfant lui, explique que ses actes ne sont que la fidélité qu’il marque au vrai père qui l’a choisi. Et toute la confrontation est là, entre un père qui veut trouver la faille chez ce fils, et un fils qui choisi de reconnaître un autre homme pour père. Un homme qu’il n’aura vu que 2 fois dans toute sa vie, le temps de trahir Norman.

    Les 150 pages du romans sont denses, prenantes, et la petite heure que j’ai passé à le lire m’a laissé quand même sur ma faim. J’aurais aimé que Nothomb creuse un peu plus du côté de la confrontation Norman-Joe après la révélation de la trahison originelle.

    En somme, j’aurais envie de le conseiller, parce que je l’ai lu d’une traite et que j’ai adoré le sujet, mais je trouve le traitement incomplet…

    A lire quand même.

    Critique de qualité ? (11 votes positifs)


    • Livres 0.00/5
    Par Marmade, le 05/02/2011


    Stupeur et Tremblements Stupeur et Tremblements de Amélie Nothomb

    Stupeur et tremblements... c'est à peu de choses près ce qui m'a parcouru après avoir terminé ce livre. Premier sur ma liste de "je n'aime pas".

    Tout comme l’image d’un énorme monsieur dévorant d’écœurants chocolats verts, le personnage agaçant et l’écriture m’ont semblé terriblement indigestes.

    Si je l'ai terminé, c'est uniquement parce que je n'aime pas le gaspillage...
    Malgré cet échec, je ne renonce pas, j’ai acheté Attentat, qui j’espère me fera changer d’avis sur l’auteure.

    Critique de qualité ? (11 votes positifs)


    • Livres 3.00/5
    Par yokai, le 21/08/2010


    Une forme de vie Une forme de vie de Amélie Nothomb

    Dans l'armée, le taux d'obésité a doublé depuis 2003, selon des études du Pentagone. (http://lci.tf1.fr/monde/amerique/2010-07...)C'est peut-être en tombant stupéfaite devant ce type de phrase que l'idée de son nouveau livre a germé dans l'esprit d'Amélie Nothomb. Cette affirmation est surprenante pour tout un chacun - les militaires véhiculent une image de muscles et de rigidité bien loin de l'obésité - mais elle doit l'être encore plus pour la romancière belge qui a un passé commun avec les problèmes de poids. D'abord l'anorexie dont elle a été victime racontée dans Biographie de la faim puis l'obésité évoquée au travers du personnage de Prétextat Tach dans Hygiène de l'assassin. Pour traiter ce sujet elle a choisi le genre épistolaire. Elle imagine donc un dialogue, par courrier interposé, entre un soldat Américain mobilisé en Irak et elle même. Si les situations et les dialogues sont complètements fictifs, les positions et les réflexions d'Amélie Nothomb, semblent bien réelles. C'est donc d'une autofiction qu'il s'agit. C'est un genre intéressant dans lequel l'auteur peut évaluer ses propres réactions face à un univers et des situations fictives, les exemples récents d'autofiction qui me viennent à l'esprit sont le très bon Trois jours chez ma mère de François Weyergans et le moins bon Lunar Park de Bret Easton Ellis.

    Ce dialogue est bien sûr, au premier niveau, prétexte à évoquer deux des plus grands fléaux des Etats-Unis que sont la guerre et l'obésité. Au second plan, elle profite de cette occasion pour raconter, tout d'abord de manière assez légère, les rapports qu'elle entretient avec les courriers en sa qualité d'épistolière reconnue (Amélie Nothomb a la réputation de répondre elle même, à la main, aux nombreux courriers qu'elle reçoit) puis, elle va plus loin et s'interroge sur ce besoin d'écrire qui la ronge.

    J'ai, dans un premier temps, trouvé l'histoire exagérée et j'ai eu un peu de mal à accrocher. La suite a réussi à me convaincre et la sincérité d'Amélie Nothomb à la fin du roman fait mouche. C'est donc une assez bonne surprise et un roman indéniablement au dessus de ses derniers ouvrages, Ni d'Eve ni d'Adam mis à part. Enfin, pour l'anecdote Amélie Nothomb rompt avec la tradition des noms complexes et étranges puisque le soldat se nomme tout simplement Melvin Mapple (certainement un petit clin d'oeil car maple avec un seul "p" signifie érable en anglais qui est l'arbre dont on fait le fameux sirop qui contribue à l'obésité des américains). Par contre elle n'a pas oublié de parsemer son ouvrage de mots originaux, en voici quelques exemples:
    - Epître : Mot que l'on retrouve à de nombreuses reprises puisqu'il possède les mêmes origines qu'épistolaire et signifie lettre.
    - Opistographie : C'est le fait d'écrire sur le recto et le verso d'une feuille qu'Amélie Nothomb prône dans l'objectif d'épargner les forêts.
    - Scissiparité: Multiplication par division de certains êtres (http://fr.wiktionary.org/wiki/scissipari...).
    - Prétérition: Figure par le moyen de laquelle on parle d’une chose en feignant de n’en vouloir pas parler (http://fr.wiktionary.org/wiki/pr%C3%A9t%...).


    Lien : http://www.aubonroman.com/2010/08/une-forme-de-vie-par-amelie-nothomb.html

    Critique de qualité ? (11 votes positifs)


    • Livres 0.00/5
    Par LiliGalipette, le 03/11/2011


    Stupeur et Tremblements Stupeur et Tremblements de Amélie Nothomb

    La narratrice, Amélie, est belge et nul ne saurait ignorer qu’elle est un avatar de l’auteure. Passé ce premier constat, voici l’histoire. En 1990, Amélie est embauchée dans l’entreprise japonaise Yumimoto, au 44° étage. Comme elle le dit elle-même, « après tout, ce que j’avais voulu, c’était travailler dans une entreprise japonaise. J’y étais. » (p. 14) Après tout ? Oui, parce que le beau rêve d’Amélie tourne vite au réveil doux-amer. L’entreprise Yumimoto est soumise à des codes abscons pour les Occidentaux et à une hiérarchie totalement verrouillée. Pour avoir osé défier, sans le vouloir ni le savoir, sa supérieure directe, la magnifique Fubuki Mori, Amélie va connaître tous les échelons de l’humiliation. « Le Japon est un pays qui sait ce que ‘craquer‘ veut dire. » (p. 60) Alors qu’elle briguait une place d’interprète, elle finit responsable des toilettes du 44° étage. Toutefois, dans un esprit tout japonais d’honneur, elle ne démissionne pas et se soumet. « J’avais à présent sous les yeux l’horreur méprisante d’un système qui niait ce que j’avais aimé et cependant je restais fidèle à ces valeurs auxquelles je ne croyais plus. » (p. 134)
    Amélie apprend donc l’humiliation auprès de la belle et perverse Fubuki Mori. Seule femme cadre de l’entreprise et décidée à ne pas perdre son poste. Fubuki représente le mur sur lequel se brisent les espoirs et les ambitions d’Amélie qui rappelle que, « dans l’ancien protocole impérial nippon, il est stipulé que l’on s’adressera à l’Empereur avec ‘stupeur et tremblements‘. » (p. 172) Dans une comédie plus ou moins sincère, c’est ainsi qu’Amélie quitte l’entreprise et le Japon.
    Ce roman n’est pas mal écrit, le style est enlevé et je lui reconnais une fluidité certaine. Mais – comme diraient certains critiques avisés – sans plus. J’ai tout de même apprécié les quelques pages où la narratrice décrit les conditions de vie des Japonaises : c’est toute une leçon de féminité, certes particulière pour des yeux étrangers, mais riche en enseignements. Le fantasme récurrent de la défenestration est assez original, de même que cette envie de se répandre sur la ville nippone et d’être enfin absorbée par ce grand-tout. Dommage que cela ne soit pas davantage mis en avant. Lirai-je encore un roman d’Amélie Nothomb ? Il s’agit là d’un deuxième essai et je pense que cela suffira.
    Le film d’Alain, Corneau, avec Sylvie Testud dans le rôle principal, est assez intéressant. Il reprend au mot près les phrases du titre. L’échevelée Sylvie Testud s’oppose violement à l’actrice qui incarne Fubuki, toujours impeccable et inaccessible. L’image met clairement en évidence que, dans la société nippone, la hiérarchie est source d’humiliation, mais également de souffrances. Bref, un moment plaisant, mais – encore une fois – sans plus.


    Lien : http://www.desgalipettesentreleslignes.fr/archives/2011/11/03/22566413.html

    Critique de qualité ? (10 votes positifs)


    • Livres 5.00/5
    Par emeralda, le 27/08/2011


    Tuer le père Tuer le père de Amélie Nothomb


    La magie est le point de départ de ce roman. Amélie Nothomb ne manque pas d'imagination et chaque année, en août, j'attends la sortie de son nouvel opus.
    J'aime la magie de son écriture. En quelques phrases, je reconnais son style. C'est à mon sens très facile à lire, mais il y a une véritable recherche dans cette écriture. Elle retranscrit toujours des situations presque banales, cependant, il y a cette touche d'excentricité propre à Amélie Nothomb qui fait que rien n'est jamais aussi simple qu'il y parait.
    Cette dernière apparait souvent dans ses romans. Reste juste qu'il ne faudrait surtout pas tout prendre au pied de la lettre et faire la distinction entre Amélie, le personnage de fiction et Amélie, la romancière (la vraie en somme). Jeu troublant où se mêle la vérité, la fiction et qui m'enchante. Je suis surprise et je ne m'ennuie jamais durant mes lectures. J'apprécie vraiment ses facéties littéraires.

    Les relations humaines vont rapidement prendre le dessus et donner tout son sens au titre de cet opus 2011. On est assez loin de la magie, on serait davantage dans le registre de la psychologie : figure paternelle de substitution, relation maternelle qui tourne court, recherche d'identité sexuelle et de partenaire… Des éléments assez primaires, basiques, mais avec des possibilités multiples.
    Joe, Christina et Norman formeraient presque un trio banal : deux hommes d'âges différents (l'un pourrait être le père de l'autre), une femme belle et attirante. Des liens forts les unissent, comme ceux d'une véritable famille alors qu'ils ne sont ensemble que depuis peu de temps en réalité. La qualité n'attend pas forcément le nombre d'année qu'il faudrait et se fiche bien des liens du sang. C'est aussi le cas pour le talent, celui de Joe.

    On pense voir venir de loin le dénouement de cette intrigue, mais ce serait faire injure à l'écriture d'Amélie Nothomb. Rien ne se déroule tout à fait de manière linéaire et rien n'est moins prévisible que le raisonnement de cet auteur. N'est-ce pas pour cela que je me plonge avec délectation chaque année dans son dernier "bébé" de papier ?
    Je ne regrette toujours qu'une chose (parfois plus, mais celle-ci reste une constante) : la brièveté de ce plaisir. 150 pages, c'est court et je me suis donc efforcée (ce ne fut pas facile) de ne pas engloutir d'une traite ce titre afin de prolonger ma découverte et mieux savourer cette gourmandise littéraire.
    Je comprends parfaitement que certains lecteurs ne soient pas de mon avis. L'univers d'Amélie Nothomb laisse rarement de marbre. On aime ou on déteste. Ses livres étant très proches du personnage qu'incarne l'écrivain Belge, ils peuvent irriter ou au contraire séduire. J'ai moi-même mis du temps pour l'apprécier, des années serait plus précis comme unité de mesure temporelle. Je me suis sentie longtemps refoulée par cette oeuvre que je ne comprenais pas. Et puis un jour, après une énième tentative (je suis du genre têtu), le déclic s'est fait. J'étais contaminée par la folie "nothombienne".
    De folie, il en sera aussi question dans "tuer le père", mais aussi d'amour qui conduit à celle-ci. On reste dans les extrêmes, rien n'est tiède, tout est intense.

    Vous l'avez compris, j'ai adoré ce livre et je terminerai avec quelques mots sur la couverture : un portrait en négatif d'Amélie Nothomb, du rouge (la couleur de la passion ?) et des passages de "biographie de la faim" (un autre ouvrage de l'écrivain) en filigrane. Les psys auraient bien du boulot avec tout ceci, mais moi, pauvre lectrice, ce que j'y vois surtout, c'est un auteur qui joue avec les mots, leurs sens, y mêle de la couleur vive et riche en symbole ainsi que son image (narcissique ?).
    Avec tous les titres qui vont sortir durant cette rentrée littéraire (plus de 650), il est bon de garder son identité même et surtout quand on est aussi attendu que l'est Amélie Nothomb.


    Lien : http://espace-temps-libre.blogspot.com/2011/08/tuer-le-pere-damelie-nothomb.html

    Critique de qualité ? (10 votes positifs)


    • Livres 4.00/5
    Par Dijkschneier, le 22/08/2010


    Hygiène de l'assassin Hygiène de l'assassin de Amélie Nothomb

    Hygiène de l’assassin nous propose l’immersion dans la vie, ou du moins, les derniers jours de la vie de Prétextat Tach. Un nom mystérieux qui dévoile un personnage aux mœurs les plus dépravés.
    Prétextat Tach accumule les difformités, il est laid, informe, disgracieux, sans scrupules, imbu, misanthrope, misogyne, bilieux, revêche, acariâtre. En dépit de tout cela, Prétextat Tach est un immense écrivain gratifié du Nobel de littérature. Cette concession saugrenue tient la base du récit.
    Ce dernier souffre du syndrome d’Elzenveiverplatz, syndrome fictif provenant de l’imagination tendancieuse de l’écrivaine au chapeau haut de forme noir. Au fil des entretiens successifs avec les journalistes, la personnalité de l’écrivain se dessine et s‘avère extrêmement sordide. Par à-coups, on apprend que Tach aime regarder la télévision, et juste pour regarder les publicités, sinon il n’aime pas, qu’il n’est sorti de son logis pendant l’entre-deux-guerres que pour s’approvisionner en vivres, que ses tiroirs à livres sont pleins à craquer et que son rythme d’écriture dépasse de loin son rythme de publication.
    Amélie Nothomb a choisi pour son œuvre un texte à composante conversationnelle majoritaire, un registre qui s’avère presque nécessaire dans la mesure où la retranscription des entretiens entre journalistes et écrivain ne pouvait en aucun cas être éludée. En outre, ce choix insuffle de la vie au récit, car des dialogues d’une telle tonicité ne pouvaient garder leur vie qu’en étant reportées ad litteram.
    Menant haut la main les premiers entretiens en terrassant les premiers journalistes, Tach finit par tomber sur son égal, voire plus fort que lui : une femme journaliste nommée Nina. Ce dernier entretien est celui qui dure le plus ! Pour cause, les dialogues sont houleux et pas faciles.
    La lecture d’ « Hygiène de l’assassin » est très amusante. On retrouve le même style dans « Cosmétique de l’ennemi ».

    Critique de qualité ? (10 votes positifs)


    • Livres 2.00/5
    Par jwpack, le 03/09/2011


    Stupeur et Tremblements Stupeur et Tremblements de Amélie Nothomb

    Je connaissais Amélie Nothomb de nom seulement. Je l’avais vue, entre autres, dans une entrevue télévisée. J’avais bien l’intention de la lire et ce fut le cas avec « Stupeur et tremblements ».

    Ce qui me surprit le plus en me procurant le bouquin à la bibliothèque c’est sa petitesse : environ 170 pages seulement. À cette ampleur, il peut presque s’agir d’une grosse nouvelle littéraire, car le format des caractères est très imposant également. Ça m’a laissé perplexe sur le coup. Comment, si exigu, est-il parvenu à contenir une oeuvre aussi grande, selon les dires de certains? Je me demandais alors s’il était question d’une autre auteure populaire sans réelle substance, ni originalité ou d’un génie qui réussit à nous ébahir qu’avec quelques phrases.

    C’est original, certes, mais c’est moyen comme anecdote. Je suis assez mitigé sur mon avis, car les attentes étaient haute vu la popularité du roman. La raison est que cette histoire n’aurait pu être qu’un petit essai sur la vie en entreprise au Japon. On retrouve ici une aventure autobiographique de l’auteur, c’est inintéressant pour le commun des mortels. C’est bien écrit, on y entre facilement, on rigole parfois, mais c’est tout. J’aurais préféré qu’il s’agisse d’une invention, au moins, elle aurait eu l’avantage d’avoir créé quelques choses, mais… c’est simplement un évènement dans sa vie qu’elle relate, point.

    Ce qui est, en revanche, captivant, c’est l’immersion dans la culture fermée nippone. Le monde des affaires et du travail est différent là-bas. Quoiqu’il soit courant de connaître la rigidité des entreprises nippones, il devient intéressant d’avoir eu un avis de l’intérieur. Par contre, il faut se poser la question : s’agit-il vraiment de la réalité? A-t-elle nuancé le tout comme une vengeance face à ses anciens patrons?

    En résumé, j’ai aimé le style et l’immersion, mais j’ai détesté le récit ainsi que le format. Lorsque l’histoire est en fait une grosse bulle d’égocentrisme de l’auteur, je décroche. Évidemment, elle écrit bien, et c’est tant mieux. Qu’elle soit tombée amoureuse de sa supérieure immédiate, qu’elle ne soit pas parvenue à faire ce qu’on lui demandait dans son travail et qu’elle ait des problèmes d’estime de soi ne mérite pas un livre, à mon avis. Encore moins une adaptation cinématographique.

    À lire quelques critiques sur la toile, il y en a qui détestent l’auteure, allant même jusqu’à l’insulter, tandis que d’autres l’adorent à l’encenser. Pour l’instant, ce roman m’emmène vers une certaine neutralité, mais nous verrons à l’avenir si elle réussit à obtenir quelques points avec ses autres bouquins.

    Donc, 4 sur 10 pour sa qualité stylistique et son humour, mais pas pour le récit qui en soit, ne mérite peut-être pas autant de visibilité.

    On m’a beaucoup conseillé : Hygiène de l’assassin. Je crois m’y mettre bientôt. En espérant qu’il soit meilleur que celui-ci.


    Lien : http://www.sergeleonard.net/2011/08/31/stupeur-tremblements-damelie-nothomb/

    Critique de qualité ? (9 votes positifs)


    • Livres 4.00/5
    Par argali, le 22/08/2011


    Tuer le père Tuer le père de Amélie Nothomb

    Le roman de cette année est légèrement différent des précédents. Moins travaillé stylistiquement, il met surtout l’accent sur la relation triangulaire que vont nouer Joe, Norman et Christina. Cette « famille » où chacun a adopté les autres semble trouver son équilibre dans l’admiration que les trois protagonistes se portent mutuellement. Admiration qui quelques fois tourne à l’obsession.
    Liés par une volonté farouche de vivre une relation vraie ou pure, ils vont sans cesse repousser les limites et vaciller dangereusement entre le bien et le mal. Est-ce vraiment un hasard si Whip signifie fouet en anglais ? Joe n’est-il pas le dresseur, celui qui mène son monde à la baguette, l’air de rien ?

    L’histoire se déroule dans les années 90, dans le Nevada. L’idée en est venue à Amélie Nothomb après qu’elle ait assisté en 2010 au festival Burning Man (festival artistique alternatif) dont il est question ici. Fascinant milieu hippie où tout semble permis mais où tout est également sous contrôle. Comme ce triangle familial finalement.
    Envoûtant autant que dérangeant, ce roman met en scène la perfidie et la décadence avec un aplomb et un naturel dont l’auteure nous a habitués.
    Noir et manipulateur à souhait, le récit nous mène vers une fin que l’on n’attendait pas et révèle une fois de plus le machiavélisme dont peut faire preuve Amélie Nothomb. Un de ses meilleurs romans.

    Critique de qualité ? (9 votes positifs)


    • Livres 1.00/5
    Par BoulieBouffeTout, le 09/07/2010


    Stupeur et Tremblements Stupeur et Tremblements de Amélie Nothomb

    Arfff, cachez moi ce livre que je ne saurais lire !!
    Nothomb est blacklistée chez moi.

    Critique de qualité ? (9 votes positifs)


    • Livres 5.00/5
    Par Linepoo, le 30/11/2010


    Les Catilinaires Les Catilinaires de Amélie Nothomb

    Qui ne s'est jamais plaint de l'un de ses voisins? Nuisances nocturnes, tondeuse le dimanche à 9h, voiture mal garée devant notre garage.. Bref, chacun a son petit lot de malheurs du voisinage. Pas étonnant que de plus en plus de gens préfèrent s'exiler à la campagne : tranquillité assurée! Enfin... pas si certain.
    La première partie de l'histoire est traitée avec beaucoup d'humour, on se demande bien ce qu'Amélie Nothomb va encore nous pondre comme histoire tordue! On se surprend à sourire, particulièrement lors du passage de la description de la voisine où j'ai bien eu de la peine à me dresser un portrait de cette pauvre femme tellement elle est déshumanisée! On assiste à la montée du désarroi d'Emile et de Juliette, qui ne savent plus comment se sortir de ce pétrin en alliant délicatesse et honneur. Un meurtre plus tard, et c'est la catastrophe! Tout semble se compliquer pour ce couple tranquille qui ne cherchaient qu'un endroit paisible pour leur retraite... On oublie l'humour et laisse place à la panique. Et jusqu'au bout, Amélie Nothomb nous tien en haleine, on ne lâche pas le bouquin avant le dernier mot, quitte à sauter un repas...

    Critique de qualité ? (8 votes positifs)


    • Livres 3.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 25/03/2010


    Ni d'Eve ni d'Adam Ni d'Eve ni d'Adam de Amélie Nothomb

    Ceux qui ont lu Stupeur et tremblements se diront en lisant Ni d'Eve ni d'Adam, qu'Amélie a du vivre des moments riches en sentiments durant deux ou trois années.

    J'appréciais déjà la plume d'Amélie Nothomb mais cela faisait un petit moment que je n'avais pas lu un de ses livres. Je me suis dis que le challenge était une occasion et je n'ai pas été déçue.
    Il faut avouer qu'Amélie Nothomb pratique l'autofiction avec beaucoup de talent. Elle nous raconte une histoire, nous savons que c'est faux et pourtant on ne peut pas s'empêcher d'y croire.

    Ce livre parle de la relation d'Amélie la Belge entretient avec Rinri le Japonais, le tout avec pudeur et détachement. Ce qui convient très bien au décor puisqu'ils se trouvent au Japon, le pays où les codes sont particuliers et où la retenue est de mise.
    Nous apprenons justement en lisant ce livre, certains des codes qui sont en place notamment avec la rencontre de la famille de Rinri et j'ai trouvé cela intéressant.
    Elle nous fait également voyagé dans le pays du soleil levant et c'est là que l'on ressent son affection toute particulière pour le Japon. Les paysages sont beaux, le Mont Fuji est magnifique. Elle entretient même avec ce dernier une relation à part.

    Lorsqu'on y réfléchit, cette histoire peut être considérée comme banale. Deux jeunes personnes, de la tendresse et de l'affection mais une peur de s'engager de la part d'un des deux personnages. Pourtant Amélie Nothomb a réussi à donner une consistance à cette histoire.
    Evidemment, on ressent le même détachement que dans ses précédents romans mais celui-ci est tout de même plus personnel.
    Pour ce qui est de la fin, elle est étonnante comme toujours mais je vous laisse la découvrir.

    Critique de qualité ? (8 votes positifs)




Faire découvrir Amélie Nothomb par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Quiz