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Par gill, le 14/06/2012
Magiciens et logiciens
de
André Maurois
André Maurois est un écrivain français de la première moitié du vingtième siècle.
Dans son oeuvre, riche de nombreux romans, d'une histoire de France, d'une autre d'Angleterre et d'une troisième des États-Unis, de multiples essais dont un "Lecture, mon doux plaisir" est particulièrement agréable, figurent de nombreuses biographies.
Intitulé "Magiciens et Logiciens", cet ouvrage est un recueil passionnant de plusieurs biographies d'auteurs anglais du début du siècle.
En 1935, André Maurois réalisa ces neuf essais pour le compte de la société des conférences, dont ils formèrent le cours annuel.
C'est un livre magique qui nous propulse dans le monde de Kipling, de Wells, de Shaw, de Chesterton, de Conrad, de Strachey, de Mansfield, de Lawrence et de Huxley - qui sont autant d'écrivains immenses et d'hommes qui formèrent chacun une pensée forte et originale.
Dans le style d'écriture élégant et brillant qui le mena à l'Académie Française, au fauteuil 26 qu'il conserva durant presque trente ans, André Maurois nous fait le récit de la vie de ces quelques hommes talentueux qui sont une part de la littérature anglaise.
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Par litolff, le 03/03/2013
Le pays des 36000 volontés
de
André Maurois
Petite perle de la littérature enfantine, "Le pays des 36000 volontés" reste un souvenir d'enfance merveilleux et féérique : Michelle, 7 ans, se réveille au milieu d’un drôle de désert, où elle rencontre un pharaon, le corbeau Honteuzéconfus, des enfants qui volent dans les airs des fées qui exaucent tous les souhaits, bref, un concentré de paradis pour les enfants
C’est un roman féerique et heureux, un voyage dans l’imaginaire d’une petite fille et qui m'a laissé longtemps des souvenirs impérissables et merveilleux, et en plus c'est de la vraie littérature !
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Par Bibalice, le 25/03/2012
Voltaire suivi de Aspects de la biographie
de
André Maurois
Présentation de l'ouvrage
"Voltaire", biographie publiée en Angleterre en 1932, est la troisième biographie que Maurois consacre à une personnalité littéraire et/ou politique de premier plan, mais correspond paradoxalement à un certain tournant dans l'oeuvre de Maurois.
Si l'Angleterre semblait auparavant au centre des préoccupations de Maurois (Maurois avait déjà rédigé la biographie de Shelley en 1923 puis celle de Benjamin Disraeli en 1927 ), la parution de "Voltaire" inverse le processus: il ne s'agit plus d'écrire sur une personnalité britannique marquante et de l'exposer en France, mais à l'inverse donc, de prendre une figure majeure de la littérature et de la pensée française et de la publier, dans un premier temps, en Grande-Bretagne -la parution du livre à Londres précédant de près de trois ans la publication française.
Lors de la publication de cet ouvrage, Maurois à alors 47 ans et s'il continue d'écrire sur les sujets les plus vastes, il semble désormais prendre le chemin de ce qui sera considéré comme son oeuvre maîtresse: la rédaction de ses biographies: Voltaire n’est ainsi que la troisième biographie d’une oeuvre qui en comptera pas moins d’une dizaine.
Critique
L'une des caractéristiques de cette biographie de Voltaire réside dans son rythme, incroyablement soutenu. La structure même semble particulièrement audacieuse et pourrait passer à première vue pour terriblement désinvolte, l'auteur ayant ambition de retracer la vie et les oeuvres de Voltaire en une vingtaine de chapitres longs de 4 à 6 pages grand maximum. De cette faiblesse apparente, l'ouvrage tire sa plus grande force, celle de la synthèse et de l'efficacité du récit.
"Voltaire" , composé d’à peine 100 pages, est ainsi divisé en 22 courts chapitres agencés de manière chronologique suivant Voltaire de la naissance jusqu'à la mort.
Il faut cependant tout de suite mettre en évidence les premier et dernier chapitres qui servent respectivement d'incipit et excipit, le premier évoquant les traits du XVIIIe siècles, et le second (le dernier chapitre donc, l‘‘épilogue’’) servant de prétexte à un portrait psychologique fouillé du personnage, presque à une mise à nue des grandeurs et des faiblesses de son âme au moment même où le récit vient de s’arrêter sur sa mort.
Le reste de l’ouvrage, ainsi encadré par deux chapitres hors du temps, repose sur la chronologie pure et simple des évènements de la vie de Voltaire. Le récit est conduit par une sorte de simplicité apparente, résultant de l’efficacité du style de Maurois : les phrases sont courtes, souvent pertinentes et parfois porteuses de bons mots. Maurois ne s’arrête ni sur les dates ni sur les détails. Les évènements semblent se bousculer même si Maurois rend aussi compte des temps de travail, de réclusion ou d’absence de Voltaire.
Il est également important de souligner qu’au fil du récit, Maurois se permet d’ajouter une mise en relief ainsi qu’une analyse souvent pertinente de l’oeuvre de Voltaire, celle-ci ne pouvant se dissocier de sa vie. Pour comprendre l’une, il faut s’attarder sur l’autre, et vice-versa. On note ainsi, ou plutôt on insiste sur le lien qui est fait dans le récit même. Il n’y a pas de séparation entre la vie et l’oeuvre du sujet comme cela était encore le cas dans les biographies encore jusqu‘au XVIIIe voir au XIXe siècle.
Une biographie moderne
De fait, les biographies de Maurois, et celle-ci en premier lieu, s’inscrivent véritablement dans le cadre de la biographie moderne qui émerge presque en même temps que l’oeuvre biographique de Maurois. Ainsi on retrouve dans Voltaire comme dans de plus en plus de biographies du XXe siècle, quelques caractéristiques communes: le portrait psychologique est plus poussé, plus fin, plus subtil; le cadre morale, le dogme imposé recule, le but n’étant plus de proposé un modèle mais bien de faire le portrait d’un homme le plus véridique possible. Il ne s’agit pas d’accumuler sans fin les détails de la vie d’un homme mais de créer un profil psychologique à travers plusieurs vérités.
Portrait d'un intellectuel
Si ce dernier ne qualifie jamais Voltaire d’intellectuel, c’est que la chose semble soit totalement acquise, soit à l’inverse complètement ignorée. Il s’agit en fait probablement d’un peu des deux : Maurois se place dans l’horizon des contemporains de Voltaire, pas dans celle des écrivains, biographes ou philosophes du XXe siècle. Ainsi si l’impression que nous renvoie Voltaire aujourd’hui est celle d’un intellectuel total, intervenant dans de nombreux faits divers, et correspond ainsi tout à fait à la définition de l’intellectuel donnée par Pascal Ory et Jean François Sirinelli « d’homme du culturel, créateur ou médiateur, mis en situation d’homme du politique, producteur ou consommateur d’idéologie », il est vu par ses contemporain en une sorte de « patriarche » (indice important: Maurois utilise ce terme pour un chapitre XX qui succède directement à celui de l‘affaire Calas et celui de l’affaire du Chevalier de La Barre), comme de « puissance spirituelle » toujours chapitre XX. Maurois n’utilise pas d’autres termes que ces derniers.
Ces qualificatifs, traditionnellement attachés à l’Église voir aussi au Roi, indiquent un rapport nouveau entretenu entre Voltaire et le peuple, Voltaire et le pouvoir (des puissances étrangères principalement), mais aussi entre le peuple et le pouvoir.
Reste que Voltaire est bien un intellectuel pour Maurois: il insiste sur le fait que les affaires défendues par Voltaire « firent plus pour sa gloire populaire que ses ouvrages » (p.95). De même, concernant les oeuvres dites mineures ou de circonstances (nombreux contes philosophiques, articles pour le Dictionnaire philosophique, pamphlets, brochures, etc) de Voltaire, dans le chapitre qui leur est consacré, Maurois rappelle leur importance si l’on veut comprendre l’influence de Voltaire sur l’opinion: Il fut aussi l’un des journalistes les plus influents de son temps, voir selon lui « le plus grand journaliste que les hommes aient connu. »(p.89)
Maurois rend ainsi compte de la place exceptionnelle, protéiforme, qu’occupait Voltaire à la fin de sa vie en s’infiltrant en quelque sorte dans l’esprit du XVIIIe siècle même si cela ne le prive pas, parfois, de quelques jugements ou de quelques commentaires anachroniques.
Jeu de miroir
Il est en en outre assez tentant d'essayer d'effectuer une certaine analogie entre Voltaire et Maurois.
Dans Aspects de la biographie, discours prononcé en Angleterre en 1928, Maurois explique le choix de ses deux sujets que furent Shelley puis Disraeli. Il s'agissait lors de ses deux premières biographies de prendre une figure, un modèle, et de s'exprimer à travers elles. Le but n'était ainsi pas de rédiger la biographie ultime de ses deux personnages mais plutôt de les utiliser l’un et l’autre en tant que prisme à sa propre vie, comme une sorte de projection sublimée de ses succès comme de ses échecs.
Le choix de ses sujets témoigne en outre d'un amour ou tout du moins d'un grand intérêt pour la Grande-Bretagne, son histoire et ses figures. Or on retrouve cela, sous une forme assez semblable -en d'autres proportions certes- dans la vie de Voltaire. Ainsi lorsque Maurois retranscrit les mouvements, les humeurs, les voyages rapprochant Voltaire de l'Angleterre, on ne peut s'empêcher de penser à Maurois lui-même dans une sorte de jeu de miroirs à l'intérieur duquel ce dernier se cache, mais à travers lequel, paradoxalement l'auteur, l'homme se montre aussi. Maurois fait sienne la formule de Wilde: "L’homme est moins lui-même quand il est sincère, donnez-lui un masque et il dira la vérité." Voltaire est là son masque, comme le furent Disraeli ou Shelley, et comme le sera son propre visage lorsque sonnera l'heure de sa mort (rédaction de ses mémoires en 1949 puis 1967).
Cet intérêt pour la Grande-bretagne mais aussi le Nouveau Monde est d'autant plus remarquable que la France était alors bien plus tournée vers le continent et le monde germanique en particulier, que le monde Anglo-saxon. Il semble que Maurois trouva toujours refuge en Angleterre ou aux États-unis, un peu à l'instar de Voltaire qui, à peine libéré de la Bastille s'empressa de séjourner quelques temps à Londres. Maurois aura ainsi passé de nombreux séjours aux États-unis (on en compte une dizaine environ) et n'aura de cesse que d'essayer de renvoyer aux Français une image sublimée du monde Anglo-saxon à travers, on l'a vu, la biographie de quelques unes de leurs plus grandes figures littéraires ou intellectuelles mais aussi par la publication de nombreux essais concernant l'Amérique. Ainsi lorsque Maurois évoque la rencontre entre Voltaire et Swift et la traduction par le premier des Voyages de Gulliver du second, on ne peut s'empêcher de penser à certaines oeuvres de Maurois, empruntant toujours des sources provenant des deux côtés de la Manche (traduction du poème If de Kipling, présente dans son roman Les silences du colonel Bramble) De même la traduction des quelques oeuvres de Shakespeare par Voltaire et sa vraie "révélation" aux Français, ressemble au travail effectué par Maurois concernant Shelley et Disraeli (dans une moindre mesure).
Cette biographie de Voltaire participe à cette approche par cette volonté de créer des ponts entre la France et la Grande-Bretagne.
Ce qu'il faut retenir
Au final, avec cette biographie, Maurois dans ce style qui lui est propre, évite de se faire historien trop savant et trop ennuyeux pour se faire conteur efficace. Son esprit de synthèse fait ici merveille, et si certains passages demanderaient aux plus exigeants une étude bien plus érudite, il résulte de l’ouvrage un portrait riche bien que très élogieux par de nombreux aspects. Maurois, dans sa volonté de ne pas trop charger le récit, fais l’impasse sur de nombreux points et nombreuses controverses. On peut faire ici un parallèle avec les autres biographies de Maurois qui portent il est vrai rarement un jugement trop négatif sur ses sujets. Le jugement de Maurois à la fin de sa biographie de Voltaire est cependant subtil, même s'il renseigne tout autant sur l’auteur lui-même que sur son sujet.
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Par Fisheye, le 02/08/2011
Climats
de
André Maurois
On ne lit plus trop André Maurois, je crois. Une mince couche de poussière recouvre son nom, et j'aime à l''imaginer, patient, attendant sans faire de bruit que les années passent, que la roue tourne, et qu'il soit à nouveau temps.
Climats pourtant ravit, Climats pourtant étonne. Lente descente dans un enfer sans flamme, le couple, ressassements infinis et si précis autour d'un homme et de deux femmes qui ne sauront jamais trouver le moyen de s'aimer. Deux lettres, en fait, qui cherchent à exorciser, en chuchotant, la plus épuisante des vérités humaines : pourquoi, comment, la pelote des sentiments toujours s'emmêle. Maurois ne connais pas le biais, il regarde la comédie humaine frontalement, sans hausser les épaules, mais avec l'entêtante impression qu'on aura beau dire, on ne pourra jamais rien y changer. Chaque paragraphe enserre les sentiments, les pousse jusqu'à leurs derniers retranchements. Art extrême de la phrase qui s'enroule, se tend, pour dire l'éternelle tristesse : il n'y a que ce qu'on ne comprend pas que l'on peut expliquer.
Sobre et compatissant, il y a tout de même de l'Aragon avant l'heure dans la mélancolique mélodie qui s'élève de ces pages. Car Maurois lui aussi le sait bien : "Rien n'est jamais acquis à l'homme, ni sa force, Ni sa faiblesse, ni son coeur. Et quand il croit Ouvrir ses bras, son ombre est celle d'une croix. Et quand il croit serrer son bonheur, il le broie. Sa vie est un étrange et douloureux divorce. Il n'y a pas d'amour heureux"
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Par miriam, le 17/10/2012
Byron
de
André Maurois
Intriguée par le personnage de Byron, j'ai cherché une biographie. Celle de Maurois est fort agréable à lire, très bien documentée. L'atmosphère du début du 19ème siècle est particulièrement bien rendue. Maurois a également écrit Ariel ou la vie de Shelley, son contemporain et ami.
L'auteur présente toute une dynastie de Lords Byron, tous un peu bizarres et excentriques. Les Gordon écossais, famille de la mère du poète, sont , rigoristes et calvinistes. C'est en Écosse que George Gordon Byron passera son enfance avant d'hériter du titre et du domaine de Newstead de ses ancêtres paternels. Si Byron était un enfant gracieux, il était aussi affligé d'une infirmité : ses jambes ne le portaient pas, il boitait. Il conçu de cette disgrâce un immense orgueil et une grande volonté : grand sportif, il compensait cette marche difficile par des exploits à la nage, à la course et à cheval.
Après l'école de grammaire d'Aberdeen, il poursuivit ses études à Harrow où il batailla pour s'imposer, puis au Trinity College de Cambridge où son talent de poète fut précocement reconnu. George Gordon ne fut pas toujours un écolier assidu. Très jeune il tombait régulièrement amoureux, de Mary Duff,sa cousine à Aberdeen, puis de sa voisine d'Annesley, Mary-Ann, avec qui il passait ses vacances, amours impossibles, amours déçues.
Dépit amoureux ou air du temps, cynisme ambiant, entrainé par des compagnons de débauche, Lord Byron devint un Don Juan. Rien jusqu'alors n’annonçait le voyage en Orient, ni la participation à l'indépendance de la Grèce. Byron admirait Bonaparte en pleine guerre entre l'Empire et la Grande Bretagne, pour les idées libérales ou par provocation?
le 26 juin 1809, il s'embarque pour Lisbonne avec son ami Hobhouse plutôt pour fuir son ennui, ses dettes et l'Angleterre que dans un but précis. Il prend contact avec l'Europe en guerre, à Malte il prend des leçons d'arabe puis passe par l'Albanie dont les montagnes sauvages lui rappelèrent l’Écosse, il rencontre le Pacha de Janina et sympathise avec ce personnage singulier, bandit, corsaire.C'est aussi en Albanie qu'il entre en contact avec l'Islam sans aucun préjugé. Il visite Constantinople,s'installe à Athènes, tombe amoureux de jolies athéniennes et surtout apprend l'Italien avec six jeunes ragazzi au couvent des Capucins, organise des matches de boxe, nage au Pirée, en Morée (Péloponèse) il attrape la malaria..Dilettante, sans aucun engagement politique. "Le fatalisme musulman avait renforcé le sien" note Maurois. "La multiplicité des religions lui avait enseigné leur faiblesse".
Il rentre en Angleterre renforcé dans le cynisme et l'indifférence à la chose publique, Childe Harold lui gagne l'admiration des salons londoniens. Libre après le décès de sa mère, célèbre, il poursuit ses conquêtes féminines. C'est la partie de la biographie qui m'a un peu ennuyée. Je me perds dans l'énumération des maîtresses de tout âge et condition, qui le poursuivent de leurs assiduités. Après la conquête, il se lasse vite...Augusta, sa demi-sœur sera la confidente. Et pas seulement, puisqu'elle mettra au monde une fille de Byron. Elle l'encourage à se marier : l'entreprise lui plait tout d'abord. Un riche parti serait le bienvenue, Byron est toujours ruiné. Il propose donc le mariage à Annabella Milbank "princesse des parallélogrammes" jeune fille cultivée, mathématicienne, croyante et naïve, pleine de bonne volonté.
Le mariage est un désastre. Lune de mélasse, Byron s'ennuie. Il tyrannise sa femme. Sa santé donne des inquiétudes. Annabella, Lady Byron, fait venir sa sœur Augusta. Curieux ménage à trois. A la naissance de leur fille légitime, Lady Byron et Lord Byron se sont séparés. Des bruits courent sur ses amours incestueuses. Au scandale, Byron préfère l'exil. En 1816, en compagnie de Polidori, son secrétaire et médecin, il passe par Anvers, le Rhin puis s'arrête en Suisse, près de Genève à la villa Diodati où il retrouve Shelley. Sa maitresse, Claire, amie de Shelley est enceinte et lui donne une troisième fille. Non loin de là se trouve le domaine de Coppet de Madame de Staël, la compagnie est agréable mais il passe en Italie. A Milan il fait la rencontre de Beyle qui lui parle de Napoléon.
C'est à Venise qu'il s'établit, il continue sa carrière de Don Juan. Ses aventures vénitiennes sont plus agréables à suivre que celles de Londres. Ses maîtresses sont plus exotiques, l'un d'elle aurait même joué du couteau, une femme de boulanger, une autre, femme du monde Madame Guiccioli réduit Don Juan au rôle de Sigisbée.Byron suit le couple à Bologne et à Ravenne. A Venise il a fait venir sa troisième fille Allegra et loge au Palais Monicego. L'adultère finit par l'ennuyer - comme le mariage en Angleterre - Il se mêle alors de politique et devient le chef des Carbonari de Ravenne? En 1820, les enfants de Ravenne proclamaient "Vive la Liberté" "Vive la République et mort au Pape"Il se mêle alors de politique et soutient les Carbonari de Ravenne, au désespoir du comte Guiccioli. Le scandale de l'adultère éclate et un procès éloigne Teresa Guiccioli.
"Byron avait jadis maudit et offensé ces brumeuses déesses, les conventions britannique ; il devenait par l'arrêt de la Cour Pontificale, la victime des conventions italiennes" note Maurois.
Exilés à Pise, les amants retrouvent les Shelley à Pise où décède le poète. C'est là que Mavrocaordato, le professeur de Grec de Mary Shelley apprend l'insurrection de la Grèce en 1821. Quand Mavrocordato avait rejoint les insurgés Byron avait déclaré "je veux retourner en Grèce et il est probable que j'y mourrai...."
Pitt voyait les intérêts anglais dans l'intégrité de l'empire Ottoman mais après 1823, un certain nombre de whigs fondèrent un comité philhellène et envoyèrent en Grèce Blaquière qui s'arrêta à Gènes voir Byron. Ce dernier vit dans la libération de la Grèce une rédemption et embarqua le 13 juillet 1823 sur l'Hercule. Le 1er Aout, il mouille à Céphalonie - les Iles Ioniennes étaient sous protectorat britannique - Byron avait vendu son domaine de Rochdale, il était décidé de dépenser cette fortune pour la cause grecque.
les Grecs étaient divisés entre Colocotronis, Odysseus, Mavrocordato, les factions ne cherchaient pas à unir leurs forces. Byron était en faveur de Mavrocordato. Les Souliotes de Missolonghi demandèrent- à Byron d'être leur chef. La lutte s'enlisant à Missolonghi, il décida de prendre la ville de Lépante aux mains des turcs. L'expédition de Lépante fut une catastrophe, les Souliotes l'accusèrent même d'être un espion turc. première attaque de Byron, convulsions, épilepsie? Missolonghi tourne au cauchemard, les Souliotes assassinent un Britannique, menaces de peste, discordes en tous genres. Pour toute aide la Grande Bretagne expédie des bibles en grec moderne. Quelques jours après Pâques, très affaibli, Byron meurt.
Lien : http://miriampanigel.blog.lemonde.fr/
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Par OneirosThanatos, le 15/10/2012
Le pays des 36000 volontés
de
André Maurois
Lu plusieurs fois dans mon enfance. Merveilleux souvenir.
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Par Malaura, le 19/05/2011
Climats
de
André Maurois
Dans un récit plein de sincérité écrit pour sa seconde épouse Isabelle , Philippe Marcenat raconte son premier mariage avec Odile.Leur ménage avait peu à peu périclité, victime de la passion dévorante et l'obsédante jalousie qu'il portait à sa 1ère femme. A la mort de Philippe, Isabelle prend à son tour la plume pour évoquer sa propre vie de couple et comment sa jalousie et sa passion pour Philippe lui feront traverser les mêmes épreuves que son mari au temps d'Odile.
"Climats" connut un immense succès dès sa parution en 1928 et on comprend pourquoi ! C'est une analyse tout en finesse, subtile et délicate des différents climats amoureux que propose l'auteur, une observation si juste, si universelle que le lecteur ne peut être que touché par cette oeuvre exquise qui, loin d'avoir subi les outrages du temps, a au contraire, gardé tout son charme et sa puissance.Porté par une écriture fluide, simple et sensible, "Climats" est un remarquable roman.
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Par Woland, le 05/05/2010
Histoire d'Angleterre
de
André Maurois
Un peu moins de quatre-cent-quatre-vingts pages pour retracer l'histoire de l'Angleterre, c'est un peu court, comme eût dit Cyrano. André Maurois y parvient tant bien que mal mais à quel prix ...
Certes, on ne peut dénier à ce livre de s'appuyer sur une documentation et des connaissances solidement assises. Mais à se vouloir résolument anglophile, l'auteur passe sous un pieux silence nombre de pages - pourtant décisives - du destin anglais.
En d'autres termes, ce livre, en outre fortement daté, est de parti pris.
Si l'on excepte la dent qu'il semble avoir conservé contre Edward III - fils d'Edward II et d'Isabelle de France, petit-fils de Philippe IV le Bel et prétendant au trône de France après la mort de Charles IV, en février 1328, sans héritier mâle, ce qui mettait ainsi fin à la branche des Capétiens directs - André Maurois ne voit, dans les monarques anglais, depuis les chefs bretons originels jusqu'à Sa Gracieuse Majesté Elizabeth II, que des gouvernants au mieux exceptionnels, au pire un peu trop statiques.
Il expédie en quelques paragraphes la figure, pourtant très controversée, d'Henry VIII, consacre trois lignes à peine à la Grande famine que traversa l'Irlande dans les années 1840 et pendant laquelle le gouvernement britannique préféra fermer les yeux sur la volonté génocidaire de la majeure partie des landlords, s'extasie sur les bienfaits de l'Ere victorienne en oubliant de mentionner les horreurs sociales de l'époque et, sans se soucier du courage d'autres peuples, pris eux aussi dans le conflit mondial, entonne un Te Deum outrancier pour célébrer la courage anglais sous le Blitz. Et puis, bien entendu, rien, mais alors rien de négatif sur la colonisation anglaise ni sur la responsabilité britannique au Moyen-Orient.
En quelque sorte : "Sans l'Angleterre, point de salut."
Du coup - en tous cas aujourd'hui - Maurois obtient l'effet opposé à celui qu'il espérait : trop, c'est trop. Et pour un livre qui se veut livre d'Histoire, ça la f ... vraiment mal.
Cet ouvrage est donc à lire avec un recul indispensable. (Saluons en revanche les tableaux généalogiques par lesquels Maurois inaugure les divisions du livre : ils sont d'une rare clarté.) ;o)
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Par tine2009, le 23/11/2009
Climats
de
André Maurois
C'est une écriture très délicate , avec des expressions parfois d'un autre temps. Justement c'est ce qui est agréable: lire ces mots et ces tournures , qui sont souvent aujourd'hui remplacés par des "ouech ouech".Bon j'exagère un peu mais cela n'en ai pas toujours si loin !!:-)!!
André Maurois évoque des relations amoureuses vues à travers les yeux et un coeur masculin et ensuite par des yeux et sentiments féminins !
C'est très beau , on rencontre puis on est submergé très vite par les personnages.On ne fait presque plus qu'un avec eux ; on ressent leurs émotions , leurs joies et leurs moments de tristesse ou d'analyse .
On ne peut imaginer que ce livre fut écrit par un homme tant il sait si bien écrire les espérances , impressions et pensées féminines .
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Par freddyK, le 26/04/2013
Dickens
de
André Maurois
Le poids de la Misère.
Contrairement à Hugo ou d'autres,Charles Dickens est touché personnellement par la misère.
Sa famille issue de la moyenne bourgeoisie est victime d'une "chute de classes", puisque le père est incarcéré en 1823 pour dettes.
Suite à cela Charles doit travaillé dans une usine de cirage durant quelques semaines, c'est probablement de là que vient sa vocation pour l'écriture sur les pauvres.
Clair de notaire en 1827, ses premières nouvelles paraissent en 1833, en 1838, c'est son premier roman Oliver Twist.
Amoureux d'une actrice il divorce en 1858.
Il meurt en 1870 laissant inachevé un roman policier:
Le mystère d'Edwin Drood.
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Par Mimimelie, le 03/04/2013
Climats
de
André Maurois
Écriture très délicate, expressions parfois désuètes pleines de charme....
On n'imagine mal que ce livre fut écrit par un homme tant il traduit avec finesse les espérances et les pensées féminines.
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Par nekomusume, le 30/04/2012
Le pays des 36000 volontés
de
André Maurois
Quand j'étais petites, je lisais des extraits de cette histoire dans un livre de lecture. j'adorais le corbeau Mr Honteuzéconfus. Alors quand j'ai trouvé le livre sur un vide grenier je n'ai pas hésité une seconde.
Bon, la magie qui m'enchantais quand j'étais petite fille n'est plus là, mais l'histoire est sympa, roman où une petite fille rêve qu'elle rejoint le monde des fées pour y faire ses 36 000 volontés qui lui sont interdites dans la réalité, roman sage où il n'est question que de jouets de rêves, de gouters fabuleux et de fêtes un peu folles; même si certains enfants sont moins "sages" dans leurs volontés.
Roman initiatique en quelques sorte, qui montre l'évolution de l'enfant puisque quelques années plus tard, l'entrée du clos magique sera refusée à Michèle.
Pour les premières lectures
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Par kikou114, le 28/10/2011
Le pays des 36000 volontés
de
André Maurois
J'ai encore ce livre dans l'édition bibliothèque rose avec les illustrations de Jean Reschofsky, differentes que celles présentées dans la nouvelle édition. C'est un vieux souvenir d'enfance, un conte qui m'avait fait rêver, il ne peux que plaire aux jeunes enfants. C'est ma grande soeur qui m'avait offert ce livre et qui me le lisait, le soir, car je ne savais pas encore bien lire toute seule. Je l'ai lu également à ma fille quand elle était plus petite. Je le recommande vivement.
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Par ivredelivres, le 28/11/2010
Tourguéniev
de
André Maurois
Depuis quelques mois j’ai lu plusieurs romans de Tourgueniev et j’avais envie d’en savoir un peu plus sur sa vie, avant de me lancer dans une vraie et complète bio j’ai choisi ce petit livre d’André Maurois.
Il a un double avantage, d’abord il est fort bien écrit et cela déjà le rend très agréable et il est court car c’est une suite de petits textes qui n’étaient pas fait à l’origine pour être rassemblés puisqu’il s’agit de 4 conférences données par Maurois.
En quelques lignes Maurois situe la Russie et son régime autocratique au moment de la naissance de Tourgueniev
Il nous présente la famille de Tourgueniev, son père qui servira de modèle à « Premier amour », l’autoritarisme de sa mère qui engendra sans doute un comportement avec les femmes très difficile dont sa liaison singulière avec Pauline Viardot, que l’on trouve évoquée dans « Journal d'un homme de trop », est le reflet
André Maurois s’attache à faire comprendre les liens entre l’oeuvre et la vie. Il revient en détail sur certaines périodes et l’on voit Tourgueniev arrêté et emprisonné pour avoir écrit un article sur Gogol et ensuite condamné à l’exil sur ses terres. C’est l’occasion pour André Maurois d’évoquer l’amour inconditionnel de Tourgueniev pour la Russie, amour qui perdurera même lorsque ses convictions le porteront à critiquer le système politique et à s’opposer au servage.
J’ai découvert aussi un auteur satirique de la noblesse terrienne que j’avais déjà entreaperçu dans « Fumée » et mieux compris l’impression de Tourgueniev de n’être nul part à sa place, trop européen pour les russes et trop russe pour les européens. On retrouve son amitié avec Flaubert, Maupassant, Zola, Daudet, Mérimée qui le situe dans le monde culturel de l'époque.
En deux courts chapitres Maurois analyse l’art de Tourgueniev, il veut tirer un trait sur les querelles littéraires qui opposent Dostoïevski ou Tolstoï à Tourgueniev en quelques phrases d’une grande justesse
« Ce que nous défendons avec tant de force chez un écrivain, ce n’est pas son oeuvre, ce sont nos goûts profonds. Nos choix littéraires, nos préférences sont déterminés par nos besoins sentimentaux et spirituels. Ayant retrouvé dans un roman l’image exacte de notre inquiétude ou de notre sérénité, nous considérons le critique hostile comme un adversaire personnel »
Maurois sait à merveille nous présenter le génie descriptif de Tourgueniev, son art pour retenir le détail essentiel qui sait suggérer, il dit « Jamais romancier n'a fait preuve d'une économie de moyens aussi complète. Quand on a un peu l'habitude de la technique d'un roman, on se demande d'abord avec surprise comment Tourguéniev put, par des livres si courts donner une telle impression de durée et de plénitude »
Ce livre loin d'avoir épuisé son sujet m'a donné envie de lire une biographie plus importante et surtout de continuer ma lecture de Tourgueniev que je n'ai fait qu'effleurer
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Par rolandm1, le 11/03/2012
Climats
de
André Maurois
L'amour conjugal, dans deux couples au début du vingtième siècle : Philippe et Odile puis Philippe et Isabelle. Le roman est une suite de deux lettres racontant chacune l'histoire et le déclin d'un couple.
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Par VACHARDTUAPIED, le 04/04/2013
Histoire d'Angleterre
de
André Maurois
Ne vaut pas"histoire de l'Angleterre" de David Hume............
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Par isla16, le 31/01/2013
Les trois dumas
de
André Maurois
Pour qui s’intéresse à Alexandre Dumas et veut en savoir plus sur son histoire et sa filiation, l’ouvrage, très documenté, reste instructif. Malheureusement il a été rédigé dans les années 50, une époque où la notion d’objectivité n’existait visiblement pas. André Maurois – éminent biographe et romancier de talent – ne peut s’empêcher de donner son avis sur les actions de Dumas. C’est assez moralisateur et on s’agace vite de ces remarques déplacées. Autre bémol : quand Maurois parle d’une lettre ou fait référence à un ouvrage ou une citation, on se coltine la totalité de la source, qui n’est jamais résumée. Je comprends la démarche de l’historien exigeant, mais l’exercice devient un peu lourd et on se surprend donc à sauter quelques pages. On aurait préféré un extrait bien choisi accompagné d’une courte analyse, pour ne pas perdre le lecteur dans des détails de second ordre. Néanmoins cela reste une biographie de référence, car tout y est.
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Par peggy72, le 13/07/2012
Voyage au pays des Articoles
de
André Maurois
C'est une courte histoire, on peut dire une nouvelle qui m'a fait pense a un moment donne a 'L'ile mysterieuse' de Jules Verne, par rapport a cette aventure sur l'ocean et a la derive pour arriver sur une ile appelee 'Pays des Articoles'.
L'histoire est assez rigolote et un peu surprenante a la fois.
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Par jethroalejandro, le 19/03/2012
Climats
de
André Maurois
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