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Critiques de Andrea Camilleri ()


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    • Livres 2.00/5
    Par Eve-Yeshe, le 16/03/2014


    La Danse de la mouette La Danse de la mouette de Andrea Camilleri ()

    Le commissaire Montalbano se promène au bord de la mer et voit une mouette qui évolue dans le ciel puis plonge d’un coup et s’écroule comme si quelqu’un lui avait tiré dessus, sans qu’on ait entendu le moindre coup de feu.
    Il rentre chez lui perplexe, car la mouette après vérification est bien morte mystérieusement. Il va chercher son amie Livia qui vient passer un week-end prolongé chez lui avec plein de projets dans la tête.
    Ça commence mal car son collègue Fazio semble avoir disparu et il oublie l’heure (il devait retrouver Livia dans un restaurant mais sans préciser l’heure car pour lui le temps est élastique et il arrive toujours très en retard d’où une grosse dispute par téléphone portable interposée.
    Les choses se compliquent quand la femme de Fazio arrive au commissariat pour demander des explications : son mari a dit avoir été appelé par le patron (dottore) pour se rendre vers les docks et depuis plus de nouvelles.
    Il semble qu’un meurtre ait été commis dans les docks mais est-ce Fazio ou quelqu’un d’autre, on l’apprendra en suivant l’enquête.


    Ce que j’en pense :

    C’est le premier roman d’André Camilleri que je lis et je n’ai pas beaucoup apprécié. Ce n’est pas son premier polar, puisqu’il en a écrit une vingtaine.
    Le style est assez drôle et les rapports de Montalbano avec la nourriture, ou avec son entourage sont amusants, mais l’intrigue traîne en longueur. La vie dans ce petit port de pèche avec tous ses trafics, la maffia qui n’est jamais très loin, les corps qui sont jetés dans les puits dans un endroit perdu, une main coupée…. D’accord, il y a de l’animation mais…
    La tentative d’assassinat à l’hôpital, les changements de chambres, pour éloigner la mafia, on se méfie de tout le monde. Jamais l’angoisse ne monte. Le scénario se déroule avec des séquences parfois amusantes, donc on se laisse prendre au jeu et on continue à tourner les pages.
    Ce que j’ai bien aimé dans ce livre, en fait, c’est la façon dont le traducteur s’y est pris pour adapter la langue car il y a trois niveau : la langue officielle l’italien, l’italien sicilianisé, et le dialecte pur.
    On a donc un texte écrit à la fois en français pour traduire la langue officielle, pour l’italien de Sicile le traducteur a choisi des termes du français du Midi et pour le dialecte les mots sont écrits dans la « langue originale » avec la traduction entre parenthèse.
    Ceci donne des phrases parfois drôles et on met du temps à s’adapter au « langage Calillerien ».
    C’est cela qui m’a permis de finir le livre. Peut-être n’ai-je pas commencé par le bon livre de cet auteur car j’ai dû mémoriser tous les noms des personnages qui doivent être familiers aux fans de l’auteur. En tout cas, je n’ai jamais vraiment accroché à l’intrigue et au héros. Ce n’est pas un rythme assez rapide pour moi.
    Bref, je voulais un livre facile à lire après les derniers romans que j’ai lus et qui étaient plutôt durs, voire perturbants, mais là, je me suis plutôt ennuyée….

    Note : 5/10



    Lien : http://eveyeshe.canalblog.com/archives/2014/03/16/29450853.html

    Critique de qualité ? (27 l'ont appréciée)


    • Livres 2.00/5
    Par mariech, le 10/02/2013


    Le Coup de filet Le Coup de filet de Andrea Camilleri ()

    Andréa Camilleri s'est basé sur un fait divers pour écrire son roman , l'histoire d'un jeune homme de bonne famille accusé du meurtre de sa fiancée .
    Ici , on valse dans un monde où les hommes politiques sont sans scrupules , où les maris et les femmes se trompent allègrement , Andréa Camilleri fait une critique de la société bien pensante d'un petit coin de Sicile .
    Ca se lit vite mais j'ai eu un peu de mal à me retrouver dans tous ces nombreux personnages , il m'a semblé que le roman était un peu bâclé .
    Ce n'est peut-être pas le meilleur roman pour faire connaissance avec l'auteur .

    Critique de qualité ? (26 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par marina53, le 27/03/2013


    Le tailleur gris Le tailleur gris de Andrea Camilleri ()

    C'est le premier jour de sa retraite tant méritée. Comme d'habitude, notre héros, ancien directeur d'une banque, se réveille aux aurores. Pas facile de perdre ses habitudes du jour au lendemain. C'est avec amertume et angoisse qu'il se demande bien ce qu'il va pouvoir faire de ses journées, maintenant qu'il n'a plus à aller au boulot. Sa femme, Adele, dort dans sa propre chambre. Cela fait maintenant 10 ans qu'il a épousé en secondes noces cette jeune veuve, au grand dam de son fils, et 3 ans déjà qu'ils font chambre à part. Décision de Madame à laquelle il n'a pu que se plier. Femme de pouvoir, décideuse, autoritaire, avec un fort appétit sexuel, elle trompe son mari qui est au courant mais la laisse faire. Il a même laissé entrer dans leur maison un soi-disant cousin éloigné, Daniele, qui vit dans la chambre, à côté de celle d'Adele.
    Cette femme est-elle insensible? Que cache-t-elle réellement? Aime-t-elle sincèrement son mari? Aimait-elle également son ancien conjoint que la mort n'a pas vraiment eu l'air d'affecter? Que signifie pour elle ce tailleur gris? Autant de questions que se posera le banquier et auxquelles il lui faudra répondre au plus vite...

    Voici un auteur que je ne connaissais pas mais apparemment très célèbre dans son pays natal. Et ce fut une agréable surprise de lire ce polar à la tension palpable et au climat oppressant. Outre la description outrageuse de cette femme aux mœurs peu conventionnelles, Camilleri fait également entrer la mafia dans la vie de cet homme à la retraite. A croire qu'un malheur n'arrive jamais seul..
    On rentre dans l'intimité de ce couple si étrange et finalement mal assorti et on en ressort désabusé et dépité pour ce pauvre homme à qui la chance n'a pas souri.
    D'une écriture simple, classique mais intéressante, Camilleri a su rendre ce polar accrocheur, à la fois plein d'humanité et de compassion.
    Un roman noir, noir comme le vieillissement, les désillusions et les déboires...

    Le tailleur gris... du sur mesure...

    Critique de qualité ? (25 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 01/03/2013


    Le tailleur gris Le tailleur gris de Andrea Camilleri ()

    Chronique d'une mort annoncée, tel pourrait-être le sous-titre de Le tailleur gris, tailleur annonciateur d'un décès imminent, lorsque la belle Adèle le revêt.
    Pas d'Adèle H. ici, mais une séduisante Adèle anonyme "petite veuve de trente ans",parfaite poupée Barbie, dont "il", puissant directeur de banque sexagénaire est tombé follement amoureux, à moins que cette dangereuse manipulatrice ne lui ait mis le grappin dessus!
    A présent à la retraite, "il" n'a plus que le temps à administrer, "il" n'a plus qu'à supporter ses frasques, à elle, auxquelles la meilleure amie sert de paravent.
    Et le lecteur observe, outré, ce pitoyable cocu (évoquant Le Montespan si bien décrit par Jean Teulé), aux cornes gigantesques, observer, langue pendante, ses sensuels rituels de bain; se tenir jaloux mais coit, comme un fidèle toutou, devant le porte close de la traîtresse en pleins ébats avec son neveu étudiant Daniele "pauvre petit qui n'a pas trouvé de logement décent".
    Pas de "burdellu" pittoresque et de langage familier (comme dans La pension Eva) dans ce presque sobre roman Le tailleur gris, juste quelques notes dissonantes, comme un fait exprès ("s'étant aréveillé", le "ramdam" "rin faire rin de rin") qui signent le statut de self made man de ce "il" riche mais qui, tel un familier qui s'adresserait à des proches, se montre bien pauvre en amour! Du grand art!
    L'étude de caractères de l'écrivain italien Andrea Camilleri est implacable, lucide et cruelle. Contrairement au roman psychologique de Philippe Vilain (La femme infidèle), seule la mort délivrera cet amoureux transi de ses épreuves.
    Par ce "il" impersonnel Andrea Camilleri engloberait-il tous les hommes vieillissants, tenaillés par le démon de midi et flattés dans leur ego en se payant une belle naïade calculatrice?
    L'auteur aborde également, ici, le temps vide d'une retraite à combler à tout prix sous peine de déprime. Mieux vaut occuper sainement son corps et son esprit que de s'angoisser en servant de façade respectable à des affaires louches. C'est qu'il s'en passe de belles à Palerme!
    A lire!

    Critique de qualité ? (22 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par sylvaine, le 11/11/2012


    La lune de papier La lune de papier de Andrea Camilleri ()

    COUP DE CHAPEAU à Serge Quadruppani le traducteur de A Camilleri. Car arriver à rendre la truculence du parler sicilien en français relève de l'exploit...
    Nous retrouvons notre commissaire Montalbano, sa ville de Vigàta, son commissariat et son équipe d'adjoints.Cette fois-ci, il doit enquêter sur le meurtre , d'Angelo Pardo,retrouvé mort d'une balle en pleine tête et dans une tenue pour le moins compromettante.Alerté par la sœur du mort, Michela Pardo, superbe brune aux yeux incandescents,c'est lui qui va découvrir le corps.Il sera bientôt mis sur la piste de la sublissime Elena Sclafani, maîtresse d’Angelo Pardo.Chargé de l'enquête Salvo se débat entre les charmes de ces femmes, les charmes de la nourriture, les"pinsées "philosophiques de son ego...heureusement qu'il peut marcher pour digérer et réfléchir ...
    Bref un pur bonheur de lecture avec en arrière-plan Camilleri et ses façons bien à lui d'égratigner la politique italienne et au premier plan cette langue truculente , son amour de la Sicile ah pouvoir y partir là tout de suite là...

    Critique de qualité ? (22 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par Cath36, le 30/08/2012


    Le garde-barrière Le garde-barrière de Andrea Camilleri ()

    Toujours aussi percutante et belle, l'écriture de Camillieri nous entraîne chez les garde-barrière siciliens pendant la seconde guerre mondiale, dans une histoire courte (je l'ai lu en une heure, impossible de poser le livre) mais prenante où la dérision côtoie le drame, et où le courage -voire l'insolence- des autochtones s'oppose à la violence et à la guerre. Plus vivante que jamais, la Sicile de Camillieri se fait à la fois chaleureuse et cruelle. Les lois de la vendetta et de l'omerta y règnent comme en Corse, narguant une autorité impuissante à faire régner la justice et à régler les conflits mais féroce pour tenter d' imposer un régime qui divise un pays malmené par la guerre. Et Camilleri prend, me semble-t-il, un malin plaisir à défendre ce droit à ...l'autogestion. J'apprécie de plus en plus le savoir-faire de cet écrivain qui distille savoureusement son humour au compte-goutte de ses vérités.

    Critique de qualité ? (22 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par canel, le 26/12/2013


    Meurtre aux poissons rouges Meurtre aux poissons rouges de Andrea Camilleri ()

    Dans un appartement de Bologne, on trouve le cadavre d'un homme, mort étouffé dans un sac en plastique. A ses côtés, trois poissons exotiques tout aussi morts que lui.

    Cette histoire de meurtre et de poissons rouges, on s'en fiche un peu, voire beaucoup. Bien plus que son intrigue banale et souvent invraisemblable, c'est la forme de ce court roman policier qui est intéressante : une compilation de documents - photos, articles de presse, rapports de police, et surtout échanges épistolaires ludiques et amusants entre deux enquêteurs.
    Plus passionnante encore : la genèse, en postface, de cet ouvrage. Fruit d'un travail conjoint entre deux auteurs prolifiques de romans policiers, fusion de leurs deux univers. Rencontre et confrontation, à la faveur de cette intrigue, de leurs deux enquêteurs récurrents (l'inspectrice Grazia Negro de C. Lucarelli, le commissaire Montalbano de A. Camilleri). Une collaboration, un défi, presque un duel entre deux romanciers via leurs personnages qui se donnent la réplique, comme dans une partie d'échec, un spectacle de marionnettes en improvisation, un jam-session.

    Bref, malgré une intrigue et un dénouement sans grand intérêt, ce livre se dévore, pour le plaisir de la construction, des échanges entre protagonistes, de l'exercice de style à quatre mains.

    Critique de qualité ? (20 l'ont appréciée)


    • Livres 2.00/5
    Par mariech, le 31/08/2012


    Un samedi entre amis Un samedi entre amis de Andrea Camilleri ()

    En lisant ce livre je découvre une autre facette de cet auteur , ici pas de commissaire Montalbano , pas de savoureux dialogues en dialecte sicilien mais un livre qui commence et qui finit par des situations vécues par des enfants que l'on retrouve une trentaine d'années plus tard .
    C'est bien écrit mais j'ai ressenti une impression de malaise , car trop c'est trop .
    Dommage , le roman avait bien commencé , les situations sont toutes plausibles mais c'est l' accumulation des faits , dans le groupe d'amis qui semble peu crédible .
    Avis assez mitigé , ce n'est pas le roman le plus réussi de l'auteur .

    Critique de qualité ? (20 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par Cath36, le 04/02/2014


    Meurtre aux poissons rouges Meurtre aux poissons rouges de Andrea Camilleri ()

    Court, mais bon. Revoilà Camilleri en grande forme dans cette nouvelle enquête de Montalbano dopé par la verve de son collègue Carlo Lucarelli et de sa belle enquêtrice Grazia Negro. Ce court polar -presque une nouvelle- est écrite en effet en commun par nos compères après avoir été improvisé oralement au cours d'une journée semble-t-il mémorable. Quatre victimes : un homme (allergique au poisson) et trois poissons rouges, retrouvés dans le même sac en plastique, chacun ayant péri étouffé pour des raisons différentes. Quid de la mafia et de ses accolytes, en particulier une nana "à gros nichons" ? La lecture de ce texte vous l'apprendra, entre tortellini, cannoli et autres gourmandises, devenues subitement étouffantes au sens propre du mot. Humour décapant, voire corrosif, gourmandise et mentalité sicilienne au plus haut niveau dans ce nouvel opus. Un régal vous dis-je, pour les yeux comme pour l'imagination des papilles. A savourer en apéritif ou en dessert.

    Critique de qualité ? (17 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par Cath36, le 08/10/2013


    Le neveu du Négus Le neveu du Négus de Andrea Camilleri ()

    Avec son humour retors et son air de ne pas y toucher, Camilleri nous offre à nouveau un livre où s'on s'amuse bien. Imaginez la visite d'un jeune prince africain panier percé et très porté sur les femmes dans le pays de Mussolini : comment faire de ce prince un fervent supporter du fascisme, sans mécontenter les adeptes des théories raciales, sans ruiner ceux qui l'accueillent, tout en ménageant les intérêts de ce brave Duce en Abyssinie, dans un pays où si la corruption tient lieu de système on ne badine pas avec l'autorité suprême. Ajoutez à cela un homosexuel allemand (dont le père a rallié le parti d'Hitler) qui tombe amoureux du jeune noir et le paye grassement pour ses "services", une jeune fille amoureuse du prince et une vieille fille qui compte bien profiter des "avantages" (en nature) du même prince et vous y êtes. D'une histoire vraie, Camilleri fait une histoire totalement loufoque, avec à la clé une bonne satire du fascisme comme il se doit. J'avoue avoir bien ri avec ce livre court mais décapant et le conseille vivement contre la morosité ambiante.

    Critique de qualité ? (16 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par Cath36, le 10/08/2012


    Le champ du potier Le champ du potier de Andrea Camilleri ()

    C'est un Camilleri en grande forme, qui nous revient là, avec ce nouvel épisode du commissaire Montalbano luttant contre la mafia, et peut-être pire que la mafia, contre certains de ses acolytes. Meurtre, enquête, amour et séduction, amitiés et orages sur la Sicile, terrains glissants (dans tous les sens du terme), coups de dents sur la politique et l'hypocrisie ambiante, états d'âme d'un commissaire qui doute des autres et surtout de lui-même, le tout assaisonné de ce langage bien particulier, entre dialecte et argot sicilien qui fait le bonheur des lecteurs de Camilleri. A part le fait que le champ du potier fait allusion à la trahison de Judas (suivez mon regard, mais je ne vous en dirai pas plus) l'intrigue n'a en soi rien d'extraordinaire, mais on s'amuse bien tout en dévorant ce livre qui se lit très vite. Bref une excellente lecture de vacances, et, pour ceux qui ne connaissent pas encore le commissaire Montalbano, un dépaysement total.

    Critique de qualité ? (16 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par mariech, le 01/04/2012


    La piste de sable La piste de sable de Andrea Camilleri ()

    Une enquête du commissaire Montelbano sur un cheval retrouvé mort devant sa maison .
    Ce qui fait la particularité de ce roman c'est l'écriture si particulière de l'auteur qui mêle à son roman des mots de patois siciliens qui ne peuvent être traduits que par des mots inventés .
    La plume de Camilleri est très belle , on a l'impression d'être en compagnie d'un ami pendant l'enquête .
    Le commissaire aime la vie , la bonne bouffe et les femmes , et avec lui , on passe un très bon moment .

    Critique de qualité ? (16 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par emi13, le 27/03/2013


    Un samedi entre amis Un samedi entre amis de Andrea Camilleri ()

    Un samedi entre amis d’Andrea Camilleri est tout à fait différent du commissaire Montalbano. Trois couples d’amis italiens se retrouvent chaque week-end, ils ont bien réussi dans leur vie. L’un est avocat, le deuxième industriel, le troisième magistrat et la quatrième est médecin. Mais voilà qu’un autre ami de leur jeunesse refait surface à la grande tristesse des quatre autres. Mais la situation va aller de mal en pis. Un roman qui finit sur des paroles d’enfants qui vous glacent le sang

    Critique de qualité ? (15 l'ont appréciée)


    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 24/01/2013


    Maruzza Musumeci Maruzza Musumeci de Andrea Camilleri ()

    "A coeur vaillant rien d'impossible" affirme le proverbe.
    Et c'est un peu ce que nous démontre, dans un premier temps, l'histoire de Gnazio Manisco,jeune Sicilien analphabète, qui, après avoir appris à tailler des arbres lors de son service militaire, part en Amérique, suit des cours chez une institutrice tout en jardinant à New-York, refuse de "tuer des arbres" au profit des promotteurs véreux, chute d'une branche sciée intentionnellement,touche les "pécuniaux" de l'assurance et revient en Sicile où il achète un terrain dit "La-Nymphe" sur lequel circulent d'étranges bruits où plutôt pleurs!
    Maruzza Musumeci, jolie jeune fille aux habitudes étranges et à l'arrière-grand-mère centenaire non moins étrange, va entrer dans la vie de ce travailleur boiteux, naïf et tendre, alors qu'à 47 ans il "veut prendre femme" par l'intermédiaire d'une entremetteuse.
    Et le conte commence, un conte de sirènes, aux chants nostalgiques, empreint de merveilleux, tissé d'une légende d'amour. Il sera marié, oui, mais à leur "manière"! Il sera même "goûté" puis "essayé" par sa promise....A lire!
    Existe-t-il des mondes sous marins et d'autres dans les étoiles? s'interroge-t-on après lecture, tant la magie de conteur d'Andrea Camilleri a opéré.
    L'auteur, metteur en scène et écrivain italien venu à l'écriture sur le tard, a été récompensé par le prestigieux prix Libera Stampa de poésie.
    Dans Maruzza Musumeci, outre le côté poétique,on retrouve l'humour,le parler imagé ("il hisse pavillon", la "défunta" mère, la mer "cafie" de poulpes..), la sensualité palpable et certains mots volontairement estropiés de son roman La pension Eva, ce qui rend ses personnages attachants.
    Ce conte fantastique et gentiment fripon, au langage truculent, évoque Le Rire de l'ange d'Henri Gougaud. L'ambiance mystérieuse, avec magie noire ou blanche, rappelle Les Sept Plumes de l'aigle d'Henri Gougaud.
    Une lecture facile et agréable à lire.Un retour pour les adultes dans les contes de fées d'antan!

    Critique de qualité ? (14 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par isabellelemest, le 11/05/2014


    La Concession du téléphone La Concession du téléphone de Andrea Camilleri ()

    C'est une comédie sicilienne à laquelle nous invite le malicieux Camilleri dans cet opus composé d'échanges de lettres, alternant avec des dialogues écrits notamment dans le dialecte savoureux qui a fait la renommée de l'auteur.
    En 1898, dans la cité imaginaire de Vigatà, au sud de la Sicile, un jeune gandin, Filippo Genuardi, qui a épousé une héritière et manifeste des goûts évidents pour la gloriole, veut absolument une installation téléphonique pour relier son magasin à la demeure de son beau-père. La chose est d'autant moins aisée que les instances de l'Etat dsyfonctionnent, le Préfet étant paranoïaque et les carabiniers faisant la chasse aux sorcières subversives, tandis que le parrain local est en délicatesse avec un ami de Filippo qui ne lui a pas payé ses dettes de jeu. Pris entre ces intérêts divergents, le pauvre Pippo se retrouve en prison après une fusillade commanditée par la mafia... Tout semble s'arranger à la sicilienne, mais l'amour est là et la fin pleine de surprise et d'ironie.
    Un véritable régal que la lecture de ces lettres parodiant le style administratif le plus obtus où toutefois le démon du bizarre et la logique sicilienne subvertissent les procédures les plus classiques, et ces dialogues réjouissants où la verve linguistique de Camilleri se donne libre cours : échanges en dialecte siculo-camillerien, sous-entendus, clins d'œil, chutes divertissantes, le tout compose un puzzle parfaitement maîtrisé d'où émerge une comédie du progrès dans une île largement traditionnelle, où l'administration italienne ne maîtrise pas tout, et où le poids des parrains ne doit pas être sous-estimé, car ils peuvent souffler alternativement le chaud ou le froid...
    Pour bien apprécier la saveur de ce petit bijou de malice, la lecture en V.O. est fortement recommandée !

    Critique de qualité ? (12 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par Cath36, le 14/04/2013


    L'âge du doute L'âge du doute de Andrea Camilleri ()

    "Elle préfère l'amour en mer, c'est juste une question de tempo.... "
    SI si, jugez-en plutôt : "il s'agit d'une veuve riche dont le seul plaisir est de s'en aller sur les mers en se retrouvant de temps en temps dans le lit du capitaine". En fait de tempo, Camilleri le tient et le tient bien dans cette nouvelle enquête du Comissaire Montalbano, en prise avec une mafia maritime dirigée de main de maître par une femme autoritaire et nymphomane. Si ce n'est que dans le lit de la belle, Montalbano envoie son adjoint favori Mimi Augello en dépit de son statut d'homme marié, lui-même étant aux prises avec ses sentiments pour la lieutenant Belladonna, très belle femme comme son nom l'indique (je précise aussi qu'en français la belladonne est un poison redoutable, alors...) C'est pour la bonne cause me direz-vous. Bref Camilleri se déchaîne une nnouvelle fois. Si l'intrigue n'a rien d'exceptionnel et si on se lasse vite des aternoiements sentimentaux de notre brave commissaire, en revanche on se régale des diverses péripéties qui agrémentent l'histoire.
    Un bon moment de lecture, pas impérissable.

    Critique de qualité ? (12 l'ont appréciée)


    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 18/10/2012


    La pension Eva La pension Eva de Andrea Camilleri ()

    Ce "bonheur" .."qui me conduisit pour la première fois dans une maison de passe", celui que relate Marcel Proust (dans Autour de madame Swann), Andrea Camilleri le met en tête de chapitre et en fait le sujet de son roman La pension Eva, un "burdellu" dans lequel le jeune Néné va connaitre, avec gourmandise, ses presque premières fois; un "burdellu" qui tient du couvent, car entre deux passes, religion oblige on y prie beaucoup; un "burdellu" comme un abri hors du temps (où se croisent Italiens,Allemands et Américains sans signe distinctif) dont l'insouciance fait oublier les bombardements de la deuxième guerre qui angoissent, blessent,séparent et tuent.
    C'est avec beaucoup d'humour et une verve, parsemée de mots italiens succulents(comme "les pâtes ncasciata"), qui frise la naïveté (la langue est volontairement estropiée: "acomença","lémentaire","ezemple") que le narrateur omniscient relate la jeunesse de Néné du moment où sa caressante cousine Angela le plombe en lui révélant qu'il l'a "pitchounette" ("Sainte mère, quel malheur!") jusqu'à la fin de la guerre et perte de l'enfance. Emaillé d'anecdotes truculentes, on rit beaucoup....pour faire passer les larmes.
    On apprend avec joie comment le copain Jacolino devient par "miracle" calé en grec et latin grâce à la "Signora Flora", comment la "camarade"Tania au grand coeur transmet des renseignements à un chaste avocat, comment la pieuse Nadia se croit victime hallucinations face à un moine défroqué, comment une femme jalouse stoppe le bégaiement de son coureur de mari,pourquoi l' ange américain tombé du ciel a"une faim de loup,que l'amour peut naître entre des êtres que tout sépare,....mais on apprend aussi que seules la rage et le désespoir poussent aux paris stupides ou aux fantasmes les plus fous pour dire stop à la guerre...car dénonce Andrea Camilleri la guerre est folie!
    Petit rappel: Andrea Camilleri, metteur en scène et écrivain italien,n'est venu à l'écriture que sur le tard.
    Il a obtenu le prestidigieux prix de poésie Libera Stampa ainsi qu'un prix pour une pièce de théâtre.
    Son roman La pension Eva est un pur bonheur, malgré son lourd fond historique, car il montre que l'homme doit avancer, prendre conscience de sa propre violence et essayer de survivre ou de vivre tout simplement en savourant les instants de joie qui lui sont donnés comme celui de retrouver un ami perdu de vue.

    Critique de qualité ? (11 l'ont appréciée)


    • Livres 2.00/5
    Par Foxfire, le 08/12/2014


    Meurtre aux poissons rouges Meurtre aux poissons rouges de Andrea Camilleri ()

    Ce petit polar écrit sous forme de roman épistolaire marque à la fois la rencontre de deux auteurs de renom et la rencontre entre leurs personnages récurrents.

    L'intrigue est bien menée mais n'est pas vraiment passionnante. Et surtout, cela manque de sous-texte, ici pas de propos social derrière l'enquête proprement dite.

    La forme choisie ne permet pas vraiment de découvrir le style des deux auteurs (c'était ma première rencontre avec l'un et l'autre) mais on devine tout de même un talent d'écriture de part et d'autre et surtout un agréable sens de l'humour.

    On sent bien que les deux écrivains se sont amusés lors de ce défi littéraire. Cependant, ce petit roman divertissant reste très anecdotique et sera vite oublié. Le point positif est que ce "meurtre aux poissons rouges" donne envie de découvrir chacun des auteurs dans son univers personnel et dans un projet plus profond et plus abouti.

    Challenge petits plaisirs (6)

    Critique de qualité ? (10 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par Bigmammy, le 29/03/2014


    La piste de sable La piste de sable de Andrea Camilleri ()

    Toujours traduit par Serge Quadruppanni, une enquête de Salvo Montalbano rééditée en janvier dernier dans un format de poche. Et d’emblée, on retrouve le dialecte sicilien si particulier, avec sa transposition spécifique en français par le talentueux traducteur, avec une prolifération de préfixes « a » devant verbes et substantifs, une profusion de formes pronominales … qui nous enchante ou nous hérisse. C’est selon, mais moi, j’aime.
    Salvo est maintenant âgé de 56 ans. Et il se rend compte qu’il devient presbyte. Il va donc avoir besoin de lunettes, ce qui ne l’empêche pas de séduire la plantureuse écuyère Rachele, venue près de Vigatà pour disputer une course hippique privée. Pourquoi s’intéresse-t-il tout à coup aux chevaux ? Simplement parce qu’un matin en « s’aréveillant », regardant la plage depuis la terrasse de sa maison de Marinella, il aperçoit le cadavre d’un cheval massacré à coups de barre de fer. Le temps de retourner prévenir ses collègues, la carcasse de l’animal a été subtilisée. Il ne lui reste qu’un des fers, presque détaché de son sabot, et que Salvo a machinalement mis dans sa poche.
    Cependant, la propriétaire du cheval ne porte pas plainte et cette affaire ressort des policiers d’un autre district. Ce qui ne laisse pas d’intriguer le commissaire Montalbano c’est que sa maison est, à plusieurs reprises, « visitée » d’une manière plus qu’approfondie, les cambrioleurs allant jusqu’à retourner les poches de ses vêtements, mais laissant l’argent liquide ... Cette intrusion aurait-elle un rapport avec le témoignage que doit porter bientôt le Commissaire lors d’un procès contre des mafieux ? Qui chercherait à l’impressionner ? Et puis – mais il n’y a pas de coïncidences pour un bon policier – cette « famille » aurait un rapport avec les courses de chevaux clandestines …
    Ce court roman nous entraîne dans une série de pistes et de fausses pistes. Le cheminement de son élucidation passe par l’interprétation de rêves, l’anticipation des réactions des uns et des autres. En l’absence de preuves, tout est affaire de déduction et de fine connaissance des mœurs siciliennes, de la peur inspirée aux habitants par les factions rivales, la lecture des comportements des pauvres types qui collectent l’impôt de la pègre. La solution passe aussi par un pari (c’est bien le cas de le dire), gagné cette fois encore par Andrea Camilleri et son héros-double, Montalbano. Une lecture fluide, qui s’entend autant qu’elle se parcourt … Une réflexion sur le vieillissement, très feutrée mais bien présente. Une parenthèse ensoleillée, quand même !


    Lien : http://www.bigmammy.fr/archives/2014/03/29/29547002.html

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    • Livres 1.00/5
    Par Liver, le 09/08/2013


    La forme de l'eau La forme de l'eau de Andrea Camilleri ()

    Un policier banal au sujet opportuniste et avec un langage dans l'air du temps... Je passe.

    Critique de qualité ? (10 l'ont appréciée)




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