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Par zorazur, le 10/11/2011
Une amie d'Angleterre de
Anita Brookner
J'ai reçu beaucoup de leçons... J'ai appris à garder ma vie pour moi, à ne pas empoisonner les autres avec mes histoires. J'ai appris à ne pas m'appuyer sur le monde parce que je sais que le monde gagnera.Toujours. J'ai appris la prudence, la politesse, ce que tu appelles les apparences et que j'appelle les bonnes manières. J'ai appris à être seule et à faire quand même bonne figure.
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Par zorazur, le 15/11/2011
Hôtel du lac de
Anita Brookner
Dans mes romans, c'est toujours la jeune fille effacée, discrète comme une souris, qui conquiert le héros, et triomphe de la dédaigneuse tentatrice, tandis que celle-ci quitte l'arène, humiliée, sans espoir de renouer une liaison orageuse. C'est donc la tortue qui gagne à tous les coups. Dans la réalité, bien entendu, c'est le lièvre qui gagne.
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Par zorazur, le 08/11/2011
Regardez-moi de
Anita Brookner
Cette histoire d'écriture, c'est la pénitence pour n'avoir pas de chance. C'est une tentative pour atteindre les autres et vous faire aimer d'eux. C'est votre protestation instinctive quand vous découvrez que vous n'avez pas de voix devant les tribunaux du monde et que personne ne vous défendra.
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Par zorazur, le 15/11/2011
Hôtel du lac de
Anita Brookner
S'il faut vraiment que ce soit une femme libérée, pourquoi ne descendrait-elle pas au bar raccoler quelque'un ? Le hic, c'est que la plupart des femmes ne font pas çà. Et pourquoi ne le font-elles pas ? Parce qu'elles préfèrent le vieilles fables, dès qu'on en vient à l'essentiel. lles veulent continuer à croire qu'un homme les découvrira, resplendissantes de beauté, derrière des portes closes, au moment même où elles désespéraient de tout, qu'il reviendra du bout du monde en abandonnant ce qui jusque là faisait sa vie, à seule fin de la conquérir.
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Par Moumoune, le 19/10/2010
Etrangers de
Anita Brookner
"Que veulent les femmes?" s'était demandé Freud. Si lui n'avait pas la réponse, quel espoir avaient les autres de la découvrir ? Il imaginait des légions d'hommes exaspérés se posant la même question en vain. Il éprouva lui-même une certaine exaspération, qui fut la bienvenue. Assurément, les femmes voulaient être aimées- mais pourquoi les femmes auraient-elles cette exclusivité ?
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Par zorazur, le 04/11/2011
Impostures de
Anita Brookner
Ne soyez pas trop docile... Ne soyez pas comme moi. J'ai vu ma mère qui me disait que je serais heureuse un jour, le moment venu, que les meilleures choses valent la peine d'attendre. Et j'ai attendu. Voilà le premier mensonge, l'abus de confiance. L'imposture initiale. Toutes les autres ont suivi. Je ne blâme personne. Je suis seule responsable.
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Par zorazur, le 08/11/2011
Regardez-moi de
Anita Brookner
J'avais pourtant réussi à vivre deux vies. Mais des deux vies, à la fin, c'est la plus respectable que j'avais héritée.
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Par pyrouette, le 30/12/2010
Regardez-moi de
Anita Brookner
J'avais besoin de savoir que tout le monde ne porte pas une blessure qui saigne par intermittence tout au long de la vie. J'avais besoin d'apprendre que la vie peut prendre la bonne vitesse pour propulser quelqu'un. J'avais besoin que des experts m'enseigent l'égotisme pur qui m'avait toujours échappé, cat le peu que j'avais réussi à me constituer, et qui jusque-là n'était passé que dans mon écriture, était vite vaincu par la vue d'un tremblement, d'un regard de désarroi, de la déception qui semblait me hanter, m'encombrer et même s'imposer à ma conscience quand je m'appliquais à construire mes réserve d'égoïsme.
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Par mayang, le 11/10/2011
Sofka de
Anita Brookner
je trouve tout à fait approprié et même caractéristique que Sofka ait donné à ses fils des noms de rois ou d'empereurs et à ses filles des noms de personnages d'opérettes. Tels étaient les rôles qui leur étaient attribués. Les garçons devaient conquérir et les filles flirter. Si cela sous-entend une sorte d'inachèvement, comme si ce processus devait tout dévorer mais rester statique, cela aussi serait caractéristique. Sofka considère que l'avenir de ses enfants est implicite dans leurs noms, et elle y a beaucoup réfléchi; on se demande même si elle pense à quoi que ce soit d'autre,
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Par pomme32, le 20/04/2011
Le dernier voyage de
Anita Brookner
Un vieil homme dont la vie s'achève après une longue évocation d'une vie sans éclat... C'est à la fois troublant, car on sent que l'auteur met en scène des sentiments qu'on devine sans les percevoir exactement quand on est trop jeune encore pour les avoir connus et qui émeuvent parce qu'on se sent coupable d'oublier que les vieux ont une histoire eux aussi, et en même temps assez démoralisant quand on suit le parcours de cet homme qui jusqu'au bout aura tout manqué... A ne pas lire quand on déprime!