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Critiques de Anne Perry


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    • Livres 5.00/5
    Par missmolko1, le 04/01/2014


    Le spectacle de Noël Le spectacle de Noël de Anne Perry

    Le spectacle de Noël est un gros coup de cœur pour moi et je crois que je vais me pencher davantage sur les livres d'Anne Perry a l'avenir.

    Au départ, j'avais envie de prolonger la magie de Noël. Cette année je me suis trouvée un petit boulot pour les fêtes et donc noël est passé a une vitesse folle. Alors je me suis dis que j'allais rattraper mes lecture en janvier.
    Ce livre était sous le sapin et j'ai vraiment craqué dessus. Les éditions 10/18 lui ont fait une magnifique couverture "dure" et non souple comme on peut trouver sur tous les livres au format poche.

    Des les premières pages, je me suis un peu perdue dans la multitude de personnages mais très vite on s'y retrouve. L’héroïne, Caroline, est vraiment très attachante et elle mène son enquête avec brio.
    Mais l’enquête justement ne repose que sur les 60 dernières pages. Avant l'auteure a choisi d'installer le décor. Petit a petit l'ambiance devient pesante.


    Nous sommes plongés dans un manoir, complétement isolé a cause du mauvais temps et du froid. Une troupe de théâtre est la pour répéter une adaptation de Dracula sur scène. Alors pour certains lecteurs, ce début peut paraitre long mais moi j'ai beaucoup apprécié car on découvre le travail qui se trame derrière une pièce de théâtre. Comment les comédiens répètent, comment on crée un décor, comment on joue avec la lumière, comment on interprète un personnage....

    Le suspense est vraiment bien mené, l'ambiance de huis-clos, le manoir... Et puis surtout Anne Perry a réussi a me faire tourner en rond, me mener sur de fausses pistes. A mes yeux tous avaient un mobile et pourtant le coupable est celui que je n'ai jamais soupçonné une seconde. Je crois que je ferais une mauvaise enquêtrice.

    En tout cas j'ai passé un excellent moment et je vous recommande a tous de vous plongez dans cette lecture .


    Lien : http://missmolko1.blogspot.ie/2014/01/le-spectacle-de-noel.html

    Critique de qualité ? (32 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par belette2911, le 09/04/2013


    Resurrection row Resurrection row de Anne Perry

    Mais qu'est-ce qui leur prend, à ces cadavres en putréfaction, de sortir de leurs tombes ? La terre ne leur conviendrait-elle pas ? Ils ont oublié d'éteindre le gaz ? Le voisinage est-il à ce point trop silencieux pour que l'un d'eux ait soudain l'envie irrépressible de se faire conducteur de cab ?

    Y aurait-il des Vampires à Londres ? Des zombies à Leicester Square ? Avouez qu'il y a de quoi tomber en pâmoison devant ce conducteur plus que faisandé. L'argent n'a pas d'odeur, mais lui, oui !

    Allez hop, on le refiche dans sa boi-boite, cet aristocrate cavaleur (mais sans pieu dans le cœur) et il réintègre sa demeure. Avec les asticots, l'aristo !

    Mais voilà ti pas que le dimanche, notre brave Lord Augustus - qui s'était déjà retrouvé sur le cab et qui fut ré-enterré dans la boi-boite - nous rejoue la fille de l'air ! Notre brave cadavre puant est retrouvé assis à l’Église, ce qui fera hurler sa veuve.

    Ce n'est donc pas un vampire... puisqu'il est dans un lieu saint.

    STOP ! Lecteur cartésien, ne t'en va point, nous sommes dans un polar victorien, et chez Anne Perry, pas de zombies.

    Non, c'est juste qu'un petit malin s'amuse à déterrer les cadavres et fait tourner la police en bourrique.

    Pitt en est à se demander si la mort de Lord Augustus Fitzroy-Hammond ne serait pas suspecte et que quelqu'un veuille attirer l'attention dessus.

    Diable, on l'a tout de même extirpé deux fois de son repos éternel ! Faut pas pousser bobonne dans les orties, tout de même, surtout lorsqu'elle est en string.

    C'est bougrement louche, toutes ces "sorties" du père Augustus qui n'a même pas le droit de se transformer en humus en toute tranquillité.

    Mais voilà que l'invasion des cadavres cavaleurs commence et que ça se déterre un peu partout ! Pitt en perd son latin.

    Avec Anne Perry, pas besoin d'attendre la page 200 pour avoir son lot de cadavres ou de sang.

    Directement, elle vous plonge dans le sujet comme on plonge un petit gâteau dans son thé : des cadavres qui puent et un plus frais ensuite.

    Tous n'ont pas dépassé leur date de péremption... Un peu de fraîcheur dans les cadavres, ça fait du bien.

    Dans cette enquête, l'inspecteur Pitt est plus présent et j'ai adoré retrouver cette chère tante Vespasia, qui n'a jamais sa langue en poche (et qui a dû la balader ailleurs dans sa jeunesse).

    Cette chère dame adore le franc-parler de Charlotte, sœur d'Emily, sa nièce par alliance. Même notre inspecteur dégingandé, elle l'apprécie.

    Ce qui a de bien avec Anne Perry c'est que, contrairement à Conan Doyle, elle nous plonge VRAIMENT dans le Londres de la reine Victoria et sans complaisance.

    La misère, vous la côtoyez ! Les femmes qui travaillent comme des malades et doivent encore faire le trottoir pour payer leur loyer, elle ne vous le cache pas.

    Les enfants exploités dans les hospices, elle vous en parle. Les lois mal faites et que les aristos trouvent très bien puisqu'elles privent les pauvres des droits essentiels, elle vous fiche le nez dedans.

    De plus, l'auteur ne se prive pas de mêler le sexe glauque dans les enquêtes de l'inspecteur Pitt : prostitution, proxénétisme, homosexualité (consentie ou pas), pédophilie, TOUS les sujets sont abordés dans ses différents romans, y compris les débuts de la pornographie photo.

    300 pages durant lesquelles on ne s'ennuie pas, découvrant tout un arrière-plan (et train) de la ville de Londres très très sombre.

    Au final ? Bluffée !


    Lien : http://the-cannibal-lecteur.jimdo.com/1-romans-policiers-victoriens-ou-classi...

    Critique de qualité ? (27 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par belette2911, le 07/04/2013


    Rutland place Rutland place de Anne Perry

    Bien que l'héroïne se prénomme Charlotte, nous sommes loin de l'univers enchanteur du dessin animé "Charlotte Aux Fraises".

    Retrouver Charlotte et son mari, l'inspecteur Thomas Pitt est synonyme d'une plongée dans le Londres assez glauque de l'époque victorienne où la femme dans le milieu aristocratique avait souvent le rôle de "sois belle et par pitié, tais-toi, ne parle que de chiffons avec les autres pendant que nous, les hommes, allons au club, à la City et aux putes".

    Non, non, ce temps là n'est pas tout à fait révolu de nos jours... Ma lecture du livre "LA Banque : comment Goldman Sachs dirige le monde" m'en a apporté la preuve, les épouses des dirigeants, des associés et des employés étant priées de jouer le même rôle que ces pauvres dames anglaises de l'époque victorienne.

    Mais revenons à notre tasse de thé. Grâce à Charlotte et à la disparition d'un objet appartenant à sa mère (et auquel elle tient plus que tout), nous allons nous glisser dans les salons feutrés pendant l'heure du thé et grignoter des petits biscuits tout en nous enrichissant de leurs mœurs particulières.

    Ce qui, au départ, avait l'air d'une banale histoire de disparition d'objets disparates, débouchera tout de même sur une mort brutale. Un cadavre, c'est le minimum syndical d'un roman policier !

    Ne faisant que 310 pages, l'enquête est rapide et on a terminé l'affaire avant même d'avoir pu esquisser un bâillement poli durant les visites dans le beau monde de Rutland Place.

    L'auteur s'amuse à nous lancer sur différentes pistes, à énoncer des hypothèses, des mystères et à les résoudre au fur et à mesure de l'avancée du livre, comme d'habitude.

    Une fois de plus, bien que j'ai eu une pensée mal placée au sujet de deux personnage, j'étais encore en-deçà, la preuve que mon esprit n'est pas aussi noir et tordu qu'on pourrait le penser.

    Ce fut une lecture rafraîchissante après une précédente qui était éprouvante, une immersion dans les arcanes de la société "aristocrato-bourgeoise" après celles de LA banque (Goldman Sachs), mais le dégoût de cette société dite "bien pensante et en col blanc" est bel et bien présent au final.

    Ils dirigent le monde et la destinée des autres, se moquant bien au passage des petites gens qui crèvent, quelque soit l'époque ou le lieu.

    Pourrait-on faire un grand trou et les foutre tous dedans autant qu'ils sont ? Non ? Dommage...

    Ce titre laisse plus de place à Charlotte et à sa mère, au détriment de Pitt, ce qui est un peu dommage (juste un peu) mais c'était très plaisant à lire, une scène du livre est mémorable et en plus, je me suis laissée dupée par l'auteur avec grand plaisir.

    Par contre, je ne sais pas ce que fument l'imprimeur, le traducteur ou autre parce qu'il y a une faute énorme au nom de famille du père de Charlotte : "Allison" (coquille) au lieu de "Ellison".


    Lien : http://the-cannibal-lecteur.jimdo.com/1-romans-policiers-victoriens-ou-classi...

    Critique de qualité ? (27 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par LePamplemousse, le 27/01/2014


    La promesse de Noël La promesse de Noël de Anne Perry

    Encore une fois Anne Perry nous convie à une balade rafraichissante.
    Elle nous emmène sur une île isolée au large du pays de Galles pendant les jours qui précèdent Noël. Le policier Runcorn y passe ses vacances et il va devoir donner un coup de main aux policiers locaux afin de résoudre un crime odieux : en effet, la jeune soeur du pasteur a été assassinée de façon horrible.
    Le roman est court et l'enquête est efficace, elle repose entièrement sur des discussions avec les uns et les autres et Runcorn devra veiller à dénicher des secrets sans trop froisser la susceptibilité des habitants, lesquels sont peu bavards...
    J'ai bien aimé la personnalité de Runcorn, un policier intègre mais pas toujours très doué avec les notions de tact et de diplomatie.
    L'ambiance isolée, venteuse, glacée et un peu hors du temps confère un charme fou à cette enquête.

    Critique de qualité ? (26 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par petitsoleil, le 25/12/2013


    La détective de Noël La détective de Noël de Anne Perry

    Une enquête policière au moment de Noël, voilà qui n'est pas classique.
    L'enquêteur n'est pas non plus un détective chevronné, c'est la grand-mère de Charlotte Pitt, personnage récurrent d'une série de polars d'Anne Perry.

    Mariah est une vieille dame acariâtre mais sa rencontre avec Maude à la veille de Noël va bouleverser sa semaine ... elle qui se trouvait indignée de la décision de sa fille Emily de partir en France en la laissant chez Caroline et Joshua, va finalement rencontrer en Maude une femme originale ...
    Maude n'est pas accueillie par sa propre famille, mais chez Caroline et Joshua elle aussi, c'est une femme de caractère, qui a beaucoup voyagé ...

    Maude est retrouvée morte dans la nuit ! que s'est-il passé ?
    Mariah est décidée à résoudre cette énigme, quitte à bousculer les conventions et rendre une visite impromptue à la famille de la victime.

    C'était mon premier livre d'Anne Perry, et je dois reconnaître qu'il m'a plu, même si l'Angleterre victorienne n'est pas forcément un cadre historique qui m'emballe, je m'étais laissé tenter par ce livre, je l'ai acheté puis lu pour découvrir la plume de l'auteur.
    Pas un coup de cœur mais une lecture plaisante pour Noël.

    Critique de qualité ? (21 l'ont appréciée)


    • Livres 5.00/5
    Par Aline1102, le 15/07/2013


    Le Crime de Paragon Walk Le Crime de Paragon Walk de Anne Perry

    Fanny Nash, une jeune fille de bonne famille, est rentrée d'une courte visite chez une amie pour mourir dans les bras de sa belle-soeur. La jeune victime a été violée avant d'être sauvagement poignardée.
    L'inspecteur Thomas Pitt est chargé de l'enquête, ce qui promet d'être difficile. Fanny vivait chez son demi-frère, à Paragon Walk, l'un des hauts lieux de la noblesse londonienne. Pitt pourra-t-il enquêter dans un milieu aussi fermé ?
    C'est d'ailleurs à Paragon Walk que vit Emily, la jeune sœur de Charlotte, devenue Lady Ashworth après son mariage. Ces liens familiaux, loin de faciliter la tâche de Pitt, sont plutôt inquiétants : que faire si George, le mari d'Emily, est mêlé de près ou de loin au drame qui agite le quartier ?

    Cette enquête de Thomas Pitt était des plus agréables !
    C'est avec beaucoup de plaisir que j'ai retrouvé les personnages d'Anne Perry lors de ma seconde incursion dans cette série d'enquêtes.
    Mais en vous parlant de l'enquête comme étant celle de Thomas, je me trompe presque... Le pauvre semble effectivement peu présent et, surtout, peu efficace. Ce sont surtout Charlotte et Emily qui accomplissent le gros du travail policier, furetant à droite et à gauche, questionnant avec plus ou moins de tact et de discrétion les habitants de Paragon Walk. Il faut dire que les deux femmes semble mieux adaptées à ce milieu qu'un policier. Le pauvre Pitt est d'ailleurs considérés par ses suspects potentiels comme la lie de la société. Honneur aux dames pour cette enquête !
    Les différents habitants de Paragon Walk m'ont profondément choquée. Ces personnes se considèrent elles-mêmes comme le gratin de la société, mais leurs manières laissent souvent à désirer. Enfermées dans le carcan de codes sociaux aussi fermement que dans les corsets de l'époque, les familles de Paragon Walk frisent la grossièreté lorsqu'elles sont confrontées à des personnes ne faisant pas partie de leur petit cercle, de leur "milieu". Plus d'une fois, Pitt se sent honteux et Charlotte se voit vertement remise à sa place : celle d'une femme de basse extraction. Heureusement, la jeune Mrs Pitt n'a pas la langue dans sa poche et sait quoi répondre aux langues de vipère de Paragon Walk.
    Le meurtre, dans un tel milieu, est des plus choquants pour ceux qui en font partie. Paragon Walk n'hébergeant que des gentlemen, il est tout à fait inconcevable, pour les habitants, d'imaginer l'un de ceux-ci s'en prenant à la pauvre Fanny. Pourtant, le résultat de l'enquête montrera bien que le criminel s'est toujours caché dans le quartier... Bien fait pour eux, non ?

    Critique de qualité ? (21 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par belette2911, le 13/04/2014


    Le Bourreau de Hyde Park Le Bourreau de Hyde Park de Anne Perry

    Avec certains romans, il est facile de perdre la tête... On peut même dire qu'ici, des têtes vont tomber, au propre comme au figuré et pourtant, nous ne sommes pas à la Révolution française !

    Hyde Park. Un endroit où il fait bon se promener, à pied ou à cheval. Sauf si on désire garder la tête sur les épaule !

    Parce que dans ce parc, on risque de subir le même sort qu'Anne Boylen... Un homme décapité dans une barque, un autre dans le kiosque à musique.

    L'enquête piétine et le fraichement promu commissaire Pitt ne sait plus où donner de la tête, sans compter que s'il ne résout pas ces meurtres, il risque de voir la sienne tomber car dans les rues de Londres, la peur grandit, attisée par la harangue de certains politiciens.

    Ce que j'aime le plus, dans les enquêtes de Thomas Pitt, c'est de découvrir des pans entier de la vie londonienne, et pas uniquement ce qui se passe dans les salons lambrissés des dames de la Haute à l'heure du thé...

    Non, l'auteure nous fait découvrir toute la vie de l'époque victorienne (1888 et après) : les proxénètes, les prostituées, les ouvrières dans les usines où elles sont exploitées, la politique, les droits des uns, les prérogatives des autres, les non-droits d'une certaine partie de la populace...

    Pas besoin de me taper la lecture d'un pavé insipide et indigeste sur la vie à l'époque de Sherlock Holmes, il me suffit d'ouvrir un livre avec Thomas et Charlotte Pitt.

    Les femmes ne peuvent pas voter ? Les Lords peuvent siéger à la chambre de par leurs "origines" ? D'autres doivent se faire élire ? Le tout est incrusté dans le roman parce que l'on suivra Jack Radley, le beau-frère de Charlotte, qui se présente aux élections.

    Toutes les infos sont incluses dans le texte, ce qui fait qu'on s'instruit tout en se divertissant.

    L'enquête est un peu plus lente, mais elle est égayée par de multiples cadavres, par le commissaire Pitt qui a du mal dans sa nouvelle fonction et par sa femme qui doit décorer leur nouvelle maison. Bref, je n'ai pas eu le temps de m'ennuyer.

    Par contre, bien avant Pitt, j'avais compris une chose importante et trouvé un coupable. Mais je n'avais pas vu l'autre astuce...

    Lire Anne Perry est toujours un plaisir, du moins, lorsque Thomas Pitt est inspecteur ou commissaire.


    Lien : http://the-cannibal-lecteur.jimdo.com/1-romans-policiers-victoriens-ou-classi...

    Critique de qualité ? (18 l'ont appréciée)


    • Livres 5.00/5
    Par iarsenea, le 13/08/2013


    L'étrangleur de Cater Street L'étrangleur de Cater Street de Anne Perry

    Il y a quelques jours, en allant à la bibliothèque, j'ai pris la décision de déroger à mes habitudes et de sélectionner mes livres en fonction de mes envies du moment. Quand j'ai vu les innombrables romans d'Anne Perry dans les étagères de la bibliothèque municipale, je me suis rappelée les nombreuses critiques enthousiastes que j'ai lues depuis des années et j'ai décidé qu'il était temps de m'y attaquer. Bien m'en a pris.
    Quand des filles de son quartier sont tuées par un étrangleur mystérieux, l'attention de Charlotte est immédiatement retenue. Contrairement aux jeunes filles de son âge et de son niveau social, celle-ci n'a pas froid aux yeux et n'hésite pas à donner son opinion envers et contre tout, ce qui nuit grandement à ses chances de se marier convenablement un jour. Quand la bonne de la famille est tuée, l'inspecteur Thomas Pitt entre en scène, suscitant d'abord le dédain de la jeune fille avec ses questions insistantes et apparemment parfois hors sujet, puis des sentiments de plus en plus ambivalents... (évidemment).
    Pendant ce temps, on assiste aux diverses intrigues amoureuses d'une bonne famille de Londres à l'époque victorienne. Il est question de robes, d'amants, de maisons closes, de clubs, de bals et d'apparences, ce qui n'est pas sans rappeler les romans de Jane Austen. En parallèle, on lit et relit les sermons du pasteur qui réduisent les femmes à des créatures du diable tentées par la chair... ce qui est révoltant. On se plaît à le détester, ce Prebble...
    J'ai énormément apprécié l'ambiance de ce roman, entremêlant avec beaucoup de succès l'époque victorienne, l'humour à la Jane Austen, une intrigue policière rappelant vaguement l'histoire de Jack l'Éventreur et quelques histoires d'amour, certaines plus sérieuses que d'autres.
    Malheureusement pour moi, j'ai deviné bien avant la fin l'identité du meurtrier (comme beaucoup d'autres, apparemment). Mais après tout, ce n'est pas si important, car ce qui compte le plus à mon avis, c'est le plaisir que j'ai eu à suivre Charlotte et les autres personnages que j'ai aimés ou détestés avec autant de passion.
    C'est donc avec grand plaisir que je me plongerai dans la suite, le mystère de Callender Square, dès que l'occasion me sera donnée.


    Lien : http://lecturesdisabelle.blogspot.ca/2013/08/letrangleur-de-cater-street.html

    Critique de qualité ? (18 l'ont appréciée)


    • Livres 5.00/5
    Par belette2911, le 14/09/2012


    Le Crucifié de Farriers' Lane Le Crucifié de Farriers' Lane de Anne Perry

    Thomas Pitt, vous êtes un inspecteur de police comme on en fait plus (sauf dans les livres et les séries). Vous êtes tenace, perspicace, têtu, malin et vous suivez les pistes tel un chien de chasse suivant du gros gibier.

    Incorruptible, pour vous la notion de Justice passe avant tout. Il en est de même pour votre femme, bien que, parfois, elle prenne un peut trop de risques...

    En tout cas, Pitt, votre droiture devrait être citée en exemple et copiée !

    Au cas où certains ne suivraient pas (ceux du fond, à côté du radiateur), j'apprécie très fort les enquêtes de Thomas Pitt, aidé de sa femme Charlotte.

    Par contre, je ne sais parfois plus les titres que j'ai lu et ce livre, j'étais persuadée de l'avoir lu. Il n'en était rien... Heureusement que je m'en suis rendue compte en fouillant des mes notes.

    Parce que je vais vous dire, moi, lecteurs, que celui-là mérite son lot d'étoiles à la cotation boursière !

    Mais venons-en au principal :

    En découvrant le titre, je m'attendais à tomber sur une enquête autour d'un "fraîchement" crucifié, mais en fait, nous commençons par l'empoisonnement d'un juge, alors qu'il était au théâtre.

    Devinez qui était non loin ? L'inspecteur Thomas Pitt, son épouse Charlotte et Caroline, la maman de Charlotte.

    Un juge raide mort, ce n'est pas courant... Empoisonné avec de l'opium, encore moins...

    Petit bémol ? Celui-ci avait, apparemment, l'intention de réouvrir un procès, vieux de cinq ans, où il avait siégé en tant que juge à la Cour d'Appel !

    Quel procès ? Celui de Godman, un acteur, juif (vous comprendrez l'importance de sa nationalité ensuite) déclaré coupable d'avoir crucifié l'amant de sa sœur à la porte d'un maréchal-ferrant de Farriers' Lane.

    Jugé coupable, en première instance et en appel, il fut pendu haut-et-court sous les vivas du bon peuple... Dois-je préciser qu'il clamait son innocence ?

    Ce crime horrible (la crucifixion, pas la pendaison) avait déclenché des émeutes antisémites lors de l'arrestation de Godman, puisque, selon ces braves gens, seul un juif aurait eu le culot de crucifier un homme.

    On murmure même qu'ils auraient déjà fait le coup à un type, du temps d'un certain Ponce Pilate, un homme fort propre qui se lavait les mains...

    Bref, vous l'aurez compris, le climat, en Angleterre, à cette époque, était anti-juif et propice à tout faire flamber chez ces pauvres gens qui n'étaient coupables que d'avoir une autre religion et d'autres croyances, sans oublier qu'ils avaient crucifié, à une époque lointaine, Notre Seigneur Jésus-Christ, ce que le bon peuple anglais n'avait toujours pas avalé. Amen !

    Cette tension, on la ressentira tout au long du roman, les juifs étant accusé de tous les maux, dont celui de ne pas être vraiment des "êtres humains" comme les autres. Édifiant !

    Je me suis dit, en lisant certaines répliques, pas piquée des vers : "Mais quel esprit étroit ils avaient, à cette époque..." et une petite voix m'a susurré "à cette époque seulement ?".

    Non, rien ne change en ce bas monde. Le livre nous fait comprendre que les esprits étroits d'alors le sont toujours.

    En tout cas, c'est aussi un camouflet adressé à la peine de mort (à l'époque, on les pendait) et, qui sait, aux erreur judiciaires... Je n'en dirai pas plus.

    Les quatre cent pages se sont déroulée au rythme de l'enquête de Thomas Pitt, aidé de temps en temps par son épouse.

    Non seulement il doit résoudre la mort du juge, mais aussi comprendre quelles preuves il avait découvert pour avoir décider d'interroger, cinq ans après, les protagonistes, les avocats, les témoins et les juges de la Cour d'Appel.

    Y a-t-il un rapport entre la mort du juge et le procès ? Oui ? Non ?

    Pitt hésite, se tâte, enquête, ce qui n'est pas facile car casse-gueule. Beaucoup ont à perdre dans cette histoire, si, d'aventure, il s'avérait que le procès ne fut pas équitable et l'enquête bâclée.

    Se pourrait-il que le coupable de la crucifixion ne le soit pas et que l'on ait pendu un innocent ?? Si oui, très grave !

    Pitt aura bien besoin de sa sagacité pour venir à bout de cette enquête, tout en sachant que, si erreur il y a eu au procès, c'est tout le système judiciaire anglais qui risque de trembler sur ses fondations, les juges qui risquent d'être remis en question et puis, la populace était tellement contente de pendre un juif.

    Cette haine, on la ressentira vraiment tout au long du roman avec les clichés de fous que la société anglaise avait sur eux.

    L'autre côté du livre qui m'a plu, c'est l'amusement que j'ai ressenti avec la mère de Charlotte, veuve, qui nous la joue "cougar" en tombant amoureuse d'un homme plus jeune qu'elle, déclenchant l'ire de sa fille qui ne veut pas voir sa mère batifoler avec un acteur qui a l'âge d'être son fils.

    Dans ce roman, Caroline Ellison se montre sous un autre jour, sortant du carcan dans lequel on l'a forcée à entrer et découvrant l'amour. Tout à fait différente de son rôle dans "L'étrangleur de Cater Street".

    A un moment, j'ai pensé que madame Perry n'avait pas potassé la manière de crucifier une personne, étant donné qu'il est dit que des clous de maréchalerie étant fixés dans les paumes et les pieds de l'homme.

    Hors, la paume des main étant trop fragile pour supporter le poids du corps, les clous étaient enfoncés dans les avant-bras, entre le radius et le cubitus (oui, oubliez les représentations du Christ en croix, ce n'est pas la réalité).

    Et là, elle nous le faisait tenir avec des clous dans les mains ?

    Ouf, l'honneur fut sauf lorsque dans la description, le policier déclara qu'en plus des clous dans les paumes des mains, il y en avait aussi dans les avant-bras.

    Ce que j'ai adoré dans le livre ? La petite claque sur mon nez dans les cent dernières pages ! (trois, en fait, de claques sur mon nez).

    Toute fière d'avoir remarqué un détail qui clochait lors de la mort du juge Stafford, j'étais persuadée de détenir mon coupable dès les premières pages, mon sentiment se renforçant un peu plus sur la fin, sans que je sache le mobile.

    Mes claques, je me les suis prise avec plaisir, Madame Anne Perry ayant bien mélangé les cartes et ayant gardé tous les atouts dans sa manche.

    Oui, j'avais raison avec mon coupable, mais il me manquait encore beaucoup de chose ! Ce furent les trois claques.

    Un régal, cette lecture et cette plongée dans le Londres victorien et la discussion entre Pitt et... Oscar Wilde, qui lui donnera une information de première catégorie.



    Lien : http://the-cannibal-lecteur.jimdo.com/1-romans-policiers-victoriens-ou-classi...

    Critique de qualité ? (18 l'ont appréciée)


    • Livres 5.00/5
    Par Aline1102, le 19/07/2013


    Resurrection row Resurrection row de Anne Perry

    Thomas Pitt est appelé à enquêter sur une affaire peu banale. Un mauvais plaisantin, probablement fou, s'amuse à profaner des tombes pour en exhumer les cadavres, qu'il place ensuite aux quatre coins de Londres. Plusieurs familles en deuil, certaines appartenant à la haute société, doivent identifier leurs morts à la morgue, ce que certains supportent mal.
    Pitt a hâte de trouver le coupable étant donné la gravité des infractions commises et l'émoi qu'elles provoquent à Gadstone Park, l'un des beaux quartiers de Londres.

    Pitt est plus actif dans cet opus que dans Le crime de Paragon Walk et c'est Charlotte qui se retrouve au second plan, bien occupée par sa cuisine, son ménage et l'éducation de sa petite Jemima. Etrange de voir cette femme si active et si fière transformée en parfaite ménagère.
    J'ai retrouvé avec beaucoup de plaisir la tante Vespasia. La vieille dame m'a pourtant semblé moins vive que dans Le crime de Paragon Walk.
    La bonne société est encore une fois odieuse dans ce volume. Mais un certain mouvement réformateur se fait sentir. Gravitant autour de la tante Vespasia et prenant peu à peu de l'ampleur, ce mouvement se concentre sur l'aide à apporter aux pauvres. Certains aristocrates se rendent compte des conditions de vie déplorable des classes les plus pauvres de la société et décident d'agir afin de lutter contre certaines injustices. Plus que dans les autres volumes, la pauvreté est décrite dans ce qu'elle a de plus dur.
    Au niveau de l'enquête proprement dite, je ne peux pas me plaindre. Moi qui aime lire de temps à autre un polar bien "gore", je ne pensais pourtant pas pouvoir en trouver chez Anne Perry, étant donné l'époque à laquelle se situent ses intrigues. Et j'avais tort : les exhumations s'enchaînent et les situations dans lesquelles les cadavres sont retrouvés sont toutes plus choquantes les unes que les autres. Sans oublier les scènes d'identification à la morgue. Le polar sanglant, ça peut être agréable à lire, à condition de le consommer avec modération.

    Critique de qualité ? (17 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par dbreit, le 10/12/2012


    Silence à Hanover Close Silence à Hanover Close de Anne Perry

    Le début fut un peu long à se mettre en place et j'ai deviné assez vite l'intrigue dont je n'ai eu toutefois confirmation que dans les toutes dernières pages. J'ai d'ailleurs trouvé la fin un peu baclée. Ce n'est pas le meilleur d'Anne Perry pour la série Pitt et Charlotte mais il se laisse lire assez facilement, le style est toujours là et l'on s'instruit des moeurs et coutumes de l'époque.
    Un bon moment.

    Critique de qualité ? (16 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par Kittiwake, le 04/01/2012


    L'étrangleur de Cater Street L'étrangleur de Cater Street de Anne Perry

    Il m’ a semblé logique de découvrir l’oeuvre d’Anne Perry avec le premier roman de la série. Un étrangleur utilisant un fil à couper le beurre s’attaque à des jeunes filles sans liens entre elles, semant la terreur dans le quartier habituellement calme. L’inspecteur Pitt mène l’enquête : la piste de brigands professionnels est vite écartée, car le vol n’est pas le mobile. Il s’agit donc de repérer au sein de cette société bien pensante qui est le pervers capable de tels méfaits. Il s’en suit une ambiance extrêmement lourde, de méfiance, de suspicions, enfants soupçonnant leur père, femmes soupçonnant leur mari, ce qui amène inévitablement à des règlements de compte pour des histoires sans rapport avec les crimes. Personne n’en sort indemne. Jusqu’à ce que la pugnacité de notre inspecteur, et
    la mise en danger de Charlotte, l’héroïne, permette de révéler l’identité du tueur en série

    La mise en place est très longue et laborieuse avec de nombreuses redites quant aux convictions sociologiques des différents protagonistes. Il faut avoir parcouru presque 200 pages sur les 350 et quelques pour que l’action démarre. Certes je suis friande des écrits concernant l’Angleterre victorienne, mais là, c’est tout de même un peu lassant, et surtout en raison des répétitions nombreuses

    Quant à l’intrigue policière, une fois que l’on a éliminé tous les suspects trop évidents, il y a trop peu de personnes insoupçonnables et donc coupables pour que l’on ne se doute pas rapidement de la solution. C’est là que l’intérêt se réveille, pour aller vérifier son postulat

    Le point fort du roman tient à mon avis dans l’analyse des conséquences induites par l’enquête au sein de cette famille au fonctionnement huilé, prisonnière du carcan des conventions, et qui va être amenée à ébranler ses convictions. Pour se disculper d’un acte grave, les hommes devront aussi mettre en lumière des agissements dont ils auraient préféré qu’ils restent tus.

    Bien entendu, on n’échappe pas au franc parler de Charlotte, dont le raisonnement et la vivacité la mettent à l’écart des standards de la féminité, pour rallier le féminisme avant l’heure. En cela on retrouve des schémas très inspirés de Jane Austen : deux filles à marier, une frivole et ambitieuse, une trop indisciplinée pour faire l’objet d’une demande en mariage, but ultime et consécration pour toute jeune fille de bonne famille. Jusqu’à la jeune femme jouant (mal) du piano pour animer une réception.

    Un peu déçue par la construction, je poursuivrai cependant l’exploration de cet univers, espérant que les longueurs signalées ne se retrouveront pas dans les romans suivants.


    Lien : http://kittylamouette.blogspot.com/2012/01/letrangleur-de-cater-street.html

    Critique de qualité ? (16 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par emi13, le 02/03/2014


    Le spectacle de Noël Le spectacle de Noël de Anne Perry

    Une carriole un soir de grand froid pour nous conduire dans le Yorkshire, près de Whitby. Dans cette voiture Joshua Fielding est son épouse Caroline .Il va au manoir de Charles Netheridge, pour y produire une pièce réécrite par sa fille Alice. Une nouvelle adaptation du roman et non moins célèbre de Dracula. Avec sa troupe ils vont essayer mais pour la premier de cette pièce, ça sera un vrai désastre, l’apparition d’un étranger masquer suivi d’un meurtre vont donner la dramatique qui manqué à la pièce…….

    Critique de qualité ? (14 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par ladyoga, le 20/02/2014


    Esclaves du passé Esclaves du passé de Anne Perry

    J'aime retrouver avec Anne Perry l'Angleterre victorienne, je m'étais attachée à Pitt et Charlotte. Or ce roman nous fait surtout découvrir la guerre de Sécession, un vilain trafic d'armes, et bien sur quelques meurtres... Ajoutez la jolie jeune fille amoureuse et soupçonnée de crime contre son père, follement amoureuse de l'éventuel meurtrier, ne pas oubliez l'inspecteur Monk et son épouse, voilà pour les ingrédients.
    La sauce a manqué ne pas prendre, heureusement les derniers chapitres sont venus sauver mon appréciation finale, le procès final et le dénouement sont en effet plus intéressants que les deux cents pages précédentes. Ou une lecture effectuée au mauvais moment, mystère. Bref trois étoiles mais plutôt deux.

    Critique de qualité ? (14 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par Cath36, le 08/09/2013


    Bryanston mews Bryanston mews de Anne Perry

    Inconditionnelle d'Anne Perry, dont j'apprécie l'écriture élégante et soignée, les intrigues toujours liées à une trame histoirque (ici le contexte de la guerre des Boeurs en Afrique du Sud), et bien sûr les personnages, attachants, bien typés et nuancés, j'ai été un peu déçue par ce dernier opus qui aborde un sujet important, à savoir le viol des femmes et la façon dont il est perçu par une société à dominance machiste. Non pas que j'ai à redire sur le regard aigu et lucide d'Anne Perry sur le sujet, mais plutôt sur la façon dont elle tourne en rond dans sa progression de l'enquête, délayant l'histoire à n'en plus finir et amenant brutalement les éléments qui font évoluer celle-ci, de façon assez maladroite. En bref j'ai apprécié toutes les remarques psychologiques et la grande sagacité de la romancière, mais j'ai trouvé la trame historique un peu bâclée au profit de la dénonciation de ce crime qu'est certes le viol, l'insistance -à la limite larmoyante- sur ce sujet déséquilibrant un peu l'ensemble. Il y a à mon avis cinquante pages de trop dans ce livre.
    Cela dit, ce fut tout de même un bon moment de lecture, profondément humain, et agréable dans sa façon de dénoncer les dysfonctionnements de la société, virulente mais sans agressivité.

    Critique de qualité ? (14 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par belette2911, le 25/10/2012


    Le cadavre de Bluegate Fields Le cadavre de Bluegate Fields de Anne Perry

    Ne dérogeant pas à ses habitudes, Anne Perry nous présente, d'entrée de jeu un cadavre : c'est celui d'un jeune homme qu'on a balancé, nu comme un ver, dans les égouts du quartier de Bluegate Fields. Quartier de Londres, qui, sois-dit en passant, n'a rien en commun avec celui de Belgavria. Bref, Bluegate, c'est les bas-fonds londonien.

    Après autopsie, le légiste révèle à l'inspecteur Pitt que le jeune homme provenait sans aucun doute d'une bonne famille, qu'il avait seize ans, qu'il est mort noyé, certes, mais pas dans les égouts, mais dans une baignoire et ensuite jeté dans les égouts afin que les rats fassent leur travail.

    Ah oui, j'oubliais ! Ce charmant garçon avait la syphilis et fut violé. Ou pire, il était consentant... (oui, à cette époque, c'était plus que mal vu !).

    Pitt se lance dans son enquête et découvre l'identité de son cadavre : Arthur Waybourne, un jeune aristocrate.

    Voici venu le temps, non pas des rires et des chants, mais d'apprendre au papa que son fiston est mort, noyé, violé et qu'il avait contracté une maladie honteuse (on ne sait jamais dans quelle tasse de café le biscuit a été trempé).

    Et c'est là que je me marre car le père, tout imbu de sa Très Haute Respectabilité et Supériorité, se drape dans l'indignation, menace de faire rayer le légiste qui, décidément, ne connait pas son métier et promet de faire examiner le corps de son fils afin de prouver qu'il était sain et que ce légiste bigleux qui a eu son diplôme dans un paquet Bonux a inventé la maladie de sa progéniture.

    La chute n'en sera que plus dure... Le légiste connaissait son métier et le médecin de famille ne pourra qu'acquiescer. Ce qui n'empêchera pas le père d'essayer de noyer le poisson (oups) en s'inventant une histoire qui arrange mieux sa conscience et ce que les autres pourraient en dire.

    L'auteur aborde ici, un autre fait "noir" de la société victorienne : la prostitution des enfants, version "garçon" et des aristocrates ou bourgeois qui en profitaient largement !

    En ce temps là, louer les service d'une gamine était monnaie courante...

    L'homosexualité, par contre, qui était un péché mortel pour la loi de cette époque (loi radiée depuis peu en Angleterre) est aussi abordée puisque ces hommes sont plus pédophiles que homo étant donné que leurs partenaires sont des mineurs.

    Une fois de plus, le portrait de l’aristocratie anglaise de l'époque est passée au vitriol et c'est ce que j'adore : en apprendre plus sur la société de l'époque, celle dont certains pensaient qu'elle était exempte de péchés alors qu'une partie était plus que débauchée.

    L'enquête de Pitt se déroule à son rythme et on arrête assez vite le coupable, précepteur des garçons, un être froid et arrogant. Un peu trop vite ? C'est ce que pense Pitt et il va se heurter à son chef de l'époque qui lui ne l'entend pas de cette manière.

    Puisque cet homme fut jugé coupable par le jury, c'est que c'est lui ! De plus, il ne faut pas déranger les aristos, ils sont blanc comme neige et patati et patata. Bref, un commissaire bien naïf !

    Mais vous connaissez l'inspecteur Pitt, plus tenace que Columbo (le manteau froissé en commun) et les incursions de son épouse Charlotte dans ses enquêtes.

    Cette dernière fera croisade, aidée de sa sœur, pour tenter d'enrayer les pratiques indignes qui font que les hommes riches assouvissent leurs pulsions avec des gamins qui n'ont même pas de poils au menton.

    Les mentalités doivent changer et les épouses doivent être mises au parfum de certaines pratiques qui sont monnaie courante dans la City.

    Si le déroulement du procès du précepteur est un peu long, le reste passe très vite et je ne m'étais pas douté du coupable, une fois de plus.

    Charlotte est meilleure enquêtrice que moi ! Et Pitt aussi car c'est lui qui comprendra ce qu'il s'est passé dans le final.

    Le Londres de cette époque n'était pas des plus folichon mais c'est toujours un plaisir de découvrir sa noirceur au travers des enquêtes de l'inspecteur Pitt et de son épouse Charlotte.

    Lu dans le cadre des challenges : "PAL Noire à Zéro" de George, "Vingt mille lieues sous mes étagères" du Cannibal Lecteur (moi), "Thrillers et Polars" de Liliba et "I Love London" de Titine et Maggie (pour les adresses des challenges, voir mon site).


    Lien : http://the-cannibal-lecteur.jimdo.com/1-romans-policiers-victoriens-ou-classi...

    Critique de qualité ? (14 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par Davalian, le 21/12/2012


    L'odyssée de Noël L'odyssée de Noël de Anne Perry

    L’Odyssée de Noël est un titre bien présomptueux pour cette nouvelle écrite par Anne Perry. Plutôt agréable elle nous offre l’occasion d’oublier notre quotidien au fil d’une intrigue sympathique et immersive. L’édition de luxe au format poche est cependant un argument commercial quelque peu surfait.
    L’intrigue est franchement classique, sans surprise, en trois temps : la recherche d’un fils à papa quelque peu dissipé dans un monde de plaisirs, les efforts faits pour l’en sortir avant le non moins traditionnel final enflammé. Rien de bien palpitant et le dénouement n’arrange rien. La bande de joyeux aventuriers à qui incombe cette tâche relève un peu le niveau. Robinson Squeaky en particulier, proxénète plus au moins repenti et comptable en proie aux doutes qui nous réserve quelques joutes verbales et échanges intéressants. Hélas, Sadie et Bessie connaissent le même sort que Bérénice Marlohe dans Skyfall…
    L’auteure s’entête à décrire une pseudo société de plaisirs interdits dans l’East End d’un Londres sans doute victorien. Certains passages sont cocasses, dans d’autres les lecteurs de Maxime Chattam reconnaîtront sans mal une certaine Cours des miracles emprunté à In Tenebris. La consommation d’alcool, de drogues et les pratiques sexuelles plus au moins originales sont autant de prétextes qu’utilise l’auteure pour fustiger une société passée. Le tout est bien entendu imbibé d’un discours moraliste dégoulinant de voyeurisme consenti.

    Étrangement, l’ensemble reste agréable à lire, même si les lecteurs chevronnés de polars et de romans historiques iront trouver leur bonheur ailleurs.


    Lien : http://kriticon.over-blog.com/article-l-odysse-de-noel-anne-perry-113685239.html

    Critique de qualité ? (13 l'ont appréciée)


    • Livres 5.00/5
    Par Lynnae, le 12/11/2012


    L'étrangleur de Cater Street L'étrangleur de Cater Street de Anne Perry

    Même si j’avais une bonne idée de la direction du meurtrier, le mystère tient bien. On est plus dans les interrogations et réflexions de Thomas que les investigations physiques (peut-être juste parce que c’est le début?).

    L’aspect victorien est bien abordé, même s’il a des côtés profondément énervants. C’est presque plus un roman de mœurs qu’une intrigue policière, mais ce mélange m’a séduite. Une très agréable surprise, et qui pousse dans bien des domaines à la réflexion.


    Lien : http://falaiselynnaenne.wordpress.com/2012/05/12/charlotte-et-thomas-pitt-tom...

    Critique de qualité ? (13 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par Marple, le 21/04/2012


    Du sang sur la soie Du sang sur la soie de Anne Perry

    Grande amatrice de longues fresques historiques, j'ai -sans surprise- beaucoup aimé 'Du sang sur la soie' !

    Pour sa galerie de personnages très réussis, d'abord.
    Anna/Anastasius, férocement intelligente, déterminée et volontaire... lucide aussi, et pleine de compassion, et très seule parfois.
    Puis la flamboyante Zoé, toute entière vouée à sa passion de la vengeance. L'eunuque Nicéphore, les deux légats du pape, Dandolo le Vénitien, l'évêque Constantin, tous ces personnages brossés avec talent par Anne Perry m'ont plu et m'ont permis de vraiment rentrer dans l'histoire.

    Pour Byzance ensuite, les explications sur la foi orthodoxe, le rôle des eunuques, l'impact des croisades, la médecine d'alors, les jeux de pouvoir entre Rome, Venise, Byzance, la France... On apprend plein de choses au long de ce roman, et c'est toujours un plaisir !

    Pour les relations humaines entre les différents personnages enfin, notamment l'approche fine et diplomate d'Anastasius lors de son enquête, les luttes politiques autour de l'empereur, les jeux de séduction de Zoé, les rapports de force des deux légats du pape... sans oublier une belle histoire d'amour pour terminer en beauté !

    Critique de qualité ? (13 l'ont appréciée)


    • Livres 5.00/5
    Par Rebus, le 29/12/2012


    Un étranger dans le miroir Un étranger dans le miroir de Anne Perry

    Premier opus de la série des Monk. On découvre Monk, justement. Devenu amnésique, il est à la recherche de son passé. Et ce qu'il commence à découvrir sur lui même ne lui plait pas forcément...
    A ses côtés gravitent une galerie de personnages, et notamment Hester, jeune infirmière volontaire qui a servi pendant la guerre de Crimée.
    Une enquête bien menée, des personnages pas forcément sympathiques, mais attachants.
    Et une plongée dans l'Angleterre du XIXe siècle comme sait le faire Anne Perry.

    Critique de qualité ? (12 l'ont appréciée)




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