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Critiques de Anne Perry


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    • Livres 5.00/5
    Par missmolko1, le 04/01/2014


    Le spectacle de Noël Le spectacle de Noël de Anne Perry

    Le spectacle de Noël est un gros coup de cœur pour moi et je crois que je vais me pencher davantage sur les livres d'Anne Perry a l'avenir.

    Au départ, j'avais envie de prolonger la magie de Noël. Cette année je me suis trouvée un petit boulot pour les fêtes et donc noël est passé a une vitesse folle. Alors je me suis dis que j'allais rattraper mes lecture en janvier.
    Ce livre était sous le sapin et j'ai vraiment craqué dessus. Les éditions 10/18 lui ont fait une magnifique couverture "dure" et non souple comme on peut trouver sur tous les livres au format poche.

    Des les premières pages, je me suis un peu perdue dans la multitude de personnages mais très vite on s'y retrouve. L’héroïne, Caroline, est vraiment très attachante et elle mène son enquête avec brio.
    Mais l’enquête justement ne repose que sur les 60 dernières pages. Avant l'auteure a choisi d'installer le décor. Petit a petit l'ambiance devient pesante.


    Nous sommes plongés dans un manoir, complétement isolé a cause du mauvais temps et du froid. Une troupe de théâtre est la pour répéter une adaptation de Dracula sur scène. Alors pour certains lecteurs, ce début peut paraitre long mais moi j'ai beaucoup apprécié car on découvre le travail qui se trame derrière une pièce de théâtre. Comment les comédiens répètent, comment on crée un décor, comment on joue avec la lumière, comment on interprète un personnage....

    Le suspense est vraiment bien mené, l'ambiance de huis-clos, le manoir... Et puis surtout Anne Perry a réussi a me faire tourner en rond, me mener sur de fausses pistes. A mes yeux tous avaient un mobile et pourtant le coupable est celui que je n'ai jamais soupçonné une seconde. Je crois que je ferais une mauvaise enquêtrice.

    En tout cas j'ai passé un excellent moment et je vous recommande a tous de vous plongez dans cette lecture .


    Lien : http://missmolko1.blogspot.ie/2014/01/le-spectacle-de-noel.html

    Critique de qualité ? (32 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par LePamplemousse, le 20/08/2014


    L'Incendiaire de Highgate L'Incendiaire de Highgate de Anne Perry

    Un incendie qui ravage une maison pendant la nuit, l'épouse d'un honorable médecin qui périt dans les flammes, et personne n'a rien vu ni entendu comme d'habitude....voilà le point de départ de ce roman policier victorien.

    L'inspecteur Pitt, personnage récurrent de presque 30 romans, est chargé de l'enquête, et sa mission va essentiellement consister à aller interroger avec tact et subtilité tous les nobles qui habitent le quartier.
    Il sera secondé par son épouse, elle-même issue de la bonne société, et qui maîtrise mieux que lui l'art de soutirer des renseignements à ceux qui ne veulent rien dévoiler.

    Cette enquête nous entraîne dans les bas-fonds de Londres, dans les quartiers miséreux, où les maisons de passe sont accolées aux masures des indigents, où les ivrognes dorment dans les rues jonchées de détritus et où tous les exclus se retrouvent cantonnés dans la crasse, le bruit et les odeurs pestilentielles.
    Un roman qui montre bien les moeurs de l'époque et nous fait un état des lieux des conditions de vies des plus démunis.

    Critique de qualité ? (30 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par LePamplemousse, le 15/08/2014


    Le Mystère de Callander Square Le Mystère de Callander Square de Anne Perry

    Les enquêtes de l'inspecteur Pitt se déroulent en Angleterre à l'époque victorienne.
    Lorsque deux jardiniers découvrent des cadavres de nourrissons dans le parc d'un quartier huppé, c'est aussitôt l'émoi dans la communauté.
    En effet, dans ce quartier vivent par exemple un médecin renommé, un général ou encore un banquier, et tout un tas d'autres personnes issues de la bonne société.

    Comment dans ce cas pénétrer au coeur des secrets les plus honteux de tout ce beau monde ?
    En allant questionner le petit personnel pardi !
    Car c'est bien connu, les femmes de chambre, les majordomes, les cuisinières et autres valets sont tous au courant de ce qui se trame en société.
    C'est en cuisine ou dans les couloirs que les petites cachotteries et les scandales sont révélés et échangés.

    Cette enquête tient bien la route, la description du quotidien de ces dames, entre petites causeries innocentes et échanges de potins croustillants, est très drôle, et le suspense nous tient en haleine jusqu'au bout.

    Critique de qualité ? (30 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par missmolko1, le 11/08/2014


    Nouveaux contes de Noël Nouveaux contes de Noël de Anne Perry

    Avoir envie de lire des contes de Noel en plein mois d’août, ce sont des choses qui arrivent et j'ai apprécié cette lecture. J'ai adoré les deux premières histoires mais les deux dernières ne m'ont pas convaincu.

    La promesse de noël est une très bonne nouvelle policière ou l'intrigue est vraiment très bien menée. Le climat hostile et cette île isolée renforce la tension présente par le meurtre d'une jeune fille. J'ai beaucoup aimé le personnage de Runcorn et aussi celui de Melisande. Mon seul bémol est que le début de l'histoire est plutôt lent. L'auteure prend son temps pour installer l'histoire puis soudainement tout s’emballe et l'on passe de rebondissements en rebondissements.

    Mon coup de cœur se porte sur la révélation de Noel, forcement, l'intrigue se déroule dans mon pays, dans la région du Connemara. J'ai vraiment aimé comment l'auteure parle de l'Irlande car c'est juste parfait. L'Irlande est exactement comme elle l'a décrite. Plein d'histoire et de légendes, avec un climat pas toujours facile mais des gens tellement chaleureux et accueillant. Bref rien que pour ça je ne peux que vous recommander la lecture du recueil. Et puis l'intrigue est vraiment originale et prenante.

    Les deux nouvelles suivantes comme je le disais plus haut m'ont beaucoup moins plu.
    La troisième m'a vraiment fait penser a un roman de Dickens, nous voici embarqué dans Londres ou les enfants vivent dans la misère. On a plus affaire a un conte qu'une histoire policière d'ailleurs. Je vous rassure, elle reste plaisante a lire. C'est juste que je l'ai trouvé un poil moins réussite que les deux nouvelles précédentes.
    Enfin la dernière ne m'a pas convaincu du tout et je me suis ennuyée. J'ai trouvé cette nouvelle peu crédible, enfin je ne vous en dit pas plus et je vous laisse juger par vous même.

    Bref ce recueil est vraiment très agréable, mon envie de Noel est comblée, je vais pouvoir attendre quelques mois maintenant..Derrière chose a rajouter la couverture de chez 10/18 est ravissante et nous met parfaitement dans l'ambiance.


    Lien : http://missmolko1.blogspot.ie/2014/08/nouveaux-contes-de-noel.html

    Critique de qualité ? (30 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par LePamplemousse, le 20/07/2014


    Brunswick Gardens Brunswick Gardens de Anne Perry

    Les enquêtes d'Anne Perry sont toutes fortement ancrées dans leur époque (fin 19ème siècle) et se déroulent pour la plupart dans les couches les plus hautes de la société.

    Ici, un meurtre a été commis au sein de la maisonnée d'un pasteur très apprécié de sa congrégation.
    La victime était une jeune femme, traductrice de langues anciennes, mais aussi féministe et darwiniste...de quoi se faire bien des ennemis !

    Les techniques policières étant relativement limitées à cette époque, c'est l'état psychologique de chacun qui sera étudié et décortiqué à la loupe afin de comprendre ce qui a bien pu se passer et qui avait un mobile pour assassiner cette femme.
    Le commissaire Pitt sera en cela grandement aidé de son épouse, plus à même de percer les secrets et passions de chacun.

    Une enquête de bonne facture, qui mêle la religion à la science mais aussi le rôle des femmes au sein de la société anglaise du 19ème encore très conservatrice.

    Critique de qualité ? (30 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par belette2911, le 09/04/2013


    Resurrection row Resurrection row de Anne Perry

    Mais qu'est-ce qui leur prend, à ces cadavres en putréfaction, de sortir de leurs tombes ? La terre ne leur conviendrait-elle pas ? Ils ont oublié d'éteindre le gaz ? Le voisinage est-il à ce point trop silencieux pour que l'un d'eux ait soudain l'envie irrépressible de se faire conducteur de cab ?

    Y aurait-il des Vampires à Londres ? Des zombies à Leicester Square ? Avouez qu'il y a de quoi tomber en pâmoison devant ce conducteur plus que faisandé. L'argent n'a pas d'odeur, mais lui, oui !

    Allez hop, on le refiche dans sa boi-boite, cet aristocrate cavaleur (mais sans pieu dans le cœur) et il réintègre sa demeure. Avec les asticots, l'aristo !

    Mais voilà ti pas que le dimanche, notre brave Lord Augustus - qui s'était déjà retrouvé sur le cab et qui fut ré-enterré dans la boi-boite - nous rejoue la fille de l'air ! Notre brave cadavre puant est retrouvé assis à l’Église, ce qui fera hurler sa veuve.

    Ce n'est donc pas un vampire... puisqu'il est dans un lieu saint.

    STOP ! Lecteur cartésien, ne t'en va point, nous sommes dans un polar victorien, et chez Anne Perry, pas de zombies.

    Non, c'est juste qu'un petit malin s'amuse à déterrer les cadavres et fait tourner la police en bourrique.

    Pitt en est à se demander si la mort de Lord Augustus Fitzroy-Hammond ne serait pas suspecte et que quelqu'un veuille attirer l'attention dessus.

    Diable, on l'a tout de même extirpé deux fois de son repos éternel ! Faut pas pousser bobonne dans les orties, tout de même, surtout lorsqu'elle est en string.

    C'est bougrement louche, toutes ces "sorties" du père Augustus qui n'a même pas le droit de se transformer en humus en toute tranquillité.

    Mais voilà que l'invasion des cadavres cavaleurs commence et que ça se déterre un peu partout ! Pitt en perd son latin.

    Avec Anne Perry, pas besoin d'attendre la page 200 pour avoir son lot de cadavres ou de sang.

    Directement, elle vous plonge dans le sujet comme on plonge un petit gâteau dans son thé : des cadavres qui puent et un plus frais ensuite.

    Tous n'ont pas dépassé leur date de péremption... Un peu de fraîcheur dans les cadavres, ça fait du bien.

    Dans cette enquête, l'inspecteur Pitt est plus présent et j'ai adoré retrouver cette chère tante Vespasia, qui n'a jamais sa langue en poche (et qui a dû la balader ailleurs dans sa jeunesse).

    Cette chère dame adore le franc-parler de Charlotte, sœur d'Emily, sa nièce par alliance. Même notre inspecteur dégingandé, elle l'apprécie.

    Ce qui a de bien avec Anne Perry c'est que, contrairement à Conan Doyle, elle nous plonge VRAIMENT dans le Londres de la reine Victoria et sans complaisance.

    La misère, vous la côtoyez ! Les femmes qui travaillent comme des malades et doivent encore faire le trottoir pour payer leur loyer, elle ne vous le cache pas.

    Les enfants exploités dans les hospices, elle vous en parle. Les lois mal faites et que les aristos trouvent très bien puisqu'elles privent les pauvres des droits essentiels, elle vous fiche le nez dedans.

    De plus, l'auteur ne se prive pas de mêler le sexe glauque dans les enquêtes de l'inspecteur Pitt : prostitution, proxénétisme, homosexualité (consentie ou pas), pédophilie, TOUS les sujets sont abordés dans ses différents romans, y compris les débuts de la pornographie photo.

    300 pages durant lesquelles on ne s'ennuie pas, découvrant tout un arrière-plan (et train) de la ville de Londres très très sombre.

    Au final ? Bluffée !


    Lien : http://the-cannibal-lecteur.jimdo.com/1-romans-policiers-victoriens-ou-classi...

    Critique de qualité ? (27 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par belette2911, le 07/04/2013


    Rutland place Rutland place de Anne Perry

    Bien que l'héroïne se prénomme Charlotte, nous sommes loin de l'univers enchanteur du dessin animé "Charlotte Aux Fraises".

    Retrouver Charlotte et son mari, l'inspecteur Thomas Pitt est synonyme d'une plongée dans le Londres assez glauque de l'époque victorienne où la femme dans le milieu aristocratique avait souvent le rôle de "sois belle et par pitié, tais-toi, ne parle que de chiffons avec les autres pendant que nous, les hommes, allons au club, à la City et aux putes".

    Non, non, ce temps là n'est pas tout à fait révolu de nos jours... Ma lecture du livre "LA Banque : comment Goldman Sachs dirige le monde" m'en a apporté la preuve, les épouses des dirigeants, des associés et des employés étant priées de jouer le même rôle que ces pauvres dames anglaises de l'époque victorienne.

    Mais revenons à notre tasse de thé. Grâce à Charlotte et à la disparition d'un objet appartenant à sa mère (et auquel elle tient plus que tout), nous allons nous glisser dans les salons feutrés pendant l'heure du thé et grignoter des petits biscuits tout en nous enrichissant de leurs mœurs particulières.

    Ce qui, au départ, avait l'air d'une banale histoire de disparition d'objets disparates, débouchera tout de même sur une mort brutale. Un cadavre, c'est le minimum syndical d'un roman policier !

    Ne faisant que 310 pages, l'enquête est rapide et on a terminé l'affaire avant même d'avoir pu esquisser un bâillement poli durant les visites dans le beau monde de Rutland Place.

    L'auteur s'amuse à nous lancer sur différentes pistes, à énoncer des hypothèses, des mystères et à les résoudre au fur et à mesure de l'avancée du livre, comme d'habitude.

    Une fois de plus, bien que j'ai eu une pensée mal placée au sujet de deux personnage, j'étais encore en-deçà, la preuve que mon esprit n'est pas aussi noir et tordu qu'on pourrait le penser.

    Ce fut une lecture rafraîchissante après une précédente qui était éprouvante, une immersion dans les arcanes de la société "aristocrato-bourgeoise" après celles de LA banque (Goldman Sachs), mais le dégoût de cette société dite "bien pensante et en col blanc" est bel et bien présent au final.

    Ils dirigent le monde et la destinée des autres, se moquant bien au passage des petites gens qui crèvent, quelque soit l'époque ou le lieu.

    Pourrait-on faire un grand trou et les foutre tous dedans autant qu'ils sont ? Non ? Dommage...

    Ce titre laisse plus de place à Charlotte et à sa mère, au détriment de Pitt, ce qui est un peu dommage (juste un peu) mais c'était très plaisant à lire, une scène du livre est mémorable et en plus, je me suis laissée dupée par l'auteur avec grand plaisir.

    Par contre, je ne sais pas ce que fument l'imprimeur, le traducteur ou autre parce qu'il y a une faute énorme au nom de famille du père de Charlotte : "Allison" (coquille) au lieu de "Ellison".


    Lien : http://the-cannibal-lecteur.jimdo.com/1-romans-policiers-victoriens-ou-classi...

    Critique de qualité ? (27 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par LePamplemousse, le 27/01/2014


    La promesse de Noël La promesse de Noël de Anne Perry

    Encore une fois Anne Perry nous convie à une balade rafraichissante.
    Elle nous emmène sur une île isolée au large du pays de Galles pendant les jours qui précèdent Noël. Le policier Runcorn y passe ses vacances et il va devoir donner un coup de main aux policiers locaux afin de résoudre un crime odieux : en effet, la jeune soeur du pasteur a été assassinée de façon horrible.
    Le roman est court et l'enquête est efficace, elle repose entièrement sur des discussions avec les uns et les autres et Runcorn devra veiller à dénicher des secrets sans trop froisser la susceptibilité des habitants, lesquels sont peu bavards...
    J'ai bien aimé la personnalité de Runcorn, un policier intègre mais pas toujours très doué avec les notions de tact et de diplomatie.
    L'ambiance isolée, venteuse, glacée et un peu hors du temps confère un charme fou à cette enquête.

    Critique de qualité ? (26 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par belette2911, le 03/07/2014


    Ashworth Hall Ashworth Hall de Anne Perry

    Qui a commencé entre les O’Timmins et les O’Hara ? Nous ne le saurons jamais avec certitude, mais entre les Irlandais catholiques et les Irlandais Protestants, l’entente n’est pas au beau fixe…Un peu comme dans "Les rivaux de Painful Gulch" de Morris… L’humour en moins, bien entendu. Quant à leur entente avec les Anglais… Là, c’est tout aussi pire ! Toutes ces querelles sont comme des pelotes de laine dont on ne sait plus trop où se trouve le bout.

    Au XIXème, déjà, les dissensions politiques et religieuses entre catho et protestants en Irlande n’en finissaient pas d’empoisonner le gouvernement britannique car la guerre civile menaçait de se déclarer entre les deux factions.

    Que faire ? Tenter d’apaiser les tensions à l’aide d’une secrète réunion entre protestants et catholiques irlandais, sans omettre dans le lot des modérés et un médiateur. Le médiateur ayant déjà reçu des menaces de morts, il faut le protéger discrètement…

    Par qui ? Par le commissaire Pitt, pardi ! Où ? Dans le superbe manoir d’Ashworth Hall, demeure d’Emily, la sœur de sa femme Charlotte. Comment ? En toute discrétion, je vous prie ! Les déguisements "robes de soirées" et "smoking" seront de rigueur.

    Voilà Pitt déguisé en bodyguard… Kevin Costner était bien plus efficace dans le rôle car le médiateur Greville s’est noyé dans sa baignoire, le tout à l’insu de son plein gré ! Un meurtre, oui, c’est bien cela. Ah c’est bête, comment on va faire, maintenant, pour la réunion, hein ?

    Pour une fois, nous n’arpenterons pas les ruelles de Londres, nous ne prendrons pas le thé chez les ladys car nous sommes dans un huis-clos !

    Le meurtre a eu lieu et la directive est "Que personne ne sorte". Pitt, aidé de son second, Tellman (au départ, déguisé en valet peu coopératif), doit résoudre ce meurtre dans les plus brefs délais avant que l’ambiance ne tourne à l’explosion (dans tous les sens du terme).

    Ici, pas de ladys dans le sens premier du terme – vous savez, celles qui boivent du thé – mais des irlandaises catho ou protestantes qui se regardent en chiens de faïence. Pas évident, dès lors, de trouver un sujet de conversation qui ne soit pas sujet à controverses ou à disputes. Hormis parler de la pluie et du beau temps, ou chiffons, il ne reste pas grand-chose comme sujets de discussion à l’hôtesse et à sa sœur Charlotte.

    Entre leurs maris ou leurs frères, l’ambiance n’est pas mieux, je dirais même qu’elle est plus tendue que le "matériel" d’un acteur porno sur le point d’entrer dans… heu, en action !

    Chacun se renvoie la faute, certains se vautrent dans le statut de victimes, d’autres dans les lits qui ne sont pas les leur et on se demande s’ils ont vraiment le désir d’arranger leurs différents où s’ils ne préfèrent pas mieux que tout continue, afin d’avoir encore une cause pour laquelle mourir ou des légendes fausses à raconter.

    Cela m’a changé de mes habituels "Charlotte Pitt" de rester à l’intérieur d’un manoir et de voir les gens prêts à se sauter à la gorge au nom d’une cause.

    Le côté politique m’a bien plu et j’ai appris des choses durant ma lecture en suivant les flèches décochées par chaque camp. Entre nous, vu leur comportement, ils donnaient envie de pleurer, vu leur incommensurable bêtise.

    Conseil, si vous le lisez, faites comme moi : prenez des notes lors de la présentation des personnages afin de vous y retrouver dans les noms des Irlandais catho ou protestants ! Sans cela, vous risquez d’être perdu et de ne pas profiter aussi bien du récit.

    Bien que j’ai deviné de suite qui était plus louche que les autres, bien que je ne me sois pas trompée dans les noms des coupables, non seulement ça n’a pas gâché mon plaisir, mais je dois confesser que j’avais tout de même fait une petite erreur de jugement…

    Un roman court, différent des autres, mais qui se lit tout seul, le tout dans une ambiance assez houleuse additionnée d’un huis-clos explosif !

    ♫ J’ai voulu planter un oranger
    Là où la chanson n’en verra jamais ♪
    Là où les arbres n’ont jamais donné ♫
    ♪ Que des grenades dégoupillées ♫


    Lien : http://thecanniballecteur.wordpress.com/2014/07/03/ashworth-hall-anne-perry/

    Critique de qualité ? (22 l'ont appréciée)


    • Livres 2.00/5
    Par SMadJ, le 08/08/2013


    Faute de preuves Faute de preuves de Anne Perry

    - Élève Coben ! Au tableau !
    - Mais pourquoi moi, monsieur ?
    - Vu la copie que vous venez de rendre, je ne ferais pas le malin à votre place, élève Coben !
    - Mais monsieur SMadJ...
    - Y a pas de monsieur SMadJ qui tienne ! Non mais de qui se moque-t'on ?!
    - Mais qu'est-ce que j'ai fait de mal m'sieu ?
    - Je suis vraiment très mécontent de votre copie élève Coben. Je n'ai jamais vu un tel ramassis de clichés et de situations éculés (oui ma brave dame éculé on vous dit !) qui sentent le remplissage. Oui, comme une odeur de fainéantise même. Parce que franchement, il y avait matière avec votre contenu à faire un bon bouquin. Regardez, le début est astucieux avec un changement de personnage principal juste après le prologue.
    Ce qui a l'avantage de nous égarer un peu le temps de comprendre le tour de passe passe. Mais la suite redescends le tout d'un cran très vite. C'est long, c'est fade et c'est inodore. C'est pas "Faute de preuves" qu'il fallait appeler votre bouquin mais "Faute de bonnes idées" !
    - Mais j'ai essayé de faire de mon mieux m'sieu !
    - Non, vous avez cédé aux sirènes de la facilité. Un fainéant je vous dis.
    Et puis où êtes vous allés pêcher une héroïne aussi cruche et aussi peu crédible ? Une présentatrice de télé réalité de bas etage qui serait plus efficace que tous les Experts, Shérifs, agents du FBI et policiers réunis ? Alors qu'au début du récit, on pourrait la prendre pour une membre neuneu du Tea Party, prête à tout pour faire condamner des gens, même innocents, sans l'ombre d'une vraie preuve sous prétexte d'audimat et d'incitation à la haine et la violence aveugle, elle deviendrait ensuite la plus humble des Socio-démocrates ? Non mais on croit rêver ! Ah et puis utiliser la chasse à la pédophilie pour rendre le propos plus justifiable et l'héroïne plus sympa pour faire larmoyer dans les chaumières, si vous appelez pas ça du cliché, je ne vous aurai rien appris cette année ! Et le cours sur la subtilité que diable ?
    Miss Monde avec une tête de Miss Marple ? Vous étiez en plein fantasme pré-pubère, élève Coben !
    - C'était pour que mes lectrices s'identifient et que mes lecteurs fantasment aussi...
    - Allez, suffit l'insolent, vous me copierez cent fois "je suis désolé d'avoir fait perdre leur temps à mes amis lecteurs qui me font la grâce de m'aider à m'enrichir à chaque nouveau bouquin paru"
    - Oh ça va être long à écrire, ça monsieur...
    - Hé bien ce sera toujours moins long que de lire votre bouquin, élève Coben. C'est pas cher payé !
    - Je ferai mieux la prochaine fois m'sieu.
    - Y a intérêt bonhomme !
    2/5

    Critique de qualité ? (22 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par LePamplemousse, hier


    Meurtres à Cardington Crescent Meurtres à Cardington Crescent de Anne Perry

    L'inspecteur Thomas Pitt est encore une fois chargé d'une enquête difficile puisque sa belle-soeur, la soeur de sa femme, est soupçonnée du meurtre de son époux.
    Pénétrer dans les secrets familiaux est extrêmement périlleux et la carrière de Pitt pourrait bien en pâtir s'il n'avait, une fois encore, recours à l'intelligence et au courage de Charlotte, sa femme, pour l'aider à y voir plus clair.

    L'époque victorienne est merveilleusement bien décrite, on voit bien que les femmes n'avaient malheureusement pas leur mot à dire concernant leur propre existence, elles ne pouvaient pas choisir leur époux, ne pouvaient pas voter, ne disposait pas de leur propre argent, ne pouvaient prendre aucune décision hormis celles concernant la maison ou les enfants, elles étaient considérées comme fragiles et pas très intelligentes, juste bonnes à donner des ordres aux domestiques et à faire des héritiers.

    L'enquête est un peu longue, les mêmes faits et les mêmes arguments sont répétés en boucle pendant pas mal de pages et la fin est finalement un peu brusque et sans trop de surprise.
    Ce n'est pas la meilleure des enquêtes de l'inspecteur Pitt mais elle nous fait découvrir un peu mieux la condition des femmes de la haute société à l'époque victorienne.

    Critique de qualité ? (21 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par belette2911, le 28/07/2014


    Brunswick Gardens Brunswick Gardens de Anne Perry

    1891… Suite à une chute mortelle dans les escaliers de Unity Bellwood, l’assistante du révérend Ramsay Parementer, Pitt est appelé à faire toute la lumière sur cette triste affaire dans laquelle le révérend semble impliquée, la jeune fille ayant crié "Non, non, révérend" avant de se rompre le cou en bas des marches.

    Une fois de plus, il va devoir marcher sur des œufs afin de ne pas inculper le révérend si celui-ci s’avérait finalement innocent comme il le dit.

    Je dois avouer que j’ai eu bien du mal avec les cent premières pages… Toutes les considérations religieuses étalées dans les pages et le mini huis-clos entre toute la famille : le fils catho, les deux filles non-conformistes, le père révérend qui avait la tête ailleurs, la mère et le vicaire vivant avec eux.

    Mais en m’accrochant, je me suis fait violence et je n’ai pas sauté de pages. Une fois passé ce cap, le reste défile tout seul et j’ai pris plaisir à ma lecture, bien que j’aie deviné assez vite qui était coupable…

    Une fois que j’avais éliminé l’impossible, ce qui restait, aussi improbable que ce soit, devait être la vérité… Bingo pour le nom, mais erreur pour le mobile et la manière de faire.

    Notre morte, Unity Bellwood était une femme libre, une féministe et grande militante des théories de Darwin.

    Toute la maisonnée est suspecte : personne n’est venu de l’extérieur et les idées modernes de la jeune femme lui avaient valu de nombreuses inimitiés dans la maison, hormis avec Tryphena.

    Une bonne idée que de nous avoir ressortit le beauf à Charlotte, Dominic Corde, le veuf de sa sœur Sarah (voir le premier tome "le meurtre de Callender Square"). De "personnage détestable" il est devenu beaucoup plus intéressant à suivre. Une belle évolution.

    Comme toujours, la palette de personnages est bien fournie et travaillée. On aurait envie d’en brûler quelques uns sur un bûcher… Quant à d’autres, on aimerait les croiser dans le roman suivant pour voir s’ils ont pu conclure dans le foin. Pardon, "concrétiser leur amour naissant".

    Ce roman aborde les questions de la place de la femme dans la société victorienne, de son non-droit de vote, du jugement de son intellect face aux hommes (on s’en prend plein la gueule, mesdames !), il fera aussi la part belle à la "religion anglicane vs religion catho" et à Darwin.

    Petit bémol… Dans le roman, les personnages réduisent Darwin à la théorie selon laquelle l’homme descendrait du singe : ce qui est faux.

    Premièrement, on ne descend pas du singe, merci bien, je n’ai rien avoir avec les primates et même si on partage 98,5% de notre ADN avec le chimpanzé, nos tendons de la cheville n’ont rien en commun (pour ne citer que cela). Hé ho, je suis un être humain, pas un numéro et encore moins un singe.

    Deuxièmement, Darwin n’a jamais dit ça… je le pensais aussi (avec horreur) à un moment, jusqu’à ce qu’on me remette dans la bonne direction.

    Alors, mauvaises connaissances de l’auteur ou juste la transcription de ce que les gens pensaient à l’époque, puisque les critiques, hostiles à Darwin, avaient tiré cette théorie qui n’était pas exprimée…

    Pour info, dans "L’Origine des espèces", Darwin ne parlait pas des origines de l’homme. Le public a confondu les idées exprimées dans le livre de Darwin avec celles de Lamarck, qui cinquante ans auparavant avait avancé cette idée, sans que cela fasse scandale.

    Je pencherais pour une vision de la pensée telle qu’elle était à l’époque : déjà amalgamée de choses fausses et fort réduite. Vous pensez ce que vous voulez, mais moi, je n’ai rien à voir avec le singe !

    Bref, un tome un peu chiant au départ, mais plus instructif et plus "chaud" ensuite, car les repas familiaux seront haut en couleurs et en noms d’oiseaux ! Sans parler de la solution de l’affaire…

    Le côté huis-clos m’a bien plu aussi (celui après la page 100), ainsi que les incursions de Pitt dans le passé trouble de son beau-frère. Par contre, Charlotte est un peu moins présente.

    L’avantage, avec cette collection, c’est que l’on en apprend plus sur la société victorienne et ça me plaît.


    Lien : http://thecanniballecteur.wordpress.com/2014/07/28/brunswick-gardens-anne-perry/

    Critique de qualité ? (21 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par petitsoleil, le 25/12/2013


    La détective de Noël La détective de Noël de Anne Perry

    Une enquête policière au moment de Noël, voilà qui n'est pas classique.
    L'enquêteur n'est pas non plus un détective chevronné, c'est la grand-mère de Charlotte Pitt, personnage récurrent d'une série de polars d'Anne Perry.

    Mariah est une vieille dame acariâtre mais sa rencontre avec Maude à la veille de Noël va bouleverser sa semaine ... elle qui se trouvait indignée de la décision de sa fille Emily de partir en France en la laissant chez Caroline et Joshua, va finalement rencontrer en Maude une femme originale ...
    Maude n'est pas accueillie par sa propre famille, mais chez Caroline et Joshua elle aussi, c'est une femme de caractère, qui a beaucoup voyagé ...

    Maude est retrouvée morte dans la nuit ! que s'est-il passé ?
    Mariah est décidée à résoudre cette énigme, quitte à bousculer les conventions et rendre une visite impromptue à la famille de la victime.

    C'était mon premier livre d'Anne Perry, et je dois reconnaître qu'il m'a plu, même si l'Angleterre victorienne n'est pas forcément un cadre historique qui m'emballe, je m'étais laissé tenter par ce livre, je l'ai acheté puis lu pour découvrir la plume de l'auteur.
    Pas un coup de cœur mais une lecture plaisante pour Noël.

    Critique de qualité ? (21 l'ont appréciée)


    • Livres 5.00/5
    Par Aline1102, le 15/07/2013


    Le Crime de Paragon Walk Le Crime de Paragon Walk de Anne Perry

    Fanny Nash, une jeune fille de bonne famille, est rentrée d'une courte visite chez une amie pour mourir dans les bras de sa belle-soeur. La jeune victime a été violée avant d'être sauvagement poignardée.
    L'inspecteur Thomas Pitt est chargé de l'enquête, ce qui promet d'être difficile. Fanny vivait chez son demi-frère, à Paragon Walk, l'un des hauts lieux de la noblesse londonienne. Pitt pourra-t-il enquêter dans un milieu aussi fermé ?
    C'est d'ailleurs à Paragon Walk que vit Emily, la jeune sœur de Charlotte, devenue Lady Ashworth après son mariage. Ces liens familiaux, loin de faciliter la tâche de Pitt, sont plutôt inquiétants : que faire si George, le mari d'Emily, est mêlé de près ou de loin au drame qui agite le quartier ?

    Cette enquête de Thomas Pitt était des plus agréables !
    C'est avec beaucoup de plaisir que j'ai retrouvé les personnages d'Anne Perry lors de ma seconde incursion dans cette série d'enquêtes.
    Mais en vous parlant de l'enquête comme étant celle de Thomas, je me trompe presque... Le pauvre semble effectivement peu présent et, surtout, peu efficace. Ce sont surtout Charlotte et Emily qui accomplissent le gros du travail policier, furetant à droite et à gauche, questionnant avec plus ou moins de tact et de discrétion les habitants de Paragon Walk. Il faut dire que les deux femmes semble mieux adaptées à ce milieu qu'un policier. Le pauvre Pitt est d'ailleurs considérés par ses suspects potentiels comme la lie de la société. Honneur aux dames pour cette enquête !
    Les différents habitants de Paragon Walk m'ont profondément choquée. Ces personnes se considèrent elles-mêmes comme le gratin de la société, mais leurs manières laissent souvent à désirer. Enfermées dans le carcan de codes sociaux aussi fermement que dans les corsets de l'époque, les familles de Paragon Walk frisent la grossièreté lorsqu'elles sont confrontées à des personnes ne faisant pas partie de leur petit cercle, de leur "milieu". Plus d'une fois, Pitt se sent honteux et Charlotte se voit vertement remise à sa place : celle d'une femme de basse extraction. Heureusement, la jeune Mrs Pitt n'a pas la langue dans sa poche et sait quoi répondre aux langues de vipère de Paragon Walk.
    Le meurtre, dans un tel milieu, est des plus choquants pour ceux qui en font partie. Paragon Walk n'hébergeant que des gentlemen, il est tout à fait inconcevable, pour les habitants, d'imaginer l'un de ceux-ci s'en prenant à la pauvre Fanny. Pourtant, le résultat de l'enquête montrera bien que le criminel s'est toujours caché dans le quartier... Bien fait pour eux, non ?

    Critique de qualité ? (21 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par Kittiwake, le 04/01/2012


    L'étrangleur de Cater Street L'étrangleur de Cater Street de Anne Perry

    Il m’ a semblé logique de découvrir l’oeuvre d’Anne Perry avec le premier roman de la série. Un étrangleur utilisant un fil à couper le beurre s’attaque à des jeunes filles sans liens entre elles, semant la terreur dans le quartier habituellement calme. L’inspecteur Pitt mène l’enquête : la piste de brigands professionnels est vite écartée, car le vol n’est pas le mobile. Il s’agit donc de repérer au sein de cette société bien pensante qui est le pervers capable de tels méfaits. Il s’en suit une ambiance extrêmement lourde, de méfiance, de suspicions, enfants soupçonnant leur père, femmes soupçonnant leur mari, ce qui amène inévitablement à des règlements de compte pour des histoires sans rapport avec les crimes. Personne n’en sort indemne. Jusqu’à ce que la pugnacité de notre inspecteur, et
    la mise en danger de Charlotte, l’héroïne, permette de révéler l’identité du tueur en série

    La mise en place est très longue et laborieuse avec de nombreuses redites quant aux convictions sociologiques des différents protagonistes. Il faut avoir parcouru presque 200 pages sur les 350 et quelques pour que l’action démarre. Certes je suis friande des écrits concernant l’Angleterre victorienne, mais là, c’est tout de même un peu lassant, et surtout en raison des répétitions nombreuses

    Quant à l’intrigue policière, une fois que l’on a éliminé tous les suspects trop évidents, il y a trop peu de personnes insoupçonnables et donc coupables pour que l’on ne se doute pas rapidement de la solution. C’est là que l’intérêt se réveille, pour aller vérifier son postulat

    Le point fort du roman tient à mon avis dans l’analyse des conséquences induites par l’enquête au sein de cette famille au fonctionnement huilé, prisonnière du carcan des conventions, et qui va être amenée à ébranler ses convictions. Pour se disculper d’un acte grave, les hommes devront aussi mettre en lumière des agissements dont ils auraient préféré qu’ils restent tus.

    Bien entendu, on n’échappe pas au franc parler de Charlotte, dont le raisonnement et la vivacité la mettent à l’écart des standards de la féminité, pour rallier le féminisme avant l’heure. En cela on retrouve des schémas très inspirés de Jane Austen : deux filles à marier, une frivole et ambitieuse, une trop indisciplinée pour faire l’objet d’une demande en mariage, but ultime et consécration pour toute jeune fille de bonne famille. Jusqu’à la jeune femme jouant (mal) du piano pour animer une réception.

    Un peu déçue par la construction, je poursuivrai cependant l’exploration de cet univers, espérant que les longueurs signalées ne se retrouveront pas dans les romans suivants.


    Lien : http://kittylamouette.blogspot.com/2012/01/letrangleur-de-cater-street.html

    Critique de qualité ? (21 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par belette2911, le 13/04/2014


    Le Bourreau de Hyde Park Le Bourreau de Hyde Park de Anne Perry

    Avec certains romans, il est facile de perdre la tête... On peut même dire qu'ici, des têtes vont tomber, au propre comme au figuré et pourtant, nous ne sommes pas à la Révolution française !

    Hyde Park. Un endroit où il fait bon se promener, à pied ou à cheval. Sauf si on désire garder la tête sur les épaule !

    Parce que dans ce parc, on risque de subir le même sort qu'Anne Boylen... Un homme décapité dans une barque, un autre dans le kiosque à musique.

    L'enquête piétine et le fraichement promu commissaire Pitt ne sait plus où donner de la tête, sans compter que s'il ne résout pas ces meurtres, il risque de voir la sienne tomber car dans les rues de Londres, la peur grandit, attisée par la harangue de certains politiciens.

    Ce que j'aime le plus, dans les enquêtes de Thomas Pitt, c'est de découvrir des pans entier de la vie londonienne, et pas uniquement ce qui se passe dans les salons lambrissés des dames de la Haute à l'heure du thé...

    Non, l'auteure nous fait découvrir toute la vie de l'époque victorienne (1888 et après) : les proxénètes, les prostituées, les ouvrières dans les usines où elles sont exploitées, la politique, les droits des uns, les prérogatives des autres, les non-droits d'une certaine partie de la populace...

    Pas besoin de me taper la lecture d'un pavé insipide et indigeste sur la vie à l'époque de Sherlock Holmes, il me suffit d'ouvrir un livre avec Thomas et Charlotte Pitt.

    Les femmes ne peuvent pas voter ? Les Lords peuvent siéger à la chambre de par leurs "origines" ? D'autres doivent se faire élire ? Le tout est incrusté dans le roman parce que l'on suivra Jack Radley, le beau-frère de Charlotte, qui se présente aux élections.

    Toutes les infos sont incluses dans le texte, ce qui fait qu'on s'instruit tout en se divertissant.

    L'enquête est un peu plus lente, mais elle est égayée par de multiples cadavres, par le commissaire Pitt qui a du mal dans sa nouvelle fonction et par sa femme qui doit décorer leur nouvelle maison. Bref, je n'ai pas eu le temps de m'ennuyer.

    Par contre, bien avant Pitt, j'avais compris une chose importante et trouvé un coupable. Mais je n'avais pas vu l'autre astuce...

    Lire Anne Perry est toujours un plaisir, du moins, lorsque Thomas Pitt est inspecteur ou commissaire.


    Lien : http://the-cannibal-lecteur.jimdo.com/1-romans-policiers-victoriens-ou-classi...

    Critique de qualité ? (20 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par Crazynath, le 09/08/2014


    Le Mystère de Callander Square Le Mystère de Callander Square de Anne Perry

    Dans cette deuxième aventure de Thomas et Charlotte Pitt, le lecteur les retrouve jeunes mariés.
    Ici, Pitt se voit chargé d'une enquête fort délicate vu que l'on a déterré les cadavres de deux nouveaux nés à Callander Square, lieu d'habitation de familles faisant partie de la bonne société.
    Dans ce milieu fort fermé, où seules les apparences comptent, Pitt a bien de la peine à avancer dans ses investigations. Ce sera grâce à sa femme et aussi à Emily, sa belle-sœur, qui ont leur entrées dans ces grandes maisons bourgeoises, qu'il va découvrir toute la vérité autour de cette histoire.

    Critique de qualité ? (18 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par Crazynath, le 05/08/2014


    L'étrangleur de Cater Street L'étrangleur de Cater Street de Anne Perry

    J'ai découvert avec délice la série d'Anne Perry " Charlotte et Thomas Pitt" il y a plusieurs années déjà !
    Je reconnais que j'ai un petit faible pour les policiers historiques et je trouve que Anne Perry restitue avec talent l'atmosphère de l'Angleterre victorienne .
    Ici, à travers le portrait de Charlotte, jeune fille un peu rebelle ( elle ose lire les journaux de son père en cachette !!....) issue d'une famille aisée, on se rend compte que dans cette catégorie sociale, les femmes sont complètement dépendantes soit de leur père ou ensuite de leur mari...
    L'intrigue est intéressante et permet à l'auteur de planter le décor et de présenter ses personnages principaux qui vont évidemment évoluer tout au long de la série...

    Critique de qualité ? (18 l'ont appréciée)


    • Livres 5.00/5
    Par iarsenea, le 13/08/2013


    L'étrangleur de Cater Street L'étrangleur de Cater Street de Anne Perry

    Il y a quelques jours, en allant à la bibliothèque, j'ai pris la décision de déroger à mes habitudes et de sélectionner mes livres en fonction de mes envies du moment. Quand j'ai vu les innombrables romans d'Anne Perry dans les étagères de la bibliothèque municipale, je me suis rappelée les nombreuses critiques enthousiastes que j'ai lues depuis des années et j'ai décidé qu'il était temps de m'y attaquer. Bien m'en a pris.
    Quand des filles de son quartier sont tuées par un étrangleur mystérieux, l'attention de Charlotte est immédiatement retenue. Contrairement aux jeunes filles de son âge et de son niveau social, celle-ci n'a pas froid aux yeux et n'hésite pas à donner son opinion envers et contre tout, ce qui nuit grandement à ses chances de se marier convenablement un jour. Quand la bonne de la famille est tuée, l'inspecteur Thomas Pitt entre en scène, suscitant d'abord le dédain de la jeune fille avec ses questions insistantes et apparemment parfois hors sujet, puis des sentiments de plus en plus ambivalents... (évidemment).
    Pendant ce temps, on assiste aux diverses intrigues amoureuses d'une bonne famille de Londres à l'époque victorienne. Il est question de robes, d'amants, de maisons closes, de clubs, de bals et d'apparences, ce qui n'est pas sans rappeler les romans de Jane Austen. En parallèle, on lit et relit les sermons du pasteur qui réduisent les femmes à des créatures du diable tentées par la chair... ce qui est révoltant. On se plaît à le détester, ce Prebble...
    J'ai énormément apprécié l'ambiance de ce roman, entremêlant avec beaucoup de succès l'époque victorienne, l'humour à la Jane Austen, une intrigue policière rappelant vaguement l'histoire de Jack l'Éventreur et quelques histoires d'amour, certaines plus sérieuses que d'autres.
    Malheureusement pour moi, j'ai deviné bien avant la fin l'identité du meurtrier (comme beaucoup d'autres, apparemment). Mais après tout, ce n'est pas si important, car ce qui compte le plus à mon avis, c'est le plaisir que j'ai eu à suivre Charlotte et les autres personnages que j'ai aimés ou détestés avec autant de passion.
    C'est donc avec grand plaisir que je me plongerai dans la suite, le mystère de Callender Square, dès que l'occasion me sera donnée.


    Lien : http://lecturesdisabelle.blogspot.ca/2013/08/letrangleur-de-cater-street.html

    Critique de qualité ? (18 l'ont appréciée)


    • Livres 5.00/5
    Par belette2911, le 14/09/2012


    Le Crucifié de Farriers' Lane Le Crucifié de Farriers' Lane de Anne Perry

    Thomas Pitt, vous êtes un inspecteur de police comme on en fait plus (sauf dans les livres et les séries). Vous êtes tenace, perspicace, têtu, malin et vous suivez les pistes tel un chien de chasse suivant du gros gibier.

    Incorruptible, pour vous la notion de Justice passe avant tout. Il en est de même pour votre femme, bien que, parfois, elle prenne un peut trop de risques...

    En tout cas, Pitt, votre droiture devrait être citée en exemple et copiée !

    Au cas où certains ne suivraient pas (ceux du fond, à côté du radiateur), j'apprécie très fort les enquêtes de Thomas Pitt, aidé de sa femme Charlotte.

    Par contre, je ne sais parfois plus les titres que j'ai lu et ce livre, j'étais persuadée de l'avoir lu. Il n'en était rien... Heureusement que je m'en suis rendue compte en fouillant des mes notes.

    Parce que je vais vous dire, moi, lecteurs, que celui-là mérite son lot d'étoiles à la cotation boursière !

    Mais venons-en au principal :

    En découvrant le titre, je m'attendais à tomber sur une enquête autour d'un "fraîchement" crucifié, mais en fait, nous commençons par l'empoisonnement d'un juge, alors qu'il était au théâtre.

    Devinez qui était non loin ? L'inspecteur Thomas Pitt, son épouse Charlotte et Caroline, la maman de Charlotte.

    Un juge raide mort, ce n'est pas courant... Empoisonné avec de l'opium, encore moins...

    Petit bémol ? Celui-ci avait, apparemment, l'intention de réouvrir un procès, vieux de cinq ans, où il avait siégé en tant que juge à la Cour d'Appel !

    Quel procès ? Celui de Godman, un acteur, juif (vous comprendrez l'importance de sa nationalité ensuite) déclaré coupable d'avoir crucifié l'amant de sa sœur à la porte d'un maréchal-ferrant de Farriers' Lane.

    Jugé coupable, en première instance et en appel, il fut pendu haut-et-court sous les vivas du bon peuple... Dois-je préciser qu'il clamait son innocence ?

    Ce crime horrible (la crucifixion, pas la pendaison) avait déclenché des émeutes antisémites lors de l'arrestation de Godman, puisque, selon ces braves gens, seul un juif aurait eu le culot de crucifier un homme.

    On murmure même qu'ils auraient déjà fait le coup à un type, du temps d'un certain Ponce Pilate, un homme fort propre qui se lavait les mains...

    Bref, vous l'aurez compris, le climat, en Angleterre, à cette époque, était anti-juif et propice à tout faire flamber chez ces pauvres gens qui n'étaient coupables que d'avoir une autre religion et d'autres croyances, sans oublier qu'ils avaient crucifié, à une époque lointaine, Notre Seigneur Jésus-Christ, ce que le bon peuple anglais n'avait toujours pas avalé. Amen !

    Cette tension, on la ressentira tout au long du roman, les juifs étant accusé de tous les maux, dont celui de ne pas être vraiment des "êtres humains" comme les autres. Édifiant !

    Je me suis dit, en lisant certaines répliques, pas piquée des vers : "Mais quel esprit étroit ils avaient, à cette époque..." et une petite voix m'a susurré "à cette époque seulement ?".

    Non, rien ne change en ce bas monde. Le livre nous fait comprendre que les esprits étroits d'alors le sont toujours.

    En tout cas, c'est aussi un camouflet adressé à la peine de mort (à l'époque, on les pendait) et, qui sait, aux erreur judiciaires... Je n'en dirai pas plus.

    Les quatre cent pages se sont déroulée au rythme de l'enquête de Thomas Pitt, aidé de temps en temps par son épouse.

    Non seulement il doit résoudre la mort du juge, mais aussi comprendre quelles preuves il avait découvert pour avoir décider d'interroger, cinq ans après, les protagonistes, les avocats, les témoins et les juges de la Cour d'Appel.

    Y a-t-il un rapport entre la mort du juge et le procès ? Oui ? Non ?

    Pitt hésite, se tâte, enquête, ce qui n'est pas facile car casse-gueule. Beaucoup ont à perdre dans cette histoire, si, d'aventure, il s'avérait que le procès ne fut pas équitable et l'enquête bâclée.

    Se pourrait-il que le coupable de la crucifixion ne le soit pas et que l'on ait pendu un innocent ?? Si oui, très grave !

    Pitt aura bien besoin de sa sagacité pour venir à bout de cette enquête, tout en sachant que, si erreur il y a eu au procès, c'est tout le système judiciaire anglais qui risque de trembler sur ses fondations, les juges qui risquent d'être remis en question et puis, la populace était tellement contente de pendre un juif.

    Cette haine, on la ressentira vraiment tout au long du roman avec les clichés de fous que la société anglaise avait sur eux.

    L'autre côté du livre qui m'a plu, c'est l'amusement que j'ai ressenti avec la mère de Charlotte, veuve, qui nous la joue "cougar" en tombant amoureuse d'un homme plus jeune qu'elle, déclenchant l'ire de sa fille qui ne veut pas voir sa mère batifoler avec un acteur qui a l'âge d'être son fils.

    Dans ce roman, Caroline Ellison se montre sous un autre jour, sortant du carcan dans lequel on l'a forcée à entrer et découvrant l'amour. Tout à fait différente de son rôle dans "L'étrangleur de Cater Street".

    A un moment, j'ai pensé que madame Perry n'avait pas potassé la manière de crucifier une personne, étant donné qu'il est dit que des clous de maréchalerie étant fixés dans les paumes et les pieds de l'homme.

    Hors, la paume des main étant trop fragile pour supporter le poids du corps, les clous étaient enfoncés dans les avant-bras, entre le radius et le cubitus (oui, oubliez les représentations du Christ en croix, ce n'est pas la réalité).

    Et là, elle nous le faisait tenir avec des clous dans les mains ?

    Ouf, l'honneur fut sauf lorsque dans la description, le policier déclara qu'en plus des clous dans les paumes des mains, il y en avait aussi dans les avant-bras.

    Ce que j'ai adoré dans le livre ? La petite claque sur mon nez dans les cent dernières pages ! (trois, en fait, de claques sur mon nez).

    Toute fière d'avoir remarqué un détail qui clochait lors de la mort du juge Stafford, j'étais persuadée de détenir mon coupable dès les premières pages, mon sentiment se renforçant un peu plus sur la fin, sans que je sache le mobile.

    Mes claques, je me les suis prise avec plaisir, Madame Anne Perry ayant bien mélangé les cartes et ayant gardé tous les atouts dans sa manche.

    Oui, j'avais raison avec mon coupable, mais il me manquait encore beaucoup de chose ! Ce furent les trois claques.

    Un régal, cette lecture et cette plongée dans le Londres victorien et la discussion entre Pitt et... Oscar Wilde, qui lui donnera une information de première catégorie.



    Lien : http://the-cannibal-lecteur.jimdo.com/1-romans-policiers-victoriens-ou-classi...

    Critique de qualité ? (18 l'ont appréciée)




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