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Par Chrisdu26, le 20/05/2013
Une ardente patience de
Antonio Skármeta
-Comme un bateau tremblant sur mes mots ?
-C'est ça !
-Sais tu ce que tu viens de faire, Mario ?
-Quoi ?
-Une métaphore.
-Mais ça ne compte pas, elle m'est venue simplement par hasard.
-Il n'est pas d'autres images que celles qui sont dues au hasard, fils.
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Par carre, le 28/03/2012
La Fille et le Trombone de
Antonio Skármeta
La première chose qu'on vous demande lorsque vous n'avez ni père, ni mère, c'est comment s'appellent vos parents.
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Par Luniver, le 21/04/2012
Une ardente patience de
Antonio Skármeta
- Le roi du baby-foot, dit Beatriz Gonzalez en appuyant son petit doigt sur la toile cirée. Qu'est-ce qu'on vous sert ?
Mario demeura le regard rivé sur ses yeux et pendant une demi-minute il tenta d'obtenir de son cerveau qu'il lui donne les informations minimales pour survivre au choc qui l'anéantissait : qui suis-je, où suis-je, comment fait-on pour respirer, comment fait-on pour parler ?
La fille eut beau répéter : «Qu'est-ce qu'on vous sert ?» en tambourinant sur la table toute la gamme de ses doigts fragiles, Mario Jimenez ne parvint qu'à s'enfoncer dans son silence. Alors Beatriz Gonzalez dirigea son regard impérieux vers son compagnon et formula, d'une voix modulée par cette langue qui fulgurait entre les dents généreuses, une question que Neruda eût considérée comme de routine en d'autres circonstances :
- Et pour vous, qu'est-ce que ça sera ?
- La même chose que lui, répondit le barde.
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Par amartia, le 07/08/2011
Une ardente patience de
Antonio Skármeta
Voici exactement cent ans, un poète pauvre et splendide, le plus atroce des désespérés, écrivait cette prophétie : "À l’aurore, armés d’une ardente patience, nous entrerons aux splendides villes. " » Je crois en cette prophétie de Rimbaud, le voyant. Je viens d’une obscure province, d’un pays séparé des autres par un coup de ciseaux de la géographie. J’ai été le plus abandonné des poètes et ma poésie a été régionale, faite de douleur et de pluie. Mais j’ai toujours eu confiance en l’homme. Je n’ai jamais perdu l’espérance. Voilà pourquoi je suis ici avec ma poésie et mon drapeau. En conclusion, je veux dire aux hommes de bonne volonté, aux travailleurs, aux poètes, que l’avenir tout entier a été exprimé dans cette phrase de Rimbaud ; ce ne sera qu’avec une ardente patience que nous conquerrons la ville splendide qui donnera lumière, justice et dignité à tous les hommes. Et ainsi la poésie n’aura pas chanté en vain.
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Par hotaru, le 01/04/2013
La Rédaction de
Antonio Skármeta
Je suis petit, mais intelligent et rapide. Chez toi, la seule chose rapide, c'est la langue.
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Par Luniver, le 21/04/2012
Une ardente patience de
Antonio Skármeta
- Je veux le poste.
- Très bien. Je m'appelle Cosme.
- Cosme.
- Tu dois m'appeler don Cosme.
- Oui, don Cosme.
- Je suis ton chef.
- Oui, chef.
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Par Norlane, le 17/07/2012
La Noce du poète de
Antonio Skármeta
- [...] Toi et moi nous ne sommes pas n'importe quels petits bonhommes, Tebi. C'est la colère du vieux Coppeta qui coule dans nos veines. Nous aimons la liberté plus que nos vies.
- Ça ne me rendra pas plus libre de tuer ce gamin.
- C'est peut-être un gamin comme lui qui a égorgé notre père.
- "Comme" lui, seulement ce n'est pas lui, Reino ! Je suis incapable de le toucher. Je ne comprends rien à cette guerre, je ne sais pas ce que je défends [...]
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Le Cycliste de San Cristobal de
Antonio Skármeta
Alors je me suis empli le visage de cette main-là, j'ai giflé la sueur et fait voler la trouille ; ris, imbécile, je me suis dit, ris, moitié d'homme, éclate de rire ;... que je gagne cette course... que je pourrais...
Contre mon père, contre mes copains du lycée et mes profs... contre mes propres os, contre ma mort et celle de ma mère, contre le président de la République, contre la Russie et les Etats-Unis, contre les abeilles, les poissons, les oiseaux, le pollen des fleurs... contre la galaxie..." Sauve qui peut de la folie du monde, de la tristesse de l'exil, de l'ennui de la famille. "
Le guidon s'est envolé comme une tête d'oiseau, aigu contre le ciel, et les rayons des roues ont brisé le soleil en mille morceaux et les ont jetés aux quatre vents...
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Par amartia, le 07/08/2011
Une ardente patience de
Antonio Skármeta
La poésie n’appartient pas à celui qui l’écrit, mais à celui qui s’en sert.
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Le Ballet de la victoire de
Antonio Skármeta
- C'est la philosophie qu'on a apprise à Victoria au lycée. La mort ou la vie. Il n'y a rien entre les deux.
- Ne sois pas stupide ! Entre les deux, il y a le magnifique et changeant spectacle de l'existence.