-
La Musique des morts de
Arnaud Delalande
Il n'y avait pas de musique ici, seulement l'avant-goût d'un au-delà, sombre et diruitcnf déroutant, ou le souvenir essentiel d'une origine qui tessenblait au néant.(p. 336)
-
La Musique des morts de
Arnaud Delalande
N'être rien et être tout à la fois, voilà ce que l'on demande à l'homme, voilà ce qu'il est. Grand et misérable en un seul et même trait,en un clin ctd'oeil. (p.208)
-
La Musique des morts de
Arnaud Delalande
Je ne vous paie pas pour vous poser de mauvaises questions, mais pour m'apporter de bonnes réponses.(p. 227)
-
Par facteur84, le 27/01/2011
Les fables de sang de
Arnaud Delalande
La vie repris son cours normal au château. Les rideaux étaient galamment écartés et, dans cet océan de raffinement et de sublime, un bruit cristallin, tel celui qu'eût fait une petite fontaine, se faisait entendre : Pietro Viravolta de Lansalt, agent du secret et ancien espion du Conseil des Dix de la Sérénissime, pissait.
-
Par soukee, le 12/07/2010
Les fables de sang de
Arnaud Delalande
La terreur quotidienne du retournement de faveur pouvait pousser des individus a priori sains d'esprit au délire. Le fonctionnement de la Cour était à l'image de la bonne vieille roue de la fortune. Les miroirs de la Galerie renvoyaient à l'infini ces luttes de petits pouvoirs et de grandes douleurs.
-
Par soukee, le 12/07/2010
Les fables de sang de
Arnaud Delalande
La ville inspirait et expirait comme une asthmatique, mais de manière si forte, si puissante, que de vieille douairière en dentelle , elle pouvait soudain se transformer en ogre capable de dévorer ses congénères. Elle transpirait la crasse autant que la lumière.
-
Par facteur84, le 30/01/2011
Les fables de sang de
Arnaud Delalande
J'ai tout pouvoir sur toi, sans limite est mon imagination,
Je fabule et affabule, j'invente, je couds et je découds,
Licier de l'ombre je tisse ma toile et ourdis ma trame
Je suis l'Auteur, Viravolta !
Je vais te perdre, t'embrouiller, te retrouver, t'égarer,
Te jeter dans un voile de brume et te reprendre
Pour mieux te promener
Je suis le Fabuliste, et le gardien
Et toi tu m'appartiens.
> lire la suite
-
Par facteur84, le 30/01/2011
Les fables de sang de
Arnaud Delalande
- Grâce à combien de grands esprits ce château a-t-il vu le jour, Viravolta ? Nous connaissons les Le Nôtre et les Mansart, mais quelles combinaisons de pensées ont-elle aussi été sollicités ? Il aura fallu la philosophie et la mathématique de Descartes et d'Alembert, Bernoulli, les travaux de Boyle, Hooke, Pascal, Newton, Huygens qui découvrit Titan, les anneaux de Saturne et les calottes polaires de Mars ! Des Titans, oui, tous ! Des Titans gouvernant le mouvement des planètes ! Tant de grands hommes, pour ce château bâtir !
-
Par facteur84, le 30/01/2011
Les fables de sang de
Arnaud Delalande
(...) Avais-je le choix, Viravolta ? Je ne suis que le fruit de ce royaume pourri, une excroissance à cette gangrène que vous cachez encore derrière la poudre et les lambris de Versailles... Vous-même êtes déjà d'un autre temps Viravolta ! L'Orchidée Noire.... Une légende, un aventurier humaniste, un idéaliste contrarié, l'emblème d'un époque qui se fane et qui se meurt ! (...) Tout cela ne pourra pas durer. Le monde change, mon ami. Il ne veut plus de nous... Nous sommes déjà des reliques...
-
Les fables de sang de
Arnaud Delalande
Vous avez de fort jolis pieds, Rosette.
Rosette était pieds nus dans la nuit. Les mains liées, un bandeau sur les yeux, elle grelottait. On l'avait enlevée quelques heures plus tôt.
L'ombre encapuchonnée s'était cachée sous une porte cochère, à deux pas de la boutique du parfumeur Fargeon, où elle travaillait. Son ravisseur n'avait eu aucun mal à se saisir d'elle en profitant de la surprise, avant de la ligoter et de rabattre sur elle les rideaux de sa voiture. Il ne lui avait pas ôté sa robe. Rosette ne portait ni boucles à ses oreilles, ni collier autour de sa gorge blanche ; nulle bague à ses doigts. Elle ne possédait aucun bijou. Ce ne pouvait être le mobile de son rapt. L'homme s'était pour le moment contenté de l'amener au milieu de nulle part. Rosette savait qu'ils s'étaient aventurés au-delà de la lisière de la forêt. Où exactement ? A quelques lieues de Fontainebleau, peut-être. A peine étaient-ils parvenus à destination qu'il lui avait bandé les yeux, avant de lui retirer ses chaussures et de lui caresser lentement les pieds.
Vous avez de fort jolis pieds, Rosette, lui répétait-il.
> lire la suite