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Par Luniver, le 08/02/2012
Geisha de
Arthur Golden
Après le petit déjeuner, j'accompagnai Crab à la porte de l'auberge, je l'aidai à mettre ses chaussures. Juste avant de partir, il me remercia pour cette soirée, et me donna un petit paquet. Était-ce un joyau, ou un morceau de la serviette sanglante ? Je retournai dans la chambre, rassemblai tout mon courage pour l'ouvrir. C'était un paquet de plantes médicinales chinoises. Je n'en vis pas l'utilité. J'en parlai à M. Bekku. Il me dit de préparer une tisane avec, tous les jours, pour éviter d'être enceinte. «Fais attention de ne pas gâcher les plantes, dit-il, elles coûtent très cher. Mais ne fais pas trop attention. Elles coûtent tout de même moins cher qu'un avortement.»
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Geisha de
Arthur Golden
Quand ma chevelure fut cirée de manière uniforme, le coiffeur en fit un gros chignon, de la forme d'une pelote à épingles. Sur l'arrière, cette pelote est fendue en deux parties egales. D'où le nom de "pêche fendue" , donné à cette coiffure. J'ai été coiffée ainsi pendant des années, sans voir la symbolique de la chose. Un homme me l'expliqua, quand je fus devenue geisha. Pour faire le chignon, on enroule les cheveux autour d'un morceau de tissu. Sur l'arrière à l'endroit où le chignon est fendu, on voit le tissu. Ce peut être n'importe quelle étoffe, de n'importe quelle couleur. Mais pour une apprentie geisha, du moins après plusieurs étapes dans sa vie, c'est de la soie rouge. Un soir, un homme me dit: La plupart de ces innocentes n'ont pas idée de la façon dont ces coiffures en "pêches fendues" sont provocantes! Imaginez! Vous marchez dans la rue, derrière une jeune geisha, vous pensez à toutes les choses inconvenantes que vous pourriez lui faire, et tout à coup, vous voyez cette pêche sur sa tête, avec cette fente rouge.... Qu'est-ce qui vous viendrait à l'esprit?
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Par ilea, le 18/10/2007
Geisha de
Arthur Golden
« Dans mon adolescence je pensais que ma vie eut été plus facile si Mr Tanaka ne m'avait pas arraché à ma petite maison ivre. Aujourd'hui je sais que notre univers n'est pas plus réel qu'une vague qui se dresse à la surface de l'océan quelles que soient nos luttes nos triomphes, quelle que soit la façon dont ils nous affectent, ils ne tardent pas à se fondre en un lavis, à s'estomper, comme de l'encre diluée sur du papier. »
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Par wawou, le 21/01/2011
Geisha de
Arthur Golden
Et si j'allais disparaitre, annihilée par tant de beauté ?
il y a quelque chose de douloureux, de pathétique dans la béauté.
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Par Rikikye, le 02/06/2010
Geisha de
Arthur Golden
Et c'eût été plus simple pour moi ! Je n'aurais pas langui *de lui* toutes les nuits. Je ne me serais pas arrêtée dans les boutiques de cosmétiques pour humer le talc, qui me rappelait l'odeur de sa peau. Je n'aurais pas fantasmé, nous imaginant ensemble dans divers lieux. Si vous me demandiez pourquoi je désirais cet homme, je vous répondrais : pourquoi le kaki mûr est-il si délicieux ? Pourquoi le bois sent-il la fumée quand il brûle ?
Pourquoi ne pouvais-je pas cesser de penser *à lui* ?
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Par June-S, le 19/06/2010
Geisha de
Arthur Golden
Aujourd'hui je sais que notre univers n'est pas plus réel qu'une vague qui se dresse à la surface de l'océan. Quels que soient nos luttes, nos triomphes, quelle que soit la façon dont ils nous affectent, ils ne tardent pas à se fondre en un lavis, à s'estomper, comme de l'encre diluée sur du papier.
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Par Nadael, le 23/04/2010
Geisha de
Arthur Golden
Nous savons qu'un paysage d'hiver, avec des arbres couverts de neige, sera méconnaissable au printemps. Toutefois, je n'avais jamais pensé qu'il pouvait en être de même pour nous, humains. Quand j'appris que mes parents étaient morts, ce fut comme si j'avais été ensevelie sous une grosse couche de neige. Mais avec le temps, la neige avait fondu. A la place apparaissait un paysage que je n'avais jamais vu, ni même imaginé. A la veille de mes débuts, j'étais comme un jardin où de jeunes pousses commençaient à percer. On ne savait pas encore à quoi elles allaient ressembler. Je débordais d'excitation. Au milieu de mon jardin imaginaire se dressait une statue : celle de la geisha que je désirais devenir.
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Par CharlineI, le 17/02/2011
Geisha de
Arthur Golden
"Je suis sure d'une chose, c'est que chacun des pas que j'ai fait, du jour où je vous ai rencontré sur ce pont, n'avait d'autre but que de me rapprocher de vous."
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Par Nadael, le 23/04/2010
Geisha de
Arthur Golden
Dans notre village de pêcheurs, à Yoroido, je vivais dans ce que j'appelais une "maison ivre". Elle se trouvait près d'une falaise où le vent de l'océan soufflait en permanence. Enfant, j'avais l'impression que la mer avait attrapé un énorme rhume, parce qu'elle faisait des bruits sifflants. Il y avait même des moments où elle lâchait un gros éternuement - un coup de vent chargé d'embruns. J'en déduisis que notre petite maison avait dû s'offenser des éternuements que lui crachait l'océan en pleine face, et qu'elle s'était mise à pencher vers l'arrière parce qu'elle voulait s'en écarter.
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Par rosebook, le 02/10/2011
Geisha de
Arthur Golden
Quels que soient nos luttes, nos triomphes, quelle que soit la façon dont ils nous affectent, ils ne tardent pas à se fondre en un lavis, à s'estomper, comme de l'encre diluée sur du papier.