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Mademoiselle Else de
Arthur Schnitzler
Je ne me vends pas ; non, jamais je ne me vendrai. Je me donnerai. À l'homme de mon choix je me donnerai. Me vendre, ah non. Je veux bien être une dévergondée mais pas une putain.
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Par Junie, le 28/03/2013
Relations et solitudes de
Arthur Schnitzler
Ce n'est pas la psychanalyse qui est nouvelle, mais Freud. De même que ce n'était pas l'Amérique qui était nouvelle, mais Christophe Colomb. La psychanalyse a toujours existé: tous les médecins, tous les poètes, tous les hommes d'Etat, tous ceux qui avaient une connaissance de l'homme, devaient obligatoirement la pratiquer, de façon inconsciente ou automatique.
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Liebelei de
Arthur Schnitzler
C'est une femme tout à fait charmante avec qui il est agréable de batifoler comme avec toutes les femmes jeunes et belles qui ont tant soit peu le sang chaud.
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Liebelei de
Arthur Schnitzler
Une séparation blesse toujours, même si on la désire depuis longtemps.
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Mademoiselle Else de
Arthur Schnitzler
- Else, qu'as-tu ce soir ?
- Que veux-tu que j'aie ?
- Tu es pleine de mystère, démoniaque, affolante...
- Paul, cesse de dire des bêtises.
- On devient fou à te regarder.
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Par Cath36, le 05/03/2013
Vienne au crépuscule de
Arthur Schnitzler
Nurnberger sourit de cette conception d'Henri selon laquelle les politiciens représenteraient une race d'hommes particulière, alors que cela faisait partie des obligations extérieures, même pas indispensables, de cette profession de s'afficher pompeusement comme une espèce singulière, et de cacher sa grandeur ou son insignifiance, son énergie ou sa paresse derrière des titres, des abstractions, des symboles. Ce que représentaient parmi eux les gens insignifiants ou les illusionnistes était évident, c'étaient tout simplement des hommes d'affaires, des escrocs ou de beaux parleurs. Mais ceux qui comptaient, les hommes d'action, les personnalités géniales, n'étaient au fond d'eux-mêmes que des artistes. Eux aussi essayaient de créer une oeuvre, une oeuvre qui prétendait à la même immortalité, à la même finalité que n'importe quelle oeuvre d'art. A la différence que la matière qu'ils formaient n'était pas chose figée, ambigüe comme les sons et les mots, mais une matière vivante perpétuellement en mouvement.
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Liebelei de
Arthur Schnitzler
WEIRING : Mais dites-moi, madame Binder, croyez-vous vraiment qu’une créature aussi jeune et fraîche ne peut rien attendre d’autre dans la vie qu’un garçon convenable qui a, par hasard, décroché une situation ?
KATHARINA : Elle ne trouvera pas mieux ! Elle ne va quand même pas attendre le Prince Charmant. On les connaît les princes charmants (…).
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Mademoiselle Else de
Arthur Schnitzler
- Ne me répondez pas, Else. Réfléchissez. Ce n'est qu'après le dîner que vous me communiquerez votre décision.
Quelle formule idiote : communiquer votre décision.
- Peut-être sentirez-vous, après avoir réfléchi posément, qu'il ne s'agit pas d'un simple marché.
Et de quoi donc, salaud vibrionnant ?
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Par missK78, le 30/06/2012
La transparence impossible de
Arthur Schnitzler
A la base de notre rapport avec la vérité, il y a une erreur, une fiction, on serait tenté de dire un mensonge qui nous la fait considérer comme souhaitable, comme l’expression d’une perfection morale, ce qui n’est pas du tout le cas. La vérité, dans la mesure où elle n’est que de l’exactitude n’a
aucune signification morale.
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Liebelei de
Arthur Schnitzler
MIZI :
Il parle sans notes et il fait des vers, tu verrais ça, Christine, il est formidable. Il faut dire que c'est un monsieur d'un certain âge.
THÉODORE :
Les vieux messieurs font des vers, c'est bien connu.
(N. B. : J'adore la délicieuse ambigüité de cette réplique, du grand art, M. Schnitzler.)
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