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Par Couperine, le 04/05/2010
Contes cruels de
Auguste de Villiers de l`Isle-Adam
(Fleurs de ténèbres)
Il existe, sachez-le, souriantes liseuses, il existe, à Paris même, certaine agence sombre qui s'entend avec plusieurs conducteurs d'enterrement luxueux, avec des fossoyeurs même, à cette fin de desservir les défunts du matin en ne laissant pas inutilement s'étioler, sur les sépultures fraîches, tous ces splendides bouquets, toutes ces couronnes, toutes ces roses, dont, par centaines, la piété filiale ou conjugale surcharge quotidiennement les catafalques.
Ces fleurs sont presque toujours oubliées après les ténébreuses cérémonies. L'on n'y songe plus; l'on est pressé de s'en revenir; - cela se conçoit!...
C'est alors que nos aimables croquemorts s'en donnent à cœur-joie. Ils n'oublient pas les fleurs, ces messieurs! Ils ne sont pas dans les nuages. Ils sont gens pratiques. Ils les enlèvent par brassées, en silence. Les jeter à la hâte par-dessus le mur, dans un tombereau propice, est pour eux l'affaire d'un instant.
Deux ou trois des plus égrillards et des plus dégourdis transportent la précieuse cargaison chez des fleuristes amies qui, grâce à leurs doigts de fées, sertissent de mille façons, en maints bouquets de corsage et de main, en roses isolées, même, ces mélancoliques dépouilles.
Les petites marchandes du soir alors arrivent, nanties chacune de sa corbeille. Elles circulent, disons-nous, aux premières lueurs des réverbères, sur les boulevards, devant les terrasses brillantes et dans les mille endroits de plaisir.
Et les jeunes ennuyés, jaloux de se bien faire venir des élégantes pour lesquelles ils conçoivent quelque inclination, achètent ces fleurs à des prix élevés et les offrent à ces dames.
Celles-ci, toutes blanches de fard, les acceptent avec un sourire indifférent et les gardent à la main, - ou les placent au joint de leur corsage.
Et les reflets du gaz rendent les visages blafards.
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L'Ève future de
Auguste de Villiers de l`Isle-Adam
Oh ! qui donc serait assez étrange, sous le soleil, pour essayer de s'imaginer qu'il ne joue pas la comédie jusqu'à la mort ? Ceux là seuls qui ne savent pas leurs rôles prétendent le contraire. Tout le monde la joue ! forcément ! Et chacun avec soi-même. Etre sincère ? Voilà le seul rêve tout à fait irréalisable. Sincère ! Comment serait-ce possible, puisqu'on ne sait rien ?
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Par brigetoun, le 29/11/2009
Le Convive des dernières fêtes de
Auguste de Villiers de l`Isle-Adam
Voilà, messieurs et mesdames, le gentleman avec lequel vous avez eu l'heur de frayer cette nuit. J'ajouterai que, sorti de sa démence et dans ses rapports avec la société, c'est un homme du monde vraiment irréprochable et le causeur le plus entraînant, le plus enjoué, le plus..
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Par keatty, le 27/05/2011
Contes cruels de
Auguste de Villiers de l`Isle-Adam
est-ce que l'âme des violoncelles est emportée dans le cri d'une corde qui se brise?
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Par Marc21, le 02/07/2011
Auguste de Villiers de l`Isle-Adam
Accomplis-toi dans ta lumière astrale! Surgis! Moissonne! Monte! Deviens ta propre fleur!
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Par keatty, le 27/05/2011
Contes cruels de
Auguste de Villiers de l`Isle-Adam
les objets se transfigurent selon le magnétisme des personnes qui les approchent, toutes choses n'ayant d'autre signification, pour chacune, que celle que chacun peut leur preter
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Par keatty, le 27/05/2011
Contes cruels de
Auguste de Villiers de l`Isle-Adam
la Mort n'est une circonstance définitive que pour ceux qui espèrent les cieux
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Par tomppa_28, le 27/04/2012
Akëdysséril de
Auguste de Villiers de l`Isle-Adam
Les derniers reflets de la mort du soleil, à travers les soupiraux – creusés, du seul côté de l’Occident, au plus épais des hautes murailles – éclairaient sa marche solitaire. Ses vibrantes prunelles sondaient le crépuscule de l’enceinte. – Ses brodequins de guerre, sanglants encore de la dernière mêlée (mais ceci ne pouvait déplaire au dieu qu’elle affrontait), sonnaient dans le silence. De rougeoyantes lueurs, tombées obliquement des soupiraux, allongeaient sur les dalles les ombres des dieux. Elle marchait sur ces ombres mouvantes, les effleurant de sa robe d’or.
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Axel de
Auguste de Villiers de l`Isle-Adam
Passant tu es passé. Te voici t'abîmant dans l'Impensable. En ton étroite suffisance ne s'affinèrent, durant tes jours, que les instincts d'une animalité réfractaire à toute sélection divine ! Rien ne t'appela, jamais, de l'Au-delà du monde ! Et tu t'es accompli. Tu tombes au profond de la Mort comme une pierre dans le vide, sans attirance et sans but. La vitesse d'une telle chute multipliée par le seul poids idéal, est à ce point... sans mesure... que cette pierre, en réalité, n'est plus nulle part. Disparais donc ! même d'entre mes deux sourcils.
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Par keatty, le 27/05/2011
Contes cruels de
Auguste de Villiers de l`Isle-Adam
un fou ne saurait être égalé en perfection sur le point où il déraisonne