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Par Mia, le 12/04/2010
Un loup à ma table de
Augusten Burroughs
Ma mère a pris beaucoup de phots de mon cochon d'Inde Ernie et de moi - Ernie dans un des costumes que j'avais créés pour lui avec des bouts de tissu et de colle, Ernie assis sur une chaise comme une personne. Mais quand j'ai tendu un des énormes soutiens-gorge de ma mère entre les dossiers de deux chaises de la cuisine et que j'ai installé Ernie dans un des bonnets, comme dans un hamac, elle n'a pas pris de photo comme je l'espérais mais elle a crié : "Retire-moi cette horrible chose de mon soutien-gorge!" Je me suis senti insulté qu'elle ait traité Ernie d'"horrible chose" et je lui ai répliqué : "Il est plus joli que ce qui se trouve d'habitude dans ce vieux soutien-gorge."
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Par line70, le 19/03/2011
Courir avec des ciseaux de
Augusten Burroughs
- Tu n'as jamais le sentiment qu'on est lancés à la poursuite de quelque chose ? Une chose plus importante ? Que seuls toi et moi on peut voir. Que c'est comme si on était en train de courir, courir, courir ?
- Ouais, ça, pour courir, on court... mais avec des ciseaux.
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Par Samizdat, le 14/08/2010
Déboire de
Augusten Burroughs
Ma mère - cette femme qui semblait ne rien trouver à redire à ce qu'un pédophile m'encule pendant mon adolescence, et ce, trois ans durant - ne devrait rien attendre de ma part. Elle n'a pas gagné le droit que je lui remplace une ampoule électrique. Elle s'est débarrassée de moi quand j'avais treize ans, point final.
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Par Nadouch, le 18/09/2011
Courir avec des ciseaux de
Augusten Burroughs
Mon père est devenu plus hostile, plus distant, et il a développé un intérêt tout particulier pour les objets métalliques à bords en dents de scie. Quant à ma mère, elle a commencé à devenir folle. Pas folle dans le sens "et si on repeignait la cuisine en rouge vif ?", mais folle dans le sens "four à gaz, sandwich au dentifrice, je suis Dieu". L'époque où elle allumait des bougies parfumées au citron sur la terrasse sans en manger la cire était révolue.
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Par Mia, le 12/04/2010
Un loup à ma table de
Augusten Burroughs
Quand ma mère est enfin revenue à la maison, elle était si vide d'énergie et d'une maigreur si effrayante que j'ai tout de suite eu peur que ses qualités essentielles ne soient restées à l'hôpital. J'imaginais facilement une infirmière apercevant une masse sombre et confuse par terre et la jetant à la poubelle, sans réaliser qu'il s'agissait de l'esprit de ma mère.