Autres noms : B Traven, Traven B., Traven B, Traven, Traven B

Note moyenne : 4.38/5 (sur 8 notes)

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Biographie :

B. Traven (mort le 26 mars 1969, à Mexico) est un écrivain énigmatique, principalement de langue allemande, surtout connu pour le roman Le trésor de la Sierra Madre (Der Schatz der Sierra Madre). Ce livre a été porté à l'écran par John Huston, dans un film du même nom, avec comme acteur principal Humphrey Bogart. B. Traven aurait participé au tournage du film comme technicien. Certains le font naître le 25 février 1882 à San Francisco; d'autres le 3 mars 1890 à Chicago. Parmi ses différents pseudonymes, on relève : Traven Torsvan, Torsvan Croves, Hal Croves, Berick Torsvan

Si sa vie est peu connue, certains de ses livres sont mondialement connus, et traduits dans de nombreuses langues. Certains textes allemands seraient encore à traduire. Traven a écrit de nombreux livres, dont Le vaisseau des morts, et une série de romans épiques se déroulant dans la jungle, décrivant la corruption du gouvernement et la révolte des Indiens au cœur de la révolution mexicaine (Le Pont dans la jungle, La Charrette, Gouvernement, La Révolte des pendus, Le Général de la jungle, etc.). Ses romans font le portrait d'êtres humains ayant fait la révolution, dans un cycle violent où les opprimés font face à la violence des oppresseurs, qu'ils se révoltent ou non.

À sa mort, sa veuve déclare qu'il s'agit en fait de Ret Marut, acteur, journaliste et écrivain, ayant vécu et travaillé à Munich. En 1919, il aurait été responsable de la presse de la République des Conseils de Bavière, dont il s'est inspiré pour écrire Dans l'État le plus libre du monde. Militant anarchiste, il aurait publié la revue anarchiste Der Ziegelbrenner (le briquetier) entre 1917 et 1921, à Munich. Après un bref séjour en Angleterre, vers 1923, et quelques années d'errance, romancées dans Le vaisseau des morts, il se serait fixé dans le sud du Mexique. À sa mort, en 1969, l'État mexicain lui fait des funérailles nationales. Comme il a vécu en communion avec les Indiens du Chiapas, ses cendres ont été dispersées par eux sur leur territoire.
> lire la suite Source : Wikipédia.fr
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Citations de B. Traven


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  • Par becdanlo, le 25/09/2009

    Le visiteur du soir Le visiteur du soir de B. Traven

    Extrait de la nouvelle "le visteur du soir"

    Le train ralentit. L’homme avait déjà jeté mes bagages. Je sautais lestement, le plus loin possible des roues.
    Avant même que j’aie eu le temps de reprendre mes esprits, le dernier wagon du train m’avait dépassé et, quelques secondes plus tard, je ne vis plus de lui que son feu rouge qui s’éloignait dans l’obscurité.
    Je regardais autour de moi et ne vis ni immeuble, ni maison, ni baraque – rien, absolument rien, sauf une pancarte clouée sur un poteau. Je m’en approchai et, à la lueur d’une allumette, je vis qu’elle ne portait que quelques taches de peinture qui, un siècle plus tôt, avaient peut-être été le nom de l’endroit.
    Aucune lumière en vue, en dehors de celle des étoiles. Je rassemblais mes bagages et m’assis sur une des valises. A moins de quinze mètres de chaque côté de la voie, c’était la jungle – un mur épais, sinistre, d’un gris vert qui, à cette heure, paraissait noir et semblait s'avancer lentement vers moi comme pour me prendre dans ses griffes et m’avaler, corps et âme.
    Corps et âmes… Qui m’avait dit cela, et où, de longues années plus tôt ? Je passai deux ou trois heures à essayer de me le rappeler.
    L’air bruissait de pépiements, de murmures, de crissements, de gémissements auxquels se mêlaient de temps à autre des cris de peur et d’horreur.
    La jungle chantait sa chanson éternelle, sa litanie d’histoires dont chacune commençait où finissait la précédente… "
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