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Par Pasdel, le 01/04/2012
Le Lézard de
Banana Yoshimoto
Et j’ai pensé, à demi somnolente : la même nourriture, la même odeur, la même chambre, c’est cela qui nous a apporté le même rêve. Malgré nos deux corps distincts, il y a quelque chose que nous pouvons partager. C’est sans doute ça, vivre ensemble.
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Par BMR, le 06/08/2007
Kitchen de
Banana Yoshimoto
[...] Je crois que j'aime les cuisines plus que tout autre endroit au monde. [...] Quand je suis épuisée, je songe avec enchantement qu'au moment où la mort viendra, j'aimerais pousser mon dernier soupir dans une cuisine. Seule dans le froid, ou au chaud auprès de quelqu'un, je voudrais affronter cet instant sans trembler. Dans une cuisine ce serait idéal.
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Par dreulma, le 22/04/2010
Dur, dur de
Banana Yoshimoto
Souvent, les gens croient que dans un couple, on se quitte par lassitude, ou à la suite d'une décision à sens unique. Mais ce n'est pas vrai. C est simplement un cycle qui se termine, comme une saison succède à l'autre. Rien de plus. Et la volonté humaine ne peut rien y faire. Voyons donc les choses autrement : pourquoi ne pas vivre le mieux possible jusqu au jour de la séparation ?
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Par Stouph, le 07/12/2010
Kitchen de
Banana Yoshimoto
Son visage rieur m'a rassurée. Le thé, l'après-midi, avec quelqu'un qu'on connaît comme sa poche, je trouve que c'est vraiment agréable.
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Par Stouph, le 07/12/2010
Kitchen de
Banana Yoshimoto
On ne succombe pas aux circonstances ou aux forces extérieures, c'est de l'intérieur de soi que vient la défaite, me suis-je dit en moi-même. Sensation d'impuissance : j'assistais à la fin de quelque chose que je ne voulais pas voir finir, et pourtant je n'arrivais même pas à m'affoler ou à éprouver de la tristesse.
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N. P de
Banana Yoshimoto
Quand tu traduis, tu suis le texte d'un autre comme s'il s'agissait de tes propres idées. Et cela à longueur de journée, avec l'impression que c'est toi, l'auteur. Tu te mets en phase avec le circuit de pensée de quelqu'un d'autre. Et alors, un phénomène bizarre se produit. parfois, tu entres tellement profondément dans l'oeuvre que tu n'éprouves plus la moindre sensation de décalage. Parfois tu finis par ne plus savoir quelle est la part de ta propre pensée, et de temps en temps, c'est celle de l'autre qui vient se mélanger à ta vie quotidienne. Et quand on traduit l'oeuvre d'un écrivain qui a une forte personnalité, on se trouve sous influence, beaucoup qu'avec une simple lecture
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Par BMR, le 06/08/2007
Kitchen de
Banana Yoshimoto
[...] À présent que tout est fini, je peux le crier très fort. Dieux, je vous maudis ! J'aimais Hitoshi à en mourir.
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Par BMR, le 14/06/2008
Dur, dur de
Banana Yoshimoto
[...] Chaque fois que je me rappelais le temps où ma soeur parlait encore, j'avais l'impression qu'une membrane venait m'envelopper. Elle parlait beaucoup, d'une voix fluette au timbre aigu. Quand on était enfants, l'une de nous deux s'arrangeait toujours pour émigrer avec son futon dans la chambre de l'autre, et on bavardait jusqu'à l'aube. On se jurait que plus tard on habiterait, elle ou moi, une maison avec lucarne. Ainsi on pourrait continuer nos bavardages en contemplant les étoiles au ciel. C'était une jolie promesse. Dans notre rêve, la vitre de la lucarne miroitait d'un éclat noir, les étoiles scintillaient comme des diamants, l'air était d'une grande pureté. Et les deux soeurs parlaient indéfiniment, sans se lasser, sans même imaginer que le matin allait revenir.
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Par Stouph, le 07/12/2010
Kitchen de
Banana Yoshimoto
Quand on chemine sur un sentier de montagne sombre et désolé, la seule chose qu'on puisse faire, c'est de trouver la lumière en soi-même. Cela, à quel âge l'avais-je compris ? J'avais grandi dans un climat d'affection, et pourtant la tristesse était toujours présente en moi.
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Par dreulma, le 30/06/2010
N. P de
Banana Yoshimoto
La nuit ressemblait à Sui. Quand on y pensait pendant la journée, elle paraissait floue, presque insignifiante. Mais une fois là, ses ténèbres palpables étaient d'une immensité, d'une pureté irrépressibles.