-
Ce que je sais d'elle de
Béatrice Hammer
Je lui ai demandé si elle aussi, elle chérissait un rêve, quelque chose qu'elle ferait un jour si elle pouvait, quelque chose dont elle pourrait dire, si elle y arrivait, qu'elle avait réussi sa vie.
Je m'en souviens très bien, elle s'est tournée vers moi, elle a souri, puis elle m'a dit qu'elle n'avait plus de rêves, que son vœu le plus cher serait d'en avoir un.
-
Ce que je sais d'elle de
Béatrice Hammer
[ Incipit ]
Je l'aimais bien.
Pas le genre à se mêler de ce qui ne la regardait pas, pas le genre à se mettre avec les autres à potiner, si vous voyez ce que je veux dire. Dans ce collège, c'est le sport favori, médire des collègues, colporter des ragots... Mais elle, non, rien du tout. Peut-être à cause de ce qui s'est passé quand elle est arrivée. Un truc qui doit marquer, qu'on doit avoir du mal à oublier.
On ne vous a pas dit ? Il y a eu comme une cabale. Il faut dire qu'elle était si jeune. Normalement, on n'arrive pas dans ce collège si on n'a pas fait un peu ses armes avant, généralement en ZEP ; les ZEP, c'est là où on balance les jeunes capétiens, ce n'est pas ce qu'on fait de plus intelligent, d'ailleurs, mais enfin c'est comme ça, une sorte de bizutage, ensuite ils sont tellement contents d'avoir intégré un établissement où il y a un minimum de discipline qu'ils ne râlent pas trop sur leur emploi du temps.
> lire la suite
-
Ce que je sais d'elle de
Béatrice Hammer
Je sais que certains ont besoin de croire qu'elle est morte, je comprends ça, c'est plus facile, un drame, ça fait moins peur qu'un départ volontaire.
Il ne faut pas les croire. Ce sont eux qui sont morts. Elle est vivante, j'en suis certaine.
-
Kivousavé de
Béatrice Hammer
Elle a cru me faire de la peine. Elle a plissé les yeux, glissé sa langue entre ses dents avant de me le dire, ma pauvre fille, ne prends pas tes airs d'orpheline, avec moi ça ne marche pas ; ta mère, elle n'est pas morte, comme tu le crois. Elle est partie quand tu avais deux ans. Tu te demandes pourquoi ? C'est son cul qui la démangeait. Une pute, ta mère. C'était une pute. Voilà la vérité.
-
Lou et Lilas de
Béatrice Hammer
Tuer la mère parfaite qui est en toi. Accepter d'être mieux. Sans Lou. De temps en temps. Pas tous les jours. Mais un peu. Il faut que tu te forces. Et tu verras : on y prend goût.
Lilas n'est qu'à moitié d'accord. Pourtant, tout au fond d'elle, très faiblement, elle sent quelqu'un qui voudrait reprendre son souffle. Comme si l'étau s'était faiblement desserré. Un infime souffle d'air.
-
Par lyse13, le 25/08/2011
Le quatuor de Mélodie de
Béatrice Hammer
il chantait avec une profondeur, une douceur, une violence qui remuait Léna, et qui parvienrent meme a émouvoir son pere, tant il y avait la, dans cette recontre entre la toute jeune fille et le vieux violon, quelque chose de poignant.
-
Par lyse13, le 14/06/2011
Le quatuor de Mélodie de
Béatrice Hammer
Assise sur le trotoire, Léna dévorait la violoniste des oreilles.