-
Par Delaetitia, le 06/03/2008
Le Bois des Vierges
de
Béatrice Tillier
L’éditeur Robert Laffont nous offre là un fabuleux conte épique qui ravira les grandes personnes. Orchestré par un duo terriblement efficace, Jean Dufaux au scénario et Béatrice Tillier au dessin, « Le bois des vierges » nous emmène au cœur d’un conflit qui oppose les hommes aux bêtes de Haute Taille. Ce qui pourrait paraître burlesque tel les loups doués de parole et marchant à la façon des humains ne l’est point. Les auteurs ont l’art et la manière de rendre naturel ce qui ne l’est pas. Les dialogues sont judicieusement dans le ton de l’époque : la Renaissance tardive. Le scénario est habilement mené jouant sur les points de vue des deux races. Les alliances se font et se défont, les anciennes rancoeurs ressurgissent conduisant à de furieuses scènes de batailles incandescentes. Dans ce récit haletant, le lecteur est balloté sans fin entre deux éclairages, deux visions, deux espèces luttant pour conserver leur suprématie.
Pour couronner le tout, Béatrice Tillier nous éblouit par un dessin au style très réaliste et une colorisation de toute beauté. Les décors sont minutieusement détaillés, en particulier l’architecture et les costumes inspirés de la renaissance. Les humains tout comme les bêtes de Haute Taille se révèlent d’une grande élégance. Des traits gracieux tout en finesse pour les uns, un faciès sauvage mais fabuleusement expressif pour les autres. Des illustrations dignes des contes de Charles Perrault défilent sous nos yeux émerveillés somptueusement mises en valeur par des couleurs lumineuses, chatoyantes ou relayées par des couleurs plus sombres selon le ton des scènes. Il serait vraiment dommage de bouder une lecture pareille ! Vous venez de découvrir le tome I d’une nouvelle série à suivre de près. Tome II prévue pour mars 2009.
-
Par Yuko, le 28/02/2011
Fée et tendres automates : Le triptyque : Jam ; Elle ; Wolfgang Miyaké
de
Béatrice Tillier
C'est avec poésie et douceur que Béatrice Tillier et Téhy peignent la lumière. Celle d'un conte inachevé à l'image de cette fée à laquelle manque la parole et de cet automate qui la regarde en silence.
Dans un univers d'une extrême violence, où les coeurs s'embrasent, rongés par la folie humaine, les traits subtils d'un onirisme pur nous mènent à la rencontre d'un amour originel, pur et éternel. Un contraste saisissant, magnifique, composé de couleurs aussi vives que douces. Une véritable oeuvre d'art ! A découvrir !
Lien : http://art-enciel.over-blog.com/article-fee-et-tendres-automates-de-tehy-et-b...
-
Par Lelf, le 07/02/2011
Fée et tendres automates : Le triptyque : Jam ; Elle ; Wolfgang Miyaké
de
Béatrice Tillier
Fée et tendres automates, trilogie ici réunie en intégrale, est un très beau conte. Elle met en scène des automates qui n’ont rien à envier aux fées telles que nous les connaissons, créatures vivantes, symboles de magie et de beauté. Il y a un peu de Roméo et Juliette dans ces deux là : leur amour d’une grande pureté ne demande qu’à les rassembler mais la folie des hommes ne cesse de contrarier leurs projets et de les faire souffir ; ces petits morceaux de mécanique ont une grande âme en fin de compte.[...]
Lien : http://www.imaginelf.com/2011/02/fee-et-tendres-automates-tehy-tillier/
-
Par Melopee, le 11/06/2011
Fée et tendres automates : Le triptyque : Jam ; Elle ; Wolfgang Miyaké
de
Béatrice Tillier
Nous sommes à Carlotta, mégalopole aux airs futuristes et dévastés. La haine des hommes s'est développée et le chaos règne par le seul pouvoir d'un empereur autoritaire et en lutte avec son peuple. Dans cet univers dévasté, éclot une histoire d'amour entre un automate Jam et une fée inachevée par son créateur. C'est donc un conte de fées où peuvent renaître les sentiments au milieu des décombres et où les objets généralement inanimés sont pourtant capables de la plus grande humanité.
C'est un vrai conte de fées que de plonger dans la dévastation des temps futurs où l'âme humaine transcende le matériel et où les désenchantements sont synonymes de renaissance. C'est un triptyque caractérisé par les couleurs sombres de la barbarie humaine qui créent encore plus de contraste avec la pureté et la sensibilité de ces deux êtres retirés du monde. Une dose de SF, un soupçon d'amour et des décors baroques à vous couper le souffle. Ma médiathèque possédait les deux premiers volets, je me suis ruée en librairie pour me procurer la suite.
-
Par BlueGrey, le 27/08/2009
Le Bois des Vierges
de
Béatrice Tillier
Cela aurait dû être une belle journée, une journée historique... L'union entre Aube, fille du puissant seigneur Arcan, et le valeureux chef de guerre Loup-de-Feu, devait enfin mettre terme au sanglant conflit ancestral opposant Hommes et Bêtes de "Haute Taille". Mais cette alliance "Poil et Peau" durera peu car Loup-de-feu est assassiné sur son lit de noce et Aube fuit pour se réfugier dans le mystérieux Bois des Vierges. Une guerre sans merci s'engage alors entre les deux clans, Bêtes de Haute Taille contre Hommes, chacun voulant l'emporter et ce, par tous les moyens. Les premiers décident de faire appel à Loup-Gris, leur ancien commandant banni car marié à une goupil, une "Basse Taille". Les seconds envoient un messager demander l'aide du seigneur Clam, grand chasseur de loups...
"Le Bois des Vierges" nous emmène ainsi au cœur d'un conflit qui oppose les Hommes aux Bêtes, et ce qui pourrait paraître burlesque (des animaux doués de parole, portant habits à fraise et marchant sur deux pattes) ne l'est absolument pas, tant le dessin et les couleurs sont superbes ! Le décor minutieusement détaillé (architecture et costumes), les faciès (humains mais aussi animaliers) expressifs, les scènes de batailles incandescentes rendent crédible l'incongru et ancrent le récit dans une époque et un environnement bien déterminé et réaliste (la Renaissance tardive). De plus le scénario est habillement mené, jouant sur l'alternance et l'opposition entre les points de vue des deux races, et le découpage des cases, style cadrage cinématographique, plonge le lecteur au cœur de l'action trépidante. Seul bémol, la richesse complexe du scénario, parfois un brin confus, et qui se trouve un peu étriqué dans un format de 54 planches.
Toutefois cet album réussit la gageure d'initier de façon prometteuse un foisonnant conte épique qui allie avec justesse un décor historique à un univers fantastique. Enfin, reconnaissons une certaine frustration une fois l'album refermé, quant à ce qu'est et ce qui se trame dans le fameux Bois des Vierges qui garde tout son mystère... pour le prochain tome !
Lien : http://descaillouxpleinleventre.blogspirit.com/archive/2009/02/26/le-bois-des...
-
Par Nibinbaliel, le 17/07/2008
Le Bois des Vierges
de
Béatrice Tillier
Critique sur
http://imperceptiblepassagedutemps.blogspot.com/
Une drôle d'alliance. Une drôle d'histoire même...
Dans une époque moyenâgeuse, trois "races" cohabitent ou plutôt se font la guerre. D'un côté les Hommes, assez arrogants. Ensuite les Bêtes de hautes tailles, conduitent par les Loups: marchant comme les hommes, montant à cheval, maniant l'épée... en tout points semblables si ce n'est "poils et peau". Enfin, les bêtes de basse taille, renards, belettes et autres, méprisées par beaucoup.
Aube est une jeune femme, et son mariage avec un seigneur loup doit être le symbole d'un pacte, une union entre les deux peuples. Mais pour la jeune génération, pour Aube comme pour son frère, cette alliance ne peut faire naître qu'un monstre. En tuant son époux, elle rompt le voeux de paix. Elle trouvera refuge dans le Bois des vierges (où seules les vraies vierges peuvent survivre) en laissant derrière elle la guerre qu'elle a déclenchée.
Les Bêtes de hautes tailles tenteront de s'allier aux bêtes de basse taille afin de défaire les Hommes, trop bien armés. Les Hommes feront appel au père de Aube, banni pour la faute de sa fille et surtout à ses connaissances, tel Clam, le tueur de loup, pour défaire les troupes des bêtes, trop nombreuses...
Robert Laffont n'est pas un éditeur spécialiste de BD mais il faut avouer que cet ouvrage est d'une belle qualité.
Tout d'abord, je le trouve original : les Bêtes, bien que se comportant comme des hommes, restent des bêtes, elles gardent tout leur instinct de chasse, de sang, les liens qui les lient les unes aux autres... le dessin en lui-même fait ressentir que ces personnages, debout ou à cheval, en bel habit, ne sont que des loups, vivant en clan. Le parallèle entre hommes et bêtes est clairement appuyé et fait que les ressemblances témoignent de leurs différences.
Ensuite les couleurs. C'est ce que je trouve de plus réussi dans cet album, l'ambiance et la couleur: du vert de la couverture aux verts des ombres des chambres, du rouge envahissant des batailles et du feu, à la chaude atmosphère des chaumières, du gris et des marrons des fourrures aux blancs et gris de la neige, les coloris semblent se répondre, se faire échos et rythment les images.
Le seul petit bémol: la BD est un genre de lecture "rapide", à moins de s'attarder sur les cases, les pages défilent. Et le récit avance, rapidement. Trop pour cet opus: malgré ses 55 pages, l'on a l'impression que l'histoire à peu avancé... on en demande encore!
Ce qui finalement est plutôt bon signe.
D'après l'interview de Béatrice Tillier dans la revue [dBD] du mois de Mars, il doit y avoir trois tomes du Bois des Vierges... attendons donc la suite.
-
Par jeromfan, le 16/04/2008
Le Bois des Vierges
de
Béatrice Tillier
Il y a une dizaine d'années paraissait le 1er tome de "Fée et tendres automates", somptueuse bande dessinée réalisée par Téhy et Béatrice Tillier. Ce premier tome, "Jam", sera suivi de 2 autres opus, "Elle" et "Wolfgang Miyaké" (pour ce dernier tome, c'est Leclercq qui a repris le dessin).
J'avais adoré l'onirisme et la magie de cet univers peuplé de pantins purs et à l'amour indestructible opposés à des humains cruels et décadents...
Un conte tragique d'un grand romantisme empreint aussi de désenchantement que l'on peut retrouver réédité en intégralité depuis l'année dernière.
Voilà donc pour ce qui m'avait donné envie de retrouver la dessinatrice en me plongeant dans un nouvel univers...
Celui du "Bois des Vierges", par Jean Dufaux & Béatrice Tillier, chez Robert Laffont BD.
Nous voici entraînés cette fois dans un monde plutôt moyennageux et fantastique.
Les Hommes et les Bêtes de Haute Taille s'y livrent une guerre sans merci.
L'histoire s'ouvre sur l'espoir d'une paix sans précédent grâce à l'union d'Aube, fille d'un seigneur humain, et Loup de Feu, valeureux fils du chef des Bêtes.
Mais le frère d'Aube, pour sauver la jeune femme d'une union contre-nature, assassine le loup, entraînant dans un bain de sang une reprise plus cruelle que jamais de la guerre entre les clans.
Le décor est planté, entre beauté et cruauté, intolérance, haines raciales ou fratricides, magie et croyances ancestrales. Chaque page pose un nouveau mystère et promet une intrigue riche pour la suite.
... attendue!
Même si j'avoue ne pas être friande du genre, l'athmosphère et le climat passionné qui se dégagent de ces pages m'ont retenue d'un bout à l'autre et je n'ai pu laisser tomber la bande dessinée qu'une fois intégralement dévorée! Je pense que si les suites avaient existé, elles auraient subi le même destin très rapidement.
A découvrir.
http://jeromfan.over-blog.com/article-18042513.html
-
Par chocobogirl, le 18/06/2011
Le Bois des Vierges
de
Béatrice Tillier
Nous voici dans un monde fantastique où les humains cotoient les bêtes de Haute Taille et Basse Taille, doués de la parole. Un mariage va être célébré entre Aude, fille de Maitre Arcan, et Loup de Feu, fils du chef des Hautes Tailles, Loup de Traille, signant ainsi le pacte d'une paix durable entre les 2 races. Pourtant l'union n'est pas acceptée par tout le monde et l'assassinat de Loup de Feu va entrainer une guerre meurtrière. Aube échappe à la vengeance des Hautes Tailles en se réfugiant dans le mystérieux bois des vierges, où seules les pucelles peuvent pénétrer.
C'est un charmant univers fantastique, à l'aspect de conte que nous découvrons. L'humanisation des bêtes n'est pas sans rappeler d'autres séries animalières comme "De cape et de crocs". On y retrouve les personnages des contes de notre enfance : le Chat Botté, des goupils perfides, des loups qui séduisent des belles.
Les guerres ancestrales entre hommes et bêtes évoque les conflits sociaux de classes sociales de l'Ancien régime et de la Renaissance.
Le rythme de l'histoire est enlevé, le lecteur ne s'ennuie jamais et de nombreux rebondissements émaillent le récit qui semble, par ailleurs, nous en promettre bien d'autres ! On suit avec passion et sans parti-pris cette haine séculaire.
Le dessin de Béatrice Tillier est absolument magnifique et les détails sont très travaillés, particulièrement au niveau des costumes d'époque, des intérieurs de chateaux et des expressions animales parfaitement rendues.
A travers cette histoire, nous apprendrons qu'il faut voir à travers les apparences et que le plus animal des deux n'est pas toujours celui qu'on croit ! Il y a une part de bestialité chez l'homme, souvent beaucoup plus violente qui dépasse la simple préservation de son territoire de l'animal.
Edité au préalable chez Robert Laffont (2008) qui, finalement arrête sa collection BD, l'album revoit le jour pour notre plus grand bonheur, chez Delcourt (2009) qui reprend une partie du fond. On retrouvera dans cette nouvelle édition une nouvelle couverture, un cahier bonus avec crayonnés et un entretien avec Dufaux.
Lien : http://legrenierdechoco.over-blog.com/article-35413634.html
-
Par CamilleLily, le 10/01/2011
Le Bois des Vierges
de
Béatrice Tillier
Un dessin fantastique qui illustre un scénario plutôt sympathique. Un peu déçue tout de même par le premier tome qui fait office de prologue mais un deuxième tome qui fait rêver !
Bravo à Béatrice Tillier pour ce superbe graphisme !
Lien : http://aufildeslectures.wordpress.com/2011/01/10/le-bois-des-vierges/
-
Par Samba, le 23/05/2009
Le Bois des Vierges, Tome 1 : Hache
de
Béatrice Tillier
Mon avis.
Décidément Jean Dufaux nous surprendra toujours. Car il fallait l’oser, une histoire avec des bêtes en costume d’époque douées de la parole côtoyant la race humaine. Ridicule ? Aucunement car on est vite pris par l’originalité, le sérieux et surtout par le coté très divertissant de ce récit. Je peux même dire que j’ai été captivé par cette lutte entre les Loups et les humains grâce à un récit admirablement scénarisé avec un verbe haut. En plus, vous y découvrirez entre les lignes, l’absurdité des guerres et un appel à la tolérance vis-à-vis de la différence.
Et puis nous avons pour accompagner cette épopée, le dessin de Béatrice Tillier. On pourrait croire que ce récit a été écrit pour elle tellement son trait s’impose comme une évidence. Le rendu des décors, des bêtes, des batailles est tout à fait admirable. Un dessin 5 étoiles donc.
En résumé, une histoire mystérieuse, envoutante que je vous conseille. Un album à ne pas rater.
Lien : http://sambabugatti.skynetblogs.be/tag/1/Le%20bois%20des%20vierges