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Par brigetoun, le 22/11/2009
Le Revenant (sur Pascal Quignard) de
Benoît Vincent
La fin. La fin de quoi ?
Nous faisons ici l’expérience de ce que l’écriture, comme la lecture, ne peut jamais être un mot définitif, un point final. Il n’y a pas de point final. Il ne saurait y avoir de point final.
Quand une œuvre se termine enfin (elle ne se termine jamais), elle est dévorée à nouveau, réingérée, voire recrachée, déglutie, vomie par d’autres et ce depuis toujours, pour toujours.
On ne saurait savoir par où commencer, puisqu’il n’y a pas de fin. Est-il pour autant question d’infini ? Voire. Le début, la fin, l’œuvre de Quignard s’en extirpe comme d’une gangue, une boue, qui serait fautive, qui serait erronée.
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Par brigetoun, le 28/11/2009
Le Revenant (sur Pascal Quignard) de
Benoît Vincent
Cette rumeur sourde, évoquée dans ces deux textes jumeaux, elle n'est pas seulement un genre de « souffle inaudible », « souffle inouï », « plainte », « affect » ou « affection » ; elle est aussi la « bouche bée », la béance de la bouche,une trace à la fois invisible et animale et dont Quignard, maintes fois, dispose dans ses livres. Il dit même le faire dans chacun de ses livres. Cette bouche bée, ce petit souffle d'haleine formant un nuage vient exactement de Hiems et depuis revient inlassablement. C'est le signe tout à la fois de l'« extase » et de
l'« angoissement ».
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Par brigetoun, le 28/11/2009
Le Revenant (sur Pascal Quignard) de
Benoît Vincent
On dirait que le souvenir est une espèce de spore, de germe, qui enfoui sous du tout-venant lors de la fondation et de la structuration (l’histoire en somme) d’un homme et attend le moment le moins opportun pour jaillir, pour s’épanouir, sous lestraits d’une fleur innocente.
L’inopportunité de la brisure du secret : cela vient avec l’âge ; cela naît du temps.
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Par brigetoun, le 23/08/2011
Pas rien de
Benoît Vincent
J’en ai trente-cinq, des années, mais voilà : je sens que mon langage s’appauvrit. Cela veut dire, cela trahit, que dans ce brouhaha partout, ce brouhaha partout, ce vacarme assourdissant, quelque chose non seulement m’échappe, mais quelque chose s’échappe, de moi, qui n’est pas une matière de mots, pas plus qu’une matière de mon corps. C’est mon âme, il me semble, il me semble que s’échappe mon âme.
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Par brigetoun, le 23/08/2011
Pas rien de
Benoît Vincent
non ce qui a mal parce qu’on ne répond pas à ses attentes, qui est triste parce que le monde est loin, mais de ce qui râle, de ce qui souffre en silence parce que le monde est trop là-présent, parce que tout le monde attend de toi, parce que tout le monde veut de toi, parce que tout le monde n’attend que ça,
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Par brigetoun, le 13/04/2011
Trame, une nuit dans la mort de
Benoît Vincent
Même nos silences parlaient. Évidemment. sinon que ferai-je ici?
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Par brigetoun, le 13/04/2011
Trame, une nuit dans la mort de
Benoît Vincent
Et bientôt essuyer avec ce carbone ce buvard cette ouate les gouttes de TON front et la larme de mes silences.
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Par brigetoun, le 23/08/2011
Pas rien de
Benoît Vincent
Qu’est-ce que le désir ? La peur de la satisfaction, le désir du désir infini, le désir de rester irrésolue.
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Par brigetoun, le 13/04/2011
Trame, une nuit dans la mort de
Benoît Vincent
Ses mains devenues, ses mains devenues grêles.