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Par Rafaell3, le 09/02/2012
Le Liseur de
Bernhard Schlink
La fuite ne consiste pas à s' occuper du passé, mais à se concentrer résolument sur le présent et l'avenir en étant aveugle à l' héritage dont nous sommes marqués et avec lequel nous devons vivre.
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Par Rafaell3, le 09/02/2012
Le Liseur de
Bernhard Schlink
Si la vérité de ce qu' on dit, c' est ce qu'on fait, on peut aussi bien renoncer à parler
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Par FRANGA, le 28/01/2012
Le Liseur de
Bernhard Schlink
A quinze ans, j'ai eu la jaunisse. La maladie débuta en automne et se termina au printemps. Plus l'année finissante devenait froide et sombre, plus j'étais faible. C'est seulement avec l'année nouvelle que je remontai la pente. Janvier fut tiède, et ma mère installa mon lit sur le balcon. Je voyais le ciel, le soleil, les nuages, et j'entendais les enfants jouer dans la cour. Par un début de soirée de février, j'entendis chanter un merle.
Ma première sortie, de la rue des Fleurs où nous habitions au deuxième étage d'un gros immeuble datant du début du siècle, fut pour aller dans la rue de la Gare. C'est là qu'un matin d'octobre, en rentrant du lycée, j'avais été pris de vomissements. Cela faisait plusieurs jours que je me sentais faible, plus faible que je ne l'avais jamais été encore de ma vie. Chaque pas me coûtait. Quand je montais des escaliers, à la maison ou au lycée, mes jambes me portaient à peine. Je n'arrivais pas non plus à manger. Même lorsque je me mettais à table en ayant faim, les aliments me dégoûtaient tout de suite. Le matin, je me réveillais la bouche sèche, avec l'impression que dans mon ventre les organes pesaient et n'étaient pas à leur place. J'avais honte d'être aussi faible. J'eus encore plus honte de vomir. Cela ne m'était encore jamais arrivé non plus. Ma bouche se remplit, j'essayai d'avaler, je serrai les lèvres et plaquai ma main sur ma bouche, mais ça jaillit et passa entre mes doigts. Alors, prenant appui sur le mur d'un immeuble, je regardai le vomi à mes pieds, en rendant des glaires liquides. La femme qui vint à mon aide le fit presque brutalement. Elle me prit par le bras et m'emmena, par une entrée sombre, dans une cour intérieure. En hauteur, d'une fenêtre à l'autre, du linge pendait à des cordes. Des piles de bois étaient entreposées dans la cour ; par la porte béante d'un atelier, une scie hurlait et des copeaux volaient. Près de la porte par laquelle nous étions passés, il y avait un robinet. La femme l'ouvrit, rinça d'abord ma main, puis prenant l'eau dans le creux de ses mains, m'aspergea la figure. Je m'essuyai avec mon mouchoir. "Prends l'autre!" Deux seaux étaient posés près du robinet, elle en prit un et le remplit. Je pris et remplis l'autre, et je traversai l'entrée derrière elle. D'un grand geste, elle jeta l'eau sur le trottoir, le flot entraîna le vomi dans le caniveau. Elle me prit des mains l'autre seau et acheva de rincer le trottoir à grand eau.
Elle se redressa et vit que je pleurais. "Garçon, dit-elle tout étonnée, garçon!". J'étais à peine plus grand qu'elle, je sentis ses seins contre ma poitrine, sentis ma mauvaise haleine et l'odeur de sa sueur fraîche, et je ne sus que faire de mes bras. Je cessais de pleurer.
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Par oops, le 31/08/2009
Le Liseur de
Bernhard Schlink
Je songeai que quand on a laissé passé le bon moment, quand on a trop longtemps refusé quelque chose, ou que quelque chose vous a trop longtemps été refusé, cela vient trop tard, même lorsqu'on l'affronte avec force et qu'on reçoit avec joie.
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Par soelmaju, le 21/04/2009
Le Liseur de
Bernhard Schlink
Je voulais à la fois comprendre et condamner le crime d'Hanna. Mais il était trop horrible pour cela. Lorsque je tentais de le comprendre, j'avais le sentiment de ne plus le condamner comme il méritait effectivement de l'être. Lorsque je le condamnais comme il le méritait, il n'y avait plus de place pour la compréhension (...) Je voulais assumer les deux, la compréhension et la condamnation. Mais les deux ensemble, cela n'allait pas.
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Par shulien, le 16/05/2010
Le Liseur de
Bernhard Schlink
Je songeai que quand on a laissé passé le bon moment, quand on a trop longtemps refusé quelque chose, ou que quelque chose vous a trop longtemps été refusé; cela vient trop tard, même lorsqu'on l'affronte avec force et qu'on le reçoit avec joie. A moins que "trop tard" n'existe pas qu'il n'y ait que le "tard", et que ce "tard" soit toujours mieux que "jamais"? Je ne sais pas.
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Le Liseur de
Bernhard Schlink
On apprécie mal l'âge qu'on a pas encore derrière soi, ni juste devant.
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Par bibliophage, le 13/11/2008
Première phrase du livre
Le Liseur de
Bernhard Schlink
(incipit)
A 15 ans, j'ai eu la jaunisse.
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Par hootyowl, le 22/03/2011
Le Liseur de
Bernhard Schlink
Seulement voilà: fuir n'est pas seulement partir, c'est aussi arriver quelque part.
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Par Outis, le 28/09/2007
Amours en fuite de
Bernhard Schlink
A ses collaborateurs, il avait enseigné que la réflexion et la décision sont deux choses, que la réflexion ne provoque pas forcément la bonne décision ni aucune décision, qu’au contraire elle peut rendre la décision si compliquée et difficile que cela paralyse. La réflexion demande du temps, la décision exige du courage, et il savait maintenant que ce qui lui manquait, ce n’était pas le temps de la réflexion, mais le courage de se décider. Il savait aussi que la vie porte à votre compte aussi bien les décisions qu’on ne prend pas que celles qu’on prend.