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Par Spilett, le 29/04/2010
La joueuse d'échecs de
Bertina Henrichs
Le cavalier lui parut le plus difficile à manœuvrer avec ses sauts capricieux et imprévisibles. Elle dut relire trois fois la phrase: "Si un cavalier est installé sur une case noire, seules les cases blanches les plus proches et non contigües lui sont accessibles et vice versa".
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Par Pujol, le 22/09/2009
La joueuse d'échecs de
Bertina Henrichs
Chez lui, la lecture avait même pris une place qu'il n'avait jamais accordée à un être humain. Pourquoi perdre son temps dans de vains et quotidiens bavardages quand on peut entrer en communion avec les meilleurs, les plus excitants penseurs de toutes les époques ? Pourquoi peupler sa vie d'êtres médiocres, attachants certes, mais faibles raisonneurs, quand on a le choix de rendre visite à Platon, Sénèque et Proust ? Le culte de ce que le monde appelait communément la réalité, la matière solide de l'existence, lui était étranger. L'air triomphant avec lequel ses contemporains se jetaient dans le combat du quotidien le faisait sourire. Il n'avait jamais compris ce qu'il pouvait y avoir d'héroïque à affronter la surface plane et lisse de la condition humaine dans sa plus banale expression. Enfant, ses parents lui avaient souvent reproché de fuir la réalité comme s'ils avaient décelé quelque couardise dans son comportement qui consistait à s'acquitter le plus vite possible des tâches incontournables de tous les jours afin de pouvoir retourner à ses livres et à sa rêverie. Il s'étaient sentis blessés de l'ennui qu'il affichait ouvertement face à cette dimension de la vie qui était leur unique territoire. [...] Au lieu de fuir, il était en marche vers quelque chose. Mais comment aurait-il pu décrire ce vaste univers de la pensée dans lequel il s'était aventuré à quelqu'un qui n'avait jamais ouvert un livre de sa vie avec plaisir, qui ne savait pas ce que c'était. [...] Kouros s'était alors très vite habitué à voler du temps. Il lisait dans les toilettes où personne ne le dérangeait. il lisait dans la nature prétextant d'autres besognes pour pouvoir s'éloigner. [...] Il avait également compris cette autre chose qui allait rendre sa trajectoire différente. Il en avait pris conscience d'abord avec frayeur et ensuite avec résignation. Mais de cette découverte qui s'était muée de passade en destin découlait logiquement une singularité. Les rites de passage qui rythmaient l'exi
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Par litolff, le 06/12/2010
La joueuse d'échecs de
Bertina Henrichs
Précautionneusement, elle avançait son premier pion et pénétrait alors dans l'espace qu'elle avait fait sien, celui des soixante-quatre cases qui, pour quelques heures, se substituerait au monde.
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Par litolff, le 06/12/2010
La joueuse d'échecs de
Bertina Henrichs
Le lendemain, le travail sembla se faire tout seul. Eleni poussa son lourd chariot en chantonnant, salua les clients chaleureusement et fit les chambres avec le même dévouement que d'habitude. La seule ombre au bonheur qui la transportait de la sorte fut l'impossibilité de le partager avec quelqu'un. Une victoire ignorée perd toute sa saveur. L'immense joie qui habitait Eleni ce matin-là avait besoin de se répandre et d'exulter, comme l'oiseau recherche une branche où se poser pour chanter.
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La joueuse d'échecs de
Bertina Henrichs
"Les gens font bien plus confiance aux idées qu' ils
se sont forgées qu' à leur discernement immédiat"...
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Par marieth, le 31/10/2007
La joueuse d'échecs de
Bertina Henrichs
Eleni femme de chambre dans un hôtel en Grèce.
Dans une chambre elle est attiré par une pièce d'un échiquier. Poussée par la curiosité elle entreprend d'apprendre à jouer aux échecs dans le plus grand secret. Sa vie va basculer.
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Par KATE92, le 09/02/2012
La joueuse d'échecs de
Bertina Henrichs
« La guirlande colorée qu’il avait suspendue au-dessus de la porte de leur maison pour lui donner un air de fête exécuta une petite danse au gré du vent, venant du large. »