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Par zorazur, le 11/12/2011
La joueuse d'échecs
de
Bertina Henrichs
Ceux qui ont aimé Le joueur d'échecs de Stefan Zweig devraient se tourner irrésistiblement vers ce court et modeste livre d'une auteur pas très connue, un petit livre qui a donné lieu à un film non moins prenant "Joueuse", avec Sandrine Bonnaire dans le rôle principal. Que je conseille tout autant.
Eleni n'est pas une championne hors norme. Elle n'a jamais entendu parler de Spassky ou de Bobby Fisher. Elle ne sait pas qu'il y a plus de combinaisons possibles aux échecs que d'étoiles dans l'univers ou de grains de sables sur la plage.
Eleni n'a jamais entendu parler de La défense Loujine. Mais voilà qu'un jour elle tombe sur un jeu d'échecs. Et elle va (irrésistiblement", je me répète) être prise au piège du plus beau jeu du monde.
On fait inévitablement le parallèle avec Stefan Zweig. D'un coté, le héros victime de la barbarie nazie, qui à sa façon va tenter d'y échapper et va dans ce tourbillon laisser un peu de lui-même, héros finalement fragile et vulnérable. De l'autre coté, Eleni, femme et avant tout femme, méditerranéenne et avant tout méditerranéenne, victime des préjugés et des traditions, croulant sous le poids de la Méditerranée et de l'histoire : Eleni va grâce au jeu d'échecs - le plus beau jeu du monde, je ne me lasserai jamais de le répéter - trouver à la fois une raison de vivre et le moyen de sa propre libération.
Bien sûr, elle va se révéler une championne. C'est normal, c'est l'héroïne du roman. Elle va comprendre rapidement les enjeux, construire sa stratégie, inventer ses propres combinaisons et assimiler les parties jouées en championnats du monde.
Mais quand Eleni se présente en championnat et écrase les uns après les autres ses adversaires, elle joue beaucoup plus que çà.
Et le lecteur joue beaucoup plus que la lecture d'un roman dans lequel une femme modeste et soumise tente de sortir de sa vie.
Le lecteur joue aux échecs.
Le lecteur joue sa vie.
Car à chaque partie d'échecs, on joue sa vie.
Ceux qui jouent aux échecs comprendront ce que je veux dire.
Ceux qui n'y jouent pas se dépêcheront d'apprendre pour pouvoir me comprendre.
Spassky disait "Les échecs, c'est comme la vie"
Ce à quoi Bobby Fisher lui a répondu "Les échecs, c'est la vie."
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Par litolff, le 15/10/2011
La joueuse d'échecs
de
Bertina Henrichs
Un charmant petit roman qui aborde le thème de la condition féminine à travers le personnage de la discrète Eleni qui va utiliser les échecs pour tenter de s'émanciper et prendre un peu le large vis-vis de son mari, parfait macho grec... !
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Par SD49, le 27/10/2011
Le jardin
de
Bertina Henrichs
Un évènement va venir bouleverser la vie des habitants de l'allée des pommiers à Plouerbec en Bretagne, les voisins vont se serrer les coudes pour y faire face.
On découvre les différentes personnalités des protagonistes, les relations qui se tissent entre eux et la part que chacun prend dans le conflit.
Ce livre est vite lu, agréable à lire mais j'ai trouvé que c'était un peu gentillet. J'en verrai très bien un téléfilm. J'ai trouvé que c'était beaucoup moins recherché que La joueuse d'échecs du même auteur, il faut dire que j'avais beaucoup aimé ce livre.
D'un autre côté j'ai beaucoup aimé la description des paysages bretons, le vent, la mer, la côte, et j'ai trouvé aussi que le personnage de Marthe était vraiment très attachant.
Un bon moment de lecture quand même mais je ne suis pas sûre qu'il me marque très longtemps.
Lien : http://pages.de.lecture.de.sandrine.over-blog.com
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Par quiliravivra, le 15/06/2011
La joueuse d'échecs
de
Bertina Henrichs
Un livre apparemment simple mais qui parle de façon très originale et percutante d'un thème essentiel : la barrière sociale entre les riches et les pauvres, les préjugés liés à l'étiquette sociale et intellectuelle.
Le jeu d'échecs est un jeu "normalement" dédié aux riches et aux gens soit disant cultivés.
Comment une petite femme de ménage peut-elle prétendre réussir à comprendre les règle de ce jeu "intellectuel" et surtout en faire sa passion et même, comble de l'insupportable, affronter les meilleurs joueurs et gagner.
Le portrait de femme dépeint de façon délicate par l'écrivain m'a énormément convaincu.
Le film qui a été tiré de ce livre ("joueuse" avec Sandrine Bonnaire) m'a un peu moins séduit.
Comme toute traduction filmée d'un livre, le pouvoir de suggestion que représente la lecture se trouve amoindrie face à une interprétation forcément tronquée d'une part de magie (la magie de l'écriture).
Je recommande donc vivement la lecture du livre
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Par VivianeB, le 17/01/2012
Le jardin
de
Bertina Henrichs
Un joli livre sur une femme qui vit une vie tranquille dans un village où les éléments météorologiques sont parfois déchaînés. Une vie tranquille qui va se trouver bouleversée par une lutte et surtout, par une rencontre avec un homme énigmatique qui va se révéler. Après la joueuse d’échecs, l’auteur nous emmène dans un joli voyage.
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Par LN, le 18/10/2011
Le jardin
de
Bertina Henrichs
Les descriptions de la Bretagne et de la relation à la nature sont quelquefois magnifiques, et quelques autres passages valent le détour :
« Marthe avait soixante-cinq ans ; pourtant, elle essayait toujours de capturer de minuscules filets de temps, des tempuscules en quelque sorte. Observer cette mince frontière entre le non-existant et le déjà-certitude. Cette membrane fragile qui sépare le quotidien rassurant et répétitif de l’accidentel. Ce tout petit fragment de possibles, d’éventuelle tournure surprenante. Cette brèche presque imperceptible dans laquelle l’aventure aurait pu s’engouffrer. » (p. 12)
Ce que j’ai moins aimé :
- Je n’ai pas saisi l’intérêt de cette histoire immobilière : un prometteur veut installer un parc d’attractions à proximité de l’allée où vit Marthe, si bien que un groupe va se lever pour aller à l’encontre de ce projet. L’intrigue se résume à cela, s’enferre dans les détails, ne faisant qu’effleurer la relation qui s’instaure entre Marthe et Hans.
- Cette relation est d’ailleurs très caricaturale : ils ne s’aiment pas au premier abord, (on se croirait presque chez Harlequin…) (oui, depuis mardi dernier, je suis devenue une pro des Harlequins...) en raison d’a priori qui volent évidemment rapidement en éclats.
Une déception...
Lien : http://lecturissime.over-blog.com/article-le-jardin-de-bertina-henrichs-83162...
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Le jardin
de
Bertina Henrichs
Nous sommes en Bretagne. A Plouerbec plus précisément. Un petit village où il fait bon vivre surtout dans le quartier qui surplombe l'océan.
Marthe Simonet est retraitée. Elle est veuve et femme de médecin. Elle a une fille et un fils. Ce dernier vit en Afrique.
Marthe est une femme qui ne peut rester sans rien faire. Elle aide énormément les autres.
Lors d'une réunion à la mairie, elle apprend que sa maison et toutes celles de la rue devraient être vendues pour qu'un grand parc pour enfants puisse être construit. Bien entendu, le but est de créer des emplois dans la commune.
La résistance commence à s'organiser pour tous les habitants du quartier qui ne veulent pas vendre leur bien, bien qu'on leur propose une somme faramineuse.
J'aime ces histoires de femmes qui ont déjà vécu. Ce roman et l'écriture me rappellent bien évidemment ma chère Alba Kertz.
Bertina Henrichs nous présente une femme, qui a dû faire face tout le long de sa vie au poids des traditions. Elle a dû mettre en veilleuse son propre caractère pour se conformer à ce que l'on attendait d'elle.
En étant retraitée et veuve, même si elle repense à ceux qui l'ont aimée, elle tente par elle-même d'acquérir cette liberté qui lui faisait défaut.
Marthe est une femme de rituels. Elle aime poser une carte postale de son fils pour l'avoir sous les yeux et la changer chaque jour. C'est une femme qui ne compte pas son temps et qui a besoin d'aller vers les autres. Elle aime s'occuper de sa maison, de son jardin. Son voisin, un Allemand, lui fait un peu peur car il ne s'est pas présenté aux autres habitants.
Marthe accueille toujours ses invités comme il se doit même si elle aimerait rester de temps en temps seule.
La résistance concernant son quartier va lui permettre de s'affranchir de son carcan. Elle s'émancipe physiquement et moralement.Elle aidera bien entendu les autres comme elle le fait d'habitude, mais elle n'hésitera pas à les soutenir en manifestant, en essayant de trouver du soutien et en donnant des idées. C'est l'occasion pour tout le monde de se réunir. Elle va même en profiter pour connaître son voisin, qui passera de nombreux soirs chez elle pour discuter. Voulant en apprendre plus sur lui, Marthe s'informera de son pays par les livres. Marthe est une femme forte qui attend un évènement pour montrer ce qu'elle est réellement.
Mais l'argent promis et la résistance ne font pas bon ménage. Tous quittent le quartier sauf les deux plus âgés.
Malgré ce très beau portrait de femme, je déplore la fin en queue de poisson. Nous ne savons pas réellement ce qui arrive par Marthe, si c'est définitif ou pas.
Ce roman a été lu dans le cadre du Prix Littéraire Fnac et comme indiqué sur ma fiche, j'ai beaucoup aimé ce livre. Un auteur que je ne connaissais pas et qui constitue une formidable surprise.
Lien : http://angelitam.com/blog/?p=14956
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La joueuse d'échecs
de
Bertina Henrichs
Dans l’île de Naxos, Eleni mène une vie rangée. Femme de ménage dans un hôtel, elle partage son temps entre son mari, ses enfants et son travail. En faisant le ménage, elle fait tomber une pièce d’un échiquier, vraisemblablement une partie en train d’être jouée. Désemparée, elle ne sait comment réparer son erreur et décide de se mettre à apprendre à jouer aux échecs. Cette nouvelle passion va bientôt l’accaparer toute entière et l’on voit cette femme attachée à son existence paisible, se transformer petit à petit tout au long du roman.
Excellent livre sur l’émancipation féminine et la volonté de cette femme de sortir de sa condition.
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Par moustafette, le 02/01/2011
La joueuse d'échecs
de
Bertina Henrichs
Ce court roman qui se passe sur l'île de Naxos.
Eleni, la quarantaine passée, y est née, elle y vit avec son mari et ses deux enfants et y travaille comme femme de chambre. La vie s'écoule rythmée par les saisons, les papotages avec les copines et les rencontres furtives avec les touristes de passage dans le petit hôtel où elle travaille. En réalité, des touristes, elle n'en voit surtout que les affaires qu'ils laissent traîner dans leurs chambres.
Le séjour d'un couple parisien dans la chambre 17, va chambouler la vie d'Eleni.
L'auteur décrit à merveille la vie en vase clos que connaissent les îliens. Les commérages et les rumeurs que l'on colporte et amplifie; les fâcheries et les points d'honneur que mettent certains à s'ignorer alors qu'ils se croisent chaque jour; les stratagèmes que l'on déploie pour préserver un peu de son intimité; le regard et l'opprobre de la communauté qu'il faut affronter s'il vous vient l'envie de vous écarter des chemins tout tracés ou l'idée de transgresser les règles de vie, etc, etc...
Bref, un livre simple, vrai et intelligent, pour nous conter le tout petit combat d'une femme, qui peut nous paraître à nous, femmes émancipées, bien dérisoire. Le tout servi sur un plateau fleurant bon l'ouzo et le café frappé, les dolmades et les baklava dégoulinants de miel !
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Par LN, le 15/08/2010
La joueuse d'échecs
de
Bertina Henrichs
Une petite merveille à découvrir...
Eleni s’étoffe au fur et à mesure de son apprentissage du jeu d’échecs, ses réflexions gagnent en consistance. De simple pion qui se laissait porter par les évènements, elle devient reine de son île, basculant dans un autre univers.
Lien : http://lecturissime.over-blog.com/article-la-joueuse-d-echecs-de-bertina-henr...
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Par comnios, le 26/11/2008
La joueuse d'échecs
de
Bertina Henrichs
Un bon petit bouquin écrit par un auteur étranger qui maîtrise parfaitement notre langue. La preuve, ce récit agréable dans une écriture simple et plaisante. L'action se passe en Grèce, dans les Cyclades et tout précisément sur l'île de Naxos.
C'est l'histoire d'une simple femme de chambre qui s'évade à travers le jeu d'échec et qui va bouleverser ses habitudes et soulever les cancans des iliens ancrés dans leurs habitudes.
Un livre court et frais. Le temps d'un ouzo !
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Par julie03, le 20/03/2011
La joueuse d'échecs
de
Bertina Henrichs
Simple à lire et qui intéresse le lecteur par l'ambiance tranquille qui se dégage du livre. Pour ceux qui ignore tout du jeu d'échecs, on en retire que quelques noms de manœuvres célèbres et les rôles de quelques pièces de l'échiquier; autrement, c'est un livre aussi calme que la patience dont font preuve les joueurs de ce jeu. Il traite du rôle de la femme au sein de la maison, de sa possibilité d'indépendance mais aussi de l'amitié qui peut lier certaines personnes qui semblent n'avoir rien en commun au départ (exemple de la femme de ménage et d'un de ses anciens professeurs). Une petite pause intéressante.
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Le narcisse
de
Bertina Henrichs
Un meurtre en pleine nuit dans un cabaret transformiste, une multitude de suspects et un musicien qui se découvre une vocation d'enquêteur, voilà qui pourrait résumer Le Narcisse.
L'ambiance du monde de la nuit et du quartier de Montmartre est bien rendue et on cherche le coupable en accompagnant Quentin Belbasse au cours de ses recherches. Quentin n'est pas flic, il est musicien (son nom nous le confirme) et il décide de trouver le coupable car ce sont ses amis qui constituent les principaux suspects.
Une intrigue assez classique avec peu de rebondissements, mais un style agréable et un personnage central sympathique qui rendent la lecture plaisante. J'ai été un peu déroutée par les nombreux personnages au début, j'ai trouvé que Quentin avait un bol phénoménal dans ses recherches mais je me suis prise au jeu et je ne me suis pas ennuyée.
On peut penser qu'on retrouvera Quentin Belbasse et sa mère haute en couleurs dans d'autres aventures.
Lien : http://lesbonheursdesophie.over-blog.fr/article-le-narcisse-bertina-henrichs-...
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Par ALIVREOUVERT, le 14/08/2010
La joueuse d'échecs
de
Bertina Henrichs
Quel beau personnage: Eleni. J'adore sa franchise, sa détermination, ses attitudes.Et puis petit à petit, sa manière de quitter son monde habituel, son mode de vie, comme on le ferait pour un rendez-vous amoureux. Là, c' est un échiquier.. Eleni est amoureuse d' un jeu d' échecs.
Les pions: à l' image de l' histoire de cette femme qui, sans une rencontre, plus une autre, n' aurait jamais osé prendre ce chemin qui la menera à faire cette révolution en elle, d' elle-même.
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Par Matavem, le 01/07/2010
La joueuse d'échecs
de
Bertina Henrichs
Eleni est femme de chambre dans un hôtel de l'île de Naxos. En faisant le ménage dans une chambre, elle découvre un jeu d'échecs qui lui donne l'idée d'en offrir un, électronique, à son mari. Mais il ne s'y intéresse pas, alors c'est elle qui y joue, seule et en cachette, se faisant même aider par son vieux professeur. Mais voilà que ce dernier, la trouvant douée, veut qu'elle se présente à un concours à Athènes… Un petit roman agréable qui montre comment une femme d'humble condition peut défendre sa liberté d'être humain grâce à une activité normalement réservée aux hommes.
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Par tessgeffroy, le 11/12/2007
La joueuse d'échecs
de
Bertina Henrichs
bien, le sujet ne m'a pas passionnée.
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Par latina, le 20/07/2011
La joueuse d'échecs
de
Bertina Henrichs
super TB, portrait de femme émouvant et drôle.
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Par zalliel, le 18/06/2011
La joueuse d'échecs
de
Bertina Henrichs
Ha oui, je m'en rappel. Super, j'ai beaucoup aimé l'ambiance de l'île, la femme de ménage qui découvre les échecs. J'ai offert ce livre à ma mère, ce livre m'a fait pensé à elle.
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Par Lady_K, le 28/01/2011
Le narcisse
de
Bertina Henrichs
Ce livre partait avec un petit handicap, car le roman noir n’est pas vraiment mon genre de prédilection. Mais je dois avouer que je ne suis pas déçue de ma lecture, peut-être un peu indécise sur mon ressenti sur le livre dans sa globalité, mais ravie.
L’histoire se base sur un schéma assez classique, un meurtre a été commis, personne ne connait la victime et elle n’a pas ses papiers sur elle. Commence alors pour notre personnage principal une quête de la vérité. Ce qui est assez étonnant c’est qu’il n’a aucun véritable motif pour vouloir enquêter lui-même, il n’a aucun lien de parenté ou d’amitié avec la victime. Il mène alors une enquête laborieuse, et j’ai beaucoup aimé cet aspect là car on voit réellement les aveux qui changent et se modifient au fil du temps, les secrets jalousement gardés et finalement révélés lorsqu’on s’aperçoit qu’ils peuvent être utiles pour découvrir le meurtrier. Ce n’est vraiment pas de tout repos, et encore, Quentin est quelqu’un du quartier, les gens se confient plus facilement à cette personne qu’ils connaissent. Alors imaginez le calvaire des enquêteurs ! Il y a tout de même un petit « arrangement » qui permet à notre détective en herbe de découvrir l’identité de la morte, mais on ferme volontiers les yeux là-dessus car il faut bien que l’affaire avance !
Les personnages sont très nombreux dès le début et j’ai personnellement trouvé qu’il était difficile de s’y retrouver clairement dans tous les « témoins et suspects ». Cependant au fil des pages on se familiarise avec eux et le problème s’envole de lui-même !
Comment ne pas parler du personnage principal ? Quentin Belbasse (vous remarquerez au passage le petit jeu de mot, quel beau nom pour un musicien !) qui s’improvise Détective Privé pour élucider ce crime. Que les gens se confient à lui parce qu’ils le connaissent, j’ai trouvé ça tout à fait normal. Mais que des personnes inconnues le croient sur parole lorsqu’il dit être policier ou détective privé, ça m’a fait bizarre. C’est sans doute parce que je suis toujours très méfiante (voire à la limite de la paranoïa diraient certains …) et qu’il ne me viendrait pas à l’esprit de me confier à une personne sans être véritablement sûre de son autorité légitime. Ce genre de personnes insouciantes doivent malheureusement (ou heureusement pour notre Quentin) exister. Sa mère Rosa, m’a fait sourire à plusieurs reprises, elle est adorable et tout à fait insupportable à la fois, c’est un mélange très réussi !
Le rythme du récit accélère progressivement pour nous entrainer dans une fin des plus étonnantes et ce pour plusieurs raisons. Avant tout parce que je me suis laissée balader, ne voyant pas venir la révélation finale. L’identité du meurtrier et le pourquoi du comment m’ont surpris. Je ne peux pas en dire beaucoup plus sans tout vous dévoiler … Mais également, pour un motif plus personnel, parce que la fin ne me convient pas ! Je m’explique : je suis un peu dégoutée car on ne sait ce qu’il advient du « méchant ». Je sais que c’est une vision très stéréotypée mais j’aime bien quand à la fin on connait le sort du grand méchant de l’histoire. Hors là l’histoire s’arrête juste après ses aveux et explications. Rien de bien grave, mais je reste du coup un peu sur ma faim.
En conclusion un roman que je recommande bien sûr, mais surtout à ceux qui aiment ce genre littéraire car ce livre est très bien construit. Même si je ne me suis pas forcément attachée aux personnages, je trouve qu’ils sont très bien imaginés et le rythme du récit fait tout le reste, je l’ai lu en même pas deux jours !
Lien : http://antredeslivres.hautetfort.com/archive/2011/01/28/le-narcisse.html