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Par Eze3kiel, le 12/04/2010
Happy End de
Bertrand Ferrier
Mais il n'y a pas de miracle. Je ne peux pas me relever. Je ne me relève pas. C'est Lui qui me relève en m'attrapant par le col. J'essaye de tenir debout. J'essaye vraiment. Je sait qu'Il préfère me frapper en l'air qu'au sol. J'essaye quand même. En vain. Alors, Il me maintient. Il me fout quelques baffes. De la gnognote, comme Il dit. Il ricane. Parle. Je n'entends plus que par bribes. Coup de boule. Les arcades ont cédé : il y a du sang sur mon visage.
[...]
Un coup, deux coups. Je hurle. Je n'arrive pas à hurler comme je voudrais, l'air a disparu du couloir. Je n'attends plus de secours de personne. Je suis au milieu d'une steppe et mes gueulements sont couverts par ceux des loups qui vont me dévorer. Personne ne m'entend. Ne veut m'entendre. Je ne crois pas que je survivrai. Je suffoque. Je ne veux pas survivre. [...]
J'ai mal, je ne respire plus, je plonge ne apnée dans la souffrance. Je ne crois pas à Dieu ou aux voisins. Sinon je hurlerais : "Arrête, papa, arrête !" Je me souviens d'un truc où, quand le père rentrait, complètement saoul, il battait sa petite fille dévouée, et elle, ça lui était égal parce qu'elle était dévouée, justement, elle s'imaginait que se faire battre aussi, c'était être dévouée. C'était con, mais, au moins, c'était triste. Là, je sais que je ne suis pas un fils dévoué et soudain ça y est, je réussi à hurler, et Elle arrive en courant :
- Arrête un peu, il va alerterr tout le quartier !
[...]
j'ai MAL aux côtes, c'est le seul mot que je bafouille, je ne hurle plus, je pleurniche, j'ai mal, mal , j'ai mal, oh que j'ai mal, maman j'ai mal, la tête contre le carrelage, une fois, trois fois, plus, ça ne finira pas, et puis un coup de pied plus fort que les autres, un pointu, presque abstrait tant j'ai mal ; et cette certitude que si je n'étouffe pas maintenant, si je n'étouffe pas de douleur, je ne mourrai jamais ; et Sa voix pour conclure:
- Que je t'y reprenne, à voler dans le buffet !
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L'Homme qui n'avait pas de chat de
Bertrand Ferrier
Auparavant, tu avais une femme, bien que tu rechignasses à employer en l’espèce le terme « avoir ». Disons plutôt que tu aimais une femme qui t’aimait et habitait avec toi. Disons donc que tu étais réciproquement amoureux d’une femme qui s’appelait Luce. Depuis six ans.
Enfin, elle s’appelait Luce depuis vingt-six ans, mais vous vous aimiez réciproquement depuis six ans.
Un jour, la femme que tu aimais réciproquement t’a dit : je ne t’aime plus. Il faut qu’on se sépare. Tu n’en voyais pas bien la nécessité, peut-être aidé en cela par le fait non stipulé quoique supputé que, toi, tu l’aimais toujours. Mais tu t’es retrouvé seul.
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Par Eze3kiel, le 12/04/2010
Happy End de
Bertrand Ferrier
On ne me frappe pas tous les soirs. De temps en temps seulement. Et avec raison. Quand on bat quelqu'un, on trouve toujours des raisons pour. Alors, s'arrêter, curieuse idée, non, non, non. Pourquoi ?
Ils me tapent dessus avec de très bonnes raisons. J'aurais raconté ça à quelqu'un, il aurait trouvé ça normal. C'est pour ça que je préfère être seul. Qu'on me laisse tranquille avec mes torts.
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Par morin, le 10/03/2012
Mémoires d'une femme de ménage de
Bertrand Ferrier
Peu importe, je ne peux pas changer les draps. En effet c'est compliqué de faire le lit de deux personnes quand l'une des deux l'occupe encore. Surtout quand cette personne est une montagne de vêtement -propres ou sales, à ce stade c'est difficile de le déterminer.
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Par Ma-Jojo, le 11/04/2012
Les Gardiens de Mallemonde - Le cycle d'Ezoah, Tome 2 : Immemoria de
Bertrand Ferrier
Parfois, il faut accepter de mettre un mouchoir sur sa fierté, en attendant de prendre sa revanche... et fuir, fuir au plus vite et le plus longtemps qu'on le pouvait.
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L'Homme qui n'avait pas de chat de
Bertrand Ferrier
Cependant, quand votre amoureuse vous quitte, vous ne pouvez pas lui jurer-promettre que vous ne tuerez personne à cause d’elle. Ça ne se fait pas. Ça paraît tellement évident.
Et pourtant.
Il y a tant de thorax. Tant de couteaux.
Bien.
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L'Homme qui n'avait pas de chat de
Bertrand Ferrier
Au début, c’était parfaitement clair : tu n’avais pas de chat. Tu n’en avais jamais eu. Jamais. Ni de chatte, d’ailleurs.
Il n’y avait aucune ambiguïté sur le sujet : ni chat, ni chatte.
Jamais.
Bien.
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Mémoires d'une femme de ménage de
Bertrand Ferrier
bnjour atous jmapelle solene j 22ans et je suis moi meme femme demenage et j trouver se livre tellement vrai par rapport amon metier et aussi que s elivre ma donner lenvide lire car avant je ne lisais jamai mai depui ke jai lu s elivre ben jene peu plu menpecher delire pour vous dire akel point ce livre et magnifique
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Par morin, le 10/03/2012
Mémoires d'une femme de ménage de
Bertrand Ferrier
Plus généralement, le sol de la maison n'a jamais été nettoyé. Une guirlande de noël.jadis doré, a cessé de briller. trois an qu'elle est au plafond .
....un sac poubelle non fermé poireaute depuis si longtemps devant l'entrée de la maison que le curieux peut y voir des vers grouiller à l'intérieur.
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Par morin, le 10/03/2012
Mémoires d'une femme de ménage de
Bertrand Ferrier
La semaine suivante, je constate que la chambre a repris son état poubellistique naturel.