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Bertrand Poirot-Delpech

Bertrand Poirot-Delpech

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Académie française - Grand Prix du roman - 1970
Interallié - 1958
  • 21 livres
  • 13 critiques

Note moyenne : 3.24/5 (sur 17 notes) Bertrand Poirot-Delpech

Biographie et informations

Né(e) à : Paris , le 10 février 1929
Mort(e) à : Paris , le 14 novembre 200

Biographie :

Bertrand Poirot-Delpech laisse à travers son oeuvre toute la tendresse, l'humanité et l'ironie dont il faisait preuve. Amoureux de la littérature et de la langue française, BPD, comme le surnommaient ses amis, était un des piliers du journal Le Monde. Fils de médecins universitaires, il entre en 1951 dans la rédaction du célèbre journal où il couvre les grands procès, dont celui de Klaus Barbie. Entre deux critiques théâtrales, il rédige des chroniques littéraires dès 1972. Mais il en faut plus pour cet inconditionnel de la plume qui écrit sous le pseudonyme de Bertrand Mézières. C'est en 1958 avec 'Grand dadais' qu'il se fait connaître en tant que romancier. Suivent d'autres succès comme 'La Folle de Lituanie' en 1970, récompensé par le prix du Roman de l'Académie française, 'L' Eté 36', 'J' écris paludes 'et son dernier 'Je n'ai pas pleuré' en 2002. Pamphlétaire, il écrit un ouvrage incendiaire sur Valéry Giscard d'Estaing intitulé 'Tout fout le camp' signé malicieusement Hasard d'Estaing. Titillant les institutions, il est aussi l'auteur des 'Grands de ce monde' ou encore de 'L' Amour de l'humanité' pour se moquer gentiment de bénévoles tiers-mondistes et tiers-mondains... Sémillant jusqu'à un âge avancé, académicien assidu et militant contre la bêtise des récents programmes télévisuels, Poirot-Delpech décède en 2006, laissant à ses amis le souvenir d'un ami à l'esprit éternellement juvénile.
> lire la suite Source : evene.fr
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Etiquettes

roman   littérature   récits   essai   théâtre   témoignage   Récits personnels juifs   social   juif   scandales   littérature jeune adulte   bêtises   humour   amour   seconde guerre mondiale   shoah   camps de concentration   france   français   littérature française  

Citations de Bertrand Poirot-Delpech

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  • Par gill, le 23/04/2012

    Bertrand Poirot-Delpech. Finie la comédie de Bertrand Poirot-Delpech

    Chaque petit français naît avec la certitude héritée de trois siècles que la terre entière lui envie ses artistes et ses penseurs, presque autant que ses bassines à frites.

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  • Par gill, le 23/04/2012

    L'été 36 de Bertrand Poirot-Delpech

    Le monde n'en a rien su, mais une centaine de témoins ont vu, un matin de l'été 36, ce signe des temps : le droit de propriété et le Dieu de l'Occident bafoués par des campeurs, sur un air de tango !
    Cela se passait le 20 juillet, à la Landriais, près de Dinard. La procession annuelle du saint sacrement descendait la pelouse des Saint-Aubert, dont le parc domine la Rance. Le cortège abordait le pré Noiraude, du nom d'une vache primée aux comices, quand le curé doyen perdit l'équilibre. L'ostensoir qu'il serrait contre sa chape dorée tangua dans le soleil et glissa à terre. Un "Oh !" de stupeur interrompit le cantique "Catholiques et français, toujours". Souliers vernis et sabots cessèrent de racler le gravier, ratissé de frais. On se regarda dans l'attente d'un geste qui dénouât l'angoisse de tous...
    (extrait du chapitre I)
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  • Par lanard, le 15/07/2010

    J'écris Paludes de Bertrand Poirot-Delpech

    p. 105
    Les amoureux de Paludes cités jusqu’ici étaient tous, sont tous, de la famille écrivaine. Pas éton­nant que le livre les ait atteints, marqués à vie. Non par un grand bousculement à la Céline, au contraire, en raffinant sur un classicisme attendris­sant à force d’être gourmé, plein d’en enjambements, de rejets, d'afféteries ; mais par maintes prémonition techniques : l'autodérision de la folie d’écrire, passion volée à la vie comme chez Flaubert ; le congé donné au récit traditionnel ; la mise crise de la narration (avant Joyce et Valéry), du point de vue (en même temps que James) ; l’avè­nement du Texte-religion, juste au moment où les dieux et les rois disparaissaient (dixit Bénichou), et où la littérature, « ayant épuisé les ressources de son mode représentatif", se repliait "sur le murmure indéfini de son propre discours" (dixit Genette)…
    Soit, mais le lecteur venu d'ailleurs, le cadre moyen qui soulève et soupèse les nouveautés de son libraire en attendant rien d'autre, de son emplette, que de passer trois heures plaisantes, de se "changer les idées" (c'est-à-dire d'"en changer le moins possible"), d'y "croire" - "on y croit, au moins?" demande-t-il au vendeur - ce passager qui n'a que faire de soulever le capot pourvu qu'y trône un bouchon de Rolls, ce gourmand qui se moque de passer par les cuisines, du moment que le restaurant porte son lot de toques, ce bel indifférent au "comment s'est fait?", même s'il reconnaît qu'en peinture, en musique, en gastronomie, le question ne manque pas d'intérêt, ni la réponse d'agrément, pourquoi voulez-vous qu'il rie et pleure aux misères du pauvre Narrateur [celui de Paludes, s'entend] pêchant dans la vase de ses adjectifs et laissant filer la chère Angèle avec son meilleur ami?
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  • Par gill, le 20/02/2012

    L'alerte/un doigt de porto de Bertrand Poirot-Delpech

    Rideau baissé, ou scène éteinte, on entend les sirènes d'une alerte antiaérienne.
    Les mugissements des sirènes tiennent lieu des trois coups de "brigadier".
    A la troisième remontée du son des sirènes, le rideau se lève, ou la scène s'éclaire progressivement.
    On découvre un plateau presque nu, avec vue sur le bric-à-brac des coulisses. Des débris épars d'engins militaires, ou des casques, peuvent évoquer l'environnement historique : la dernière guerre mondiale.
    Nous sommes dans un restaurant parisien de quartier en 1943, sous l'occupation allemande, en pleine pénurie.
    Seuls quelques accessoires situent les lieux et l'époque.
    - Une porte vitrée posée dans le vide, avec ses inscriptions à l'envers et des croisillons de papier collés contre les éclats de verre en cas de bombardement.
    - Tombant des cintres, deux ou trois ampoules sans abat-jour, peinturlurées de vernis bleu "défense passive"
    - En amorce, un comptoir en vieux zinc. Rares bouteilles. Un phonographe à manivelle, une pile de disques 78 tours.
    - Deux ou trois tables rustiques et leurs chaises.
    - Dans le plancher parsemé de sciure, une trappe donne accès à la cave.
    Les personnages sont :
    Pierre - Écrivain. Cinquantaine chauve et élégante de séducteur affligé.
    André - Écrivain. Quarantaine conquérante et lyrique
    Le père sans-ticket - Bistrotier, traîne-savate attentiste
    (lever de rideau - collection "le manteau d'Arlequin" parue en 1997)
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  • Par Nanne, le 19/05/2008

    L'Eté 1936 de Bertrand Poirot-Delpech

    Les Saint-Aubert étaient convaincus que les fermiers, les domestiques et maintenant les "congés payés", tout ce qui n'était pas eux et qu'ils appelaient "ces gens-là", remplissaient leurs baignoires de charbon, qu'ils allaient tuer les bonnes sœurs après les avoir violées, [...], ils fouillaient dans leurs petites valises de carton bouilli, à la recherche de vices cachés, d'armes secrètes ... Pour bien faire, il faudrait interdire au peuple "l'Internationale" et le plaisir ...

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  • Par gill, le 03/04/2012

    Diagonales de Bertrand Poirot-Delpech

    Quiconque n'a jamais ramené son chalutier à la marée du soir, un diesel tiède et ronronnant sous les pieds, l'arbre d'hélice barbotant dans le jus de cale ; qui ne s'est pas adossé à la cahute de la timonerie, une fois rangées les prises du jour et lavé le pont à grande eau ; quiconque n'a pas croisé enfin les bras, bien haut, sur le ciré scintillant d'écailles, et regardé les nuées de mouettes se disputer les abats jetés au vent, tandis que la radio du bord débite les plaisanteries des collègues alentour ; quiconque n'a pas savouré ces instants purs où la mer, coupée par le boulevard de marbre blanc du sillage, rosit au couchant et devient aubergine à l'est, déjà plombé d'ombre ; quiconque n'a pas fixé les quadrillages en peaux de maquereau que dessinent dans le ciel les long-courriers fuyant vers l'Amérique ; quiconque n'a pas guetté machinalement les dernières bouées à cloche et perches tordues du chenal ami, puis le môle de granit, tant espéré les soirs de piaule, puis la cale en haut de laquelle les épouses retiennent les enfants de s'approcher du vide....
    (extrait de "Jachère en mer" p.313 de l'édition parue à la NRF en 1995)
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  • Par gill, le 23/04/2012

    Bertrand Poirot-Delpech. Finie la comédie de Bertrand Poirot-Delpech

    Chaque français moyen donne donc son avis sur Phèdre jusqu'à la puberté. La plupart préfère ne plus y penser ensuite et laisser aux enfants ces chienneries compliquées, mais les anciens élèves passables en dissertation s'en souviennent, ce qui finit par chiffrer. Le fameux "Commentez et discutez s'il y a lieu" les poursuit de son invite flatteuse et crée un manque. Aux premiers déboires scolaires ou sentimentaux, les voilà qui prennent un cahier à témoin de leur infortune. La vocation intellectuelle, au pays de Rimbaud, c'est d'abord un livre rentré.
    Pas si rentré. La production de manuscrits par habitant est chez nous la plus forte du monde. Un roman chaque année, pour dix mille âmes. Un roman avoué. Car il y a tous les autres, cachés sous le traversin en gages d'un génie qu'on préfère ne pas exposer aux railleries de contemporains forcément aveugles.
    A s'en tenir aux textes sortis de l'ombre, cela fait déjà un compte coquet d'heures, de nuits, de vies entières, passées à chasser les mots sous l'abat-jour...
    (extrait du deuxième chapitre)
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  • Par Nanne, le 19/10/2009

    L'été 36 de Bertrand Poirot-Delpech

    Les Saint-Aubert étaient convaincus que les fermiers, les domestiques et maintenant les "congés payés", tout ce qui n'était pas eux et qu'ils appelaient "ces gens-là", remplissaient leurs baignoires de charbon, qu'ils allaient tuer les bonnes sœurs après les avoir violées, [...], ils fouillaient dans leurs petites valises de carton bouilli, à la recherche de vices cachés, d'armes secrètes ... "Pour bien faire, il faudrait interdire au peuple "l'Internationale" et le plaisir ....

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  • Par Nanne, le 19/10/2009

    L'été 36 de Bertrand Poirot-Delpech

    l revenait sur les craintes que lui inspirait le Front populaire. Ces "gens" étaient incompétents, mauvais patriotes. Les impôts nouveaux ne serviraient à rien, même pas à aider les pauvres, qui n'en demandaient pas tant. [...] les "Croix-de-feu" dissoutes, alors que la fédération d'Ille-et-Vilaine tenait une garden-party au manoir "pas plus tard que dimanche dernier" ; d'après Kérillis, le gouvernement livrerait des tourelles de cuirassés aux Soviétiques ... Le pays allait au gouffre ! Sans parler des étrangers qui déferlent !

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  • Par lisa3, le 15/11/2011

    Le Grand Dadais de Bertrand Poirot-Delpech

    Les jeunes feraient sûrement moins de bêtises si on leur montrait qu'en les commettant, ils n'inventent rien.

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Livres de Bertrand Poirot-Delpech (21)

    • J'ai pas pleuré
      5 critiques
      2 citations
    • L'été 36
      3 critiques
      3 citations
    • Le Grand Dadais
      1 critique
      1 citations
    • J'écris Paludes
      1 citations
    • Au soir le soir. Chroniques..
    • Monsieur le prince: Roman
    • Les grands de ce monde
    • Monsieur Barbie n'a rienà dire

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