Critiques de Bret Easton Ellis


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    • Livres 5.00/5
    Par Woland, le 26/12/2007


    American Psycho American Psycho de Bret Easton Ellis

    American Psycho

    Traduction : Alain Defossé



    Je l'ai relu et, commencé un samedi soir, le livre était terminé au bout de vingt-quatre heures. Or, j'admets n'avoir "zappé" que deux descriptions de vêtements !!!!! - et les dernières scènes de meurtres, j'avoue !!!!! Parce que, à la lumière du temps écoulé, j'ai compris - ou cru comprendre - que ces longues descriptions permettaient aussi à Bateman de se raccrocher à la réalité.

    C'est vrai : ce type est complètement fou. Il vit dans un univers schizophrénique absolu, le golden boy d'un côté, le psychopathe de l'autre mais est-il suffisamment courageux pour passer à l'acte ainsi qu'il le dit ? Ne fantasme-t-il pas en fait ? A un certain moment, on se demande comment il peut verser autant de sang dans son appartement sans que sa femme de ménage s'en émeuve (à la fin d'ailleurs, on voit cette brave dame ramasser les journaux poisseux de sang et les mettre dans la poubelle comme si de rien n'était, à tel point que Bateman lui-même se pose des questions ... )

    Avec une très grande habileté, Ellis nous suggère que son personnage possède un loft dans un endroit isolé. Soit, mais il tue aussi dans son appartement et, à lire les descriptions aussi minutieuses qu'horrifiantes qu'il nous donne de ses crimes, il est clair que les murs sont éclaboussés par le sang et la cervelle. Alors ?

    Alors, Ellis invente l'appartement de Paul Owen - autre golden boy porté disparu et que Bateman prétend avoir liquidé tout en conservant par devers lui ses clefs et son argent. Ce point de chute inattendu va lui permettre de tuer également ailleurs que chez lui. Mais toujours selon le même modus operandi, voilà le hic. Et lorsqu'on met en vente l'appartement d'Owen - eh ! oui ! on finit par le mettre en vente, il fallait s'y attendre - rien, il n'y a rien, pas une seule tache, pas un seul ragot sur ce qui s'y serait passé. Pire, l'agent immobilier - une femme - prend visiblement Bateman, venu badauder, pour un dément qu'il faut ménager mais non dénoncer à la police ...

    Celle-ci d'ailleurs n'apparaît jamais. Il y a bien un détective privé venu enquêter sur la soit-disant disparition d'Owen mais il ne fait que passer. Dans les derniers chapitres, on peut croire qu'un chauffeur de taxi anonyme va se substituer à la Némésis urbaine pour régler son compte à Bateman mais, à y regarder de plus près, on se demande si ce dernier n'est pas finalement une victime qui se fait dérober tout son argent et ses objets de valeur par un individu qui joue de sa folie pour le culpabiliser un maximum.

    Si la société américaine et le culte du profit sont mis en cause dans cette aliénation d'une personnalité, la famille est aussi montrée du doigt. On ne saura jamais pourquoi Bateman panique lorsqu'on lui suggère que sa coiffure ne pourrait pas être aussi nette qu'il le souhaite mais on constate, là encore à l'extrême fin du roman, que sa mère est elle aussi hantée par la bonne tenue de ses cheveux ...

    Un livre à lire, c'est certain mais aussi à relire car une première lecture ne permet pas d'en discerner toutes les richesses. ;o)

    Critique de qualité ? (12 votes positifs)


    • Livres 4.00/5
    Par Kadoc, le 06/10/2011


    American Psycho American Psycho de Bret Easton Ellis

    Je ne voulais pas lire ce livre.
    Comme, d'une façon générale, je me foutais de Bret Easton Ellis.
    J'étais en flagrant délit d'idée préconçue.

    Mais je me suis retrouvé en tête à tête, sur la plage, avec Pat Bateman. A défaut d'autre chose, je lui ai fais la conversation.

    Je m'attendais à lire un livre macabre, orgiaque, et dégoulinant d'horreur.

    Mais finalement, ce livre est extrêmement drôle. Je dirai même méchamment drôle. Et désespérant.

    On retrouve l'essence même de ce qui faisait le succès et la raison d'être du théâtre de grand guignol :
    La frustration, une société obtuse, la course à l'apparence et l'auto répression permanente.

    Ce livre est la peinture, plus d'actualité que jamais, de la course à la futilité comme système de vie, de la perte d'identité, de l'écrasement de l'homme par la morale et l'argent.

    AMERICAN PSYCHO c'est l'histoire d'un homme qui crie.
    Mais à la bourse, comme dans l'espace, personne ne vous entend crier.

    Critique de qualité ? (9 votes positifs)


    • Livres 5.00/5
    Par Dasazi, le 14/07/2008


    Moins que zéro Moins que zéro de Bret Easton Ellis

    Peut-on aimer un livre décrivant le vide existentiel de ces personnages ? Peut-on apprécier un livre qui vous vide de toutes vos forces jusqu’à vous sentir mal ?
    Ma réponse est oui : lire « moins que zéro » installe un mal être qui devient une jouissance presque masochiste. Contempler un néant si parfaitement exprimé est fascinant.

    Critique de qualité ? (9 votes positifs)


    • Livres 4.00/5
    Par Aaliz, le 07/01/2012


    Moins que zéro Moins que zéro de Bret Easton Ellis

    Beaucoup de personnes n’ont pas aimé ce livre. Et c’est vrai qu’avec Bret Easton Ellis, on aime ou on déteste, difficile d’avoir un avis mitigé. En ce qui me concerne j’ai aimé. J’ai aimé car ce livre m’a conforté dans ma conviction que l’argent ne fait pas le bonheur. J’ai aimé car, tout au long de ma lecture, je me suis rendue compte que ma vie à moi, aussi plate et insignifiante soit-elle, est tout simplement géniale et que je suis une grande chanceuse.

    Clay est ce que l’on appelle un « gosse de riche », ses parents sont extrêmement fortunés, il ne manque de rien. Il a 18 ans, il a tout, peut tout faire, et pourtant il ne vit pas.
    Son monde se résume aux sorties, en boîte, au cinéma, dans des bars, à des soirées people. Son entourage se compose de parents divorcés, de deux sœurs frivoles, et de ses amis. Enfin … peut-on vraiment parler d’amis ? Ils sont bien sûr du même milieu que Clay, sont livrés à eux-mêmes par des parents absents qui les ignorent, passent leur temps aux mêmes activités, se droguent, dealent et s’envoient en l’air avec tout ce qui bouge.

    Tous les personnages que l’on croise dans ce roman se ressemblent : cheveux blonds coupés court, bronzage. Il y a beaucoup de personnages et j’ai eu parfois des difficultés à me remémorer qui était qui. Et puis il y a cette atmosphère lourde, pesante et malsaine. Il fait chaud en Californie, Clay souffre de cette chaleur, BEE insiste beaucoup sur ce détail et fait de nombreuses allusions au feu ou à des incendies faisant ainsi rapprocher le décor qu’il construit à l’Enfer lui-même : les petits-anges blonds qui ont tout pour réussir se retrouvent déchus et se débattent dans les flammes de la géhenne. Et le pire c’est que Clay a parfaitement conscience de tout ça, il l’avoue lui-même, il ne souhaite plus rien, ne s’intéresse à rien, n’a envie de rien, comme s’il avait baissé les bras et ne pouvait plus que se contenter de subir et de rester passif.

    Certaines scènes sont un peu dures et choquantes, d’autres assez étranges. BEE parvient avec talent à décrire et à transmettre au lecteur ce désarroi et ce mal-être. Je me suis sentie aussi mal que Clay à certains endroits et j’avoue avoir ressenti de la pitié pour lui même si je me suis parfois interrogée à son sujet, notamment sur sa manie qu’il avait, plus jeune, de collectionner les articles de faits divers violents et sanglants. Je m’attendais alors à chaque instant à un dérapage, à ce qu’il franchisse la ligne mais au contraire, quand l’occasion se présente il refuse. J’ai donc eu tendance à mettre ça sur le compte de l’adolescence et de l’inévitable attrait que constitue parfois ce genre de choses pour les ados.

    Ne lisez pas ce livre si vous voulez de l’aventure et des tas de rebondissements. Non, ce n’est pas ce genre de romans là. Certains se sont ennuyés, je peux les comprendre. Mais c’est justement l’axe de ce roman : l’ennui. Clay s’ennuie, ne trouve aucun sens à sa vie. Je l’ai déjà dit , il peut tout avoir et tout faire sauf qu’il ne peut pas rêver, il ne peut pas avoir d’objectifs, de projets, il sait d’avance qu’il lui suffit de s’y mettre pour réussir. Comment concevoir son existence sans lui donner un sens ? Ce qui finalement nous fait avancer et lever chaque matin n’est-il justement pas le fait que l’on a des défis à relever, des buts à atteindre ?
    Mais à ces jeunes-là, ces anges blonds, que leur reste-t-il ? Si ce n’est la découverte de sensations fortes : la drogue d’abord, le sexe jusqu’au viol et la prostitution, la fascination pour un cadavre trouvé dans une ruelle …
    Moins que zéro : en-dessous du niveau zéro le monde des enfers.
    Moins que zéro : la température dans l’espace, dans le vide interstellaire.
    Moins que zéro : le récit du vide de l’existence et de l’enfer sur Terre.

    Quelques mots sur le style : un style clair, précis, efficace parfois cru. BEE donne dans le détail c’est-à-dire qu’il raconte chaque geste que fait Clay (pas systématiquement non plus je vous rassure) mais à certains passages ça m’a marqué. Comme si BEE voulait ainsi combler le vide de l’existence de Clay. Les dialogues aussi m’ont surprise. Là où on pourrait voir des répliques inutiles, j’ai trouvé qu’au contraire BEE parvenait à nous retranscrire les dialogues tels qu’ils auraient réellement pu avoir lieu. Des platitudes, là encore pour combler le silence, le vide.

    Aussitôt après avoir terminé ma lecture de ce livre, j’ai couru à la librairie me procurer la suite : Suite(s) impériale(s). J’ai hâte de voir ce qu’est devenu Clay.


    Lien : http://booksandfruits.over-blog.com/article-moins-que-zero-bret-easton-ellis-...

    Critique de qualité ? (8 votes positifs)


    • Livres 5.00/5
    Par edea, le 15/08/2008


    American Psycho American Psycho de Bret Easton Ellis

    un livre que j'ai adoré et pourtant qui m'a souvent donné la nausée ! je me suis souvent demandée si l'auteur n'avait pas commis lui même tous ces crimes tellement leur description est réaliste...une lecture dérangeante certes mais incontournable...néanmoins âmes sensibles s'abstenir ;)

    Critique de qualité ? (8 votes positifs)


    • Livres 3.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 25/03/2010


    Moins que zéro Moins que zéro de Bret Easton Ellis

    Dès les premières pages, j'ai tout de suite remarqué que Bret Easton Ellis avait un style particulier, un style bien à lui. En le lisant, lors des premières pages, j'avais l'impression d'être dans un tourbillon. Les mots, les images défilaient devant moi sans que je puisse les arrêter. Comme quand vous avez l'impression que tout va à une vitesse folle alors que vous êtes tranquillement assis en train de lire.
    Cependant, j'ai rapidement été déçue mais cela se faisait par intermittence. Tout d'abord, lorsque Clay, le personnage principal rencontre une personne, cette personne est toujours décrite comme blonde et bronzée. Cela vous apparaîtra peut-être comme un détail mais au bout de la dixième fois, cela a commencé tout de même à me fatiguer. Sûrement parce que malheureusement, c'est souvent les seuls détails qu'il nous donne sur ces personnes.
    Ce qui m'a également dérangé c'est ce côté "je me drogue avec n'importe quoi et je couche avec n'importe qui". Le sujet en lui-même ne me dérange pas mais ici il semble survolé. Ce n'est ni trash, ni doux, à vrai dire tout paraît vide dans ce livre, tout paraît anesthésié. Les personnages ne semblent pas avoir de sentiments ou plutôt ils ont décidé de tellement les enfouir qu'ils ne savent plus vraiment ce que c'est.
    Pourtant, monsieur Bret Easton Ellis semble tout de même savoir comment choquer les gens. Il y a deux scènes dont je me serais bien passée. Elles sont glauques, sordides. Elles font ressortir le mauvais de la nature humaine, celle qui regarde mais qui ne dit rien.
    Cependant, j'ai trouvé tout de même deux-trois passages dans ce livre qui m'ont vraiment plu, ce sont des passages où certains personnages sont devenus humains. Même si souvent les causes étaient tristes, ils ont montré qu'ils avaient des sentiments. Il y avait une ambiance particulière à ce moment là et j'aurais aimé la retrouver plus souvent lors de ma lecture.

    Même si je n'ai pas vraiment accroché avec ce livre, je ne regrette pas d'avoir lu cet auteur dont j'entendais tant parler. Je pense même que je lirais un autre de ses livres un jour ou l'autre.

    Critique de qualité ? (7 votes positifs)


    • Livres 3.00/5
    Par Philippe67, le 07/09/2011


    American Psycho American Psycho de Bret Easton Ellis

    Un livre très dérangeant que j'ai hésité souvent à abandonner tant certaines scènes sont difficilement soutenables, mais il faut lire jusqu'au bout pour l'aimer. Une peinture d'une certaine société américaine (yuppies) bien bien loin de nous faire rêver.
    Une lecture qui laisse des traces longtemps après avoir refermé ce livre j'y repense encore.

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    • Livres 5.00/5
    Par PierreF, le 01/03/2011


    American Psycho American Psycho de Bret Easton Ellis

    Voilà un livre d’un auteur qu’on aime ou qu’on déteste. Ayant lu son dernier en date, Suite (s) Impériale (s) que j’ai trouvé décevant, revenons aux valeurs sures. Alors, certes, au premier degré, c’est l’histoire d’un serial killer. Au deuxième degré, c’est une charge contre l’Amérique des années 80-90, le règne de l’argent, de l’apparence lisse, où ce qui n’est pas propre doit disparaître. Au troisième degré, c’est le portrait d’un auteur, malade d’être seul, enfermé dans un rôle trash qui l’amuse. Avec énormément de style, des choix littéraires voulus, et des scènes de meurtres explicites, ce livre fait débat mais n’est pas en tous cas pas à mettre entre toutes les mains. A vous de voir.


    Lien : http://black-novel.over-blog.com/article-une-idee-de-lecture-pour-le-week-end...

    Critique de qualité ? (6 votes positifs)


    • Livres 1.00/5
    Par matrobicheaux, le 05/12/2010


    Moins que zéro Moins que zéro de Bret Easton Ellis

    Je trouve que le titre choisi par l'auteur convient à merveille à son livre qui est d'un ennui mortel !!! Après avoir adoré "american psycho", "lunar park" et "zombies", j'avoue avoir été énormement déçu par cette lecture mais surtout ne pas comprendre l'engouement qu'il suscite encore aujourd'hui. Mais bon pour Bret Easton Ellis, il s'agissait d'un échauffement avant l'écriture de chefs d'oeuvre!! On ne lui en voudra pas !! Toutefois, je le déconseille aux lecteurs qui souhaitent découvrir ce formidable bargeot !! quant à ceux qui l'ont déjà lu, à eux de voir !! et à ceux qui sont fermement décidés à se lancer: bon courage !!

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    • Livres 5.00/5
    Par AxelG, le 19/11/2010


    American Psycho American Psycho de Bret Easton Ellis

    Ce livre a marqué la fin de ma période "héroïque fantasy". J'avais déjà vus la film qui m'avait beaucoup plu. Alors j'ai commencé a lire se livre, ceux qui l'avais déjà lus me lavait déconseillé car ils trouvaient que les description de vêtement et les pages parlant de groupe étaient lourdes. Maintenant American Psycho est de loin le livre que je préféré, le personnage de Patrick Bateman a une personnalité difficile a cerné, la manière dont Bret Easton Ellis décris ses actes me donnait l'impression d'y êtres.

    Critique de qualité ? (6 votes positifs)


    • Livres 3.00/5
    Par Luniver, le 01/09/2011


    Moins que zéro Moins que zéro de Bret Easton Ellis

    En parcourant Moins que zéro, on a l'impression de lire de l'ouate : Clay rentre chez lui pour les vacances de Noël, mais rien ne semble avoir d'importance pour lui : il couche sans savoir vraiment avec qui, il se drogue sans savoir vraiment avec quoi. La découverte d'un cadavre, sa petite amie qui rompt, son ami qui se prostitue pour payer ses doses, rien ne semble avoir prise sur lui. On sort de cette lecture aussi anesthésié que le personnage principal.

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    • Livres 4.00/5
    Par manray, le 05/02/2011


    Moins que zéro Moins que zéro de Bret Easton Ellis

    Passé l'effet de surprise, ce livre dérange. On entre dans un univers très noir : les excès d'une jeunesse de LA dans les 80's jusqu'à l'écœurement. Le style est nerveux : caméra à l'épaule !! Les dialogues sont courts, les mêmes scènes se répètent jusqu'à lasser et il n'y a aucune analyse mais on ressent le malaise et les sentiments du personnage principal avec beaucoup de force.
    A lire impérativement avant la suite ... Suites Impériales qui est paru en 2010.

    Critique de qualité ? (5 votes positifs)


    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 09/01/2012


    Lunar Park Lunar Park de Bret Easton Ellis

    je sais que les avis sur Ellis en général et sur ce roman en particulier sont partagés.
    Lunar Park démarre comme un récit autobiographique, Bret le personnage central (Ellis peut-être ?) s'est rangé des voitures (après avoir été dépendant à la drogue, à l'alcool et au sexe), il est devenu quelqu'un de respectable (mariage, enfants, belle situation et belle maison, chien, visite hebdomadaire chez le psy, diner entre amis) et puis après le roman part dans le fantastique et la paranoia. Et ce voyage dans le cerveau de Bret Easton Ellis à de quoi nous foutre les jetons. Et bien sûr c'est-là que ce joue l'adhésion ou non du lecteur. Le roman part alors dans un délire hallucinant mais qui vous attrape avec une force extraordinaire, car si Ellis à ces détracteurs on ne peut lui reprocher son imagination débridée et le brio avec lequel il déroule son histoire. Sacrément efficace le bad boy de la littérature américaine.

    Critique de qualité ? (4 votes positifs)


    • Livres 3.00/5
    Par ChristopheM, le 28/10/2011


    American Psycho American Psycho de Bret Easton Ellis

    J’entends l’écho d’un carillon qui me chuchote un léger « Alléluia ! De l’action », alors que j’arrive à la page 216 lorsque Patrick laisse entrevoir ses désirs meurtriers. Son implosion psycho apparaît au grand jour, s’extériorise. Au plaisir du lecteur. Ouf, beaucoup de pages pour en arriver là, j'ai bien retenu l’intérêt de Patrick pour le Patty Winter Show, la sape, le sexe et l’argent en abondance dépensé sans compter.



    S’en suivront des scènes de tortures, de boucheries, de crimes atroces. Je n’ai pu cerner l’utilité de la longueur des scènes pornographiques ; la longueur des chroniques imbattables, impressionnantes au sujet de Genesis (p180 à p186), Whitney Houston (p335 à p340), Huey Lewis and the News (p465 à p475) ; la longueur des conversations interminables sur le choix des restaurants et des personnes à inviter ou à éviter ; la longueur des descriptions vestimentaires à la couture près et le matériel High Tech dernier cri qui obsède le sérial killer.



    A un moment donné deux scènes nous laissent croire à une issue, un dénouement qui mettrait fin aux crimes de Patrick comme dans bon nombre d’excellents thrillers : L’apparition furtive d’un détective qui cherche une des victimes, l’enchaînement de violences avec une course poursuite suite à l’assassinat d’un saxophoniste. Fausse pioche, scènes comme d’autres, passagères sans conséquences. L’attente du lecteur n’est guère récompensée, pas de bonne ou de mauvaise fin, il n’y en a pas tout simplement.



    Le style de l'écriture est une forme de journal intime du tueur. Il manque juste les dates du moment où celui-ci se confierait à un carnet. Bret Easton Ellis garde le style utilisé dans ses autres ouvrages : "Moins que zéro" et "Les lois de l'attraction". Préférable car plus court et les seuls que j'ai lu... Il reprend certains personnages dans "American psycho", toujours une génération qui baigne dans le sexe, la drogue, l’alcool, les suicides, sans but. Les années ’80 américaines, source d’inspiration principale de l’auteur. Clair que ça change d’Ace of base, de Jean Jacques Goldman, Michael Jackson ou RUN-DMC qui m’ont laissé des souvenirs bien plus agréables à cette époque…



    En somme c’est un livre cru, direct, sans gêne, peu effrayant, d'une écriture parfaite, mais trop de détails ont rendu le texte ennuyeux, peu fluide. Dommage vu le talent de BEE. De là à dire, que c’est un roman qui fait partie du Top 5 de certaines personnes influentes, je m’étonne. Sont-ce peut-être sur base de critères qui me dépasse vu que ce sont les études qui m’ont poursuivi…Je n’ai pas respecté certaines règles, en toutes consciences, sur la manière d’établir une chronique, comme l’usage du « je », puisque cela n’en n’est pas une. Juste mon avis perso pour le plaisir. JE vous dis donc sur un fond de Bubble Guppies qui passe sur Nickel Odeon JR : A bon entendeur !

    http://lirecrire.over-blog.com/article-american-psycho-bret-easton-ellis-86621955.html

    Critique de qualité ? (4 votes positifs)


    • Livres 3.00/5
    Par Aline1102, le 16/10/2011


    Glamorama Glamorama de Bret Easton Ellis

    Ce livre était très spécial, avec des points positifs, et des choses plus négatives, qui m'ont assez énervée.
    Commençons par les points négatifs.

    Tout le monde, dans ce roman, appelle les autres baby. Même les hommes entre eux s'appellent baby. Ce qui fait que ce mot, déjà très agaçant en lui-même, revient à peu près 55 fois par page (j'exagère à peine!). En particulier quand Victor voit Chloé, sa petite-amie, vu qu'il a alors tendance à l'appeler :"baby, baby, baby". Ce qui rend ce petit surnom encore plus agaçant!
    Certains dialogues entre personnages sont aussi assez énervants. Dans les toutes premières pages du roman, par exemple, alors que Victor prépare l'ouverture de la fameuse boîte de nuit, un certain dialogue m'a donné envie de jeter le livre à travers la pièce. Victor explique à JD, un type qui l'aide à préparer la grande ouverture de la boîte, que ce qui est à la mode est dépassé et que ce qui est dépassé est à la mode. Comme JD ne comprend pas, il répète cette phrase à Victor, qui la répète à JD, qui la répète à Victor,...comme ça jusqu'à ce que la fameuse phrase apparaisse environ 15 fois sur la page. Comme tous les personnages fument des joints et qu'ils prennent tous des drogues dures, je suppose que leurs neurones ne sont plus tout à fait en état de comprendre une phrase énoncée une seule fois, et qu'il faut donc la répéter encore et encore pour qu'elle se fixe dans leur cerveau. En attendant, cela a tendance à énerver la lectrice ou le lecteur normal(e) dont les neurones se portent très bien, merci pour elle/lui!

    Par contre, Glamorama a aussi un énorme point positif (encore heureux!): la réflexion sur la superficialité et l'apparence.
    Dans ce roman, Bret Easton Ellis met en scène des personnages qui veulent être célèbres. Ils sont prêts à faire quasiment n'importe quoi pour le devenir. Ainsi, toujours au début de l'ouvrage, on apprend que Victor a passé trois fois le casting pour une émission de télé-réalité de MTV (et qu'il a échoué les trois fois...). Je n'ai rien contre les gens qui veulent participer à ce genre d'émission, mais je pense quand même qu'il faut vraiment être désespéré pour vouloir être filmé quasiment 24h/24.
    On assiste donc à une ronde de personnages presque ridicules, qui se rendent encore plus ridicules dans l'espoir de devenir célèbre et adulé: c'est à qui écrira le scénario de l'année, à qui portera le mieux les robes des créateurs, à qui gagnera le plus d'argent en posant pour Playboy. Au final, on se rend compte que les objectifs de tous ces personnages sont particulièrement malsains et, surtout, totalement déconnectés de la réalité. Pas étonnant qu'ils se sentent très mal quand leurs rêves ne se réalisent pas...
    Je pense que cette réflexion est très actuelle, et c'est pour cela que j'ai choisi Bret Easton Ellis comme futur classique du XXIe siècle. Cet écrivain est particulièrement en phase avec les névroses de notre société, avec cette envie de s'exhiber à tout instant et à tout propos, avec cette tendance à croire que le moindre geste que l'on fait dans une journée intéresse tout le monde. Pour donner un exemple, je connais plein de gens qui racontent leur vie sur Facebook et je n'ai jamais compris l'intérêt de communiquer le menu de son déjeûner à ses 3.250 amis. Franchement, qui s'en soucie?
    Victor et les autres semblent donc cristalliser les problèmes de notre époque, où chacun veut le quart d'heure de célébrité promis par Andy Warhol. Et si cela ne dure vraiment qu'un quart d'heure, ça fait très mal!

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    • Livres 2.00/5
    Par Suny, le 05/09/2011


    American Psycho American Psycho de Bret Easton Ellis

    Au début, on voir combien Patrick Bateman est un jeune goldenboy bien sous tous rapports, qui prend soin de lui et se soucie de son apparence, donne des conseils avisés et exhaustifs sur la façon de soigner sa peau, ses cheveux, son corps, ses mains… Puis, peu à peu, par petites touches, une petite réflexion par-ci par-là, on se rend compte qu’il y a un truc qui cloche. Peu à peu, il se dévoile, l’air de rien, comme si avoir envie d’égorger une femme ou envoyer des vêtements ou des draps tachés de sang au pressing étaient des choses tout à fait normales. Cette façon d’annoncer de façon aussi anodine, au milieu d’une phrase qui n’a rien à voir, les horreurs qu’il a pu commettre, me ferait presque hurler de rire (si j’étais moi aussi une psychopathe).
    Cette histoire semble surtout être l’occasion d’une description sans scrupules de cette classe de la société américaine où l’on se fout de tout, sauf de la marque des vêtements qu’on va porter demain, du prix des tableaux qu’on accroche à ses murs et du restaurant huppé où l’on va aller manger le soir. Tout le monde se connaît mais personne ne se reconnaît, les conversations sans queue ni tête prennent parfois des proportions aberrantes, au point de se demander si on n’est pas chez des extraterrestres, mais c’est raconté avec tellement de naturel qu’on se dit qu’en fait, si, ça doit être possible d’être aussi inintéressant tout en étant persuadé d’être le roi du monde.
    On m’avait promis un truc de ouf, le psychopathe du siècle, un mec ignoble et fascinant. Effectivement, les scènes de torture, de boucherie, de viol, de simple cruauté qui finissent quand même par arriver à un moment très avancé du bouquin, sont assez dégueu. Mais pour ce qui est de la psychologie du type, c’est juste une espèce de taré sans intérêt qui aime faire du mal à tout ce qui bouge. Pourquoi il le fait ? Allez savoir. Peut-être pour donner un peu de piment à son existence plate et désespérante qui, sinon, ne tournerait qu’autour se son fric, de ses fringues Armani, des quelques pouffes qui lui couinent leurs malheurs à l’oreille, de sa Rolex et de son matériel de sono. Bon, d’accord, j’oublie les super restos et le p’tit rail de coke qui viennent égayer un peu tout ça.
    Toujours pas convaincue par Ellis, donc. Dommage, je me suis un peu emballée et j’en ai encore deux à lire à la maison…

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    • Livres 2.00/5
    Par sgmaster, le 27/07/2010


    Moins que zéro Moins que zéro de Bret Easton Ellis

    Cela faisait longtemps que j'entendais parler de Bret Easton Ellis. Beaucoup de gens m'en disaient le plus grand bien. De plus, son actualité récente (la sortie prochaine de son nouveau roman tant attendu) font que je me suis décidé à découvrir cet auteur. C'est en septembre que paraîtra "Suites Impériales", la suite de "Moins Que Zero". Quoi de plus logique de commencer avec ce livre qui est aussi son premier roman.

    Toutefois, une appréhension: Certains comparent Moins Que Zero avec L'Attrape-Coeurs. Or, j'ai détesté le livre de Salinger. Et ce style argotique... Bref! Faisant fi de ces craintes, je me lance dans la découverte d'un Los Angeles d'une autre époque pour suivre les errances de la jeunesse dorée californienne à travers les yeux du personnage principal, Clay, revenu chez lui à l'occasion des vacances de Noël.

    Le style d'Ellis est très particulier. Pas de temps à perdre en fioritures et description. C'est très minimaliste dans le texte, avec quelques répétitions, comme une retranscription orale. Même si c'est concis, tout est pratiquement concentré en une phrase. A l'issue des cinq premières pages, je connaissais pratiquement tout de la vie de Clay. Une vie ennuyeuse, où les jeunes ne pensent qu'à sortir, prendre de la drogue, et de nombreuses autres choses que la morale réprouve. Au fur et à mesure, Clay se dégoute de cette vie. Sa relation compliquée avec Blair, ces étranges soirées avec drogue, sexe et alcool, le fait que son meilleur ami se prostitue pour se payer sa dope... Tout cela est une incitation à la fuite. Mais partir pour aller où? Car après tout, que veut on vraiment? Aucun des protagonistes ne sait ce qu'il souhaite. Pas de solutions. Il faut être condamné à vivre dans la richesse, dans l'ennui, dans un monde où il n'y a pas de sentiments, où l'émotion que l'on a le droit de ressentir et celle des paradis artificiels. Un triste destin en somme. Quelques souvenirs d'enfance s'immiscent dans l'histoire, en italique, juste pour rappeler que Clay est un être humain. Peut être...

    Bizarrement, la lecture de ce roman ne m'a fait ni chaud, ni froid. Quelques longueurs toutefois, les dialogues ne sont pas très élaborés. Mais malgré tout, j'avais envie de continuer à le lire, ne serait-ce que pour connaître la fin. A en croire certaines critiques, il s'agit d'un premier roman, et donc il y a quelques défauts. Je me réserve "American Psycho" pour plus tard. En définitive, "Moins Que Zero" est... ni bon, ni mauvais.

    Critique de qualité ? (4 votes positifs)


    • Livres 5.00/5
    Par dflasse, le 02/01/2009


    American Psycho American Psycho de Bret Easton Ellis

    Ce livre est vraiment un cas à part. Un bijou. Un diamant au tranchant dangereux. Une merveille pleine d’horreurs.

    Il est très malaisé de relater l’intrigue sans dévoiler le mécanisme qui fait vraiment le sel du roman. Disons qu’il a le New york des années 80 pour cadre. Le personnage principal est un archétype du yuppie. Il est superficiel, riche, terrorisé.


    Lien : http://toutpeutarriver.wordpress.com/2008/08/01/american-psycho-brett-easton-...

    Critique de qualité ? (4 votes positifs)


    • Livres 3.00/5
    Par Woland, le 19/10/2008


    Glamorama Glamorama de Bret Easton Ellis

    On ne peut pas dire que c'est la suite d'American Psycho même si Patrick Bateman y fait, au tout début, une très brève apparition de figurant.

    Le roman est aussi moins violent en dépit de certaines scènes sanglantes. Rien de comparable pourtant avec les horreurs d'American Psycho.

    Alors, voyons maintenant l'histoire. Touffue, très touffue et, comme d'habitude, on est pris à la gorge par la superficialité inouïe du monde (new-yorkais, si j'ai bien compris) que nous présente Brett Easton Ellis. Forcément, me direz-vous, le héros est un mannequin qui joue en fait les utilités au milieu de célébrités véritables. Mannequin bisexuel, acteur occasionnel dans des pubs ou des films de sous-série et, de façon générale, homme à tout faire pour ses riches amis. Il est aussi pas mal gigolo, j'ai trouvé.

    En gros, Victor Johnson est devenu Victor Ward en devenant mannequin. Son père est en effet un sénateur très connu à Washington et susceptible de postuler à un rang politique plus important (ce qu'il fera d'ailleurs à la fin du roman.) C'est un beau gosse, pas trop bête d'ailleurs. Mais le genre de vie qu'il a choisi l'a fait s'orienter vers l'alcool, les drogues diverses (même s'il n'a pas sombré dans l'héroïne) et bien sûr les petites pilules genre Xanax. Ce que ce type avale comme Xanax quand il se retrouve à Paris, le tout arrosé d'alcool, c'est incroyable ! On se demande comment il fait pour tenir debout ! ... Une fois de plus, on retrouve l'habileté de l'auteur à nous suggérer que ce que voit et entend son personnage ne pourrait être qu'hallucinations ...

    Victor vit avec un top-model, Chloé Byrnes. Mais, à la suite d'une coucherie de Victor, elle rompt avec lui. Victor ayant été contacté entretemps par un certain Palakhon pour aller retrouver en Europe l'une de ses anciennes camarades d'université, Jamie Fields. Trois cents mille dollars à la clef, ça ne se refuse pas, surtout quand on est, comme Victor, aussi assoiffé de luxe et de célébrité.

    Malheureusement pour lui, les retrouvailles avec Jamie vont tourner au cauchemar. Un cauchemar que n'aurait pas renié Patrick Bateman : terroristes utilisant le statut de certains people pour faire sauter des bombes à Paris (on est en 1995) et enlever des fils de dirigeants, meurtres tous azimuts, complots par ci, complots par là ... A la fin, Victor ne sait plus qui il est et le lecteur se demande si l'auteur ne lui a pas fait voir l'action par les yeux de Victor et de sa doublure.

    Un peu étouffant au début avec cette avalanche de noms à la mode et d'attitudes trop branchées pour être intéressantes, Glamorama prend son rythme après la rencontre avec Palakhon. Après ça, on ne lâche plus le bouquin.

    Une question me trotte par la tête pourtant : Brett Easton Ellis inventera-t-il un jour des personnages évoluant dans un milieu autre que celui-là ? ;o)

    Critique de qualité ? (4 votes positifs)


    • Livres 1.00/5
    Par Bunee, le 17/08/2008


    American Psycho American Psycho de Bret Easton Ellis

    A la base, l'idée est excellente. Un yuppie du début des années 90 Patrick Bateman s'avère, sous ses costumes luxueux et ses conversations badines, être un effroyable psychopathe qui torture et tue tout plein de gens, de ses collègues à ses ex en passant par des clochards et des femmes de rencontre.

    C'est féroce, effroyablement efficace. Dresse un portrait au vitriol de la société Américaine.

    MAIS je pense que le bouquin aurait pu être beaucoup plus subtil, tout en étant aussi efficace, notamment pour ce qui est des descriptions laborieuses, fastidieuses, répétitives et inutilement écoeurantes des scènes de torture. Là on se vautre vraiment dans l'hémoglobine, on se noie dedans, c'est lassant. (...)

    http://lelabo.blogspot.com/2008/08/bret-easton-ellis-american-psycho.html

    Critique de qualité ? (4 votes positifs)




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