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Par Seraphita, le 12/04/2010
La mort des bois de
Brigitte Aubert
C’est long d’attendre. C’est à la fois ennuyeux et excitant. Crispant. En avant, en arrière, à droite, à gauche, je dessine des arabesques avec mon fauteuil, m’interrompant juste pour lever le bras et serrer le poing. Je dois avoir l’air d’une Pasionaria en fauteuil roulant. « Boissy-les-Colombes : la douce infirme était en fait une dangereuse terroriste ». En avant, en arrière, pour la Mazurka des tétraplégiques.
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Par ilea, le 18/10/2007
La mort des bois de
Brigitte Aubert
"Je me sens nue je recule bêtement mon fauteuil jusqu'au bahut comme si je voulais me mettre hors de portée de se regard posé sur moi a mon insu de ce regard que j'imagine froid et sans autre expression que l'intérêt du prédateur pour sa proie…[…]
Craquements sur le gravier. Je ne peux pas supporter l'idée de ces yeux que je ne voit pas et qui me regardent. J'ai peur. La peur coule dans mes os dans mes veines froide piquante.
Est ce que cette saloperie de porte d'entrée est bien fermée a clé?
On secoue la poignée je reconnais le bruit. Ma salive a du mal a se frayer un chemin dans ma gorge. On gratte a la fenêtre j'imagine des doigts qui glissent le long des vitres de longs doigts recourbés impatients…Plus aucun bruit, est ce qu'il est parti? [..]
Il y a quelqu'un dans le salon. Le verre crisse sous ses pas furtifs j'actionne mon fauteuil pour reculer et j'entends un petit rire. Virginie? Quelqu'un passe devant moi. Si je pouvais tendre la main si je pouvais voir…je me recroqueville sur mon siège j'attends le coup la piqûre de l'épingle ou pire…."
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Par Sharon, le 08/12/2010
La danse des illusions de
Brigitte Aubert
Un roman policier, quelle drôle d'idée ! Comme si les faits divers ne suffisaient pas à combler tout amateur de déductions et d'aventures. Quel ennui d'être un personnage de roman, c'était trop statique ! Traîner de chapitre en chapitre jusqu'à la laborieuse résolution d'une intrigue emberlificotée... Et quand à en écrire... On était payé à a ligne, on en rajoutait, on délayait, le héros raisonnait plus lentement qu'une charrette ou au contraire fonçait soudain comme un faucon en aéronel sur un indice miroitant sorti du sac à malice de l'auteur.
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Par Melanie_F, le 21/12/2010
Sable noir, Tome 2 : Vampyres de
Brigitte Aubert
-Gégé ? ça va ? Anais a l'impression que le temps c'est figé. Elle n'ose pas bouger. Elle demand encore faiblement :
- Ca va ? Alors lentement, très lentement, gégé repose Garance dans son berceau. Le bébé parait étrangement alangui. Une poupée de chiffon. Puis Gégé se tourne vers Anaïs. Son expression est apaisée, seraine. Ses yeux ont perdu leur éclat dément, ses joues sont rosées. On dirait presque qu'il a réjeunit !
- Tout va bien, déclare t-il. Tout vas très bien ! Il sourit à Anais. Ses canines sont rouges de sang.
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La mort des neiges de
Brigitte Aubert
J'avance ma main. La retire comme si je l'avais plongée dans un nid d'araignée. Je viens de toucher des cheveux. Ce qui repose sur mes genoux inertes, c'est une tête.
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Par Melanie_F, le 21/12/2010
Sable noir, Tome 2 : Vampyres de
Brigitte Aubert
J'ouvris les yeux, et alors me rétractais : dans le reflet de la glace, au pied du lit, je ne vis que moi. Dans la peau d'une connasse
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Par Sharon, le 16/01/2011
Le secret de l'abbaye de
Brigitte Aubert
- Emile, on n'est ni au Bambouck, ni à Hanoï, ni dans aucune de ces foutues contrées que où vous avez promené vos guêtres ces trente dernières années. On est à Paris, à deux ans du XXe siècle.
Emile croisa les bras.
- Et ça change quoi ? Vous croyez que le monde moderne est plus doux que l'ancien ? La seule nouveauté, c'est que maintenant, on peut filmer les gens en train de crever. Parlez d'une amélioration !
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Par Sharon, le 16/01/2011
Le secret de l'abbaye de
Brigitte Aubert
C'est la faute à Denfert, lâcha alors le jeune homme. C'est un vrai catalyseur de catastrophe. Vous devriez l'étudier en laboratoire, Feclas.
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Par Sharon, le 16/01/2011
Le secret de l'abbaye de
Brigitte Aubert
Mais les trucages se voient !
- Quand il s'agit de fantômes ou de têtes coupées qui chantent, oui. Mais si demain les opérateurs décidaient de modifier l'actualité ? Changer les images d'une bataille, d'un entretien entre chefs d'Etat...pousser à la catastrophe...
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Par Melanie_F, le 21/12/2010
Sable noir, Tome 2 : Vampyres de
Brigitte Aubert
Ne t'inquiète pas Papa, tout ira bien, dit gentillement Kevin en lui tendant un bol. Un grand bol de sang frais.