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Par chocobogirl, le 10/02/2011
Starvation lake
de
Bryan Gruley
Gus Carpenter mène une vie plutôt minable dans la petite ville de Starvation Lake. Journaliste de seconde zone pour le journal Pilot qui rame à présenter quelques scoops croustillants dans un coin où il ne se passe jamais rien, il gère la rédaction tant bien que mal et essaye de ne pas faire de vague auprès de sa direction.
En effet, parti à Détroit pour une carrière prometteuse, Gus est revenu brusquement dans sa ville natale et le mystère règne quant à ce qu'il s'est réellement passé.
Sa seule occupation : les matchs de hockey de l'équipe sénior de Starvation Lake où il retrouve ses anciens camarades d'équipe. Gus est en effet un ancien champion de hockey, malheureusement connu pour avoir fait perdre son équipe lors d'un match de championnat. Une honte qu'il traine avec douleur et que les habitants ne manquent pas de lui rappeler.
Pourtant, le passé sera remué bien plus encore lorsque la police découvre la moto-neige de son ancien entraineur, Blackburn, mort 20 ans plus tôt...
S'est-il réellement noyé ? A-t'il été victime d'un assassinat ?
Gus se lance à corps perdu dans l'enquête, pour le meilleur et pour le pire...
Je dois dire que la mise en route est longue, très longue... Il ne se passe pas grand chose. Le mystère plane sur le passé de Gus et on se demande bien où tout ça va nous mener.
Pourtant, on finit par être alpagué par l'intrigue et les multiples questionnements qui se posent.
Le passé de Gus se dévoile petit à petit alors que celui du coach s'épaissit.
Pris entre des soucis juridiques liés à son ancien poste et l'enquête sur son ex-entraineur, Gus va se révéler un journaliste intègre et acharné. Nous allons pénétrer dans les dessous du journalisme, de la recherche d’informateurs et des responsabilités que ça implique.
Quant à Blackburn était-il aussi bien qu'il semblait être ? Que cache-t’il dans son passé ? Quelqu'un a-til voulu l'assassiner ?
La vérité qui éclatera vous plongera dans la noirceur de l’âme humaine et de ses déviances. Gus y perdra toutes ses illusions mais pour mieux rebondir.
L'ambiance de la ville, entièrement dédiée au hockey et à ses héros, sclérosée par une défaite sportive est plombante et on comprend mieux l'engouement et la dynamique que cela peut apporter dans une région qui offre peu de débouchés. L’immersion dans un sport peu connu en France m’a paru très convaincante et j’y ai retrouvé l’univers que j’imaginais.
Même si ce n'est pas le polar de l'année, Starvation Lake est un bon polar qui se lit tout seul. Après un début un peu long qui met en place l'intrigue, le récit prend de l'ampleur et les nombreuses intrigues qui se croisent pour mieux se rejoindre vont accélérer le rythme du roman. Le héros, qui passe au début pour un looser fini, va finir par être très attachant dans sa volonté de dénicher à tout prix la vérité qui se cache, quitte à mettre en danger son poste au sein du journal.
Une intrigue classique certes mais qui m'a happé ! Impossible de lâcher le roman avant de connaitre le fin mot de l'histoire ! Personnellement, je n'ai pas deviné la fin avant le journaliste et j'ai grandement apprécié la part d'analyse sociologique de cette ville américaine engluée dans son image défaitiste.
Lien : http://legrenierdechoco.over-blog.com/article-starvation-lake-44577621.html
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Par tulisquoi, le 04/04/2010
Starvation lake
de
Bryan Gruley
"Un premier roman exceptionnel", nous dit Harlen Coben, "Un début phénoménal", renchéri Michael Connelly. Et pour bien enfoncer le clou, c'est George Pelecanos qui en remet encore une couche en quatrième de couverture avec "la nouvelle voix qu'on attendait...". Bon ! Ajoutons encore la référence à Henning Mankell (que j'aime beaucoup, même s'il ne figure pas encore sur ce blog) et on se dit que ce livre doit être un monument.
Le problème pour moi maintenant, c'est que lorsqu'on me dit drame dans une petite communauté où tout le monde se connait, des secrets sombres et des mystères à résoudre, je pense tout de suite à Seul le silence de R.J. Ellory, un de mes gros coups de coeur 2009. La barre est donc mise très haute.
Là c'est un peu le même type d'ingrédients : la mort par "accident" de l'entraineur star de hockey, un enfant du pays parti griller ses ailes aux lumières de la grande ville, mais qui revient la tête basse dans son village d'enfance, les secrets bien entretenus par le village et les familles, on ajoute par-dessus ça des matchs de hockey décrit par le menu et voilà un livre qui est, dans l'ensemble, pas mal, mais où il manque le petit quelque chose en plus qui fera vraiment décoller l'histoire. On a l'impression de tourner un peu en rond, de piétiner et parfois on perd patience devant ce héros qui, décidément, à besoin de beaucoup (trop) de temps pour comprendre ce qui se passe autour de lui.
Pas mauvais donc, mais pour moi, ni "exceptionnel", ni "phénoménal".
Lien : http://tulisquoi.over-blog.com/article-starvation-lake-bryan-gruley-47897808....
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Par Skritt, le 12/06/2011
Un mort à Starvation Lake
de
Bryan Gruley
Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercier Livraddict et Points pour ce partenariat.
Après avoir quitté sa petite ville natale du Michigan pour Detroit, Gus revient pour reprendre la direction du canard local. Refait alors surface la motoneige de Coach, l’entraîneur de Hockey disparu au fond du lac il y a quelques années. Mais apparemment, Coach ne serait pas tombé dans l’eau gelée alors qu’il était ivre.
Un roman qui raconte dans la peau de Gus toute l’enquête sur la disparition d’un personnage haut en couleurs que tout le monde appréciait. Gus se remémore toutes son enfance et ses années passées en compagnie du défunt Coach dans l’équipe de Hockey en tant que gardien de but. De ces petits boulot avec son ami Soupy jusqu’à son premier scoop en tant que stagiaire dans le journal du coin qui fit tomber un éminent notable, Gus passe tout en revue, avec une grande humilité, conscient qu’il est en train de rater sa vie, après des déboires à Detroit, et son retour forcé à Starvation.
Le personnage de Gus est très intéressant, car malgré ses échecs cuisants, il se remet perpétuellement en question comme peu de personnes le feraient. Il ne se cache pas derrière un masque le grandissant ou ne déprime pas non plus. Il essaye d’y faire face, même s’il repousse certains de ses problèmes jusqu’au dernier instant, par peur peut-être, par loyauté certainement.
Ce roman compte un nombre important de personnages que rencontre Gus. A aucun moment, nous avons la sensation de se perdre dans ce flot d’amis, de connaissances, d’ennemis ou de rencontres inopinées.
Malheureusement, certains détails et rebondissements ne sont pas de grandes surprises, au point que le doute se confirme au moment des révélations. Une certaine déception donc quant à l’avancement de l’enquête qui manquait de ces révélations chocs et surprenantes vous clouant sur place tellement vous ne vous y attendez pas.
Malgré tout, ce roman se lit facilement et Gus, le personnage principal, est très attachant. La mentalité de quartier de cette petite ville est bien retranscrite et il est assez aisé de comprendre son départ et sa rancœur d’être revenu à Starvation. Les longs paragraphes et chapitres de réminiscences sont des passages obligés pour le lecteur et son appréhension de la vie de Gus, ils ne sont pas de trop et même très utiles.
Un roman lu avec plaisir, un thriller efficace, d’autant que c’est le premier roman de l’auteur, il est à suivre.
Lien : http://skritt.over-blog.fr/article-un-mort-a-starvation-lake-bryan-gruley-763...
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Par mutinelle, le 25/05/2011
Un mort à Starvation Lake
de
Bryan Gruley
Je suis en pleine période romans policiers, j’en ai lu quatre en peu de temps et je me rends compte que ça m’avait manqué ! Je crois que je vais revenir plus souvent à mes premières amours…
Bryan Gruley nous plonge dans l’histoire assez monotone d’une petite ville des États-Unis, jusqu’au jour ou réapparaissent les fantômes du passé sous la forme d’une motoneige émergeant d’un lac encore gelé. Gus est revenu vivre dans la ville qui l’a vu naitre suite à une drôle d’histoire qui s’est déroulée dans la ville de Detroit. Il retrouve ses amis d’enfance, ceux avec lesquels il jouait au hockey. Sa vie retrouve un morne quotidien jusqu’à la découverte de cette motoneige qui a elle seule va remuer la vase enfuie au fond du lac. La réouverture de l’enquête sur la noyade du coach de l’équipe, dix ans plus tôt, va dévoiler une facette de cette ville qu’elle aurait bien aimé garder secrète.
J’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire, l’auteur mettant les choses en place lentement, comme pour mieux se calquer sur le rythme de cet hameau tranquille. De plus, cette intrigue se déroulant dans le milieu du hockey, sport « national » au Michigan, j’étais un peu larguée au milieu de toutes ses descriptions de matchs. Mais tout cela a vite été dépassé au bout de quelques dizaines de pages.
Le personnage de Gus, journaliste au canard local, est très bien campé, on s’attache très vite à lui. On comprends ses déceptions, ses regrets, ses défauts… Je suis une femme, mais il est assez facile de s’identifier à lui, tant les questions qu’il se pose, les choix auxquels il est confronté sont ceux de tous en pareilles occasions. C’est malgré son passé un homme intègre.
Les autres personnages du livre sont typiquement ceux que l’on s’attend à trouver dans ce genre de bourgade : le barman taciturne, le mec fort en gueule toujours accoudé au comptoir, la vieille teneuse de restaurant qui sait tout sur tout, le jeune entrepreneur aux dents longs, le vieux loup à qui on ne la fait plus, la journaliste ambitieuse, la standardiste, ancienne reine de beauté, revenue de tout, le shérif enrobé et maussade, l’ancienne petite amie rancunière, la mère attentionné, l’ami d’enfance un peu largué… Bref, toute une galerie de portraits qui pourrait tomber dans la caricature mais qui sonne étrangement vraie. L’auteur a parfaitement réussi à retranscrire l’atmosphère de ces petites villes typiquement américaines, remisant parfois l’enquête policière au second plan.
Pourtant cette enquête est vraiment bien ficelée, dès le début on se doute que cette moto resurgissant du mauvais lac trouée d’une balle, que cette mort par noyade un soir de mars 1988 du coach de l’équipe de hockey classée accidentelle ne sont pas ce qu’elles paraissent être, mais jamais nous ne soupçonnons où cela va nous mener…
En définitive, et malgré que je ne suis pas une grande sportive, j’ai beaucoup aimé ce livre, par son ambiance, ses personnages, leurs relations et par cette enquête qui nous dévoile un pan pas très reluisant de la nature humaine.
Le petit plus : L’auteur a écrit une suite « The Hanging Tree », qui n’est pas encore traduite.
Lien : http://mutietseslivres.wordpress.com/2011/05/25/un-mort-a-starvation-lake-%E2...
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Par Heureuse, le 26/09/2010
Starvation lake
de
Bryan Gruley
En règle générale, je n'aime pas trop dévoiler l'intrigue des romans quand j'en parle, pour ne pas gâcher le plaisir de la découverte. C'est d'autant plus vrai pour les policiers. Il faudra donc se contenter des quelques mots qui suivent.
Franchement un très bon policier. S'il y a une caractéristique qu'on peut y relever, c'est que tout y est bien dosé et parfaitement harmonieux.
L'intrigue, les personnages, le suspens tout y est comme cela doit être. Ce n'est pas un suspens haletant qui vous oblige à vous coucher à 4h du matin mais on est bien content de retrouver son livre quand on a un peu de temps. On ne peut pas dire que le dénouement nous surprenne incroyablement (il y avait suffisamment d'indices pour qu'on y ait un peu songé avant) mais il est plaisant.
Pas de tour de passe-passe (aucun frère jumeau pour résoudre le mystère ni de d'inconnu sorti du chapeau au dernier moment) mais des indices habilement placés sur la route du héros tout au long du roman.
Pas de "gore" pour faire "gore". Pas d'histoire d'amour bidon pour qu'il y ait une histoire d'amour.
Juste un bon policier efficace.
Il est vrai qu'aujourd'hui, la plupart des très bons policiers ont un "truc" en plus. Ici on nous annonce que c'est la peinture sociale d'une communauté provinciale. Honnêtement ce n'est pas ce qui m'a touchée le plus. Peut-être parce qu'il n'en fait pas trop justement.
En résumé, un bon policier, agréable à lire, même s'il n'a pas vocation d'être un chef d'oeuvre. J'ai lu sur son site qu'il en sortait un autre en août et j'ai vraiment envie de le lire.
Pour ceux qui lisent en anglais, vus les extraits que j'ai lus, ça a l'air vraiment mieux en VO.
Vous pouvez aller également sur le site du roman pour vous imprégner de l'atmosphère.
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Par GribouilleChat, le 14/02/2010
Starvation lake
de
Bryan Gruley
Gus Carpenter est revenu dans sa petite ville du Michigan qu’il avait quittée après avoir provoqué la défaite de son équipe de hockey sur glace.
Journaliste stagiaire au Pilot, le journal local, il est parti pour Détroit et pour la gloire d’un Pulitzer, abandonnant Darlène, sa petite amie et fuyant la réprobation générale. Mais le monde de la presse et, plus encore, celui de l’automobile sont impitoyables et Gus s’y est brûlé les ailes.
La suite sur mon blog
Lien : http://artetlitterature.blogspot.com/2010/02/starvation-lake-de-bryan-gruley....
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Par petite_fleur, le 09/02/2010
Starvation lake
de
Bryan Gruley
On sent les non-dits d'une petite ville qui pèsent, dès les premières pages. Quelque chose cloche, mais quoi ? Et puis les quolibets permanents sur un épisode de hockey qui s'est déroulé il y a des années et qui est régulièrement remis sur le tapis comme si cela datait d'hier... Gus semble un peu perdu au milieu de tout ça,...
Lien : http://nourrituresentoutgenre.blogspot.com