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Ni toi ni moi de
Camille Laurens
Ça a commencé comme ça, voilà ce qu'il faut montrer : le début de l'amour, comment c'est, la peur que c'est. Il faut le montrer parce qu'ensuite on l'oublie, il y a une ellipse, un blanc pareil au trou de mémoire creusé dans le début de la vie : on passe tout de suite aux photos de famille et aux goûters d'anniversaire, maman et ses bras, et l'ours en peluche. On oublie la naissance, on oublie qu'on a eu froid, qu'on a eu mal, qu'on a eu peur, on ne veut pas le savoir. (...) L'amour commence comme il finira, il finit comme il a commencé.
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Ni toi ni moi de
Camille Laurens
Vous avez raison : j'avais commencé un roman, en effet, autour de cette histoire. J'ai des dizaines de feuillets, fragments dépareillés, note à moitié rédigées sur le vif, bouts de journaux, citations, pensées diverses. Mais je ne crois pas qu'il y ait grand chose à en tirer. Après tout c'est juste l'histoire d'une illusion, un homme qui ne m'a pas aimée.
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Ni toi ni moi de
Camille Laurens
Ce n'est pas vraiment un ex car il n'est jamais complètement sorti du champ. Plutôt ,comment dire : un off. Une marge, sachant que la marge appartient à la page.
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Dans ces bras-là - Prix Renaudot des Lycéens 2000 de
Camille Laurens
Je ne pouvais ni renoncer ni entreprendre, seulement attendre. Mais attendre quelqu'un, n'est ce pas un moyen d'être avec lui ?
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Ni toi ni moi de
Camille Laurens
Vous trouvez ça normal, vous, que l'amour passe ? Qu'il ne fasse que passer ?
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Par Sandy80, le 12/08/2010
Dans ces bras-là - Prix Renaudot des Lycéens 2000 de
Camille Laurens
Les hommes libres peuvent partir, et quelquefois ils restent. Voilà la plus belle preuve d'amour : prendre la liberté de rester alors qu'on pourrait s'en aller.
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Par Sarah_DD, le 06/06/2008
Le Grain des mots de
Camille Laurens
Rencontrer un mot comme on rencontre quelqu'un.
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Ni toi ni moi de
Camille Laurens
La mélancolie, c'est le sentiment d'avoir perdu, et c'est la peur de perdre. C'est être en deuil de tout, tout le temps, même au moment où les choses arrivent, si bien qu'on ne peut pas les vivre.
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Par Reka, le 28/04/2010
Philippe de
Camille Laurens
On écrit pour faire vivre les morts, et aussi, peut-être comme lorsqu'on était petit pour faire mourir les traîtres. On poursuit un rêve d'enfant : rendre justice. (p. 80)
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Par Reka, le 28/04/2010
Philippe de
Camille Laurens
Il était venu au monde et le monde n'avait de cesse de l'oublier, de l'annuler, de n'en même pas garder la trace, tel un nom sur une tombe, dans une minute de conversation, dans l'hommage d'une phrase. Les semaines qui ont suivi sa naissance, chaque fois qu'on m'a parlé d'autre chose, il est mort à nouveau. (p. 71)