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Citations de Carine Geerts (5)


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  • Par becdanlo, le 03/10/2009

    Tillia Tépé de Carine Geerts

    Allongée contre lui, elle a la peau douce et sent le miel. Il déplace son corps et la place sous lui pour qu’elle reçoive toute sa virilité.
    Bouleversée, elle sent la braise qui pénètre le secret de sa chair, enflammant son ventre. Elle ferme les yeux, ses lèvres murmurent des mots qu’il ne comprend pas.
    Alors les premières vagues de plaisir succèdent à la morsure qui avait jusque-là tourmenté sa chair.

    Au moment où la jouissance déferle, Zorah pousse un cri, le corps secoué de soubresauts. Elle ferme les yeux, éperdue, chavirée. Et quand il s’écroule sur elle, il entend qu’elle pleure.
    — Je t’aime Zorah. Je t’aime comme on aime le Bonheur et le soleil.

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  • Par becdanlo, le 30/04/2011

    Golgotha de Carine Geerts

    Il leur faut presque une heure pour atteindre la corniche. Ils montent d’abord des marches, puis quand elles ont disparu, ils suivent un sentier poussiéreux qui monte en zigzag jusqu’au sommet de la colline. L’ascension n’est pas facile. Arrivés en haut, ils sont trempés de sueur. Ils restent un moment debout pour reprendre leur souffle, puis Samuel s’assied sur un grand rocher. Meryem s’assied à ses côtés, captivée par la vue extraordinaire.

    Le soleil se couche, énorme et rouge, comme un immense joyau suspendu dans le ciel bleu pétrole. Le ruban argenté du fleuve du Jourdain scintille à travers la brume. Les collines s’étendent à l’infini, vides, silencieuses et mystérieuses.

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  • Par becdanlo, le 26/07/2010

    Damna de Carine Geerts

    Hymne à Isis

    Parce que je suis la première et la dernière
    Je suis la vénérée et la méprisée
    Je suis la prostituée et la sainte
    Je suis l’épouse et la vierge
    Je suis la mère et la fille
    Je suis les bras de ma mère
    Je suis la stérile et mes enfants sont innombrables
    Je suis la bien mariée et la célibataire
    Je suis celle qui donne le jour et celle qui n’a jamais procrée
    Je suis la consolation des douleurs de l’enfantement
    Je suis l’épouse et l’époux
    Je suis la mère de mon père
    Je suis la sœur de mon mari
    Et il est mon fils rejeté
    Respectez-moi toujours
    Car je suis la scandaleuse et la magnifique


    Hymne à Isis, III siècle après Jésus-Christ
    Parchemin découvert à Nag-Hammadi - Egypte

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  • Par becdanlo, le 30/04/2011

    Golgotha de Carine Geerts

    — Personnellement, je me suis souvent sentie mal à l’aise devant les textes de la Résurrection, mais je n’avais jamais fait l’effort de les renier, ou plus exactement je redoutais de rejeter mon esprit critique sur de belles images qui ont enchanté mon enfance, dit Meryem.
    — Tu sais Meryem, les spéculations sur la nature de la Résurrection, celle des apôtres, celle de Jésus ou celle de l’Eglise de Rome ne sont pas des énoncés de foi. Ce sont des représentations de l’imagination humaine.
    — En effet, reprend Elie Tov. La foi en la Résurrection des corps ne s’est pas imposée d’un seul coup. Elle est tardive à l’Ancien Testament, et elle ne touche les disciples de Jésus que bien après l’événement lui-même.

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  • Par becdanlo, le 03/10/2009

    Tillia Tépé de Carine Geerts

    C’est toujours vers le milieu de la nuit qu’Omar pose son calame et range ses feuilles. Il se lève et respire une bouffée d’air pur à la fenêtre. Les jardins de Ridvan embaument la nuit de roses et de jasmins.
    Tout est figé dans la sérénité nocturne.
    Il s’approche du lit où dort Zorah, se penche vers elle et s’attarde à la contempler. Elle est l’image de l’innocence.

    Omar la secoue légèrement pour la réveiller. Il dit à Zorah :

    — Je viens de terminer mes Roubaïyâtes. Qu’en dis-tu mon Aimée ?
    — Omar ! fait Zorah d’une voix endormie. Est-ce si urgent ? Je suis rompue.
    Sans répondre, Omar prend place au bord du lit et rapproche le petit meuble sur lequel est posé un chandelier.
    — Mon Ange ! Pardonne mon interruption dans ton sommeil mais je crois que lorsque tu auras lu mes
    Roubaïyâtes, tu oublieras surement les désagréments causés par ton réveil.

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