-
Par Stouph, le 25/09/2011
La fièvre des corps célestes de
Carmen Duca
Comme tous les vendredis, les artères de la ville étaient obturées. L'air était saturé par les exhalaisons des voitures prises dans la course hystérique du week-end, ignorant les messages utopiques des panneaux routiers "Au volant, restez courtois".
-
Par Livreur, le 03/08/2011
La fièvre des corps célestes de
Carmen Duca
C’était ainsi. Les passages mortifères étaient inscrits dans leurs cieux de naissance. Tout est marqué dans la matrice infinie du cosmos, comme dans une recette de cuisine : les ingrédients, les fluides, les liquides, les particules et le temps de cuisson. Dans la mécanique universelle, les corps du ciel sont d’abord incandescents. Après la coction, ils deviennent des planètes, de gros cookies sidéraux. Au milieu, l’homme, cet infime grain de poussière, programmé à vivre sa petite flamme de vie entre les coups de chaleur des corps célestes et les humeurs de son propre corps.
-
Par Stouph, le 25/09/2011
La fièvre des corps célestes de
Carmen Duca
- Comment ça va ?
(...)
Ami se concentra sur les sensations de son corps : un chaton aplati par un char Leclerc éprouverait les mêmes.
- Couci-couci.
-
Par gwenlaot, le 26/09/2011
La fièvre des corps célestes de
Carmen Duca
Elle sortit du bureau et arpenta le couloir sans but, comme une souris à la mécanique défaillante. Le fluide prémonitoire la mettait en vrac. Elle enclencha le programme inspire-expire en huit temps. Elle but d’un trait le thé tiède et ferma la porte à clé avant de retourner au lecteur. La cassette poussiéreuse prenait une valeur primordiale.
-
Par Livreur, le 21/05/2011
La fièvre des corps célestes de
Carmen Duca
C'est un polar à l'ancienne avec des clins d'œil à Agatha Christie et Didier van Cauwelaert. On entre sur le bout des pieds dans cette aventure criminelle qui démarre à Grenoble mais on sort avec des artifices. Personnages sympathiques, joliment crayonnés, lecture plaisante, sans prise de tête, idoine pour les vacances.
Vivement la deuxième enquête d'Amalia Bostan !
-
Par Livreur, le 03/08/2011
Carmen Duca
Un mécanisme à base de multiples toupies s’était mis à vriller dans son cerveau. Des scénarios sur la mort de Nine Farinas défilaient en boucle sur l’écran mental. Quand elle arrivait enfin à sombrer dans le sommeil, la tête du tueur en série collait au hublot : grosse, rasée, traversée d’un rictus ébréché. Parfois, il prenait la forme d’un homme affligé d’acromégalie qui promenait un index énorme sur son cou. Parfois, il avait un air familier, un petit air de Didier van Cauwelaert sans son sourire magique.
Ami jaillissait du cauchemar le sang glacé et le regard scotché sur les fenêtres de la chambre ; une ombre semblait s’en éloigner, une longue silhouette à la Giacometti qui glissait sous les réverbères.
> lire la suite
-
Par Didynimes, le 23/11/2011
La fièvre des corps célestes de
Carmen Duca
Tout d'abord je remercie Babélio et les éditions Galimatias, pour m'avoir permis de découvrir ce roman.
En ce qui concerne l'aspect visuel du livre, il est fort plaisant, il attire l'oeil... Pour preuve, certaines personnes l'ayant vu dans mon sac, ont voulu savoir de quoi parlait le livre.
En ce qui concerne le fond, c'est un roman original, j'ai bien aimé le coté "cosmique" des choses, malheureusement, j'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans le vif du sujet. Je pense que c'est principalement du à l'écriture de l'auteure. Je n'ai pas accroché au style. Même si on s'y habitue, ce qui rend la fin du livre beaucoup plus passionnante que le début.
Les personnages sont assez sympathique, et on a envie d'en savoir plus sur eux. Notamment Amy et Théo.
J'ai aimé voyager avec les personnages, d'ailleurs le moment où ils se trouvent à Miami est une des parties les plus agréables.
Le livre est assez court. Mais les questions qu'on se pose lors de la lecture sont toutes élucidées.
Je le conseille à ceux qui aime les polars.
> lire la suite
-
Par Stouph, le 25/09/2011
La fièvre des corps célestes de
Carmen Duca
L'excès de frustrations nuit gravement à la santé.