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Le Crépuscule des rois, tome 1 : La Rose d'Anjou de
Catherine Hermary-Vieille
Anne regardait cet homme froid, réticent à exhiber ses émotions, contempler leur enfant. Un début de tendresse s'empara d'elle. Elle devait donner sa chance à Richard, tenter de le traiter moins durement, croire en lui, oublier qu'il avait participé à l'assassinat de son mari, à celui du roi Henry, qu'il avait fait décapiter Fauconberg, partisan de Marguerite d'Anjou, auquel le roi avait pourtant accordé son pardon, et envoyé sa tête sur un pal pour qu'il fût fiché sur le pont de Londres. Mais qui parmis les grands n'avais pas de sang sur les mains ? Depuis tant d'années on se battait clan contre clan, frère contre frère, rose rouge contre rose blanche.
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Par Woland, le 11/01/2009
La Marquise des ombres de
Catherine Hermary-Vieille
... - Qui pend-on ? demanda-t-elle à la gouvernante.
- Une servante qui a volé.
Marie-Madeleine avait envie de voir mais la foule, compacte, l'empêchait de passer. Tout était gris, le toit, le ciel, le peuple serré autour de cette croix dressée vers les nuages et que celle qui allait mourir devait contempler. "Volé", se répéta Marie-Madeleine. Ces mots ne signifiaient pas grand chose et elle était étonnée de voir la mort si proche pour un acte incertain. Soudain, la croix disparut et le ciel demeura vide au-dessus du gibet, tandis que le vent poussait de l'est des nuages si bas qu'ils venaient se déchirer sur les toits.
Marie-Madeleine suivit Melle Cauvin en silence. Elle considérait les eaux impénétrables de la rivière et songeait que la mort devait être bien peu de choses. La force du vent ne la grisait plus. ...
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Par ilea, le 18/10/2007
Les Dames de Brières, numéro 1 de
Catherine Hermary-Vieille
"Que l'on se donne au diable ou au bon Dieu, l'intention est toujours d'être débarrassé de soi même"
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Par Cath36, le 21/11/2011
Merveilleuses de
Catherine Hermary-Vieille
Rose était pragmatique. Une femme ne pouvait survivre qu'en s'adaptant aux hasards de l'existence. Quant à la politique, qu'importait à Rose de Beauharnais, délicieuse et nonchalante créole, que la France soit monarchiste, républicaine ou dirigée par un tyran ? Elle était ce qu'on voulait qu'elle soit. Comme l'affirmait le dicton populaire : "Il fallait se mettre du côté du manche." C'était tout simple.
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Par Woland, le 11/01/2009
La Marquise des ombres de
Catherine Hermary-Vieille
... Les yeux mi-clos dans son fauteuil, Dreux [le père de Mme de Brinvilliers]considérait sa fille à son ouvrage. Jour après jour, il hésitait à lui parler de ce Sainte-Croix, à la conjurer de se séparer de lui, mais il craignait que, refusant ses remarques, elle ne le quittât aussitôt. Que ferait-il sans son sourire, ses attentions ? Il voulait mourir en paix. ...
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Le roman d'Alia de
Catherine Hermary-Vieille
De nos jours on ne dit plus asile de vieillards mais résidence pour seniors.
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Le roman d'Alia de
Catherine Hermary-Vieille
Si j'ai accepté de m'installer aux Amaryllis, c'est pour ne plus occasionner çà mon fils la corvée hebdomadaire de venir contrôler si mes factures avaient été payées en temps voulu. Mais je savais que je franchissais le Styx, que je pénétrais dans le royaume des survivants, une cohorte plus ou moins vaillante tenue à l’œil par les marchants du Temple.
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Les années Trianon de
Catherine Hermary-Vieille
Pour la reine, Léonard avait créé une coiffure "à la Belle-Poule" qui faisait fureur. En haut de l'amoncellement de boucles, de frisettes et crêpelures qui constituaient les coiffures à la mode, l'audacieux coiffeur avait planté une frégate miniature toutes voiles dehors, canons émergeant des sabords, le tout flottant sur des rubans bleu-vert. On se pâmait d'admiration.