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Le café d'Yllka de
Cécile Oumhani
Le bras de sa mère soulève la petite casserole de cuivre où elle fait le café du matin. Elle voit l'avant-bras sortir de la manche brodée qui retombe... Lisse, doux, si doux. Et puis, plus rien. Seule l'odeur du café lui revient. Le reste a disparu. Gommé, évanoui... Des tonnes d'heures l'ont ensevelie de poussière. Des minutes, des secondes qui s'émiettent sans fin... Et la voix retentit parfois depuis le fond de la nuit, là où des arbres s'égouttent sous une pluie d'été. La voix d'Yllka, sa mère... A-t-elle cessé d'appeler sa fille ? Elle entrevoit un pan de sa robe lilas. Une vision qui s'attarde dans un jardin mouillé... Parce qu'au-delà de sa mémoire, Yllka fait peut-être encore le café du matin dans une cuisine quelque part à la surface de cette terre...
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Par manoloula, le 14/08/2010
A fleur de mots : La passion de l'écriture de
Cécile Oumhani
Il n'est pas d'heure pour écrire, ni de répit pour le texte. On écrit partout, dans la cuisine devant un bol de thé, dans son jardin devant la rhubarbe, en regardant les voyageurs assis dans le wagon du métro et aussi pendant les heures d'insomnie en scrutant le plafond de la chambre silencieuse. Parce qu'on n'écrit pas seulement devant une feuille ou un écran d'ordinateur, même si les mots, les images s'envolent comme l'oiseau dès qu'il se sait observé.
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Plus loin que la nuit de
Cécile Oumhani
Elle vit tournée vers les gestes du quotidien, laisse monter en elle les instants d'un bonheur très simple. Le soleil sur les toits de Paris. Le roucoulement des pigeons qui viennent picorer à sa fenêtre. Le goût du pain encore chaud dans sa bouche. Avoir cessé de cuisiner, d'exister à travers un homme ou sa famille. Elle est libre parce qu'elle est seule. Elle met son corps à distance, ne se préoccupe plus de son apparence.
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Par manoloula, le 26/08/2010
A fleur de mots : La passion de l'écriture de
Cécile Oumhani
Écrire c'est aussi tracer un espace en marge des jours et des autres, parce que l'on signe un pacte avec les mots, celui par lequel on se donne entièrement à eux, quelle que que soit la nature élusive et fuyante. les mots surgis sur une page ne supportent pas la rumeur du monde et s'esquivent dès qu'une brèche est ouverte.
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Par manoloula, le 26/08/2010
A fleur de mots : La passion de l'écriture de
Cécile Oumhani
Écrire c'est aussi tracer un espace en marge des jours et des autres, parce que l'on signe un pacte avec les mots, celui par lequel on se donne entièrement à eux, quelle que que soit la nature élusive et fuyante. les mots surgis sur une page ne supportent pas la rumeur du monde et s'esquivent dès qu'une brèche est ouverte.
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Le café d'Yllka de
Cécile Oumhani
Les gens courent dans la rue. leur pas sont de longues enjambées. Ils touchent à peine la chaussée. On dirait des oiseaux qui prennent leur envol, pour éviter la mort qui va fondre sur eux depuis les collines. Les coquilles qui protégeaient leurs vies sont en morceaux et ils sont devenus des oiseaux aux ailes légères. Ils les déploient pour rejoindre ceux qu'ils aiment et quand ils sont près d'eux, ils les gardent grandes ouvertes pour les protéger. Emina a juste le temps d'apercevoir leurs visages amaigris par l'attente. Elle s'élance. Elle va franchir le vide, les épaules transpercées à la pensée de l’œil qui la guette peut-être, la poitrine déjà incendiée par l'arme pointée sur elle quelque part autour de la ville assiégée.
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Un jardinà La Marsa de
Cécile Oumhani
Elle contemple la mer à la porte-fenêtre, aperçoit les touristes dévêtus, allongés au soleil. La mer…Celle qui épelle la certitude qu’elle a rejoint sa terre natale, celle où sa mère les laissa, celle où ses yeux d’enfant se gorgèrent de lumière, de ces feuillages qu’elle ne reconnait pas mais qui accompagnèrent peut-être ses promenades. S’est -elle baignée dans cette mer ? Liliane a t-elle tenu la main, de sa fillette qui goûtait les joies de l’eau pour la première fois ? Et si Fouad venait lui raconter ce temps, affranchi du Nord et des contraintes qu’il a crues nécessaires pour son bonheur à elle…
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Le café d'Yllka de
Cécile Oumhani
La nuit gomme les lignes, efface les années, convie les êtres et leurs secrètes empreintes, d'un souffle venu peupler le paysage à la fenêtre. La nuit offre un sol à son corps délivré. D'un chemin rêvé, elle glisse vers le cercle des visages. Ébahie de couleurs et de sons, elle fouille la présence qui l'envahit, cherche le grain caché du lieu, interroge l'énigme des amonts qu'elle a rejoints. La nuit tisse l'étoffe de lendemains où s'estompera le fardeau de l'énigme, où elle regagnera les rives d'un temps naufragé.
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Par Skritt, le 26/12/2011
Le café d'Yllka de
Cécile Oumhani
Parce que les êtres atteignent les limitent d'eux-mêmes, là où la vie s'achève, poussée à bout par ceux qui l'ont prise en haine...