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So Long, Luise
de
Céline Minard
Au soir de sa vie, une femme écrivain, à la carrière couronnée de succès et de prix littéraires, fait le bilan de sa vie, s’adressant à Luise, sa compagne, sa « douce », dans un livre testament.
Céline Minard signe ici peut-être son meilleur roman à ce jour. Il y est question de littérature, d’arts, de création, et aussi d’une belle histoire d’amour qui dure depuis cinquante ans. La langue y est riche et féconde, truculente, presque rabelaisienne, ne cédant pas une once de terrain aux modes littéraires ou à l’air du temps. La sensualité est très présente dans l’écriture de Céline Minard qui ne s’embarrasse pas de superflu, d’effets de manches ou de fausse pudeur pour dire les choses du corps et le célébrer.
La suite sr le blog : http://lepandemoniumlitteraire.blogspot.com/2011/09/so-long-luise-de-celine-minard-denoel.html
Lien : http://lepandemoniumlitteraire.blogspot.com/2011/09/so-long-luise-de-celine-m...
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Par Lagagne, le 05/03/2013
Le Dernier Monde
de
Céline Minard
Alors oui l'idée est originale et m'avait complètement emballé. Mais je dois avouer qu'avec la lecture l'enthousiasme est retombé comme un soufflé...
Alors c'est bien écrit...mais ça m'a pompé toute mon énergie. C'est lourd, compliqué, à la limite de l'indigestion pour moi...
Désolée mais j'abandonne. Trop c'est trop. Félicitations aux courageux.
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Par IreneAdler, le 10/01/2013
Bastard Battle
de
Céline Minard
An de grâce 1437. La ville de Chaumont est menacés par le Bastard Bourbon, homme cruel et pillard. 7 "samouraïs" vont alors former les habitants à la défense de leur ville.
Racontée par l'un des samouraïs, la bataille se fait épique, visuelle. Dans le langage de François Villon, ce sont des images de manga et autres films de sabre qui apparaissent au lecteur. Si la lecture en vieux français est parfois fastidieuse, l'énergie de ce petit texte est communicative.
Une belle petite découverte.
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Par brigittelascombe, le 30/11/2011
So Long, Luise
de
Céline Minard
"Ma douce","sweet heart", "ma très chère femme","ma belle"...
Point de Poèmes à Lou, ni d' Apollinaire, mais une longue lettre d'amour testamentaire très poétique d'une femme écrivain à Luise, peintre qui a partagé sa vie cinquante ans durant.
Désir,érotisme, passion et connivence d'une artiste à une autre, entre plume et pinceau."L'air entre nous grésille".
"Aléa jacta est!" Que de jeux de mots entre "actions jactées" et "exercices de la jactance", surtout lorsque l'on est bilingue et auteur d'une oeuvre prolifique de 18 volumes et d'un bestseller "First days" salué par les grands.
Souvenirs d'enfance,de première fois,d'amis,de relations,de voyages entre Irlande "évasion fiscale",High-lands, Suisse et jardin digne de la Sido de Colette.
Et soudain, ça et là apparaissent quelques Pictes de contes écossais, des gnomes allemands, des pixies issus de mondes parrallèles, des fées; doux délire des mots couchés sur le papier qui transforment le récit en une fête merveilleuse mi-paradis perdu du Grand Meaulnes, mi-Fantasia où les faunes dansent sur La Symphonie pastorale de Beethoven (enfin voilà mon ressenti car j'avoue avoir été un peu perdue).
Nous avions pénétré sans doute dans l'imagination fertile des terres inconnues d'un célèbre écrivain!
Céline Minard, très littéraire, est connue pour son originalité. Elle est l'auteur entre autres, de Le dernier monde, Bastard Battle et Olimpia.
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Par brigetoun, le 08/03/2010
Olimpia
de
Céline Minard
torrent (fort bellement travaillé) riche et violent, où l'on cueille en passant des informations réveillant nos éventuels souvenirs de l'histoire de l'époque (mais si pas, cela n' a guère d'importance, d'autant qu'une seconde partie, apaisée, mais toujours en beau style, retrace la vie d'Olimpia Maidalchini)
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Par Sando, le 07/05/2013
Les ales
de
Céline Minard
Mais que sont donc les ales, ou plutôt, qui sont-elles ? Une simple déformation du langage ou l’incarnation malicieuse et bavarde d’une fée tombée du ciel ? Toujours est-il que ces petites créatures ont un rôle essentiel à jouer dans la grande représentation des esprits qui a lieu chaque année et au cours de laquelle chacun fait montre de son talent et de sa singularité. Défilent alors sirènes, lutins, griffons, dieux et rois d’antan, dans un somptueux ballet accompagné d’une symphonie tonitruante qui effraie les mortels et provoquent bien souvent des cataclysmes…
Quel étrange petit ouvrage que celui-ci… Impossible à raconter tant il paraît insaisissable, atypique. La première chose qui me vient à l’esprit en refermant « Les ales », c’est d’avoir eu affaire à un ovni littéraire, surprenant et inclassable dans le monde relativement confiné de la littérature française… Véritable objet d’art, qui entrecoupe le texte de tableaux, « Les ales » est un ouvrage composé à quatre mains sous la plume de Cécile Minard et le pinceau de Scomparo. Le lecteur assiste à une symphonie étrange, enchanteresse, à laquelle il ne saisit pas tout, mais qui parvient néanmoins à la séduire par son rythme envoûtant et irréel. Un texte qui laisse libre cours à la création, où le langage est transformé, remodelé et s’accorde parfaitement à cet univers hors du temps.
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Par MIOP, le 09/02/2012
Bastard Battle
de
Céline Minard
L'auteure du Dernier monde se renouvelle et nous surprend cette fois avec ce roman historique ou plutôt cette épopée médiévale où s'invitent, le plus naturellement du monde, deux personnages asiatiques de rônin, véritables incrustations-au sens électronique du terme- dans cette toile médiévale française ; les descriptions de leurs techniques de combat évoquent irrésistiblement ces films asiatiques où les combats sont filmés comme des danses, au ralenti ; cette « insertion » habile et savante contribue à cette sensation d' écriture utilisant les mots comme des images, ce qui fait que l'on assiste au déroulement de ces batailles et attaques comme si on était devant un écran : tout se déroule sous nos yeux et pourtant nous ne faisons que lire : on lit, on voit, on entend même. C'est très fort.
Ce texte n'est qu'une longue histoire de batailles et exactions en tous genres, mais l'écriture et son traitement en fait un objet littéraire fascinant, plein de suspens ; les anachronismes, les mots anglais, le choix des noms des personnages, cet ancien français bidouillé"dans lequel on « s'installe » quasi naturellement
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Par Athouni, le 29/04/2013
Bastard Battle
de
Céline Minard
"Bastard Battle" fait immanquablement penser à "Inglorious Bastard" et ça ne doit rien au hasard ! Céline Minard dynamite à la "Tarantine" l'ancien français dans une épopée médiévale qui tient également beaucoup au collage pop (on pense pèle-mêle à Bruce Lee, Kill Bill, Tigre et Dragon, Billy the Kid et naturellement aux 7 Samouraïs). Les dialogues sont un délice.
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Par keisha, le 18/09/2011
So Long, Luise
de
Céline Minard
Bien vivante, oh combien, même si ses quelques décennies commencent à lui peser, n'ayant en tout cas pas sa langue dans sa poche, une femme écrivain fignole son testament, où elle repasse sa vie amoureuse, avec Luise particulièrement, ses voyages, ses aventures.
Allez, reconnaissons que ce roman, on aime ou on déteste.
L'écriture impose sa vitesse, du moins au début, mais quelle richesse! Fort poétique et précise dans les descriptions (certains passages ne dépareraient pas des récits nature writing), joliment érotique parfois (mais rien d'insistant), ne rechignant pas à recourir à l'anglais (très peu) et à du médievalo-pastiche ou jargono-notarial fort gouleyant.
Dans le casting apparaissent aussi différentes créatures de légende, nains, pictes, et autres pixies, pas trop mon truc d'ordinaire, mais je me suis laissé entraîner sans rechigner.
Plus un usage étonnant de la "jactance" et ne comptez pas sur moi pour vous en dévoiler plus.
Vous l'aurez compris, ce fut un bonheur de découvrir un roman inclassable, drôle, intelligent, original
Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-so-long-luise-82688767.html
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Par gvissac, le 28/04/2011
Le Dernier Monde
de
Céline Minard
On nous refait le coup des livres qu’il faut choisir et emporter avec nous en cas de départ soudain (subis ? cédé ?) sur une île déserte, tant qu’à faire située au bout du monde, celui-là, le dernier, et Céline Minard aurait tranché, ce serait visiblement comme une anthologie de l’espèce humaine et de ses mythologies, c’est à dire qu’elle aurait triché, comme quand on répond à un génie qu’on veut un milliers de voeux plutôt que trois, voilà mon sentiment. Le dernier monde est paru en 2007 chez Denoël, repris ensuite en Folio en 2009.
La Terre est une île déserte : le voilà notre dernier monde. Et sur cette Terre les gens, les corps, l’espèce humaine a disparu. Ne reste comme trace de leur passage que des vêtements tombés au sol, le corps de leurs propriétaires évaporés Dieu sait comment. Et un seul dernier homme sur Terre. Il s’appelle Jaume Roiq Stevens et, cosmonaute, encore en orbite autour d’elle avant que Terre se vide de son espèce humaine il est le seul homme épargné. Le livre commence dans l’espace avant l’exode instantané de toutes les masses corporelles du monde (ça ferait presque plot line de base pour un épisode de Twillight Zone, d’ailleurs ça l’est : le tout premier épisode de la série reprend l’histoire d’un homme qui se retrouve tout seul sur une planète déserte) et il commence en plein milieu d’une phrase, en plein milieu d’un mot, car c’est déjà foutu, on le sait bien.
" Elle s’assit dans sa tête et murmura c’est foutu. Nous sommes foutu. Vous auriez été une femme Stevens, vous auriez pu vous enfiler des éprouvettes de sperme dégelé dans l’utérus. Vous taper ensuite vos fils et vos petits-fils comme on fait d’habitude dans ces cas-là et vivre une belle vie, tout reprendre. Mais il se trouve que non. C’est vous le survivant, je vous plains.
Vos actions n’auront pas de
mesure.
Vous n’avez plus de semblable.
Vous
n’appartenez plus à
une espèce.
Votre langue
est
sans partage "
Céline Minard, Le dernier monde, Denoël, P.147-148.
Si la Terre est une île, autant la parcourir ; Stevens ne s’en prive pas. Astronaute et pilote, le dernier type encore vivant plongé au coeur du dernier monde débarrassé de l’espèce n’a qu’à récupérer ici et là tel ou tel hélicoptère, avion ou autre quelconque appareil et décoller pour où il veut, si ça lui chante, il est devenu le maître ici, faute de concurrence encore en vie. L’expérience de la solitude, ça lui connaît déjà : déjà en début de texte lorsque ses camarades d’orbite rentrent sur Terre on le retrouve à flotter seul dans la station déserte, passif devant tout ce qui stagne en bas (« Moi, Jaume Roiq Stevens, désormais seul maître à bord après personne » p.33 & « Je suis celui qui regarde par les trous » p. 37, voilà comment il se présente). Une fois de retour à la surface, constater 1) que l’espèce est bouffée par un mal invisible et 2) que selon la formule consacrée « la nature a repris tous ses droits ». Des meutes de chiens devenus sauvages déferlent au pied d’un immeuble de luxe, la végétation, les plumes et la merde recouvrent les centres des villes et tous les monuments. Imaginez tout simplement la zone contaminée deTchernobyl 25 ans plus tard, oui mais à l’échelle du globe. Le dernier monde est celui-là.
" Il mange à la Tour d’Argent ou à Montparnasse. Il aime bien les places en hauteur d’où on peut voir la ville. Beaubourg au sixième, pour ça, c’est pas mal. Le Sacré-Coeur est jaune. Il scintille entre les rayures de fiente collées aux boudins de Plexiglas de l’ancien centre culturel. Dans son dos, alors qu’il regarde la ville derrière son voile blanc, il sent la présence des machines, des vidéos mortes, des reliques officielles du XXe siècle annulé. Il n’a pas le courage de s’en approcher. S’il tombait sur une grande toile, un homme dans un canot, tout seul, de longs cheveux, une barbe, pas de rame, au large d’une île et que l’eau pleure, que le ciel pleure, que le ciel-ciel pleure, il s’y reconnaîtrait sûrement. "
P. 481.
Le dernier monde est dans la tête du dernier homme : Jaume Roiq Stevens. Au terme d’une première partie d’un peu plus de cent pages, à la fois excellente et dopée par un rythme nerveux, le texte prend un virage plus sauvage dans sa narration. Ces premières pages, c’était l’intro. Maintenant le vrai voyage commence. Évidemment, le dernier. De la première personne le texte embraye vers la troisième. Et aveuglé de solitude Stevens s’invente des compagnons littéralement de bord. « Le journal de bord personnel de Jaume Roiq Stevens », lit-on sur la faille sismique du livre, juste avant la transition, « , que j’écris moi-même, Jaume Roiq Stevens, est une de ces mesures d’urgence. Je dois me doubler. S’il faut me tripler, je me triplerai. » Et il ne s’en privera pas, oh non, il ne s’en privera pas, domptant progressivement sa petite schizophrénie sélective (ou bien peut-être y succombant ?) comme cet extrait où entre lui et lui, entre ses personae intérieures et bavardes, se joue une partie démente de poker absurde où l’on se partage le monde, ni plus ni moins, et tout ce qu’il contient, jusqu’aux différents alibis mentaux de Stevens lui-même. À la fin de la partie, il perd tout, même des bouts de lui-même car tout à l’intérieur de lui s’émiette.
" Stevens était accroupi sous un teck, la tête dans les bras repliés, il reniflait.
— Qu’est-ce qui se passe ?
— Il a gagné.
— J’avais cru comprendre. C’est la perte des multinationales qui vous met dans cet état ? Ou celle du trésor de la couronne ?
Il se tassait sur lui-même comme un tatou pris au piège, recroquevillé sur une mâchoire invisible, secoué de désespoir. C’était pitoyable.
— Seriez-vous mauvais joueur, Stevens ?
Il refusait de répondre et regardait les flots clairs dans lesquels montait une lune jaune. Comme s’il l’avait lâchée à contrecoeur sur une feuille de lotus, il essaya de la rattraper du bout des doigts. Vraiment romantique.
— Mais qu’est-ce qui vous prend ?
— J’ai tout perdu, laissa-t-il échapper dans un souffle.
— Certes.
— Vous ne comprenez pas.
— Mais si, mais si. On ne va pas revenir là-dessus, vous n’y pouvez rien. C’est comme ça. C’est tombé sur vous et puis voilà.
— Ce n’est pas ça major, je...
— Oui ?
— Je vous ai perdue.
— Pardon ?
— J’ai tout joué avant vous, je vous le jure. J’ai joué tout ce à quoi je pouvais penser, j’ai joué les palaces, les numéraires, les comptes suisses des plus grosses fortunes mondiales, j’ai joué les ambassades, les couvents réhabilités quatre étoiles, les plus belles Maserati du monde, les nations, les Etats, un par un, tous les Etats, tous les territoires. Absolument tous. J’ai même joué les centres spatiaux avec leurs satellites. Et Challenger. J’ai tout perdu. J’ai joué Lawson, j’ai joué Waterfull et je les ai perdus. Alors je me suis joué. Et je me suis perdu. Alors — je vous ai jouée. Et — je vous ai perdue. "
P.339-340
Stevens et toute sa clique mentale voyagent au gré de la langue, de l’espace et du temps. Asie, Afrique, Amérique du sud ont plus à offrir à la langue que de simples hôtels de luxe ou des villes infestées de primates. Au sein des plus vieilles jungles, foulant la plus vieille terre, le texte ramène à lui toutes les essences du passé traversées par Stevens qui, en bon cosmonaute, fait un peu plus que simplement rester en orbite autour d’elles : parfois il tente des sorties pour s’approcher des mythes. Il s’en empreigne. Il (ré)invente. Il les écoute. Le dernier monde pourrait être un livre de mythologies mentales, si jamais ça existe. Des épopées sont traversées dans des brindilles. Des gueules bourrées de crocs et de mâchoires racontent des hymnes et des ballades, des contes cruels désopilants (comme dans cette courte histoire africaine où l’un des protagonistes demande comme récompense une cuisine aménagée pour sa femme). Stevens s’allie aux bêtes pour en combattre d’autres. Des animaux deviennent des hommes, ils vivent comme ça, tous à travers le texte et quelques hommes régressent au stade des animaux qu’ils singent. On ne sait plus vraiment qui est issu de quoi et qui descend du singe. Le dernier homme perdu, trois fois perdu (dans l’espace, dans sa tête et dans le dernier monde) n’a plus aucune issue sinon s’allier à la nature. Et dans une scène de fantasme sexuelle ô combien pas épargnée par les clichés mais ô combien écrite, Stevens se résout même à résolument baiser toutes les natures qu’il voit, qu’il sent et qu’il traverse (et des milliards de mots sont concentrés dans un seul battement d’oeil).
" Le barrage de Gezhouba est comme un Prince-Albert sur la bite de la Chine, il traverse l’urètre et ressort sur le frein, quand les eaux gonflent, le lit gonfle, le piercing s’incurve.
(...)
Les spermatozoïde sont gros comme des mouettes et volent vers les îles. La masse des eaux n’en a pas fini, le ressac est immense, il monte, il vient lécher la bulle de mon hélicoptère, ses langues insidieuses s’infiltrent dans ma cabine, s’agenouillent sur ma braguette et me chevauchent. L’hélico fait des bonds de dragon en rut, c’est toute la baie qui me suce. "
P.260 - 265.
Je sais que je cite beaucoup, oui mais voilà j’en ai corné des pages ! Le dernier monde est un sacré roman, un monde, littéralement, dont l’écriture est d’une fraîcheur inouïe, enfin un texte avec du rythme et dans une fiction fleuve, en plus. Terrible et drôle, l’écriture de Céline Minard, je la classerai, dans ma bibliothèque, quelque part entre Chloé Delaume et Pierre Senges (et c’est une sacré place). Bien sûr Le dernier monde n’épargne pas l’ennui d’une centaine de pages disons de « ventre mou » mais je lui pardonne tout. C’est un roman comme ça : balèze et nécessaire. « Allons ! », je lis avant de refermer encore, « La tragédie est faite, il ne reste plus qu’à l’écrire. » (P.352)
Lien : http://www.fuirestunepulsion.net/spip.php?article980
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Par Lagagne, le 16/10/2010
Bastard Battle
de
Céline Minard
J'ai vraiment beaucoup aimé cet ovni littéraire. Le mélange de français, d'ancien français inventé, de langues étrangères dans le même livre, la même phrase voire un même mot m'a destabilisé au départ mais conquise ensuite.
Un Samouraï nommé Akira et une asiatique maniant les arts martiaux comme personne débarquant à Chaumont en l'an mil quatre cens trente sept fallait oser ! C'est fait et bien fait !
Les scènes de ripailles, de tortures et de combats, surtout de combats, sont très visuelles et bien réalisées. On a l'impression d'y être !
Un bon conseil de lecture.
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Par mercure, le 01/04/2010
Olimpia
de
Céline Minard
Céline Minard n'a pas sa langue dans la poche . Ailleurs on appellerait ça une logorrhée. Son personnage principal ( et unique), la papesse, n'arrête pas de se justifier au long de descriptions haineuses et vindicatives.
On comprend mieux l'affaire après avoir lu la deuxième partie de l'opuscule : la Olimpia poussa son beau-frère à la Papauté, soit Innocent X. D'indulgence point sauf en monnaies trébuchantes.
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Par janemar, le 04/01/2012
Bastard Battle
de
Céline Minard
Petit livre de Minard, mais très dense et très original, « entre la poésie de Villon et les films de sabre ». La réalité, la fantaisie, la fiction. Que ce soit l’intrigue ou la narration, ou le langage de la narration tout est originalité, et poésie. Et même si on a un peu de mal avec le vieux français on s’adapte facilement. Beaucoup de violence bien sûr et de description sanglante. On se croirait presque dans le film « Kill bill ». Mon côté psy, s’interroge sur la nature exacte et intérieure de ce jeune auteur. Comment peut on imaginer tant de violence décrire dans le menu détail tant de scènes. Délire ou libération ? Mais je reste quand même sous le charme, du style et de sa fluidité.
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Par MlleLit, le 29/12/2011
So Long, Luise
de
Céline Minard
Une des plus belles plumes contemporaines, les trouvailles stylistiques nous poursuivant longtemps après la lecture.
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Par janemar, le 19/12/2011
So Long, Luise
de
Céline Minard
Au soir de sa vie, une jeune femme écrivain reprend une dernière fois la rédaction d’un texte : son testament.
Un testament fait d’amour, de poésie, et de folies. Lecteur vous allez être témoin d’un legs absolument rocambolesque. Minard va vous entraîner sur des chemins tortueux, dans des contrées imaginaires, aux langues différentes, peuplées de lutins, nains, et autres tortueux phénomènes issus de son imagination ou des contes traversés de ci de là. Laissez vous guider, laissez vous bercer par un récit qui pourra développer votre sens de l’imaginaire, mais aussi vous lassera peut être si vous redescendez sur terre. Qui ne souhaiterait être aimée aussi follement que Luise, mais qui voudrait être Luise ? J’ai adoré la moitié du récit, après je me suis un peu lassée des pixies et brownies anglo-saxons (il fallait s’en méfier). Je pense qu’à ce moment là, le livre pouvait se transformer en film de science fiction… et se serait une magie plus facile à franchir. Quel talent, quelle écriture, même si parfois elle vous perd en chemin… les méandres des langues différentes. Bravo pour l’imaginaire visite dans la fourmilière…
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Olimpia
de
Céline Minard
Ce court roman (90 pages) est l'un des plus réussis de la rentrée littéraire de janvier. Roman au souffle épique, lyrique, à la fois extrêmement littéraire ...
Lien : http://lepandemoniumlitteraire.blogspot.com/search/label/Actualit%C3%A9
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Par 1ded6, le 28/10/2007
Le Dernier Monde
de
Céline Minard
A partir d'un scénario bateau et daté (les aventures du dernier survivant terrien), Céline Minard déploie pourtant une fresque assez hallucinante en se basant sur l'idée que l'homme seul n'existe pas et qu'il a besoin pour survivre de "sombrer" dans une schizophrénie salvatrice en intégrant d'autres personnalités en plus de la sienne.
C'est pour le style qu'il faut lire Le dernier monde. l'auteur y invente une forme de narration épique contemporaine évidemment plurielle et mondialisée.
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Par Charybde2, le 18/03/2013
Bastard Battle
de
Céline Minard
Guerre de 100 Ans revue, en vieux français, par Kurosawa et Jet Li : 100 pages de bonheur !
1437. Les hordes d'écorcheurs, compagnies de mercenaires vendues au plus offrant (ou au "laissant davantage piller") mettent à feu et à sang la France qui se débat dans les derniers soubresauts de la guerre de Cent Ans. Celle d'Aligot, bâtard de Bourbon, est l'une des plus violentes et des plus cruelles... Pillages, tortures, viols, le narrateur vit tout cela avec grand naturel, lorsque suite à des changements d'allégeance, il va rencontrer de biens curieux personnages, parmi lesquels se distinguent une moine shaolin et un authentique ronin...
Et là, sous vos yeux ébahis de lecteur enthousiaste, dans une langue moyenâgeuse superbement reconstituée, vous allez revivre le scénario... des Sept Samouraïs, dans lequel les villageois de Chaumont, encadrés et armés par les improbables compagnons, vont s'essayer à repousser la horde sanguinaire...
Un véritable régal, haut en couleurs, délirant, à la fois historique et déjanté de mélange des genres, tout en n'écartant pas quelques échanges bien sérieux et pensifs entre les protagonistes, le soir à la veillée ou au coin d'une taverne...100 pages de bonheur !
"Moi, Denysot-le-clerc, dit le Hachis et Spencer Five, ramassé deux mois devant dans le clos des Riceys, non point saoûl et nu comme on l'a dit mais vaillant sur la vigne et bien armé du baston, en défense, épargné ; je vis des femmes s'effondrer dans les fossés, des hommes courir, l'éclat des faucilles. Nos chevaux qui piétinaient la terre, frappaient et frappaient à coups redoublés. Je vis l'effroi sur le visage des fuyards qui trouvaient la porte close, la herse dressée devant eux leur barrant tout refuge. Pissaient et chiaient de trouille en appelant Baudricourt à ouvrir ! à ouvrir ! Ceux qui ne s'égaillèrent pas d'ailleurs furent pris en grand meslée avec les chevaux d'assault et tranchés roides - les eschielles posées sur leurs corps par-dessus la glace prise dans les fossés. Montèrent les piétons, dague aux deux poings, pendant que les archers arrosaient les remparts - mousche, mousche, mousche !
Le Bailly Baudricourt fit sonner les cloches, fit envoyer son élite casquée, ses long bow pris aux Angloys et les porteurs de hallebarde. Iceulx culbutèrent quelque eschielle mais la piétaille était dans la place, taillait de taille, piquait de pointe et moulinait à plain bras. Hamée ! hamée ! Baudricourt haut et court ! Pendu par la gorge !"
"N'eussent été les ordres du bastard, on les eût arsés sur le champ. Ni les vieillards ni les enfants n'en réchappaient. Il y en avait dès lors une bonne XIIzaine dans le puits, jetés là comme des balles de foin, si légers. On les entendait crier du fond, puis de moins en moins, puis plus du tout après qu'y soit précipité quelque moellon."
"A la mi nuit, par décision commune et unanime, il fut arrêté qu'atout gens de Chaumont, les sept samouraïs, capitaines désignés, mèneraient résistance pleine et entière à tout envahisseur que soit bastard ou aultre et ville tiendraient. Ainsi fut-il dit, très solennellement, et scellé par jurement, ce jour cinq de septembre mil quatre cent trente sept."
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Par BVIALLET, le 19/04/2012
Bastard Battle
de
Céline Minard
En 1437, la ville de Chaumont est prise d’assaut et sauvagement pillée par le Bastard de Bourbon. Mais, au milieu des combats, apparaît un étrange adversaire, une femme-samouraï qui manie le sabre à la perfection et maîtrise au mieux le kung-fu et les techniques d’arts martiaux de l’Orient. Profitant de l’intervention d’un autre routier, Enguerrand, une poignée de combattants, las des exactions sanglantes du Bastard, réussit à reprendre la ville, à organiser sa défense et à repousser les assaillants. Cet échec ne portera pas chance au ravageur des campagnes…
Ce livre ne peut pas être considéré comme un véritable roman historique. Ce « bastard de Bourbon » semble n’être qu’un pur produit de l’imagination de l’auteur. Les seuls bâtards ayant laissé une trace dans l’histoire de l’époque, étant Jean II dit « le connétable de Bourbon », né en 1426 et Hector, archevêque de Toulouse, n’ont rien à voir avec ce monstre sanguinaire assez improbable au demeurant. Ce n’est pas non plus un roman fantastique car on ne trouve aucune fantaisie, aucune féérie et aucune poésie là-dedans. Juste un bouquin d’horreurs, très gore. Le sang coule à flot, les sévices les plus sadiques s’accumulent et Céline Minard semble s’y complaire. Une longue suite de combats, tueries et tortures sadiques qui finit très vite par lasser alors que le livre ne comporte qu’une centaine de pages. Seul intérêt : la langue utilisée. En apparence moyenâgeuse, truculente et exotique, mais en réalité un simple trompe l’œil, sorte de canada dry langagier. De plus, Minard truffe ses phrases de mots et expressions anglaises modernes aussi anachroniques et incongrues que la femme-samouraï de son histoire dont on se demande ce qu’ils viennent faire sous la plume d’un clerc de l’époque. L’écrivaine croit sans doute inaugurer un nouveau genre : le « Gore Pseudo-historique ». Les vrais amateurs d’Histoire n’y trouveront pas leur compte, seuls peut-être les lecteurs de bouquins d’horreur… et encore…
Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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Par Telerama, le 19/10/2011
So Long, Luise
de
Céline Minard
Le moment est venu de récapituler ce que fut cette existence partagée avec Luise, de raconter ce « soi-disant déjà vécu » qui fut sa vie [...] C'est ce à quoi elle s'emploie, dans ce long monologue fantasque, sensuel, formidablement hétéroclite, où se font entendre, comme en cascade, mille échos - de Lewis Caroll, des contes de fées archaïques et de Nabokov, de la langue anglaise et du français de Villon... - qui composent ensemble un tissu sonore opulent, somptueux, virtuose.
Lien : http://www.telerama.fr/critiques/critique.php?id=74082#xtor=RSS-31